Vous n’avez plus les bons réflexes

Je suis une personne sympa.
… Je vous vois vous marrer au fond bande de fripouilles 😉 .
Non mais en fait c’est vrai je suis sympa, et ça surprend bien trop de gens, dans le bon sens et dans le mauvais car je n’ai ni retenue ni principe quand j’ai des raisons de mordre.

 

Dans un monde biberonné à Disney où les méchants sont entièrement méchants et les gentils totalement gentils (encore que ça a tendance à se niveler timidement? J’évite Disney), les gens ont tendance à ranger les autres dans la case la plus pratique. Toujours. A cause de ça, et peut-être de la bible aussi, il leur est malheureusement très compliqué d’admettre qu’une personne peut être gentille mais pas tout le temps, ou méchante mais pas que. On remarque qu’aucun effort lexical n’est fait aujourd’hui. C’est ainsi mes Michelines, on a la flemme, peut-être même qu’on fera des fautes à tire-larigot pour pimper tout ça.

 

A part avec les gens à qui “j’en dois une”, je suis sympa avec tout le monde et franchement ça se passe très bien. C’est même agréable d’être une personne sympa, c’est léger, ça donne l’opportunité à l’Autre d’être dans la même dynamique ou pas, puisque l’Autre fait bien ce qu’il veut et que dans l’absolu on s’en zguègue. Et je ne me force pas à être sympa car je ne sais pas me forcer à quoique ce soit, à moins d’avoir des raisons vraiment valables de le faire et il y en a [eu] excessivement peu. Me forcer me coûte un effort de malade, vraiment vous pouvez même pas imaginer je m’en roulerais par terre en hurlant… Peut-être pire même. D’ailleurs je ne force pas les gens non plus, ça passe parfois pour du je-m’en-foutisme mais c’est juste que comme j’attends rien, je les laisse faire. Je n’ai pas d’exigences les concernant, si ce n’est qu’ils soient déjà ce qu’ils sont, et ce sera très bien.

 

Si la plupart du temps on rencontre des gens sympas, certains ont la particularité de profiter de notre gentillesse et là… Ça couine.
Ça couine déjà pour les personnes qui utilisent la gentillesse comme protection: ne sachant pas gérer les conflits ils les évitent, et ne voulant pas de problèmes non plus elles utilisent cette caractéristique comme bouclier et finissent simplement se faire chier dessus. Et quand on est juste sympa et pas caché derrière une façade gentille, ça couine chez les autres.
Je n’ai aucune difficulté à être sympa car je le suis, ni difficulté à être désagréable car je le suis également. Si tu prends les jours où je suis vraiment mal virée, personne n’a de passe-droit pour m’approcher, mais comme j’en ai conscience j’évite tout contact. Encore faut il que les gens arrivent à le comprendre et ça c’est une autre paire de manches. Dans tous les cas, mes comportements sont la résultant de comportements extérieurs, partant de là: pas de feu pas de fumée.

 

Et c’est toujours un grand moment quand on vrille.

 

 

Je suis convaincue qu’on est tous sympas jusqu’à ce qu’on nous donne des raisons de ne plus l’être et que tout individu, aussi gentil et adapté socialement soit-il, devient nettement moins agréable dès qu’on franchit ses limites. Je ne fais pas exception à la règle et bien trop souvent, je suis… Étonnée de provoquer tant d’étonnement.

Parfois on ne se comprend pas, et si ça peut nous amener à des situations nulles, c’est pas non plus la peine d’en chier une pendule… Surtout quand je vois la taille de la mienne. Parfois t’es vraiment face à quelqu’un qui pense que l’élastique de la sympathie est éternel et qu’il peut tirer dessus indéfiniment. Au pire, s’il venait à se rompre c’est un élastique gentil. Jusqu’à ce qu’il claque pour de vrai et qu’il lui revienne dans la tronche là “t’es vraiment une personne bizarre” variante “tu n’es pas qui tu prétends être”, genre il l’a pas vu venir et il n’y est pour rien bien-sûr.
Y a rien de bizarre, jamais, y a que des choses qu’on ne connait/sait pas ou qu’on ne cherche pas à comprendre. Du reste on ne peut pas se sentir concernée par ce que les gens pensent que l’on est. Perso je ne prétends rien: j’ai la flemme donc je suis.
L’effet de surprise, puisqu’être quelqu’un de sympa qui finit par ne plus l’être après qu’on lui ait donné des bonnes raisons est une surprise a priori, est amplifié par le fait que – je m’en rends de plus en plus compte – je ne me perds plus en blabla. Je dis ce que j’ai à dire comme je l’ai toujours fait, mais je ne lance pas de warning, je ne laisse rien sur les réseaux, je ne cherche plus depuis longtemps à réorienter l’Autre quand ça part en couille. Je cherche juste à comprendre, quand ça en vaut la peine. Quand c’est vrillé, c’est vrillé et si la personne en face projette sa connerie sur moi, ça ne fait que consolider ma position, position qu’elle-même m’avait indiquée d’ailleurs.

 

Est-ce que la gentillesse est une faiblesse? Non, elle ne coûte rien quand c’est un choix, mais ce n’est pas un bouclier. Est-ce que les gens sont sympas pour tromper les autres? Non plus. Mais si un jour ça vous arrive de prendre un vieux retour de bâton que vous n’avez pas vu venir, c’est peut-être qu’à un moment donné vous étiez trop auto-centrés pour ne pas évaluer les risques de vous le manger.

La chasse du point de vue d’une chasseuse

Il y a quelques jours j’ai réagi à une vidéo sur la chasse, j’ai reçu énormément de retours et beaucoup de questions. J’ai décidé de développer certaines idées et de répondre à tout le monde ou presque, en passant. Je ne prêche pour personne comme toujours, je partage mon expérience qui n’est ni la meilleure ni la pire.

Un peu d’histoire

Je suis née dans une famille de chasseurs, je chasse moi-même, c’est une activité transgénérationnelle même si rien ne nous oblige à le faire. J’ai grandi au milieu des fusils et des chiens de chasse, c’est quelque chose de parfaitement naturel pour moi. Je sais tirer, viser, diriger mon chien (qui n’est pas mon chihuahua évidemment), et dépecer le gibier parce que je chasse pour bouffer. Je pratique la chasse à l’approche mobile et la chasse à l’arrêt même si j’ai déjà assisté à une grande vénerie et que ce n’est pas mon truc. Pour info, le cerf n’est pas mort 😀 .

Une journée chasse type

On chasse sur nos terres qui sont donc des propriétés privées. Ces terres ne sont pas clôturées, et chassent uniquement les personnes qui sont conviées.
En général on se rejoint très tôt le matin pour le café pendant que la marmaille – les chiens – s’enjaille dehors, puis on s’équipe, on se rencarde sur qui a quoi comme bracelets, et on part. Et c’est un joyeux bordel. Le démarrage est toujours compliqué, d’une part car le matin dans le Berry il y a souvent beaucoup de brume, et aussi parce que les participant•e•s étant aussi indiscipliné•e•s que leurs clébards: ça fait bien trop de bruits pour espérer repérer un éventuel gibier, même sur un malentendu.
Quand les effusions des débuts se sont dissipées les choses sérieuses peuvent commencer: dispersion stratégique et puis bah, on va marcher. Beaucoup marcher, et si on a de la chance on ramènera quelque chose. Tout ça jusqu’aux environs de 14h parce qu’après: tableau de chasse s’il y a, et bouffe au coin du feu jusqu’à très tard, avec en parallèle le dépeçage de certains gibiers.

Les chasseurs tuent tout ce qui bouge

Si on devait procéder ainsi ça ferait beaucoup de morts, beaucoup de balles perdues et pas grand chose à bouffer 😀 .
Une des premières choses qu’on m’ait apprise pour chasser, c’est qu’on n’est pas là pour tirer. Dès lors que tu tires tu peux être certain que le bruit fera fuir tout le gibier du coin, alors on ne le fait que quand on est “sûr” de ne pas manquer ce que l’on vise et si possible pas au démarrage. La chasse, c’est avant tout de l’observation silencieuse, et rien ne t’oblige à tirer, j’ai eu la chance d’observer de très près des animaux que je n’aurais pas observés autrement et j’ai appris beaucoup sur leurs comportements.
L’observation nous permet d’apprendre, et évidemment: de ne pas tirer sur n’importe qui. Déjà y a de fortes chances que ce qui farfouille dans le fourré d’à côté soit ton chien, ou peut-être quelqu’un de ton groupe mal placé pour pisser, voir même quelqu’un qui passe par là. Toujours prendre le temps nécessaire pour avoir un visuel sur ce qui bouge, chasser n’a rien à voir avec du tir sportif et ce n’est pas un défouloir non plus.
Dans notre groupe, tout le monde chassant de la même manière, personne n’a jamais blessé un tiers (chiens compris).
A côté du gibier comestible, il est possible de chasser les “nuisibles” qui ne seront pas mangés. Je précise car le sanglier est parfois considéré comme un nuisible mais lui se mange. Je parle ici des renards, des fouines etc. Chaque chasseur fait comme il l’entend, personnellement sauf si j’ai l’utilité d’une peau, chose plus que rare, ces animaux de même que les corbeaux dans un autre registre, ne sont pas des cibles pour moi. Je chasse pour bouffer, et je ne suis d’aucune utilité concernant les “nuisibles”.

La chasse est un acte de barbarie

Déjà si la chasse n’avait pas existé on ne serait pas là pour en parler, premier point.
Effectivement si on situe l’acte de tuer un être vivant pour se nourrir dans la barbarie, c’en est une, tout comme les abattoirs. J’ai été végétarienne une grande partie de ma vie car je ne cautionne catégoriquement pas l’élevage d’animaux dans le but de les tuer, industriellement ou non. Des animaux condamnés, qui n’auront souvent jamais d’existence digne de ce nom et qui ne seront pas tuées plus respectueusement pour finir sous diverses formes dans l’assiette de monsieur et madame tout le monde dont celle de monsieur et madame la-chasse-c’est-barbare.
En ce sens j’invite les personnes concernées à faire preuve de cohérence avant de s’insurger parce que ça donne du sens à leur petite vie de bobos. Positionnez vous franchement si ce n’est pas déjà fait: si tuer pour se nourrir est barbare à vos yeux soit! Dans ce cas ne mangez aucune viande sous aucune forme car il n’y a pas de manière “douce et respectueuse” de tuer un être vivant.
Pour autant même végétarienne je consommais de la viande chassée.
Chasser n’est pas simple et on va pas se mytho, aussi doué•e sois-tu, tu rentres souvent avec tchi. Seconde leçon de chasse: le gibier est beaucoup plus malin que toi et il apprend autant de toi que toi de lui! T’as beau savoir viser, être affublé de ton plus beau treillis en étant le plus discret du monde, t’as beau avoir un fusil à lunette ou je ne sais quel autre gadget à la con, le gibier n’attendant pas son tour dans un enclos pour se faire griller le cerveau: il est plus probable qu’il s’échappe que tu ne le tues. Il s’échappe? C’est l’essence même de la chasse! Mais si tu réussis à l’avoir, tu le manges. Je trouve ça beaucoup plus juste.

Les chasseurs sont des meurtriers

Il y a différentes manières de chasser, dont certaines que je ne cautionne pas du tout et d’autres que je ne considère même pas comme de la chasse.
Il m’est arrivée de rentrer bredouille tout en ayant eu des occasions de prendre quelque chose. Mais parfois, t’es juste contente d’observer des chevreuils et de voler un instant avec eux, et ça s’arrêtera là, c’est bien aussi. J’ai même pu approcher certains animaux que je n’aurais jamais osé approcher sans arme au cas où ça dégénère. Chasser n’est pas chez moi synonyme de mépris des animaux, à part les humains où j’ai un peu de mal, j’ai un immense respect pour toutes les espèces.
Rien ne t’oblige à tuer pendant une chasse, puis dans tous les cas tu ne tueras que ce que tu peux, en fonction des bracelets ET de tes besoins. Si t’as réussi à avoir un grand gibier, t’as gagné ta journée non?… Et le droit de le ramener aussi (c’est TRES lourd). Bref, parfois je me dis qu’entre ma façon de chasser et la promenade contemplative, y a souvent pas trop de différences 🙂 .
Est-ce que les chasseurs sont des meurtriers? Bien-sûr. Dès lors que l’on consomme de la viande, on tue, même quand on ne fait que l’acheter. Si les animaux sont abattus c’est parce qu’il y a une demande.

Les chasseurs sont des connards alcooliques

De mon expérience je n’ai jamais vu quelqu’un d’alcoolisé pendant une chasse. Après chacun voit midi à sa porte, même en double.
Les automobilistes/motards/whatever peuvent être taxés de connards aussi de plus l’alcool provoque la plupart des accidents routiers, ça n’empêche personne de conduire et tout le monde n’est pas catalogué de “meurtriers alcooliques” pour autant.
Au prorata, on note qu’il y a plus d’accidents mortels sur la route que d’accidents de chasse. Vous allez me dire que conduire est une nécessité alors que la chasse non, sauf que non. Tout est toujours une question de choix, chasser ou pas, conduire ou pas, mais la chasse régule les populations de certaines espèces (quotas fixés par les préfectures).
Il y a des connards partout, d’ailleurs ce sont en général ceux qui se font le plus entendre, tous groupuscules confondus, libre à chacun de sauter dans la facilité de ranger tout le monde dans le même panier, ça ne changera pas que dans les faits, ce n’est pas une généralité.
Quant à celleux qui se plaignent d’avoir des chasseurs aux abords de leur maison, là, c’est un autre problème beaucoup plus grave.
Il est bien évidemment interdit de chasser où se trouvent des habitations. Est ce que les personnes qui enfreignent les règles le font parce que ce sont des chasseurs? Non, ce sont des contrevenants comme il y en a tant et pas que dans la chasse, sauf que ces contrevenants là sont extrêmement problématiques puisqu’ils sont armés. Encore une fois, ce n’est pas une généralité, la chasse ne rend pas les gens cons, certains sont juste cons de base. Est-ce qu’il faudrait contrôler un peu plus qui possède un permis de chasse et sanctionner ceux qui en font un mauvais usage délibéré? Je suis complètement d’accord.

J’ai failli être blessé•e par des chasseurs

Je serais très mal à l’aise de chasser sur un espace avec une forte probabilité que d’autres usagers soient présents et c’est d’ailleurs pour ça que je ne l’ai jamais fait. Même avec toutes les précautions du monde il y a à mon sens trop de risques de blesser quelqu’un. On peut être une meurtrière barbare et avoir des limites, et encore une fois ce ne sont que mes limites.
Je connais quelques personnes qui se sont plaintes d’événements de ce genre même s’il y a eu plus de peur de que mal. De mon point de vue de chasseuse, il y a peu de chances que vous soyez pris en joue, par contre vous n’êtes pas à l’abri de prendre une balle perdue.
Je n’ai aucun conseil de sécurité pertinent à vous donner, je sais juste qu’au même titre que si je ne prends pas le risque de blesser quelqu’un pour chasser, je ne vais pas risquer d’être blessée pour me promener. Si j’entends ou vois qu’une chasse est en cours je me casse fissa. D’ailleurs c’est ce que vous faites forcément, surtout si vous êtes convaincus que les chasseurs sont des connards-barbares-meurtriers-alcooliques et que vous n’êtes pas trop cons. Blague à part (…), la capacité d’emmerdement des chasseurs (même si vous emmerder en vous plombant le cul n’est certainement pas ce qu’ils cherchent) étant bien supérieure à votre VTT ou vos bâtons de marche nordique, mieux vaut rester à distance. D’autant plus que suivant les gibiers chassés les munitions vont être différentes. Prendre des plombs (petits gibiers) par accident c’est déjà chiant et ça peut être grave, mais prendre une ogive (grands gibiers) c’est toujours grave.
Sachez qu’il existe des applis et des sites pour vous indiquer au préalable où les chasses vont avoir lieu il est donc relativement simple de trouver un coin tranquille pour se promener en sécurité.

La chasse, une question de sensibilité immuable

Je pourrais encore allonger ce post tant il y a de choses à dire mais je suis une feignasse alors j’ai décidé de me rouler dans une conclusion approximative.
Des cons y en a partout, même chez les chasseurs. Est ce que nous le sommes tous? Uniquement si vous décidez qu’on est con parce qu’on chasse, auquel cas merci d’être passé pour valider le fait qu’on n’a pas besoin de chasser pour être con.
Je peux comprendre que la chasse, comme tant d’autres choses, dérange sous bien des aspects et j’entends d’ailleurs tous les arguments possibles, mais tout comme vous je ne changerai pas de position: le pâté de sanglier est bien meilleur quand on est allé se le chercher 😉 .
Bisous (et bonne année).

Je crois que Noël arrive beaucoup trop tôt

Nous sommes présentement le soir de Noël et alors que je faisais niquer mes Sims entre deux quintes de toux, je me disais que j’allais passer vous faire un coucou… Coucou que vous ne verrez que demain, si vous n’avez que ça à foutre, alors que j’aurai le fion sur ma moto et un kleenex coincé dans chaque narine.
Lundi dernier en arrivant au boulot, je jetais un coup d’œil dubitatif aux multiples statues illuminées installées sur la place. Je me suis surprise à ne trouver aucun sens à tout ce bordel.
C’est pas que j’aime pas Noël, c’est juste que je ne suis ni catholique ni très attirée par l’aspect commercial des fêtes. Je ne me sens toujours pas concernée par la naissance du ptit Jésus, et suis un peu dérangée par l’idée d’être obligée d’acheter des cadeaux, même si je le fais, au final. Je pars du principe qu’on peut bouffer avec ses proches toute l’année et s’offrir des cadeaux n’importe quand. Mais l’approche des fêtes et de l’ambiance qui va avec ne me dérangent pas, je trouve ça même agréable quand on fait abstraction des gens complètement angoissés par leurs préparatifs. Sans rire je me surprends même à trainer dans le canap devant un ou deux films de Noël, mais pas plus! La niaiserie me met mal à l’aise.
Bref, sur le coup je me suis trouvée limite aigrie! Noël avait même pas commencé que j’étais déjà blasée. Ça peut venir de moi car je m’ennuie très vite des choses, mais quand-même, Noël, on est dedans dès le… Premier novembre!!!
La première a sauter dans le mood c’est Maria qui se met à chouiner pour son chèque annuel dès minuit alors qu’on n’a pas terminé de bouffer les bonbons d’Halloween. Sur ses talons les plateformes de streaming balancent les sorties 2022 à base de chemises à carreaux et de bleds perdus du Minnesota – valeurs surannées mais sûres – les chaines TV aussi je suppose. Aux alentours du 15 (si ce n’est pas avant Halloween d’ailleurs) les premières illuminations sautent sur les lampadaires. Fin novembre tout le monde a planté son sapin Ikea dans son salon parce que je cite “ça réconforte”. On enchainera avec quatre jours de marché de Noël et la nuisance sonore qui va avec, à base de Maria Carey justement, et de Céline Dion qui n’inventent rien pas même un nouvel arrangement. Puis arrivera une pluie de publicités pour acheter ci et ça puisque c’est bien là le but de Noël. Et on se finira dans les centres commerciaux bourrés de gens dans un état second.
Ceci fait moi au 16 décembre mes sapins de Noël me ressortent par les yeux, tout ce bordel me l’a tellement coupée que j’ai même pas mangé un chocolat et je n’ai qu’une hâte c’est d’être au 26 pour démonter tout ce foutoir.
Je sais pas si je suis la seule dans ce cas, mais je fais une overdose de bruits de clochettes et de trucs qui clignotent. Noël, ça dure trop longtemps.
C’est certes toujours très tentant de suivre cette mouvance, mais je pense que l’an prochain je ne me laisserai pas embarquer dans sa précocité vu le résultat 😀 .

Sur ce mes petites Michelines, je vous souhaite de très belles fêtes ici et maintenant, car je ne repasserai probablement pas par ici avant l’an prochain. Prenez soin de vous!

A propos de Freud

Depuis le temps que je veux faire ce post il a fallu que je me décide au pire des meilleures moments d’une période extrêmement intense de travail pour retourner ma bibliothèque afin de trouver et relire, les bons ouvrages pour documenter au mieux et au plus près le sujet d’aujourd’hui: Freud, a t’il vraiment dit que l’Enfant voulait copuler avec sa mère/son père?

“La psychanalyse accorde, comme on sait, une très grande importance à la sexualité dans le développement et la vie psychique de l’être humain. Mais cette thèse ne se comprend que si on mesure la transformation qui a été rapportée du même coup à la notion de sexualité dans l’appréhension psychanalytique de l’homme […] Si l’on part de la vue commune qui définit la sexualité comme un instinct, c’est à dire comme un comportement préformé, caractéristique de l’espèce, avec un objet (partenaire du sexe opposé) et un but (union des organes génitaux dans le coït) relativement fixes, on s’aperçoit qu’elle ne rend compte que très imparfaitement des faits fournis tant par l’observation directe que par l’analyse.”
Vocabulaire de la psychanalyse – J. Laplanche et JB Pontalis (1967)

J’ai entendu ça pour la première fois en amphi, durant ma quatrième année d’étude, suite à la sortie d’un énième brûlot pointant du doigt Freud pour ses théories à la con.
Après 4 années d’études en psychanalyse à bouffer du Freud et assimilés TOUS LES JOURS, ce point m’avait donc totalement échappé? Incroyable Marie-Micheline! J’en étais arrivée là, sans rien biter ni au complexe d’Œdipe ni à la théorie sexuelle! Heureusement qu’il me restait trois ans pour tout reprendre LOL.
Cette idée, comme quoi Freud-a-dit-que…, a fait beaucoup rire, réaction que j’observais de loin, ne me considérant pas le moins du monde légitime pour avoir un quelconque avis analytique sur l’auteur de ce raccourci vulgaire. Avec du recul, quelques années plus tard et aussi quelques années de pratique et d’application de la psychanalyse, je ris de ce souvenir mais suis également embarrassée.
Appréhender la lecture d’un livre de Freud ou de n’importe quel ouvrage de psychanalyse nécessite un ajustement de l’usage du vocabulaire tel que nous le connaissons. Effectivement, en psychanalyse certains termes n’ont ni le même sens ni la même portée que dans le langage courant. Néanmoins, ces ouvrages ne sont pas réservés à des initiés, car quasi tout le temps, les auteurs prennent le temps d’expliquer comment ils utilisent un terme et quelles subtilités éventuelles ils lui donnent afin de se rendre abordables par le plus grand nombre.
En ce sens pour lire et comprendre un bouquin de psychanalyse pour ce qu’il est et pour saisir correctement le sens de son matériel, il faut effectuer une certaine gymnastique intellectuelle pour tout remettre en ordre. Effort de lecture qui devra être revisité pour chaque auteur car si tous utilisent plus ou moins les mêmes termes, leurs subtilités sont susceptibles de varier. Tu vois le délire? Maintenant tu comprendras certainement mieux pourquoi les étudiants en psycho trimbalent le même bouquin six mois durant.
Du coup ça m’étonne moyennement que certaines personnes, aient pu lire des brides de Freud ou je ne sais qui d’autre, en pensant avoir lu quelque chose alors qu’elles sont à côté de la plaque, et qu’elles doivent en écrire un livre pour liquider l’indignation qui les anime. Seulement, il devient fatigant à la longue de lire les mêmes inepties, d’autant plus que je n’ai pas l’impression que quelqu’un prenne la parole là dessus.

Qu’est ce que la sexualité pour Freud?

En psychanalyse, la sexualité est un terme généraliste qui désigne la recherche du plaisir au sens large, ce qui est bien différent de la définition usuelle où “sexualité” ne définit que ce qui a un rapport avec la reproduction, ses comportements, et les organes reproducteurs.
Voilà pourquoi tout est relié à la sexualité dans le travail de Freud puisque le psychisme, est câblé sur la recherche de plaisir et l’évitement du déplaisir.
… Si ce n’était pas déjà le cas, c’est ici que vous prenez conscience que vous êtes en train de lire un pamphlet chiant et peu vendeur, mais la Direction ne s’en excusera jamais.

“Peut-être me fera t-on l’objection que tout cela n’est pas de la sexualité. J’emploie le mot dans un sens beaucoup plus large que l’usage ne le réclame, soit. Mais la question est de savoir si ce n’est pas l’usage qui l’emploie dans un sens beaucoup trop étroit, en le limitant au domaine de la reproduction. […] le psychanalyste prend le mot de sexualité dans une acceptation totale, à laquelle il a été conduit par la constatation de la sexualité infantile.”
Cinq leçons sur la psychanalyse – Freud (1909 & 1924)

Quand il s’agit de la sexualité infantile, le terme ne désigne en aucun cas une hypothétique sexualité génitale et reproductive, telle que nous pouvons la pratiquer à l’âge adulte. Et si vous vous demandez pourquoi (on sait jamais hein), c’est parce qu’un jeune enfant n’a pas les connaissances, ni les capacités intellectuelles, psychiques et physiques, de conceptualiser et encore moins d’acter cette sexualité génitale d’adulte. En d’autres termes, un rapport sexuel. Et Freud, tout comme nous tous, le savait. Donc au lieu d’employer l’expression “sexualité infantile”, on pourrait tout aussi bien dire “recherche de plaisir dans le développement de l’enfant”.

“Il est instructif de constater que l’enfant, sous l’influence de la séduction, peut devenir pervers polymorphe et être poussé à toutes les transgressions possibles. Cela montre qu’il porte dans sa prédisposition les aptitudes requises; la réalisation de ces transgressions rencontre, de ce fait, de faibles résistances, car les digues psychiques contre les excès sexuels – la pudeur, le dégout et la morale – ne sont, selon son âge, pas encore édifiées ou juste en passe de l’être.”
Trois essais sur la théorie sexuelle, Disposition perverse polymorphe – Freud (1905 – Version définitive de 1920)

Avant d’aller plus loin, veillez à vous détacher de la notion sociétale de jugement dans le terme perversion, qui en psychanalyse, désigne factuellement l’investissement d’une partie du corps autre que les parties génitales, dans l’objectif de se procurer du plaisir. Même si, ce n’est pas nécessairement le plaisir génital qui est recherché. Oui je sais que c’est tortueux, c’est pas pour rien qu’on passe 7 ans à essayer de tout comprendre correctement, mais je vous jure que quand on y arrive, tout coule de source.

 

L’enfant, dans l’innocence qui le caractérise, peut tout aussi bien s’attarder sur ses parties génitales, comme il peut jouer avec ses pieds ou encore mettre ses doigts dans sa bouche, pour 1000 raisons. Mais s’il le fait, c’est parce que toutes parties du corps confondues, ça lui est agréable, ça lui fait du bien. Si ça n’interpelle personne qu’un enfant suce son pouce, ce qui pose souvent souci chez les adultes qui constatent qu’un enfant explore ses parties génitales, c’est leurs propres filtres. Filtres qu’il faut laisser de côté pour appréhender ce qui se joue chez l’enfant (qui lui n’a pas de filtre), c’est à dire: pas plus qu’une découverte, proche du non-événement, suite à laquelle l’adulte devra malgré tout lui transmettre un cadre neutre et bienveillant.

“Nous avons posé le concept de libido comme une énergie quantitativement modifiable à l’aide de laquelle on pourra mesurer des processus et des conversions dans le domaine de l’excitation sexuelle. […] L’analyse des perversions et des psychonévroses nous a permis de découvrir que cette excitation sexuelle n’est pas fournie uniquement par ce que l’on appelle les parties génitales, mais par tous les organes du corps.”
Trois essais sur la théorie sexuelle, La théorie de la libido – Freud (1905 – Version définitive de 1920)

Afin de lever le voile sur le sens du terme libido, qui encore une fois, n’est pas employé de la même manière qu’on peut le faire dans le langage courant:
“Libido est une expression empruntée à la théorie de l’affectivité. Nous appelons ainsi l’énergie, considérée comme une grandeur quantitative – quoiqu’elle ne soit actuellement pas mesurable – de ces pulsions qui ont à faire avec tout ce que l’on peut comprendre sous le nom d’amour”
– Psychologie des masses et analyse du moi – Freud (1921)

 

En gros, tout le monde aura compris ou découvert que la psychanalyse possède un vocabulaire qui lui est propre, comme tant d’autres domaines. Ce qui heurte la sensibilité des gens, c’est qu’ils pensent que ça touche à leur sexualité et on le sait, la sexualité est un sujet encore très problématique aujourd’hui chez beaucoup. On conviendra par exemple, qu’on s’indigne beaucoup moins quand on plante les sardines de la tente, certainement car le camping étant une activité plutôt populaire, tout le monde sait qu’on n’enterre pas des poissons pour éviter que la Quechua ne parte à l’aventure avec son ami Mistral.
Imaginons maintenant, pour rigoler, que le camping soit une activité peu répandue, que la plupart des gens ne connaissent le camping que par des détails et des ouï-dire. Et imaginons que cette histoire de sardines pop auprès de personnes qui n’y connaissent rien. Certaines vont chercher à savoir ce que sont les dites sardines parce qu’il est peu probable qu’on fixe une tente avec des poissons, d’autres vont s’en foutre vu qu’elles sont pas concernées, et les réactionnaires vont s’insurger parce que les campeurs maltraitent des poissons. Maintenant mettez-vous à la place des campeurs avec leurs piquets quand on les accuse de torturer des clupéidés… Mettez-vous bien en situation s’il vous plait… Voilà…. Très bien… Voici l’allégorie parfaite de l’effet que ça fait quand t’es psychanalyste et qu’on te dit que Freud à dit que les mère veulent pécho leur fils et la fille veut pécho le père blablabla. Je suis bon public (c’est faux) je ris de ma connerie comme de celle des autres (ça c’est vrai), mais cette vieille blaguounette est malaisante à la longue.

L’inceste dans l’œuvre de Freud

Maintenant que vous avez une base lexicale certes incomplète mais suffisante, vous êtes parfaitement capables d’appréhender ce qui va suivre.
Allez, installez-vous encore un peu plus confortablement ça va bien se passer.

“Le rapport de l’enfant avec la personne qui s’occupe de lui est pour celui-ci une source constante d’excitation sexuelle et de satisfaction depuis les zones érogènes, d’autant plus que sur ce point cette personne – en règle générale, tout de même, la mère – destine à l’enfant des sentiments qui proviennent de sa vie sexuelle à elle, le caresse, embrasse, berce, et le prend très clairement comme substitut pour un objet sexuel à part entière”
Trois essais sur la théorie sexuelle, Objet sexuel de la période du nourrisson – Freud (1905 – Version définitive de 1920)

J’avoue que sortie de son contexte et en ignorant tous les éléments de compréhension que je me suis faite chier à rassembler ici, on pourrait se demander si Freud n’est pas en train de nous dire que la mère prend son enfant pour un godemichet.
Mais non, la sexualité n’étant pas définie de la même manière chez Freud, ce qu’il dit, c’est simplement qu’au travers du plaisir qu’elle prend à s’occuper de son enfant, de l’amour qu’elle lui donne et des soins qu’elle lui apporte, elle transmet ce que sa propre mère lui a transmit à elle: la capacité d’être bien et d’y prendre du plaisir, et la capacité d’aimer et d’y prendre du plaisir, ce qui est par extension pour Freud et d’autres, une base indispensable pour la survie de l’espèce.
Et sans m’attarder sur le sujet car je pense que vous avez saisi le principe, ce qui va dans un sens va dans l’autre, Freud ne dit pas non plus que l’enfant souhaite un acte sexuel génital avec un de ses parents. Ni en période Œdipienne, ni après.
Quand on a toute la compréhension de ces propos, c’est finalement assez simple et logique puisque observable. Mais Freud le dit en ses termes, et ces derniers sont proprement incompréhensibles pour les personnes qui ne souhaitent/cherchent pas, à comprendre les théories psychanalytiques derrière leur vocabulaire trompeur (et c’est peu dire, je sais).

Ah ben merde, il n’y a pas de sujet en fait?

Disons que le dit sujet n’est pas où l’on voudrait qu’il soit.
De nombreux et nombreuses psy/médecins ont validé et observé la théorie de la sexualité infantile de Freud, certain•e•s l’ont même enrichie, d’autres sont encore allé•e•s plus loin, ce n’est pas un vicelard isolé comme beaucoup le prétendent. D’ailleurs, si on ne s’attardait pas tant sur une mésinterprétation de son travail et si on voulait le tacler pour de vraies raisons, on pourrait par exemple mentionner le fait que ce soit un misogyne déplorable. A côté de ça, Freud était un homme de son temps, qui a observé son époque avec ses us et coutumes. Beaucoup de choses ont évolué depuis, tout comme la psychanalyse, même s’il en reste le père fondateur et que son travail demeure fabuleux.
Et Freud est mort.
Le sujet, c’est que comme souvent, l’humain est une feignasse poly-névrotique qui s’emmerde profondément dans cet ère moderne. Voilà pourquoi toute occasion est bonne à prendre pour se distraire, dont celle de gober et disperser des informations partielles et fausses.

En conclusion

La psychanalyse n’est peut-être pas une science mais elle est encore moins une religion. J’aimerais appuyer sur le fait que je ne fais pas part ici d’une interprétation personnelle, mais d’une tentative de vulgarisation.
Tout à chacun est à même de comprendre une théorie psychanalytique dès lors qu’il se donne la peine de le faire, en commençant donc, par prendre connaissance du sens des termes employés. Les auteur•e•s précisent et expliquent toujours leurs “abus de langage”. Mieux, il y a même un dictionnaire spécifique qui prend la peine de répertorier toutes les manières d’approcher les termes et points clés. Il est donc impossible de faire diverses interprétations.
La psychanalyse n’est pas un sujet fondamental à maitriser dans sa vie pour pouvoir jouir de son existence et ce n’est donc pas grave de ne pas connaitre et comprendre les grands concepts psychanalytiques mais: ne faites pas des putains de phrases sur les sardines si vous n’avez jamais fait de camping.

L’art de tout dire sans rien dévoiler sur les réseaux

Il y a beaucoup d’interrogations plus ou moins directes quant à mon utilisation des réseaux sociaux, a priori énigmatique (?), j’ai donc décidé d’en dire un peu plus aujourd’hui.

Un peu d’histoire

Ça fait 22 ans que je suis exposée sur la toile, ce qui peut sous-entendre que ma vie l’est également. Durant cette période on peut distinguer plusieurs phases de partages, parfois qui peuvent sembler jusqu’au-boutistes.
Au départ j’ai commencé avec un blog, et la lapidation publique pour “narcissisme honteux” qui est allée avec (c’était le premier blog français après tout), jusqu’à ce que ces petites gens aient l’opportunité de créer leurs Skyblogs quelques années plus tard pour calmer leurs frustrations. A peu près dans le même temps, des cameras pouvaient streamer chez moi de jour comme de nuit. En gros… J’ai fait un business très rémunérateur de ma vie, et peut-être de ma personne, et c’était finalement aussi simple que confortable puisque même si tout n’était pas exposé, je n’ai jamais joué un rôle, j’avais juste à Être. Je passe toute la période Pole Dance Shows où là je me gavais vraiment de tunes alors que j’étais vraiment nulle! 😀 A ma décharge je débutais, j’ai beaucoup progressé depuis, hors caméras lol. Du coup si un jour je sais pas quoi faire j’en referai peut-être, avec mon niveau et les moyens mis en œuvre qui ont carrément évolué ça pourrait vraiment être beau, mais je vais attendre un peu.
Entre tout ça sont arrivés les réseaux sociaux. D’abord Twitter puis Facebook, et plus récemment Instagram.

Les réseaux sociaux: un piège

La manière de partager sur un site est différente de celle de partager sur les réseaux.
Avant de publier sur notre site, le contenu est préparé, travaillé et peut-être réfléchi. Sur les réseaux, ça prend 10 secondes de publier n’importe quoi n’importe comment.
Si j’étais plutôt calme (…) sur Twitter, c’est complètement parti en vrille sur Facebook, et tout est, et reste droit sur Instagram parce que quand j’ai créé mon compte, j’avais déjà appris de mes conneries.
Aujourd’hui je suis à nouveau active sur Twitter et rien ne dépasse. Pour l’instant. J’ai un compte Facebook car j’ai des pages pro mais n’y vais que pour changer ma PP car c’est clairement devenu un truc de boomers sans intérêt. Quant à Insta, je l’utilise à peu près de la même manière que mon site.
Je suis tombée dans le piège de l’immédiateté des réseaux, sans regret car on s’est bien marré, mais comme je dis toujours: les blagues les plus courtes sont les meilleures. Aujourd’hui, l’immédiateté et/ou la spontanéité ne représente qu’environ 20% de mon activité.

Et pourquoi donc?

A cause des gens putain!
Après 22 ans de présence virtuelle, je jure que les gens ont la capacité d’être une nuisance pour plein de raisons. Plein de raisons que j’ai déjà évoquées et approfondies et sur lesquelles je ne reviendrai pas (sauf demande expresse. Vous avez le droit. Ça me fera plein de sujets!). Cela ne concerne pas tout le monde, juste une poignée, mais cette poignée bien patho a une capacité sensationnelle à générer des emmerdes et je n’ai, toujours, ni temps ni envie de gérer la misère morale de la populace.
A cause de l’investissement personnel chiant pour créer du contenu
Étant photographe je sais que quand on prend des photos on ne profite pas de l’instant et qu’on ne garde aucun bénéfice de l’événement ou du lieu. Et c’est bien con. C’est un fait dont je m’accommode dans l’aspect pro de la photo, mais ce n’est plus envisageable depuis quelques années dans ma sphère perso. Ça et l’organisation que la création de contenu nécessite. Clairement j’ai pas toujours envie de m’embarrasser de caméras/drones/trépied/appareils/prout. J’ai fait des tonnes de choses dont je n’ai jamais parlé ici ou ailleurs, je les ai vécues et ça me va tout à fait. C’est le but de toutes activités finalement: les vivre et en profiter.
Par simple envie de protéger ma vie
J’en ai parlé dans une de mes vidéos, malgré tout ce que j’ai pu partager en 22 ans, je reste parfaitement opaque sur certains aspects de mon existence. J’ai ouïe dire sur Pinterest, et j’ai parfaitement le droit d’avoir des sources douteuses 😀 , que les gens ne peuvent pas détruire ce qu’ils ignorent ou un truc dans le genre. Ça a fait écho chez moi car j’ai compris bien vite et à mes dépends, que tout le monde n’est pas bienveillant.

La définition d’objectifs, ou pas

Pour quoi partage t-on? Que partage t-on? Dans quel but? Quelle est notre relation avec les réseaux sociaux? Qu’est ce que cela nous [r]apporte?
En soi, tout est envisageable et tout se fait. Partager sur un sujet précis, une thématique, Internet est d’ailleurs devenu très friand de spécificité. On peut partager de manière parfaitement spontanée tout ce dont on a envie et c’est OK dans l’absolu, comme on peut partager pour des raisons professionnelles ou peut-être même juste pour le plaisir de partager. Ou bien, on peut ne pas avoir besoin de ça voire s’en détacher complètement.
C’est ce que j’ai choisi de faire.
Je n’ai jamais eu besoin (jusqu’ici en tous cas) de communiquer pour mon activité professionnelle sur les réseaux, et je n’ai pas envie que les dits réseaux prennent une place excessive dans mon quotidien alors, je poste du contenu.

Tout dire en ne dévoilant rien sur les réseaux

Je poste du contenu car c’est ce qui va potentiellement amener les gens à s’intéresser à ce qui se passent ici en respectant mes limites.
Pas d’effet d’annonce
Bien-sûr que notre joie à l’idée de partir sur une ile paradisiaque, de participer à un event ou d’entamer un nouveau projet est débordante, mais est-ce nécessaire d’en informer la planète avec tous les désagréments que cela pourrait générer? Absolument pas. Mener à bien un projet, c’est travailler dessus, pas en parler.
Une immédiateté optionnelle
Je ne poste que très peu à l’instant T ce qui ne m’empêche pas que capturer certains instants, sans pression. Cette façon de faire permet de réfléchir à ce qu’on va vraiment poster, comment et quand. Et comme je peux tout aussi bien publier quelque chose dans l’immédiateté si j’en ai envie, l’effet et que finalement, personne ne peut être certain de ce que je fais. On peut poster un selfie pris au boulot, alors qu’on sirote tranquillement un vin californien sur un rooftop à NYC (attention au décalage horaire quand-même si vous faites ça).
Les ellipses
Qui sont un effet d’annonce sans en être un, très utiles quand on ne peut pas se retenir de partager quelque chose à venir (ça arrive nous sommes humains)! Les gens aiment bien donner leur avis, ça peut être une interaction sympa et instructive de leur demander ce qu’ils pensent de votre future voiture/moto ou de votre prochain appart, même si ça n’aura aucun incident sur la suite. Après, on n’en parle plus et on laisse éclore le projet tranquillement pendant qu’ils se feront leur propre idée. Est-ce que ça s’est fait ou pas? Vous seuls savez, eux, verrons peut-être un jour, ou pas, vous n’avez pas de compte à rendre.
Le flou sentimental
Un point d’orgue: gardez les relations amoureuses privées. Et ce n’est pas tant que tout va bien que vous dégusterez les inconvénients de cet étalage mais quand ça se terminera (et ça se termine souvent). Du coup, à moins que cela vous soit égal de prendre des piqures de rappels en vous justifiant de cette rupture auprès d’inconnus sur une longue période en plus de gérer votre deuil, aucun problème. Le cas échéant, il vous restera toujours la solution éprouvée depuis 2002 de mettre votre blog en hiatus et de passer vos comptes sur les réseaux sociaux en privé, ce qui ne trompe personne, avant de revenir dans votre version 2/3/4/5/6.0.
Et quand on en a marre…
Il m’arrive de me couper des réseaux pendant plusieurs semaines sans que personne ne s’en rende compte, et ça me fait des vacances 😉 . Pour se faire, il existe des gens super sympas qui sont community managers. Vous fournissez votre contenu à l’avance et ils prennent le relai sur les publications et sur les likes. Ce n’est pas un service gratuit, mais ça vaut clairement le prix que ça coute!
Une condition sine qua non
Pour que tout ça fonctionne au mieux, et pour que votre contenu garde un semblant d’intérêt, gardez toujours une base vraie. Les gens en vacances h24 coiffés au millimètre qui chient jamais ne trompent personne et je ne sais même pas si ça fait encore rêver quelqu’un, si ce fut un jour le cas.

Conclusion

Peut-être que mon approche semble brutale voire totalement artificielle. Peut-être même qu’on pensera qu’au final ma démarche est malhonnête, mais dans les faits tout ça n’est principalement que de la désynchronisation.
Je ne m’invente pas une vie, je ne joue toujours pas un rôle, quand on me pose une question je réponds (quand je vois le message) et je n’ai pas de compte à rendre, je partage juste du contenu parce que j’aime bien. Les gens qui ne me connaissent pas/plus se font/feront bien l’avis qu’ils veulent, ça m’est égal je ne les connais pas non plus et les langues de pute diront toujours ce qu’elles veulent pour mieux dormir. D’ailleurs croyez tout! Tout est vrai 😛 .
J’espère que ces petits tips vous seront utiles si vous en avez besoin. Prenez soin de vous, cœur sur vos culs.