Motivation level -1000

Aujourd'hui fut le jour où j'ai décidé de démouler un article sur mon manque de motivation fulgurant à maintenir ce site en activité... Parce que je ne pouvais décemment pas manquer une occasion aussi belle de jeter à la face du monde une contradiction supplémentaire.
Tout est dit.
Ça fait vraiment longtemps que je bloque, que je ne sais pas quoi dire, que j'en ai plus rien à foutre ou presque (je sais c'est moche, ça va!), que parfois je me force, que ça me fait d'autant plus chier, bref, ce site est une plaie et disons le franchement, à la veille de ses 18 ans, ce site me fait chier.
C'est moche et c'est terriblement moche de dire ça d'un endroit grâce auquel j'ai pu bouffer pendant presque 20 ans et franchement, ça me fait encore plus chier que le reste.
Mais que ça me fasse chier, c'est plutôt une bonne nouvelle. Si ça me fait chier, c'est que j'ai pas trop envie de le laisser tomber malgré tout. L'ennui, et ma principale interrogation, plutôt diffuse ces dernières années mais clairement agressive ces dernières heures, c'est que je ne sais pas quel format pourrait mieux me convenir. Mais ça j'ai envie de te dire que "je ne sais pas" c'est ma réponse fétiche du moment... Depuis quelques mois.
J'ai du mal à me concentrer, j'ai du mal à m'investir dans tout, j'ai du mal à m’intéresser à quelque chose plus de 10 minutes et j'ai du mal à me sentir concernée par tout ce qui devrait me concerner parce que je sais pas et je m'en fous. Mais sinon étonnamment, je vais plutôt bien tu vois, c'est juste que ce qui me motivait à tendance à m'emmerder alors je te laisse imaginer quand quelque chose m'emmerde pour de vrai... Non laisse tomber.
Ce week-end alors que je me faisais violence pour sélectionner les photos que j'allais mettre en ligne (à grand renfort de coups de pied au cul et de coups de fouet)(et peut-être même une petite sodomie à sec), je me suis rendue compte que ça me coutait vraiment mon âme et que ça devenait insoutenable. J'en ai donc fait part à ma Seconde qui comme les coups de pied et de fouet ne suffisaient pas, s'est fait un petit kiff à m'envoyer une gerbe de choses désagréables dans la gueule et autant te dire que vu l'énergie que la bougresse y a mis ça devait faire un moment que ça la chatouillait.

Désagréables mais pas fausses et on va dire que les planètes devaient être suffisamment bien alignées à ce moment là pour que j'en prenne note, fait assez exceptionnel en soi.
Il y a un peu plus de trois semaines j'ai passé pour la première fois mon plateau (oui le super examen moto aussi relou qu'inutile dans la vie), plateau que j'ai loupé en partie à cause du fait que j'étais loin d'être en grande forme ce jour là, mais sur l'instant, j'ai mis la sensation de flottement, ma migraine, ma faiblesse générale et les vertiges sur le compte du stress de l'examen. Bien que je ne stresse jamais dans ce genre de circonstance, je n'étais pas à l'abri du fait que ça puisse m'arriver un jour malgré tout donc pourquoi pas mais à dire vrai même en y repensant, j'étais bien loin d'être angoissée, je ne suis jamais arrivée à ce point les mains dans les poches que pour cette épreuve. Et j'ai loupé mon plateau, pas par excès de confiance et pas de beaucoup mais de manière indiscutable quand on a un examinateur doté d'un œil de lynx. Ici donc moi et ma nonchalance sommes parties piquées au vif en boudant.

Oui parfaitement: en boudant. Encore une fois je ne suis pas mauvaise perdante mais à cause du boulot que représente cette saloperie de plateau, je l'ai hyper mal pris. Je quitte le centre d'examen avec une boite crânienne qui menace d'exploser à tout moment, fait que je mets sur la contrariété même si encore une fois, jamais de la vie je ne me suis contrariée sur un détail comme ça, je rentre chez moi et je dors.
Presque jusqu'au lendemain où je vais passer une journée ignoble avec Migraine devenue tellement ingérable que j'en ai du mal à parler. C'est un peu "gros" pour une simple contrariété et effectivement, après vérification ma tension indique que je suis presque morte. Ok j'exagère mais pas de beaucoup, là pour le coup de toute ma vie elle n'a jamais été aussi basse... Fruit de plus d'un an sans vacances probablement, et avec mon rythme et tout ce qui s'est passé c'est vraiment pas top.
Une semaine pour faire passer cette migraine et commencer à faire remonter ma catastrophe de tension, et une semaine quand tu souffres atrocement c'est très long... Mais ce n'est pas ce qui m'a empêché d'avoir mon plateau cette fois (et de savoir ce que ça faisait d'avoir la pression pour un examen AHAHAH). Aujourd'hui cela fait donc plus de trois semaines et ma tension n'est toujours pas redevenue normale, ce qui explique probablement cette lassitude générale, ce manque d'entrain et surtout mon manque de motivation catastrophique. La Seconde n'avait donc probablement pas tord lorsqu'elle m'a jeté ses seaux de caca dans le nez, en tous cas, ça a raisonné assez cette fois pour que je prenne la décision de m'octroyer des vacances, virtuelles dans un premier temps, avant de prendre les vraies. Il y a quelques temps c'était la grande mode de se "déconnecter", il est temps pour moi de suivre la mouvance avec un peu de retard.
Étant donné que de me forcer à faire des choses pour ce site me coute plus que ça n'a d'effet concret, je vais donc disparaitre le temps de retrouver un peu de motivation pour mieux remettre ce site en route, si tant est qu'elle revienne un jour et là maintenant tout de suite je n'en mettrai pas obligatoirement ma main à couper. Cette pause ne tombe pas forcément mal car on m'a mise sur un gros projet qui va nécessiter toute mon attention pendant quelques temps, de même que j'ai des choses très chiantes à gérer, et si c'est pas les MAJ d'AudiaXNet qui m'auraient trop emmerdées au moins je suis débarrassée de cette tâche de fond quotidienne et castratrice qui me harcèle afin que je m'occupe de mon site.
Pour être informé de mon retour en ces lieux je vous invite à vous inscrire à la newsletter (barre de droite pour les desktop users et tout en bas pour les devices mobiles), en attendant, tenez vous presque bien mais pas trop et prenez soin de vous!

Xoxo

Quand les Autres deviennent toxiques

C'est pas que je ne m'étais jamais rendue compte de la capacité des Autres à être toxiques, je fais malheureusement partie de ces personnes qui peuvent se faire très vite empoisonner par ses semblables de base (et encore j'ai fait vachement de progrès!). Par contre je commence à comprendre pourquoi malgré les progrès que j'ai fait je ressens toujours un étouffement à un moment ou à un autre, de même que j'ai décidé d'arrêter de croire que c'était moi et ma nature "asociale" la grande responsable de mes maux et des maux de tout le monde en passant.
A ce sujet, en 2018 j'ai décidé d'arrêter de me prendre pour une conne, car non, effectivement, je suis bien loin d'être asociale, il m'aura fallu moult événements, récents pour la plupart, pour m'en rendre compte, ainsi qu'un énorme, bien en évidence sous ma gueule et qui dure depuis des années: mon boulot.
Concrètement, tu ne peux pas travailler avec l'humain, tu ne peux pas à ce point avoir à cœur de mettre 200% de tes compétences professionnelles au service du mieux-être de l'Autre et t'afficher en tant qu'asociale, c'est un non-sens absolu, d'autant plus que je ne me force jamais. Plus récemment, j'ai découvert que je pouvais tisser des liens très simples et tout à fait sincères avec des inconnu(e)s que j'ai plaisir aujourd'hui à croiser quasi au quotidien. On échange trois mots, peut-être, et c'est tellement agréable. Je suis également parfaitement capable de nouer d'authentiques amitiés avec des personnes nouvellement rencontrées, c'est même quelque chose que je fais très naturellement, dans une certaine mesure puisque je ne suis bien évidemment toujours pas le fil de l'amitié.
C'est comme si des œillères m'étaient tombées, et si j'avais tendance à ranger les gens principalement dans deux catégories, aujourd'hui et depuis quelques temps, j'en considère beaucoup plus, peut-être d'innombrables, et tu peux pas savoir à quel point je me sens en accord avec l'idée qu'il y a 50000 types de liens soit autant qu'il y a de gens avec qui tu as des contacts. Je n'ai malgré tout pas pu revenir sur le fait qu'il y ait des personnes avec qui on pouvait s'entendre et d'autres non, ce qui m'a fait me rendre compte que j'entretenais involontairement des relations toxiques.
J'ai toujours pensé que certes, dans les relations au sens large, il pouvait y avoir une nécessité d'ajustements, ce qui concrètement est effectivement essentiel mais, jusqu'à quel point?
Déjà... Je me suis demandée pourquoi j'étais souvent à l'origine de la mise en place de "stop". Les personnes en face avaient pourtant des comportements qui me dérangeaient et qui je pense n'auraient pas dérangé que moi, mais c'était plus fort que moi je ne pouvais que conclure que c'était de ma faute puisque c'était un fait établi que j'avais un caractère difficile étant un peu asociale sur les bords, et si ce n'était pas moi qui mettais ça au fait, c'était les autres. Car c'était devenu un fait établi, étant donné que j'étais la première à dire que j'étais asociale, les autres le croyaient, alors qu'ils admettaient sans mal qu'ils n'avaient jamais rien vu d'asocial chez moi. Toujours est il que, c'était l'explication universelle, tous les problèmes, tous les conflits résultaient de mon comportement difficile et chez moi, cela se terminait dans de la culpabilité qui a fini par me bouffer, très fort ces derniers jours, avec tous les reproches qu'on peut se faire quand on se sent coupable de quelque chose. A l'inverse, les ajustements qu'on pouvaient me demander ont souvent été sur la base que ce que je faisais n'était jamais assez, jamais comme il fallait, finalement, jamais comme les gens voulaient, ce qui n'a évidemment pas arrangé ma culpabilité. Il était donc bien logique qu'à force, je pète un plomb, même plusieurs, d'un coup et très violemment. Pétage de durite dû à un trop plein, catalysé par une mise en contraste d'un fait extérieur que je vais expliquer un peu plus loin.
Avant tout, je me dois d'expliquer un détail, qui a d'ailleurs pesé lourd dans la balance quant au fait que je me catégorisais d'asociale à tord, à savoir qu'objectivement et en plus des faits cités plus haut, j'aime toutes les personnes qui sont dans mon entourage proche (dont quelques personnes à des centaines de kilomètres). Un peu fort de chocolat pour quelqu'un qui n'est sensé aimer personne hein? Ouais, c'était aussi pour ça qu'il était temps que j'arrête avec cette étiquette. Je suis tout à fait en capacité de leur dire que je les aime et bien que cela ne soit pas le même amour cela reste la même trame. Ce sont des personnes que j'aime vraiment et sincèrement pour qui elles sont. Je me permets maintenant de déposer ce lien ici, pour éviter d'une part que cet article fasse encore 5000 signes, pour bien modéliser la trame dont je parlais plus haut et pour rentrer un peu plus dans les détails de ma conception du sentiment d'amour.
Autant te dire qu'il va m'être bien difficile d'étouffer une personne comme certain(e)s peuvent le faire avec moi, étant donné que le seul effet que ça me fasse est un dérangement profond. Par contre, cela ne m'a jamais empêché de faire savoir que j'étais embarbouillée par ce type d'attitude, me faisant passer pour une ingrate puisque comme cet étouffement ou ces volontés extérieures étaient des preuves d'affection il était inconcevable pour les requérant(e)s que je ne les accepte (subisse?) pas. Comme je les refusais en me convaincant toujours un peu plus que j'étais une personne difficile, je culpabilisais. Et au bout d'un moment donc, au bout de nombreux mois... J'en ai eu assez de ce schéma d'auto-flagellation tout aussi toxique que le reste et je pense que c'est ce qui m'a fait exploser. Ça m'a fait mal, mais c'était un mal nécessaire.
Arrive ici l'élément catalyseur.
Cette composante ne nécessite pas que je m'y attarde, j'ai juste décidé, de moi-même, d'accorder ma bienveillance à quelqu'un parce que cette personne avait une certaine valeur à mes yeux. En ce sens, on peut donc considérer que je l'aimais, encore une fois, d'une certaine manière. Je ne me suis jamais imposée, tout en lui apportant un soutien et en lui donnant quelques outils pour aller bien. J'ai répondu à sa demande, sans anticiper ses besoins qu'elle seule connait mieux que quiconque. Et puis, à force d'observation, je me suis rendue compte que cette personne avait vraiment du mal à me donner une place (sans que j'en ai demandé ou souhaité une!), mais qu'en plus je n'étais pas réellement respectée en tant que personne non plus, alors j'ai décidé de laisser tomber. Pas parce que je n'arrivais pas à obtenir ce que je ne convoitais pas, mais parce que j'ai eu la nette impression que cette sensation d'être "en butée" m'obligeait à admettre que mon devoir était accompli. Il ne restait donc plus qu'à lâcher la corde, chose que je maitrise assez bien même si c'est pas toujours plaisant, le plus pénible là-dedans étant que la personne s'acharne à la faire exister alors qu'elle même n'y croit plus non plus.
C'était pas une expérience très agréable quand je fais le bilan, mes actions ayant été je pense, bien trop interprétées de travers, mon ego me soufflant souvent dans le creux de l'oreille que je mérite d'être mieux entourée et d'aider des personnes qui ne me traiteront pas comme si je n'étais rien (et il a parfaitement raison au demeurant), mais je l'ai fait, je ne le regrette pas et ça ne va pas m'empêcher de continuer ma route. S'il y a bien un truc dont je suis convaincue, c'est que chaque personne qu'on croise et que chaque épreuve (ou exercice) qui nous tombe dessus, est là pour nous apprendre quelque chose en nous donnant l’opportunité de nous améliorer.
Ici j'ai accepté qu'on me tienne a distance, je respecte car il doit y avoir des raisons bien que je les ignore. J'en connais beaucoup, et j'en eus connu des tonnes qui auraient chié des caisses de ce fait (beaucoup dans mes patients d'ailleurs), à base d'on me prend pour un con, on m'aime pas, cette personne est une manipulatrice. J'en ai parfois fait directement les frais et ça aussi, j'ai décidé de m'en défaire car cette vision de l'affection biaisée, à mon age, me fatigue et me gonfle au plus haut point.
Des manipulateurs et des manipulatrices, vous n'en croiserez pas beaucoup dans votre vie, par contre, quand les gens sont en détresse affective, c'est la raison qui est le plus évoquée alors qu'en fait les dites personnes manipulatrices n'ont souvent juste pas voulu plier devant la personne qui se plaint d'en avoir été la victime. On est presque en droit de se demander, qui tente de manipuler qui, finalement.
Je peux citer aussi l'exemple de ma meilleure amie, où devrais je dire, de mon ex meilleure amie.
Ça faisait déjà quelques années que je courais derrière, que c'était toujours moi qui appelais ou qui proposais des choses. Il y avait environ 3/5 jours de battement pour avoir une réponse à un SMS, les appels je n'en parle pas, quand elle décrochait, c'était il y a 4 ou 5 ans, quant au fait d'organiser ne serait-ce qu'une sortie fallait que je pousse comme une forcené. Ma mère est tombée malade et je n'ai eu aucun support de sa part, à part le jour des funérailles où elle m'a honoré de sa présence, mais je vous dirais qu'aussi moche que ça puisse paraitre, les funérailles de la Reine Mère furent bien moins douloureuses à vivre que les longs mois où je l'ai accompagnée dans sa maladie. En mettant tout ça bout à bout, j'ai lâché. Bien avant les funérailles en fait. Les gens ont envie ou n'ont pas envie. Peut-être était-ce une vengeance, mais comme j'en ignore (encore) les raisons j'en déduis que cela ne me concerne pas et que pour ne pas vouloir s'expliquer, la situation lui convient très bien comme ça. Elle est libre, et moi je suis libre de ne pas faire vivre une meilleure-amitié qui n'existe plus depuis longtemps. Je ne pense pas qu'elle se soit foutue de ma gueule, ni que ce soit une mauvaise personne, on a peut-être juste plus rien à se dire. C'est quelqu'un que j'ai aimé très fort et que j'aime et respecte toujours aujourd'hui, même si c'est forcément différent, mais si elle est heureuse sans moi, alors ça me va. Cette rupture m'aura permis de me concentrer sur les personnes qui avaient vraiment envie d'être , des gens qui répondent à mes appels/SMS et qui acceptent qu'on fasse des choses ensemble sans que j'ai à suer sang et eau pour les trainer quelque part, et qui me proposent des choses aussi. Voilà comment un truc a priori moche peut avoir d'heureuses conséquences. Le lâcher-prise à d'ailleurs toujours des répercussions quasi magiques.
Tout ça pour dire que, même si mon catalyseur n'est aucunement en rapport avec le reste et encore moins l'anecdote avec mon ex meilleure amie, il m'a fait me rendre compte que si je mets peut-être beaucoup de "stop" avec certaines personnes, je n'en reçois pas en retour car s'il y a bien un truc qu'il serait vraiment abusé de me reprocher, c'est que j'exige des choses des autres. Au contraire, je les laisse venir et je les laisse être. Ça ne m'intéresse pas de modeler les gens à mes volontés.
J'en suis à un stade de ma vie où j'aspire plus que jamais à la tranquillité, et je n'ai pas à m'octroyer des tares qui ne peuvent définitivement pas m'être imputées, ni par les autres, et surtout pas, bêtement, par moi-même. Je suis finalement bien comme tout le monde: une personne sympa qui ne l'est plus quand on lui marche sur les pieds. J'ai besoin de mon espace, je veux être entourée de personnes qui me respectent avec ce dernier, comme je les respecte avec le leur et à partir de maintenant, je ne prendrai plus la responsabilité d'un comportement déplacé à mon égard car finalement, ça a fini par bien me bouffer, et ça n'a aidé personne (si tant est que quelqu'un ait le sentiment de devoir être aidé mais ça c'est une autre histoire et ce n'est pas le sujet).
Malgré tout, je ne rejette pas tous les tords sur les autres, j'ai une immense part de responsabilité dans le fait que j'ai pété un plomb, et c'est ce que je corrige à partir de maintenant. Je ne veux pas qu'on m'oblige à me synchroniser sur un rythme qui n'est pas celui dans lequel je suis à l'aise, et je n'accepte plus d'être contrainte à le faire, je ne l'ai jamais exigé d'un tiers par conséquent je ne vois pas pourquoi j'accepterai qu'on le fasse avec moi, c'est inacceptable. Je ne veux pas mettre de côté mon cheminement (qui, en ce moment, est vraiment crucial et déterminant pour le coup) pour faire plaisir à qui que ce soit, ou par peur de déplaire et de passer pour ce que je ne suis pas. A un moment, il appartient à chacun(e) de savoir ce qu'il/elle veut, personne ne vous en voudra pour ça. Mon cheminement, qui résulte des événements qui se sont produits et se produisent dans ma vie, ne peut pas convenir à tout le monde, j'en suis consciente, jusqu'ici j'ai pris beaucoup de responsabilités (parfois... Invraisemblables d'ailleurs!) sur mes épaules au point d'en avoir des douleurs dorsales infernales pendant des mois, des années (qui m'ont quittée dès lors que j'ai pris conscience de tout ça CQFD), parfois justifiées mais souvent pas du tout. Maintenant, chacun est libre d'agir en fonction de ce qu'il veut, ça a d'ailleurs toujours été le cas. Une chose est certaine, je ne suis pas là, pour correspondre à ce qu'on attend de moi, je suis qui je suis et c'est à prendre ou à laisser.
2017 m'a démonté, ça a été la pire des années de ma vie et comme la pire des années qu'il peut y avoir ça s'est très mal terminé, mais j'avoue que même si j'aurais profondément voulu que tout cela n'arrive pas, ça m'a rendu beaucoup plus forte, et je suppose donc que cette remise en place dont il est question ici-même est une suite logique parmi d'autres et que ce n'est pas la dernière car beaucoup de choses doivent encore être réglées.
Ce n'est pas parce que je n'en parle pas que rien ne se fait, ceux qui me connaissent savent que de toutes façons, j’œuvre toujours en silence car je n'ai aucun compte à rendre. Je veux vivre ce que j'ai à vivre, évoluer à ma façon, comme je l'entends et si personne ne s'est demandé si ça me plaisait de faire cet apprentissage, préférant interférer avec des volontés diverses qui n'étaient pas les miennes, et bien ils peuvent bien en tirer les conclusions qu'ils veulent, m'affubler de tous les noms d'oiseau qui leur plairont, après cette explication s'ils brodent, cela ne pourra concerner qu'eux.

Aux inconnu(e)s

Il y a quelques jours j'ai vu un article passer sur ma TL, et venant de qui ça venait, je pense que c'était un peu pour que je tombe dessus ;). Ça disait qu'il fallait pas rester seul quand on allait mal, que le fait d'être isolé pouvait empirer les choses, ce genre de trucs. Et il m'a donc fallu quelques jours pour y réfléchir car, c'est pour moi la meilleure période pour me torturer la cervelle.
Actuellement tout va à peu près mal et les gens qui me détestent ici mais qui viennent me lire car ils sont aussi complètement cons peuvent se réjouir car je pense pouvoir dire sans trop me tromper que tout le mal qu'on peut me souhaiter me tombe dessus à tous les niveaux. Je n'irai pas plus loin dans les détails, l'idée qu'on puisse se branler sur mon site me dérange un tantinet.
L'article en question n'était pas totalement faux, ni totalement vrai car chacun sa manière de s'isoler.
Oui, effectivement quand je vais mal je m'isole. De base j'aime beaucoup être seule, ensuite j'ai besoin de calme pour trouver une solution à ce qui se passe, et quand je n'en trouve pas, ça me rend folle. Presque au sens propre, ou vraiment au sens propre. Ça me rend dingue jusqu'à ce que je trouve, ou jusqu'à ce que je me résigne au fait qu'il n'y en ait pas, ce qui me met en rage et c'est déjà arrivé qu'il me faille quelques mois pour retrouver mon état normal. Parfois dans un moment d'égarement, je peux me tourner vers une personne proche, mais souvent les réponses qu'on m'apporte me rendent encore plus dingue par conséquent je préfère y penser avant d'aller vers qui que ce soit pour finalement rester dans mon coin, ce qui ne veut pas dire que j'ignore systématiquement les gens quand ils viennent vers moi pour autant.
C'est pas que je renie ou que je laisse tomber mes proches, carrément pas, mais c'est comme ça que j'ai toujours fonctionné et parce que vous plus que n'importe qui pouvez savoir à quel point je peux être fort très hyper détestable quand ça ne va pas... Il vaut mieux prendre cette volonté temporaire de s'isoler, ou cette prise de distance pour un acte de... Préservation? On va dire ça comme ça. Le besoin d'être seule n'est pas la même chose que d'être seule. De simplement savoir que je ne le suis pas peut parfois me suffire à me faire beaucoup de bien.
Pourtant le paradoxe là-dedans est que je ne refuse pas toutes les mains qui se tendent quand tout va mal, même aujourd'hui. Peut-être que certain(e)s vont râler en lisant ça, notamment mes proches et d'autres personnes que j'estime énormément, mais il me semble pourtant qu'on s'est rencontré de cette manière, il y a quelques années maintenant ou presque deux décennies parfois.
Reste à savoir pourquoi quand je ne vais pas bien je vais me tourner plus volontiers vers des inconnu(e)s et d'emblée, je peux déjà dire que c'est plus un "problème" de fond que de forme.
Les proches cherchent toujours ou très souvent une solution pour vous, pourtant personne ne m'en a jamais apporté une qui me convenait et/ou à laquelle je n'avais pas pensé. Ils veulent vous aider alors que vous vous aidez déjà vous-mêmes. Ils vont souffrir de vous voir mal, ce qui aide encore moins. L'empathie oui, mais la souffrance c'est pas nécessaire non plus. Tout ça n'est en rien une critique, c'est bien normal de vouloir aider et de vouloir se rendre utile dans des cas comme ça mais ça ne m'aide pas et parfois ça me fait même culpabiliser et souffrir encore plus tellement c'est un échec, quand ça ne provoque pas simplement un conflit. Souvent ils oublient simplement de demander comment ils pourraient faire pour vous aider, ce qui pourrait pourtant être un peu plus efficace, sauf que dans le cas présent je ne sais pas comment on pourrait m'aider et qu'il n'y a rien pour m'aider, concrêtement.
Se place ici l'Inconnu et l'Improbable.
Dans ma malchance ou dans mon désarrois, le hasard à toujours été de mon coté enfin presque... Mais c'est toujours dans les périodes les plus merdiques de ma vie que j'ai rencontré des personnes fabuleuses. La plupart sont encore là (oui c'est de vous dont je parle plus haut oui), d'autres non mais quoiqu'il ait pu se passer j'en garde d'excellents souvenirs exempts de toute rancune. La vie est ainsi faite que nous ne sommes pas toujours câblés pour nous accompagner durant toute une vie et dans tous les cas, rien n'est jamais obligatoirement définitif non plus.
Pour en revenir au fait de saisir les mains improbables et donc inconnues qui se tendent, l'idée n'est pas de les accepter toutes, et n'ayant aucune idée de la manière dont je fais le tri (si ce n'est de tej' fissa les Jean-Claude Duss) on va dire que j'y vais à l'instinct. A partir de là, ce qui va faire la différence entre mes proches et les autres, c'est le désintérêt. Oui: le désintérêt. Que mes proches se rappellent qu'avant, qu'au début, ils n'ont pas essayé de me sauver.
Si vous ne les attendiez pas, vous n'en attendez rien non plus et ils n'attendent rien de plus de vous (donc pas que vous alliez mieux grâce à eux, souhait implicite émanant souvent des proches CQFD).
Bien-sûr qu'il va y avoir le passage ouin-ouin compatissant, oui je sais, je vais encore reprendre un "courage" dans les dents (faut arrêter de me dire ça, mes oreilles vont finir par vous vomir dessus, trouvez autre chose mais pas "courage", par pitié), mais après ça, ce sera terminé, et peut-être même que la cause de votre mal-être va devenir un sujet toujours existant mais secondaire, ce qui n'est pas si mal quand on est dans une problématique inextricable. Partant de là, ça devient hyper bénéfique.
Les liens prennent des formes diverses, mais ils sont toujours dans le présent. Je ne me pose aucune question, je prends et je donne ce qui vient, et si personne n'attend rien, personne n'a rien à gagner si ce n'est de passer un instant en dehors de l'espace temps. La simplicité de ce genre de relation que je n'ai aucune envie de catégoriser est une rafale d'oxygène que tu prends en pleine tête. C'est la trace de blanche qui arrive après la dernière qui date d'un an, sauf qu'au lieu de finir en version 2.0, tu te retrouves au level 1.0 soit ton état habituel et c'est déjà pas mal, c'est même la meilleure des choses qui puisse t'arriver ici.
Bref, ça ne change rien à ce qui nous fout sous les cailloux mais quand il n'y a pas d'issue, rien peut devenir beaucoup.
Au final je pense que c'est l'équilibre des proches et des inconnu(e)s bienveillant(e)s que je cherche pour m'aider et chacun à un rôle qui compte.
Je ne me suis pas relue mais je crois que c'est ma bizarrerie la plus bizarre sur laquelle j'ai dû blablater ici-bas (non mes envies de génocides ne me semblent aaaaaaabsolument pas plus étranges que ça #prout), il est fort probable que j'eus été bien maladroite et que mes propos puissent être interprétés encore plus de travers que d'habitude, mais j'invoque la close fatigue pour ma défense.
Merci à toutes les personnes qui sont là d'être là, dans tous les cas <3.

Salut ma vie! Ca faisait longtemps!

Bonjour les gens, j'espère que vous allez bien. Ça fait une tire que je ne suis pas venue ici pour autre chose que de faire acte de présence.
Il semblerait que nous soyons sorties du tunnel, je dis bien, il semblerait car comme on le sait: tout peut toujours basculer en quelques secondes, et que j'ai récupéré un semblant de vie.
Concrètement, je n'ai tout simplement pas eu de vie ces 6 derniers mois, tout a été plus ou moins mis entre parenthèses parce que j'ai pas eu trop le choix et ce que je n'ai pas voulu mettre entre parenthèse fut fait dans la souffrance = j'ai laissé tomber avant de me dégouter de tout.
Ça n'a pas été une partie de plaisir, rien, et j'ai du renoncer à tout ce qui composait mon existence pour la consacrer à 90% à une tierce personne, chose que je ne regrette absolument pas mais qui a fini par me faire dégoupiller. Dans l'état où j'étais quand tout à commencé je n'ai pas su comment j'arrivais à tenir jusqu'à ce que je me rende compte que j'avais débranché pas mal de câbles si ce n'est la quasi totalité, fait pouvant paraitre assez perturbant au prime abord, mais dont je me fiche au final car je suis bien trop saoulée pour me poser des questions. J'y suis arrivée, c'est le principal.
Je commence à reconnecter les plus importants, ça me fait du bien, j'en ai mis d'autres de côté car je ne sais pas quoi en faire pour le moment, et je suis, je l'avoue, pour l'heure absolument infoutable tant je ne tolère rien qui vienne d'un tiers. La seule obligation que j'ai toujours gardé est le boulot, c'est même ce qui m'a le plus aidé à tenir, c'est encore la seule que je garde et les autres je ne veux pas/plus en entendre parler ni même savoir qu'elles existent. J'ai passé 6 mois à en baver, pour le moment je ne vais nulle part sauf là où j'ai décidé d'aller, je fais ce que je veux c'est parfait.
Si tu veux un cours d'égoïsme pêchu, tu sais où me trouver.
J'ai été super soutenue comme super seule, c'est le genre d'épreuves qui te fait faire un tri implacable dans ton entourage, tout comme il te pousse parfois à voir plus loin que le bout de ton nez, ce qui n'est pas si mal dans les deux cas. Je serai éternellement reconnaissante aux personnes qui ont été là, même de loin, et pour le reste on se quitte ici, par effet de contraste je ne trouve pas ça très grave de ne plus avoir envie d'entendre parler de vous ni même d'avoir vent de votre existence, ce qui comporte ici aussi la sempiternelle famille.
Ah oui en 6 mois y a eu du monde pour brailler au téléphone et pour planter des grands discours. C'était chouette, ça n'a servi à rien, et pendant que l'une était en train de mourir et que l'autre en chiait en perdant pied sous la masse de choses à gérer (administrativement et émotionnellement aussi) qui a pris quelques jours de sa retraite pour venir me donner un coup de main? Personne, j'ai tout pris dans la gueule, seule.
C'est donc après ce triste constat que j'ai décidé de ne plus répondre au téléphone et c'est il y a quelques jours que j'ai décidé de les rayer de la carte. Ça fait bien longtemps qu'on ne s'était pas à ce point foutu de ma gueule. La reine mère a pris le relai à ma très grande surprise d'ailleurs et a expliqué patiemment à tout le monde pourquoi j'étais injoignable et pourquoi il n'était pas à l'ordre du jour que ça change. Étonnamment toujours tout le monde a compris et a copieusement culpabilisé. Maintenant que cette étape est pliée et qu'il n'y a plus rien à faire, c'est sur, c'est plus facile d'admettre qu'on a de la merde au cul. Affaire close.
Bref, j'ai recommencé l'urbex et je passe beaucoup de temps à fouiner, ça me fait prendre l'air et je n'ai besoin que de ça en ce moment. J'ai plein de photos à vous montrer et peut-être des vidéos aussi et nom de dieu que ça fait du bien.


Session 1

Session 2

Et j'ai pas fini.
Je prends l'air en moto aussi, toujours sur un plateau à mon grand regret. Les jours où je n'ai pas de leçon je médite...

J'ai développé une nouvelle technique de respiration intra-casque. Ca m'aide, et j'ai hâte que ce permis se termine. Si j'étais vraiment-vraiment décidée sur le choix de la moto je l'aurais déjà, ce qui serait une très bonne mauvaise idée, en tous cas je me le rappelle souvent pour rester sage. J'en suis au stade de désespoir ou le parcours lent m'amuse, bref, j'ai grande envie d'aller sur la route O.O.
Bonne soirée le monde! Paix et amour dans ton cul, je suis de retour \o/.