Confinement – Jour 19 de débauche existentielle

Quand le confinement a été mis en place, je n'étais pas concernée et j'ai donc pu continuer à bosser presque normalement (je dis presque car je passais autant de temps à tout désinfecter qu'à consulter). Mais quand aller chez son psy n'a plus été un motif valable de sortie, il a bien fallu que je me résigne à rester chez moi et à commencer à consulter à distance.

Première semaine de confinement

Alors que tout le monde se jetait sur les rouleaux de papier toilette, je jouissais d'une vie désertée de tout élément indésirable. En gros on était trois dehors et c'était merveilleux.

Le seul truc chiant mais néanmoins nécessaire est que je travaillais dans un cabinet... Complètement réorganisé et pas vraiment accueillant.
Trois patient.e.s maximum par jour avec l'interdiction de toucher quoique ce soit dans les parties communes de la résidence. Lavage des mains à l'arrivée et à la sortie. Retrait de tous les éléments inutiles au fonctionnement du cabinet dans son enceinte = plus aucun élément de déco, pour faciliter la désinfection du lieu entre chaque personne. Mise en place d'une distance de deux mètres entre moi et les patient.e.s, respect strict des gestes barrières et bien sur, interdiction de venir en cas de symptômes, grossesse ou facteur(s) de comorbidité.
Le COVID19 en lui-même ne me speedait pas, principalement car je pense avoir été infectée fin février. Rien de vérifié, si ce n'est les symptômes, leur durée et une patiente testée positive qui a été malade quasi en même temps que moi. A ce sujet je tiens à clarifier un point après avoir été malmenée par quelques personnes bien-pensantes: cette personne est la seule de ma patientelle active a avoir été malade, le fait que j'ai continué à travailler n'a donc pas participé à la propagation du virus. Merci et allez vous occuper de vos fesses :).
Bref, si les faits ne m'angoissaient pas plus que ça, le contexte, lui, était anxiogène.

Seconde semaine

Beaucoup de patient.e.s m'ont collé une vieille pression quand je les ai informés de la fermeture physique du cabinet. Sauf qu'à un moment il faut trancher et surtout: arrêter de forcer la bite.
D'une part les patient.e.s risquaient une amende s'ils/elles venaient (même si étonnamment beaucoup étaient prêt.e.s à dire qu'ils/elles allaient acheter le pain lol), ensuite, persister à travailler de cette façon allait clairement à l'encontre des raisons pour lesquelles ce confinement était mis en place.
En restant physiquement ouvert le cabinet je mettais potentiellement la santé de pas mal de monde en danger. Celle des patient.e.s, celle des habitant.e.s de la résidence (même s'il n'y avait que moi qui touchais les portes et les interrupteurs des parties communes), et peut-être la mienne. Donc consultations à distance pour tout le monde. Ou presque car il y en a beaucoup qui n'adhèrent pas et je comprends.
La chute de 75% du CA, c'est maintenant!
J'aime pas non plus consulter à distance même si c'est un procédé efficace et que je le fais régulièrement, mais à distance... De chez moi, erf...
Du coup ça m'a demandé un effort personnel considérable pour tout mettre en place, sans parler des nouvelles contraintes auxquelles il fallait faire face, notamment les consultations avec les patient.e.s qui doivent bosser ET gérer leurs enfants. Depuis deux semaines, clairement, le sujet prédominant est la gestion des gosses. Sachez que tout est mis en œuvre pour éviter les infanticides ici-bas, et pour les parents qui pensent avoir engendré des petits êtres malfaisants et sournois et bien: coucou la réalité! Non vos chérubins n'ont pas changé, vous n'aviez juste pas encore eu l'occasion de vous rendre compte de leur état naturel. Mais on reste calme, ça va bien se passer alors faites un effort et sortez-les du four s'il vous plait.
Mon activité étant considérablement réduite et n'acceptant pas des masses de devoir rester cloitrée chez moi, j'ai repris des brides de plusieurs to do list mentales pour voir ce qui était à ma portée pour tuer le temps.
Je me suis donc mise à la sculpture plus activement, mais si la fabrication de certaines pièces peuvent prendre jusqu'à 6h, j'en ai vite fait le tour. D'ailleurs si vous avez des idées de trucs à faire, je suis preneuse.

J'ai réorganisé mes tiroirs, mes placards, toujours sans retrouver ma boite à outils (ça me mine particulièrement), j'ai régulièrement fait du feu dans le jardin, nettoyé le radiateur de ma moto au coton tige (j'étais très au fond du seau ce jour là), combattu des vieux démons, repris un peu la clope sans conviction, une par jour quoi.

Je me suis remise à la photo, mais j'ai vite fait le tour du jardin et les fleurs de cerisier franchement c'est chiant.

J'ai refait des shoots aussi, même si j'en ai déjà 50 à trier et que trouver la motivation pour le faire est compliqué.

Troisième semaine

Soit ma deuxième semaine de vrai confinement. Je crois que c'est par là que j'ai commencé à trouver la situation très rude.
D'une part je suis passée Jedi de l'attestation dérogatoire de sortie sans raison valable: je sors tous les jours, plusieurs fois par jour, mais sans jamais croiser personne, ni flic ni gens. J'ai besoin d'air, c'est égoïste mais pas inconscient non plus. Sans surprise, je fais partie de ces personnes qui se sont trouvées une passion soudaine pour le jogging.
Quand j'ai une raison valable d'être dehors, j'entame de grandes discussions philosophiques avec les caissières, la pharmacienne, ou les vétérinaires. En fait je suis clairement en manque de vraies interactions sociales mais si j'ai trouvé ce comportement très étrange me concernant, il m'a bien fallu deux jours pour réaliser que ma vie, je la passe à interagir avec plein de gens. Et là... J'ai plus ça et je n'ai jamais été aussi contente de parler à n'importe qui mais surtout à tout le monde. Vous n'avez pas idée de la vivacité de l'intérêt que suscite chez moi n'importe quelle personne que je vais croiser! Heureusement ça c'est comme le jogging, ça prendra fin avec la disparition du COVID19 :3.
D'autre part... J'ai fait face à la résurgence de mes vieilles habitudes, de geek, mais puissance 1000.
Alors j'ai beaucoup joué... Peu de sommeil, beaucoup de jeu, beaucoup de soda, beaucoup de malbouffe: hygiène de vie zéro pointé. Pour autant ça ne me fait pas bander de vous regarder faire votre workout de balcon même si je devrais probablement m'y [re]mettre.

Quatrième semaine

La geekerie continue de sévir dans l’allégresse la plus totale d'un confinement aléatoire. Je ne sais plus quel jour on est, les journées passent à une vitesse fulgurante dans des univers parallèles divers entrecoupées de consultations. Je vis à moitié le jour à moitié la nuit, tout est normal.
J'enchaine les migraines qui ont décidé de revenir en force. Celles dues aux cervicales à cause de mon accident de moto, car je ne peux plus aller chez le kiné, et les autres que j'impute au stress généré par la situation globale. Ces salopes ne m'ont pas laissé trop de répit, voire aucun et jouer avec la migraine c'est chiant! Il faut savoir faire une pause avant que les nausées ne deviennent trop fortes, sinon tu termines la tête dans les chiottes. Et vomir avec une migraine est de loin la pire chose à expériencer dans cette vie, juste derrière la pose d'un stérilet.
Papa État a biberonné ma société de 1500€ même si j'ai perdu plus du double, je lui suis profondément reconnaissante (pour de vrai). Ça paye mes charges mensuelles, et pour le reste heureusement j'ai quelques économies pour me payer moi mais va pas falloir que cette situation désagréable s'éternise non plus.

Fin de quatrième semaine de confinement

Ce papier toilette est absolument horrible! J'ai l'impression de me torcher le cul avec du papier de verre.

C'est dit.
Hier matin, enfin, quand je me suis levée, j'ai vu ma tronche dans le miroir et quand-même... C'était vraiment pire que d'habitude.
J'ai fait mon tour de moto bi-hebdomadaire pour aller chercher mon courrier. Je me suis trainée la bite, juste parce que je roule tellement peu que j'en profite le plus possible. De toute façon j'ai les pneus sous-gonflés. Hier soir je suis passée devant un miroir après avoir commandé et boulotté une pizza (dégueulasse d'ailleurs) et j'ai vu l'état de mes cuisses... La dernière fois que je les ai vues dans cet état je rentrais d'Allemagne, et ceux qui savent, savent.
Ce midi quand je suis sortie du lit, je me suis dit que c'était vraiment plus possible. Le confinement c'était sympa, mais je me reprends en main sérieusement à partir d'aujourd'hui.
La suite au prochain épisode quand j'aurai retrouvée forme humaine. En attendant, prenez soin de vous!

Et bonne année les gens!

Même pas je suis passée vous souhaiter un joyeux noël... Tout se perd ma pauv' Lucette! 2019 aura été une année pauvre en publications, 2020 n'a pas l'air mieux partie, je dois me rendre à l'évidence, j'ai déménagé sur Instagram.
2019 a aussi été chargée sur tous les plans, de fait je n'ai pas spécialement eu le temps de me poser pour écrire. Bien que ce soit parfaitement vrai c'est aussi une fausse excuse et je le sais bien. La seconde évidence à laquelle je dois me rendre c'est qu'au bout de bientôt 20 ans, je n'ai plus franchement envie d'écrire. D'un autre côté je ne suis pas prête à dire adieu à cet espace sur lequel j'ai tant bossé, espace qui reste aussi fréquenté que je suis absente.
Ça fait deux ans que je pense à le réorganiser. J'ai essayé de trouver une ligne éditoriale mais ça m'est toujours impossible. J'ai franchement la flemme de ne parler que d'un truc. Depuis quelques mois il m'arrive sporadiquement de penser à ce que je pourrai faire de ce site, et j'ai commencé par faire ce que tout bonne geek ferait: le ménage dans les BDD parce que Worpdress c'est quand-même un peu du caca qui fait du dégât sur le long terme, et mettre un coup de balai sur l'interface. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour une geek ça veut dire beaucoup!
Side effect de l'oppressement général de ces dernières années pour diverses raisons, depuis fin 2019 j'ai pété mon câble et j’apprécie le calme et le vide. Fin 2019 marquée aussi par l'omniprésence des séquelles de mon accident de moto, qui ne s'arrangent pas des masses en plus de me rendre assez chatouilleuse.
Tout ça pour dire que je n'écrirai probablement pas plus en 2020, mais je pense me consacrer plus sérieusement à la photo, ainsi qu'à d'autres choses mais je ferai une annonce d'ici quelques jours.
En attendant, je vous souhaite le meilleur pour 2020! Merci d'être présent.e.s en ces lieux, et je vous quitte jusqu'à la prochaine fois avec une grosse mise à jour photo qui vous attend dès maintenant dans l'espace membres... Et d'autres qui vont suivre!
Non parce que tu sais peut-être pas mais j'ai des tas de shootings dans lesquels je n'ai pas encore mis le nez, cumulant un retard glorieux de presque trois ans! En 20 ans je défonce le record de la flemme intergalactique! Pour bien faire je suis également sur pas mal de projets photos et autant vous dire que ça n'arrange rien! Ce qui arrange encore moins tout ça c'est qu'avec la moto je passe le plus clair de mon temps libre sur la route lol.
Bref... A très vite les MinouX! Soyez bien vilains!

Le cas L.

Après Le cas Dominique de Dolto avec toute la valeur intellectuelle qui lui revient nous avons le cas social sus-cité, n’espérez donc rien apprendre ici qui vous nourrisse, si ce n'est votre envie de rire, ou peut-être de vous affligez, mais essayez quand-même de prendre ça sur un ton assez léger.
Ça fait combien... De longues années que je connais L. dont dix passées à l'éviter car c'est une grosse conne très conne.
Si je devais décrire L., et bien... C'est une meuf de base comme on les aime: langue de pute, manipulatrice perverse, égocentrique, narcissique, vénale, prétentieuse et complètement dans le fantasme. Et alors que vous pensez que j'extrapole, je suis au regret de vous dire que je minimise et que la liste est en réalité beaucoup plus longue.
C'est une personne pleine d'aplomb, elle est par exemple toujours dans son bon droit quelles que soient les circonstances. Quand on la connait, on peut supposer qu'il serait d'ailleurs plus agréable de faire face à son anus qu'à sa bouche (encore que personnellement je ne m'y sois pas risquée), par exemple, elle est capable de balancer à un dépressif que sa seule issue sera le suicide puis quand ça lui retombe dessus d'argumenter qu'elle voulait simplement dire que son traitement n'était pas adapté. Oui parce que comme beaucoup de pharmaciennes elle se prend pour un médecin.
Il y a dix ans c'était d'ailleurs une employée de pharmacie pleine d'ambitions. Il lui a fallu rapidement la grande maison dans une bourgade déserte, la grosse Chevrolet d'occasion payée avec l'assurance de la 208 flambant neuve presque accidentellement tombée dans la Garonne, le pseudo grand mariage dans un patelin inconnu de Waze etc. Les gosses ont peiné à arriver, car parfois la nature est pas si mal faite mais heureusement ou pas de nos jours il y a la science.
Quand j'ai vu à quel point elle pouvait être méprisable, toxique et inintéressante, j'ai ouvertement coupé les ponts. Puis 11 ans plus tard... On m'a glissé dans le creux de l'oreille, que d'avoir pondu deux chiards avec les yeux qui se disent merde, elle avait changé.
Okay. On sait, que les gens ne changent pas, mais nous n'allons pas y revenir.
On s'est recroisé, moult fois presque, elle philosophant à gorge déployée sur le fait que par exemple elle voudrait bien que Christian Grey la fouette si elle avait une R8 en contre-partie, et moi la méprisant cordialement.
Mais oui définitivement, elle a changé. Habitant maintenant dans une maison de taule en centre ville, c'est une femme au foyer entretenue qui chie dans des chiottes sèches. L'installation électrique de sa demeure étant autonome et pas aux normes, impossible de faire fonctionner deux appareils électriques simultanément mais c'est pas grave elle se la pète avec son sac Mugler collection 2010 à 120 balles et sa charrette électrique qu'elle recharge chez Ikea. A côté de ça elle élève deux pestes à son image si ce n'est le strabisme. Sérieux les deux sont dans le top des gosses les plus mal élevés qu'il m'ait été donné de rencontrer.
On est beaucoup à se demander comment une femme avec de si grandes aspirations tolère une telle situation à la limite de la précarité et je pense que j'ai trouvé. En fait, elle se décharge de son amertume sur les autres.
La forme a changé ouais, mais définitivement pas le fond. Malgré la surcouche de bonheur qu'elle vend quant à sa consécration existentielle à ses gosses (en même temps, elle n'a que ça), elle est aigrie et elle a beau déployer une énergie phénoménale à faire bonne figure, actuellement, sa vie est tellement insignifiante qu'elle est obligée d'organiser des soirées pour mendier un peu d'importance, même si tout le monde se barre à l'heure du crime et que c'est elle qui doit faire ses propres diapos de photos tellement personne ne saurait quoi dire de positif sur sa personne.
Encore une fois la connaissant elle et son orgueil, il était étonnant d'être convié dans le camping d'un trou perdu en plein mois de novembre, même si perso je me fiche du lieu tant qu'on passe un bon week-end. La salle était dépourvue de fenêtre et de chauffage, le photographe installé à l'entrée était équipé de boites à lumières Ebay et d'ampoules à économie d'énergie. Les pizzas étaient aussi froides que la blanquette (hum délicieux! #ironie) et merci Satan je ne suis pas restée assez longtemps pour m'infliger DJ Marco ou whatever.
J'étais pas venue pour elle, je ne pensais pas qu'elle allait poser problème puisque mon optique était de l'esquiver, chose que j'ai presque réussi à faire. Sauf qu'elle n'était pas dans la même dynamique, et qu'elle a commencé par des petites piques vicelardes jusqu'à atteindre le point de non retour de l'admissible. Ce qu'elle m'a dit, même si cela ne me concernait pas directement a scandalisé tous les gens présents, et moi avec. Je me suis imaginée deux secondes à sa place j'aurais été morte de honte.
J'ai pas répliqué car ce que ça m'inspirait était au-delà du vulgaire et qu'il y avait des gosses mais je suis sortie prendre l'air car j'allais (vraiment) la baffer, et puis finalement, après m'être laissée dire qu'il fallait que j'arrête de bouder, j'ai capté que ça tournait vraiment pas rond tout court.

J'ai passé l'âge de bouder, déjà, ensuite on ne me dit pas ce que j'ai à faire, et puis y a pas de fumée sans indien hein. A un moment donné, vu que la fouteuse de merde est toujours la même, si on arrêtait de dire aux gens qui sont saoulés d'arrêter de bouder et si à la place on allait dire à qui de droit de fermer sa gueule pour voir?
N'arrivant pas à trouver de raison valable de me calmer, j'ai pris les clés de la voiture je suis rentrée, n'ayant absolument aucune putain d'envie de fournir le moindre putain effort pour supporter la putain de présence de cette putain de salope.
J'ai dit au revoir à personne car j'avais la flemme de justifier mon départ, sauf qu'on ne part jamais si discrètement qu'on voudrait, et qu'il m'a été raconté la suite... .
C'est peut-être un résidu de colère qui me fait dire ça mais je suis lasse de ces situations (où je ne suis pas toujours impliquée mais c'est chiant quand-même) et de ces gens. J'ai tellement fait de politiquement correct que j'ai plus envie d'entendre parler d'eux. Dans mon cercle d'ami(e)s j'ai je sais pas combien de potes, j'ai jamais aucun problème. Avec eux au final, et à cause d'elle en partie, y a toujours eu des merdes. En fait on se connait depuis tellement longtemps et on mais surtout ils, sont tellement habitués au comportement pervers de cette personne qu'il faut que tout le monde s'écrase quand elle fait chier sinon ça va pourrir la soirée. Si ça les amuse de fonctionner comme des tordus tant mieux mais perso j'ai contracté une flemme aiguë incurable. C'est sans appel.

Pourquoi une Vulcan?

Suite à quelques questions et commentaires reçus via Instagram, je me permets de rédiger cet article sur ma Vulcan S 650, afin de passer un coup de balai sur toutes les idées reçues qui traînent.

J'ai eu l'étrange et la désagréable impression... Qu'on pouvait penser que mon choix d'avoir cette moto avait été fait par dépit. J'ai trouvé ça super triste et disons le franchement, pas cool non plus. Dans le discours de certains, c'est un peu comme si, si on devait avoir un custom, ce serait tout naturellement une Harley. Je ne dis pas que je n'y ai pas pensé, mais mon expérience avec Harley s'est arrêtée quand en plus d'avoir systématiquement mon genou qui cogne dans le filtre à air il me fallait débourser 20 000 boules pour avoir un modèle presque comme je le souhaitais. Un peu cher pour du presque soit quelques bricoles à modifier, une peinture matte notamment qu'on trouve de série presque partout ailleurs, sans compter que les finitions des Harley laissent à désirer. A ce prix là j'avais l'impression de payer la légende et les légendes, disons le clairement je n'en ai rien à foutre.
Dans le même registre nous avons Indian, où pour une gamme de prix équivalente vous avez des motos d'une qualité incroyable. Encore aujourd'hui je suis en amour des détails de ces machines où rien n'est laissé au hasard.

Mais alors pourquoi pas une Indian?

L'histoire est très courte, le jour où je suis allée chez le concessionnaire pour voir/essayer la Bobber qui correspondait parfaitement à ce que je voulais, le mec qui est entré dix minutes avant moi a embarqué la dernière disponible. Malgré tout les efforts du vendeur je n'ai pas pris la rouge lol. Je ne l'ai pas commandée, je n'ai pas attendu 3 mois qu'elle arrive de Springfield non plus même si l'idée était très sexy. C'est peut-être complètement con mais je suis assez sensible aux signes: pour qu'elle me passe sous le nez aussi insolemment, c'est que c'était pas la bonne.
Quelques années plus tard je vous le confirme, c'est sans regret car je ne me vois pas du tout là-dessus.

Quand-même un custom Kawasaki...

Tu te souviens peut-être de la série Chips diffusée dans les années 80/90? Bah les motos, c'est des Kawasaki KZ! Ok c'est pas glorieux comme référence mais c'était pour dire que la marque fait des customs depuis longtemps, même si ce n'est pas dans ce segment qu'elle se distingue. T'en as même chez Yamaha et chez Honda pour ne citer qu'eux, même si je cherche encore le moteur sur la Rebel (celle là n'était pas sur ma liste: on m'a obligée lol).
Le marché du custom est certes écrasé par les américaines mais il n'y a pas qu'elles.

Le sectarisme à deux roues

Depuis que je fréquente le milieu motard, je croise beaucoup trop de gens qui à couvert de faire des petites blagues pour rigoler hein qui ne font souvent rire qu'eux, sont complètement sectaires pour 90% d'entre-eux. Ceux qui roulent en sportives ne vont admettre que les sportives, pareil pour ceux qui sont en roadsters, les autres, et les customs, et bordel, les névroses identitaires des gens me mettent toujours autant mal à l'aise. Dès fois le sectarisme ambiant se divise même en sous-catégories avec ceux/celles qui n'endurent que la marque de leur moto.
Je trouve ça très con de se cantonner à un genre/une marque de moto et de ne jurer que par celle/celui-là, mais ça n'engage que moi. Je roule en custom, je stunte en CBR, j'attends mon A pour m'acheter une sportive (non je ne revends pas ma Vulcan!) parce que j'aime autant rouler en sportive qu'en custom... Et a priori ça choque beaucoup.
Je n'ai rien contre n'importe quelle moto, je suis capable de baver sur n'importe quoi. Ça ne veut pas dire que je sois frustrée d'avoir celle que j'ai.

Pourquoi la Vulcan et pas une sportive?

Ma première intention, c'est que je voulais rouler. Je confirme: je roule, et malgré mon petit gabarit, faire de la route en sportive est... Sportif. Ceci étant même avec la Vulcan je suis presque obligée de m'arrêter tous les 120km pour laisser mon derrière se remettre de ses émotions. Mais la Vulcan reste une moto très agréable, quel que soit le type de route, en ce sens, mes espérances sont comblées!

La Vulcan, les + et les -

On ne citera personne mais j'en connais quelques uns qui se sont laisser surprendre par ses accélérations, et je suis rarement à fond. Mais, c'est un roadster déguisé en custom après tout ;). Du coup elle est tout à fait volontaire pour se lever, car oui je le répète: tout se lève même les customs, et ça se lève même très bien mais je ne vous encourage pas à le faire.
On peut ajouter son extrême polyvalence étant donné qu'elle est aussi à l'aise sur route qu'en ville. Niveau finitions il n'y a rien à redire. La Vulcan fait partie des motos qui ne rendent pas grand chose en photo (vaut peut-être mieux ça que l'inverse), mais qui s'imposent quand on les voit (surtout en noir... De mon point de vue), j'ai d'ailleurs souvent surpris quelques harleytistes intrigués par mon OVNI en train de la lorgner avec attention et dire que ça a de la gueule pour une japonaise, même si encore une fois, je n'estime pas que ce soit une référence.
Les commandes, tout comme le guidon ainsi que la selle (en option), sont adaptables en fonction du gabarit ou de l'humeur du/de la pilote et en quelques coups de clé on peut même le faire tout seul. Ça a l'air d'un détail mais les commandes sont en avant, et c'est une position plutôt singulière voir même flippante au début. Les commandes en avant, c'est comme conduire sans les pieds, pour celles/ceux qui veulent s'y essayer, vous verrez dans les virages c'est rigolo, surtout qu’en plus elle engage beaucoup.

Concernant les moins, comme toute moto qui se respecte ça fait mal au cul. Elle est aussi raidasse, du coup tu prends vraiment tout dans les lombaires. Et puis les rétros... Sont comme souvent un échec. Après on le sait, c'est un casse-tête pour trouver des rétros sympas et fonctionnels et on a vite fait de tomber dans l'esthétique qui sert à rien voire dans l'hypothétique embarrassant alors... On dira que ceux d'origine sont moches mais qu'au moins ils font le job.
Mais qu'est ce que je lui reproche au final? Rien de bien fou.

Customs = tracteurs

J'espère que ce n'est que les vibrations qui font dire ça à certains, ou alors je ne sais pas sur quoi ils sont montés (à part un vrai tracteur), mais, j'aurais tendance à vous inviter à essayer ce qui se fait depuis quelques années histoire de ne pas passer pour des cons plus longtemps. Je dis ça comme ça ;).

Au final ce post aura tourné en review, mais l'idée de base était que les sous-entendus, je m'en passe. Je ne demande pas d'avis sur ma moto, je trouve ça aussi déplacé qu'inutilement intrusif, de même que je n'ai pas d'avis sur celles des autres non plus, tant que chacun(e) s'éclate sur la route, c'est le principal. Mais pour toutes les raisons sus-citées et malgré quelques points négatifs, non la Vulcan n'a pas été un choix par dépit et si c'était à refaire, je reprendrais la même.

Ma résolution de cette rentrée

Ces dernières années je ne suis pas partie très souvent en vacances. En 2019 j'ai réussi à ralentir un peu le rythme jusqu'à mon accident, ensuite c'est devenu tellement difficile nerveusement parlant (j'en parlerai plus tard) qu'il était vraiment temps que je me casse et prenne du repos!
J'ai eu du mal à me détendre et encore plus à lâcher-prise par rapport aux emmerdes administratives (et parfaitement inutiles) que je laissais derrière. J'ai enchaîné les insomnies en plus des douleurs quasi permanentes aux cervicales jusqu'à me retrouver au bout du bout du rouleau.
C'était des choses que je devais gérer et qui me demandaient beaucoup de ressources, il était donc devenu urgent de me débarrasser des trucs inutiles qui bouffaient mon énergie, en particulier de certaines personnes.
Rien de bien colossal au demeurant, juste des personnes qui traînent ça et là dans mon existence depuis des mois voir des années, mais qui n'ont clairement rien à m'apporter. Ce qui par contre, ne les dérange absolument pas pour se servir. Même si ça faisait un moment que je m'en étais aperçue, comme je ne marchais qu'à peine dans leurs combines ça ne me pénalisait pas plus que ça. Mais cumulé au reste ce "à peine" est devenu "trop".

Entre ceux que j'observe employer tous les subterfuges possibles, discrets comme un troupeau d'éléphants planqués dans les fougères car ils auraient trop de mal à assumer des actions honnêtes. Les autres qui réapparaissent quand bon leur semble sans qu'on les sonne, et le reste que je sais pas ce qu'il fout là (le savent ils eux-mêmes?), après m'être rapidement demandée qu'est ce que j'avais à voir là-dedans il m'a semblé logique de trancher.
Ma frappe est tout aussi radicale mais forte de mon expérience elle est devenue parfaitement silencieuse. Je ne laisse plus à l'Autre le privilège de m'imputer la moindre responsabilité dans ses conneries. Qui plus est étant donné le peu de personnes capables de se remettre en question ça ne servirait à rien de l'ouvrir.
Il n'y a aucun intérêt à être intégrée dans des relations unilatérales, voire pour certaines, incompréhensibles. Je n'arrive pas à composer avec les discours contradictoires et avoir des contacts avec des gens qui procèdent de cette façon me pompe une énergie de malade. Encore pire d'essayer de comprendre pourquoi ils agissent comme ça étant donné que je n'ai rien fait qui aurait pu les y encourager.

Je suis fatiguée d'essayer de comprendre les autres, je pars du principe que si j'y pige rien [et qu'on n'a pas d'explication à me fournir non plus] c'est que ça pue.
La vie est une succession de plein de cycles, tout est en perpétuel mouvement, et je pense que d'un point de vue humain il y a une phase de "rencontre" et une phase de "tri" aboutissant parfois à une "séparation". Mon discours reste le même, à savoir que ce n'est pas si grave de se séparer si on ne s'entend pas.

Je suis rentrée l'esprit plus léger de m'être délestée de ces poids morts, j'ai le sentiment profond d'avoir fait quelque chose de positif pour moi, je l'ai ressenti dès que j'ai pris cette décision: tout ce qu'il était nécessaire de gérer est devenu beaucoup plus facile.
Faire le ménage dans ses relations, c'est un peu comme faire le ménage par le vide dans ses tiroirs: c'est la vie \o/. D'ailleurs ça aussi, va falloir que je m'y colle.