Accident de moto suite et fin

Ce matin le commissariat central m'a appelée pour me donner des news du dossier relatif à mon accident de moto. Pour celles et ceux qui ont besoin d'un rappel, vous avez la première partie ici.

Retour au commissariat

Après mon rendez-vous chez l'avocat qui m'a permis d'apprendre que ma plainte finirait forcément en non-lieu tellement le gueux qui m'a entendu n'avait rien écrit dedans, j'ai téléphoné au commissariat central pour savoir comment procéder dans mon cas, pour m'y retrouver quelques jours plus tard "en heures creuses" soit 6h du matin. Quand tu souffres H24 c'est merveilleux de devoir refaire ce que t'es sensée avoir déjà fait à une heure scandaleuse.
J'ai été entendue par une dame ma foi fort peu joviale et totalement sur la défiance qui après avoir fait le tour de mes blessures me lance que "mon problème aux cervicales est de naissance".

Me souviens que j'ai juste failli chialer, m'excuser d'avoir eu un accident imaginaire pour me barrer (pour les bobos-gauchos qui pensent que pour se faire "emmerder" par les flics faut être noir ou arabe, sachez que je suis blanche).
Heureusement c'est parti à la baffe avec le mec qui était entendu dans la même pièce que moi, la policière m'a évacuée du bureau en catastrophe, je me suis retrouvée dans le hall. J'entendais les meubles qui volaient, a priori tout le monde devait trouver ça normal car personne n'a bougé, puis le gars s'est fait dégager manu-militari du bureau par la personne qui m'entendait. Pour les bobos-gauchos, le mec était blanc lui aussi (non mais c'est juste pour info hein).
Sur l'instant je me suis dit que ce monde allait vraiment mal, mais au moment où je me suis levée pour m'enfuir de ce bocal de tarés la policière est revenue me chercher, plus détendue. A priori une petite session bourniffles à 6h du matin, ça détend.
Changement de ton de sa part, beaucoup plus disposée à m'écouter, chose qu'elle a très bien faite. Plainte enregistrée dans les règles, et au final, bah la dame a été vraiment super. D'ailleurs je tiens à dire que toutes les personnes que j'ai eu au commissariat central ont été au top.

Roadtrip-torture

J'ai continué à bosser malgré des douleurs au dos bien affreuses parce que malheureusement si je ne suis pas là les tunes ne rentrent pas. J'adore mon statut d'indépendante hein, et pour rien au monde je n'en changerai. Mais pour le coup, j'aurais bien voulu être salariée et prendre trois semaines d'arrêt.
Le roadtrip en Espagne fut une curée, contrairement aux apparences j'ai passé le plus clair de mon temps allongée, et si j'avais le toupet de faire une activité je le payais grassement ensuite.
C'est pas comme si j'étais dans l'éducation nationale et que j'avais des vacances tous les deux mois, je remercie ce gros fils de pute de m'avoir flingué mon temps libre.

Surprise à quelques jours de la reprise: le conducteur enfin, le propriétaire de la voiture conduite par la personne qui m'a percutée (évidemment c'était bien le cousin du frère de la tante de la mère du père) me harcèle au téléphone. Je ne décroche pas et en informe la policière qui a repris ma plainte. Je ne décroche pas, sauf quand il change de numéro et que j'ai pensé que c'était un patient. Mon assurance avait donné mes coordonnées au mec: BRAVO! Vous êtes tellement des champions les gars que ça me fait mal au cul de vous payer.
Bref a priori mes vacances n'étaient pas assez pourries.

Le couplet du pauvre petit machin

Je décroche, enclenche le haut-parleur pour avoir des témoins. Le type est d'origine magrébine, j'ai pas envie de me faire taxer de raciste si d'aventure je m'énerve et que je le traite de gros con (ce qui n'aurait rien eu a voir avec sa couleur: un gros con est un gros con que ce soit clair pour tout le monde).
Il me dit qu'il est embêté car il est convoqué au commissariat. Qu'il avait prêté sa voiture et qu'il ne s'est rien passé mais que je cite "ah ces arabes on peut pas leur faire confiance". Wtf mec? Je m'en branle des arabes comme du reste je vois pas ce que ça fout là. Qu'il est commerçant et qu'il ne veut pas de problème. Qu'il va tout payer (venant d'un mec qui se barre et qui laisse une personne sur la chaussée: turbolol), qu'il veut pas de problème, qu'il a une famille et des enfants, chose à laquelle je réponds en lui demandant s'il s'est préoccupé des miens quand il m'a laissé coincée sous une moto sur la chaussée? Gros malaise et pas de réponse, si ce n'est qu'il faut que je retire ma plainte.
Bizarrement lui qui est si innocent a posé beaucoup de questions pour avoir des infos concernant les preuves que j'avais données aux flics, questions qui sont restées sans réponse.
Bref, ouin-ouin de base, j'ai raccroché sans rien dire de particulier.
Pour info je ne l'ai pas insulté, sur l'instant je n'ai pas trouvé de terme assez représentatif du mépris que cette grosse merde m'inspirait.

Suite et fin

En rentrant de vacances, mon voisin m'informe qu'un gars me cherchait parce que je l'accusais de m'avoir percutée en moto. Déjà non je t'accuse pas vieille salope: j'atteste, je certifie que tu m'as percutée c'est différent. Je lui demande à quoi il ressemblait, il me décrit exactement le gars qui conduisait alors qu'il s'est présenté comme le propriétaire de la voiture. En plus il est con. Bref, le mec s'est pointé sur mon lieu de travail! Le truc pas flippant du tout!
Dix mois plus tard soit il y a quelques jours, je reçois un SMS de mon assurance qui m'informe qu'ils me remboursent la franchise que j'avais payée. Étrangeté totale. Puis je reçois un mail contenant un document à signer afin de percevoir une part du dédommagement financier. Je n'ai rien signé tant que je n'ai pas eu le retour des flics. Un des trucs que j'ai appris dans cette histoire c'est que les assureurs sont fourbes: ce qu'ils veulent c'est un responsable à tout prix, n'importe qui mais quelqu'un qui paye.
Ce matin, le central m'appelle pour me demander comment ça se passe, j'apprends que le gars ne s'est jamais présenté à sa convocation. Je lui ai dit que je n'avais pas encore signé les papiers du dédommagement car je ne savais pas ce que ça impliquait, il s'est proposé d'appeler l'assurance pour moi et de me rappeler car il trouvait l'articulation du courrier de l'assurance peu commune.
Au final, le gars n'est pas assuré, c'est le fond de garantie qui paiera pour lui (le fond de garantie c'est nous tous qui le finançons). Je lui demande quelles seront les suites pour lui: aucune.

Ma conclusion

En fait en France, tu peux provoquer un accident, te barrer, ne pas avoir de permis, ne pas être assuré, être convoqué chez les flics et ne pas y aller: tu ne risques absolument rien. Cerise sur le cake: les autres paieront pour toi.

J'ai mes permis et je suis assurée, mais au final, non seulement je ne suis pas protégée et en plus je me fais enculer.
Chère France, tu n'es qu'une pauvre blague foireuse et je te chie dans la gueule.
Cordialement.

Retour au pays des merveilles

Ça fait des années que mon activité virtuelle ne m'avait pas autant emmerdée et deux bons mois que je me pose sporadiquement quelques questions. Est-ce que l'Internet a fait un formidable u-turn intellectuel? Est-ce que j'ai définitivement passé l'âge et que ces conneries m'emmerdent? Est-ce que je ne supporte vraiment plus les gens? J'en passe. Le truc qui était très clair par contre c'est que j'allais pas passer du temps à m'agacer sur de la merde.
Depuis que j'ai quelques followers sur Insta je m'énerve presque une fois par semaine car je reçois des trucs complètement cons, carrément inappropriés voire les deux. Le genre de propos que je n'ai quasiment jamais reçus, si ce n'est en 2000 et celles/ceux qui sont là depuis le début savent que c'était pas glorieux.
Pour faire bref, entre les remarques sur mon physique, celles sur mon attitude, les interprétations de caniveaux et le reste, j'ai d'une part l'impression d'être la meuf qui s'ulcère tous les quatre matins, parfois j'enfile l'accoutrement de la donneuse de leçons, et d'autres j'endosse carrément le rôle de la mère qui fait l'éducation de la basse cour. Majoritairement, je laisse pisser mais des fois c'est compliqué de ne pas réagir tellement c'est gros alors que franchement, c'est pas mon rôle, de même que je n'ai aucun devoir de prendre sur moi les problèmes comportementaux des autres.
C'est après que Dumbo (on en parlera une prochaine fois) m'ait sortie de ma sieste en balançant sa caisse de jouets sur mon plafond que mes neurones se sont alignés. J'aurais jamais cru que ce gosse, qui n'est pas le mien, me soit utile un jour. Pour autant, je souhaite toujours qu'il se casse une jambe. Gentiment hein, une petite chute ira parfaitement.

Si j'ai encore une activité virtuelle au bout de presque 20 ans, c'est parce que j'ai presque virtuellement fait fermer la gueule de tout le monde. Jamais je n'ai retiré complètement les possibilités de me contacter car je reste ouverte aux échanges constructifs, mais pour le hater de base ou le trouduc qui veut ramener sa fraise inutilement, c'est hyper décourageant d'appuyer sur contact et d'écrire un vrai message #tips.
Je n'ai absolument rien à branler des missives insultantes que je reçois environ trois fois par an. Par contre, sans me croire au dessus du panier car je suis forcément la conne de quelques uns, je ne supporte pas de subir la connerie ambiante et le manque d'éducation. C'est pour ça que je me suis coupée des réseaux sociaux. Je traine assez peu sur FB qui n'a pas évolué depuis que j'ai quitté le navire, et ça m'oppresse toujours autant de voir des partages de trucs négatifs dans ma TL. Quant à Twitter c'était la rage (pas d'autre mot) inutile et dirigé contre tout qui a motivé sa désinstallation de mes devices même s'il est vrai que j'y suis ponctuellement active depuis peu. Mais ce retour s'est fait après avoir passé mon compte en privé ainsi qu'en ayant gardé uniquement les personnes avec qui j'avais le plus d'affinités. D'ailleurs Twitter est presque redevenu le monde merveilleux qu'il était il y a 12 ans.

Sur insta le problème n'est pas dans les commentaires puisque chacun rapportant des followers à la personne qui s'y colle, tout le monde fait bonne figure. Mon problème sur cette plateforme c'est les réactions sur les stories, fonctionnalité qu'on ne peut pas enlever sans pénaliser notre communauté. Le souci DM sur insta m'emmerdait déjà car c'était super mal branlé, là si en plus je dois éponger la fange des réactions c'est mort.
En fait j'ai passé bientôt 20 ans en ligne avec des communautés très réduites sur les réseaux sociaux, et avec les commentaires fermés sur mon site. J'étais donc presque à l'abri de ces réactions "à chaud", inutiles et déplacées. Du coup ben... C'était sympa cette petite phase dans la réalité virtuelle mais, c'est fini pour moi. Je suis ravie de constater que contrairement à l'idée que je me faisais de l'Interweb, pas grand chose n'a changé en 20 ans.
Du coup pour celles et ceux avec qui je discute sur insta, soit vous avez mon numéro pour me contacter directement et c'est formidable. Soit vous pouvez m'ajouter sur messenger qu'il faut que je réinstalle. Soit vous pouvez m'écrire à l'adresse disponible dans ma bio car je me retire des commandes.

Confinement – La fin

Cette fois c'est la bonne, le confinement est terminé! Et il était temps que ça prenne fin car cette période a vraiment été insupportable pour moi.
Peu après que j'ai parlé du confinement ici, j'ai épuisé toutes mes ressources en matière d'occupations. Rapidement je me suis retrouvée à tuer le temps. Tuer le temps au sens propre c'est à dire faire des choses pour faire des choses, faire des choses pour que le temps passe. Honnêtement il n'y a rien de pire que ça et je me suis retrouvée dans une torpeur mentale super chiante.
Si des fois il m'arrive de faire une courte pause, jamais je ne perds de temps. Et là clairement, j'ai foutu des journées entières dans la poubelle de mon existence.
J'ai télé-travaillé et le télé-travaille c'est l'enfer d'accord? Tu bosses chez toi dans un endroit qui donc n'est pas prévu pour ça, en regardant l'image de tes patients sur un écran ou un autre. Ça ne m'a absolument pas plu du tout.
Ce truc était au-delà d'une interdiction de sortir car dehors, il n'y avait vraiment RIEN à faire. Les seuls trucs appréciables à l'extérieur étaient environnementaux: pas de gens, pas de bruits humains et très peu de pollution. Les jours où je ne travaillais pas je n'avais donc rien à faire chez moi, et rien à faire nulle part. J'adore passer du temps avec moi-même mais putain quand tu t'es introspectée dans tous les coins là aussi tu finis par manquer de matière.
Avant l'annonce du déconfinement j'étais dans un état de nerf inconnu jusqu'ici et paradoxalement complètement à plat. Si le confinement m'a appris quelque chose, c'est que de vivre sans le moindre petit objectif me met vraiment mal. Faire le tour du quartier en marchant/courant ça n'a aucun intérêt. Prendre la moto pour aller nulle part mais sans s'éloigner c'était mieux que rien m'enfin bon. Étonnamment je ne me suis pas non plus découverte une passion débordante pour faire les courses. Et subir ça pour protéger une minorité ça m'a vraiment foutu en boule.
Encore plus quand en réfléchissant à la réalisabilité d'un confinement sélectif je me suis rendue compte que si ça n'avait pas été fait c'est parce que malheureusement beaucoup de gens sont cons.
Bref... L'annonce de la fin du confinement aura eu un effet limité puisque quelques jours plus tard j’enchaînais à nouveau les insomnies et j'arborais mon meilleur comportement léthargique. Mal dormir mais dormir n'importe quand et impossible de me recadrer. Ne plus avoir d'énergie pour quoique ce soit, ni parler, ni tourner en rond. Trainer dans le canapé avec les chiens, et attendre que ça passe devant Netflix. Que je perde des journées à brasser du vent ou à rien faire revenait au même. J'ai atteint le dernier stade de cet état quand j'ai commencé à avoir la flemme de dormir. En gros pendant le confinement, j'ai expériencé l'état végétatif et c'était plutôt moche.
Je parle au passé mais c'est toujours d'actualité.
A côté de ça, je pourrais pas dire que j'ai hâte d'être à demain.
Je suis impatiente de retrouver mes patients, de refaire mon boulot avec plaisir, de reprendre ma vie et les gens que je côtoie, mais je redoute vraiment d'être confrontée à nouveau au facteur trop-de-gens additionné aux mesures de la crise sanitaire. Faire la queue pendant deux heures pour acheter du shampoing ça me tente moyen. Si le confinement m'a apporté une certitude, c'est qu'on est beaucoup trop nombreux mais surtout beaucoup trop mal éduqué.
Ce qui va me manquer c'est d'observer la nature reprendre ses droits. Au final, les massifs et autres parcelles de verdure laissés à l'abandon, ça rend plutôt bien! L'air dénué des pollutions habituelles, sans odeur de kérosène et autres gaz d'échappements, le ciel parfaitement bleu, les nuits impeccablement claires et leur tapis d'étoiles. Le silence nocturne aussi, et le chant des insectes. Le bourdonnement incessant des bestioles en journée par contre ne va clairement pas me manquer. D'ailleurs en me promenant je me suis faite attaquer par un frelon asiatique je n'ai jamais couru aussi vite de ma vie. Couru en hurlant hein, sinon ça aurait été moins marrant.
Ce que le confinement m'aurait apporté de bien, c'est l'opportunité d'avoir le temps de réfléchir.
Réfléchir à presque toutes les choses connes que j'ai faites dans ma vie (heureusement que j'ai eu beaucoup de temps), expier beaucoup, et me fixer de nouveaux objectifs. C'était pas agréable mais ça m'a fait du bien. J'ai pu mettre en lumière ce qui n'allait pas aussi. Désagréable et ça l'est toujours mais ça finira par s'arranger. Malgré mon état déplorable je crois que je me suis délestée d'un gros poids qui me parasitait et j'ai l'impression de me sentir beaucoup plus forte. En fait, c'est peut-être ça qui m'a tant couté durant ce temps mort.
En tous cas, je vous souhaite une bonne reprise à toutes et à tous, il est temps pour moi d'aller me remettre en état pour demain et vu le travail je suis déjà très en retard.
Prenez soin de vous!

Sur le corps des femmes

Plus les années passent plus je suis fatiguée par certaines mentalités, et plus je me rends compte que de manière sous-jacente, l'interprétation et l'appropriation sociétales de l'attitude des femmes et donc de leur corps, m'emmerdent. Ça fait plus longtemps que ça m'énerve que je n'ai envie d'écrire sur ce sujet, et même si alors que j'entame ce billet je ne suis pas sûre d'y arriver, j'essaie.
Un exemple con, je me suis faites tatouer deux endroits qui nécessitaient d'être torse-nu.
Je suis parfaitement à l'aise avec mon corps et n'ai aucun problème ni avec ma nudité ni avec celle d'un(e) tier(ce)s. Pourtant, les premières fois où j'ai dû me déshabiller pour me faire tatouer, j'étais mal à l'aise d'être à l'aise, et je me suis retrouvée deux fois à me justifier de ce fait. J'ai trouvé ça dérangeant. En fait le problème, c'est que depuis toujours, en tant que femmes, notre attitude est potentiellement soumise à interprétation puis à jugement, et j'ai tout simplement redouté que mon manque de gêne soit interprété (ce qui n'a, heureusement, absolument pas été le cas!).
Le corps de la femme est depuis longtemps objectisé et érotisé à outrance, une grande majorité d'hommes en sont réduits à se branler sur des photos de seins dont ils ne connaissent même pas la/les propriétaires. Tristesse infinie et Œdipe mal torché (comme pour tout le monde, restons calmes!).
Sur le nombre de photos en lingerie que j'ai postée, je n'avais eu qu'un seul retour désagréable et je l'avoue traumatisant car venant d'un proche. Cette réflexion était culpabilisante pour moi, et dégradante pour lui. Si la première conséquence de cette réflexion a été que je mette toutes les photos concernées offline, la seconde est qu'il fut à l'origine d'une réaction épidermique irréversible. Et puis j'ai remis toutes les photos en ligne.
De mon point de vue, je ne fais pas de photo qui n'ont d'autre intérêt que d'être des photos en lingerie et à part cette fameuse réflexion, je n'avais jamais reçu de commentaire déplacé, ce qui prouve que, même si je me base uniquement sur très peu de personnes comparées au nombre qui doivent les regarder, soit les mentalités ont un peu évolué, soit les gens ont appris à la fermer.
Le premier vrai commentaire à la con est arrivé lors de la publication de cette photo. Commentaire qui laissait sous-entendre que j'étais une cougar, pour la partie drôle.

Je suis donc allongée sur un matelas en train de se dégonfler, ce qui n'est pas très pratique pour prendre une pause avantageuse et qui me donne l'air d'un cachalot coincé dans un slip de stripteaseuse. J'étais en train de suer ma mère et donc, de me faire bouffer par les moustiques. Certes on voit un peu mon cul parce que j'ai deux kilos en plus alors J'AI UN CUL \o/! J'en profite car ça va pas durer dans 15 jours je serai revenue à mon état initial de brindille. On remarque également que c'est à peu près le même cul que le votre, puisqu'il a une raie au milieu. Non très honnêtement je trouve cette photo d'une platitude absolue comme tant d'autres que je publie. Mais j'avais envie de la poster, comme j'aurais pu poster la photo d'une gamelle de nouilles.
Je suppose que j'aurais du mal prendre ce commentaire sauf que je suis un peu jeune pour être taxée de cougar. De plus la personne ne me connait pas et puis je ne couche pas avec des personnes plus jeunes que moi non plus, en tous cas ça ne m'est pas arrivé récemment. A côté de ça je ne vois pas de mal à être une cougar, si certaines ont envie de s'envoyer des ptits jeunes c'est cool.
Ce qui m'a déplu par contre c'est qu'un vieux vicelard probablement très frustré vu sa gueule, me prête une intention sexualisée, évidemment, sortie tout droit de son imagination.
Alors bien-sur j'entends d'ici la vieille rengaine qui dit que si je ne veux pas de ce type de commentaires faut pas que je m'exhibe. Affirmer ça, c'est cautionner le comportement du vieux vicieux et me rendre responsable de son comportement inadapté, alors que cette photo n'a rien d'explicite. Le cas échéant être à la plage est explicite, et bon, vous êtes mignons mais on va pas tous au Cap d’Agde ^^.
Pour expliquer et parfois excuser ces comportements majoritairement masculins mais toujours inadaptés, certaines idées reçues perdurent.

Les hommes sont des victimes de leurs hormones

A ce jour il n'y a aucune étude scientifique validant le fait que les mâles humains aient des hormones plus virulentes que les femelles humaines. Les humaines aussi ont des hormones pouvant être parfois très envahissantes n'induisant pas nécessairement de comportements déplacés.
Si déjà on apprenait aux enfants que la nudité n'est pas systématiquement synonyme de sexualité ce serait pas mal.

Le porno, ce grand responsable

Le porno existe depuis longtemps, ce qui a récemment changé c'est sa facilité d'accès et donc sa visibilité auprès d'individus trop jeunes pour appréhender la chose pour ce qu'elle est.
A un moment donné il est intéressant d'expliquer le plus simplement du monde aux ados (voire même aux pré-ados), garçons et filles, que la pornographie est un divertissement, parfois un art, et un travail rémunéré pour les personnes qui font partie de cette industrie. Et que même si aucune pratique n'est proscrite dès lors qu'elle est consentie par les personnes concernées, ce n'est pas non plus une norme, encore moins le kikipédia du bon coup.

La capacité de fantasmatisation sans limite

Au final être une femme c'est toujours être associé à un truc sexuel.
Tu fais une blague salasse c'est que t'aimes le cul (heureusement) et il est fort probable que t'ais envie de pécho la personne avec qui tu plaisantes. Tu danses sur une table c'est parce que t'es open. Si tu te maquilles c'est pour que les hommes te remarquent. Si tu t'habilles trop court c'est que t'as chaud au cul et si tu t'habilles comme un sac c'est que t'es gouine. Si tu te prends en photo en maillot de bain t'es une pute tout court ou une putaclics minimum. Si t'as un poste à responsabilité c'est que t'as baisée. Et puis si tu poses carrément à poil c'est que tu trouves personne pour te niquer teh. En fait est-ce qu'on peut faire quelque chose sans que ce soit systématiquement rapporté au cul? Non parce que ça devient malsain là. Je dois pas être la seule dans ce cas mais quand je me sape le matin je me demande pas si j'ai envie de niquer, par contre j'ai envie de continuer à ne rien avoir à foutre de ce que peuvent penser les tordus. Alors va vraiment falloir se reconnecter avec la réalité et reprendre les bases: si quelqu'un ne vous dit ou montre pas clairement qu'il a envie de baiser c'est qu'il/elle n'a pas envie.

Les femmes doivent se respecter

L'argument du mourant lol.
Vous pensez que c'est se respecter d'insulter ou de faire des propositions graveleuses à une femme parce qu'elle pose nue ou porte une jupe? C'est aussi se respecter de culpabiliser une femme, ou n'importe qui d'ailleurs, pour telle ou telle conduite qui est à la base anodine mais que vous interprétez de travers?
Ne pas se respecter, c'est réprimer une envie qui ne fait de mal à personne.
Ne pas se respecter, c'est laisser cette jupe au placard pour ne pas être jugé.e alors qu'on a envie de la porter.
Ne pas se respecter, c'est accepter certaines choses qui nous mettent mal à l'aise.
Ne pas se respecter, c'est de penser qu'une tierce personne sait mieux que nous ce qu'on doit faire et comment on doit se comporter.
FIN.DE.L'HISTOIRE.
Je suis pas féministe mais j'avoue que ces comportements me donnent envie de tordre des bites et de bourniffler des gueules de cons.

Le truc positif là-dedans et pas des moindres, c'est que grâce à cette publication, comme si les poubelles s'étaient sorties toutes seules: tous les mecs ayant des pratiques religieuses ouvertement affichées m'ont unfollow. Je me tâte à en refaire une des fois qu'il en reste ;).

Ouverture de Light of Shade

Je passais par ici pour vous annoncer l'ouverture de mon blog/shop occulte!
Ça a été une vraie curée de tout mettre en route, pour la petite histoire le contenu éso devait devenir une partie intégrante d'AudiaXNet sauf qu'après avoir mis le nez dans les statistiques il s'avère que Google m'a fortement pénalisée pour avoir du contenu auquel il n'avait pas accès. Incroyable mais vrai, et je trouve ça un peu dommage qu'une entité virtuelle puisse faire sa loi.
Du coup j'ai dû m'asseoir sur tout le travail d'intégration déjà mis en place, pour tout recommencer... A côté... Quatre fois.

Dans un premier temps la totalité des articles à thématique occulte à été déplacée là-bas, avec la boutique. Même si sur le fond ça me casse royalement les pieds d'avoir 50 sites, d'un autre côté je me dis que ce n'est pas plus mal non plus... Ça me donne une impression d'espace. J'avoue que c'était très pratique d'avoir tout au même endroit mais je trouvais aussi que ça faisait désordre (depuis quand je mets de l'ordre dans ce que je fais moi? Putain le confinement ne me réussit pas).
Les commentaires sont également ouverts, vous pourrez donc poser des questions et interagir comme vous le souhaitez. Je sais je sais! Ca pourra peut-être vous faire drôle mais je vous promets que ça va bien se passer :D.
Le site est totalement privé, mais pour vous avoir entendu râler pendant des années chaque fois que je changeais la sécurisation de l'espace membres d'AudiaXNet parce qu'il fallait vous réinscrire (d'ailleurs on remarque que ça fait des années que je n'ai pas changé hein, j'suis sympa), j'ai pris la liberté de migrer les comptes utilisateurs (niveau Gold et Platinum) sur le serveur du site. De fait, vous n'avez pas à vous réinscrire si vous êtes déjà inscrit.e.s ici, votre identifiant de connexion et votre mot de passe sont les mêmes.

Pas de panique pour les personnes qui ne veulent pas accéder à Light of Shade et dont le compte aurait été transféré! Vos informations seront automatiquement supprimées en totalité si vous ne vous connectez pas au site d'ici un mois.
Si vous n'êtes pas inscrit.e.s sur AudiaXNet, sachez que l'inscription sur Light of Shade est totalement gratuite.
Voilà pour les informations pratiques relatives à l'ouverture du site.
Pour le reste, je vous invite à vous rendre sur le site pour un petit post de bienvenue :).