Retour au pays des merveilles

Ça fait des années que mon activité virtuelle ne m'avait pas autant emmerdée et deux bons mois que je me pose sporadiquement quelques questions. Est-ce que l'Internet a fait un formidable u-turn intellectuel? Est-ce que j'ai définitivement passé l'âge et que ces conneries m'emmerdent? Est-ce que je ne supporte vraiment plus les gens? J'en passe. Le truc qui était très clair par contre c'est que j'allais pas passer du temps à m'agacer sur de la merde.
Depuis que j'ai quelques followers sur Insta je m'énerve presque une fois par semaine car je reçois des trucs complètement cons, carrément inappropriés voire les deux. Le genre de propos que je n'ai quasiment jamais reçus, si ce n'est en 2000 et celles/ceux qui sont là depuis le début savent que c'était pas glorieux.
Pour faire bref, entre les remarques sur mon physique, celles sur mon attitude, les interprétations de caniveaux et le reste, j'ai d'une part l'impression d'être la meuf qui s'ulcère tous les quatre matins, parfois j'enfile l'accoutrement de la donneuse de leçons, et d'autres j'endosse carrément le rôle de la mère qui fait l'éducation de la basse cour. Majoritairement, je laisse pisser mais des fois c'est compliqué de ne pas réagir tellement c'est gros alors que franchement, c'est pas mon rôle, de même que je n'ai aucun devoir de prendre sur moi les problèmes comportementaux des autres.
C'est après que Dumbo (on en parlera une prochaine fois) m'ait sortie de ma sieste en balançant sa caisse de jouets sur mon plafond que mes neurones se sont alignés. J'aurais jamais cru que ce gosse, qui n'est pas le mien, me soit utile un jour. Pour autant, je souhaite toujours qu'il se casse une jambe. Gentiment hein, une petite chute ira parfaitement.

Si j'ai encore une activité virtuelle au bout de presque 20 ans, c'est parce que j'ai presque virtuellement fait fermer la gueule de tout le monde. Jamais je n'ai retiré complètement les possibilités de me contacter car je reste ouverte aux échanges constructifs, mais pour le hater de base ou le trouduc qui veut ramener sa fraise inutilement, c'est hyper décourageant d'appuyer sur contact et d'écrire un vrai message #tips.
Je n'ai absolument rien à branler des missives insultantes que je reçois environ trois fois par an. Par contre, sans me croire au dessus du panier car je suis forcément la conne de quelques uns, je ne supporte pas de subir la connerie ambiante et le manque d'éducation. C'est pour ça que je me suis coupée des réseaux sociaux. Je traine assez peu sur FB qui n'a pas évolué depuis que j'ai quitté le navire, et ça m'oppresse toujours autant de voir des partages de trucs négatifs dans ma TL. Quant à Twitter c'était la rage (pas d'autre mot) inutile et dirigé contre tout qui a motivé sa désinstallation de mes devices même s'il est vrai que j'y suis ponctuellement active depuis peu. Mais ce retour s'est fait après avoir passé mon compte en privé ainsi qu'en ayant gardé uniquement les personnes avec qui j'avais le plus d'affinités. D'ailleurs Twitter est presque redevenu le monde merveilleux qu'il était il y a 12 ans.

Sur insta le problème n'est pas dans les commentaires puisque chacun rapportant des followers à la personne qui s'y colle, tout le monde fait bonne figure. Mon problème sur cette plateforme c'est les réactions sur les stories, fonctionnalité qu'on ne peut pas enlever sans pénaliser notre communauté. Le souci DM sur insta m'emmerdait déjà car c'était super mal branlé, là si en plus je dois éponger la fange des réactions c'est mort.
En fait j'ai passé bientôt 20 ans en ligne avec des communautés très réduites sur les réseaux sociaux, et avec les commentaires fermés sur mon site. J'étais donc presque à l'abri de ces réactions "à chaud", inutiles et déplacées. Du coup ben... C'était sympa cette petite phase dans la réalité virtuelle mais, c'est fini pour moi. Je suis ravie de constater que contrairement à l'idée que je me faisais de l'Interweb, pas grand chose n'a changé en 20 ans.
Du coup pour celles et ceux avec qui je discute sur insta, soit vous avez mon numéro pour me contacter directement et c'est formidable. Soit vous pouvez m'ajouter sur messenger qu'il faut que je réinstalle. Soit vous pouvez m'écrire à l'adresse disponible dans ma bio car je me retire des commandes.

Confinement – La fin

Cette fois c'est la bonne, le confinement est terminé! Et il était temps que ça prenne fin car cette période a vraiment été insupportable pour moi.
Peu après que j'ai parlé du confinement ici, j'ai épuisé toutes mes ressources en matière d'occupations. Rapidement je me suis retrouvée à tuer le temps. Tuer le temps au sens propre c'est à dire faire des choses pour faire des choses, faire des choses pour que le temps passe. Honnêtement il n'y a rien de pire que ça et je me suis retrouvée dans une torpeur mentale super chiante.
Si des fois il m'arrive de faire une courte pause, jamais je ne perds de temps. Et là clairement, j'ai foutu des journées entières dans la poubelle de mon existence.
J'ai télé-travaillé et le télé-travaille c'est l'enfer d'accord? Tu bosses chez toi dans un endroit qui donc n'est pas prévu pour ça, en regardant l'image de tes patients sur un écran ou un autre. Ça ne m'a absolument pas plu du tout.
Ce truc était au-delà d'une interdiction de sortir car dehors, il n'y avait vraiment RIEN à faire. Les seuls trucs appréciables à l'extérieur étaient environnementaux: pas de gens, pas de bruits humains et très peu de pollution. Les jours où je ne travaillais pas je n'avais donc rien à faire chez moi, et rien à faire nulle part. J'adore passer du temps avec moi-même mais putain quand tu t'es introspectée dans tous les coins là aussi tu finis par manquer de matière.
Avant l'annonce du déconfinement j'étais dans un état de nerf inconnu jusqu'ici et paradoxalement complètement à plat. Si le confinement m'a appris quelque chose, c'est que de vivre sans le moindre petit objectif me met vraiment mal. Faire le tour du quartier en marchant/courant ça n'a aucun intérêt. Prendre la moto pour aller nulle part mais sans s'éloigner c'était mieux que rien m'enfin bon. Étonnamment je ne me suis pas non plus découverte une passion débordante pour faire les courses. Et subir ça pour protéger une minorité ça m'a vraiment foutu en boule.
Encore plus quand en réfléchissant à la réalisabilité d'un confinement sélectif je me suis rendue compte que si ça n'avait pas été fait c'est parce que malheureusement beaucoup de gens sont cons.
Bref... L'annonce de la fin du confinement aura eu un effet limité puisque quelques jours plus tard j’enchaînais à nouveau les insomnies et j'arborais mon meilleur comportement léthargique. Mal dormir mais dormir n'importe quand et impossible de me recadrer. Ne plus avoir d'énergie pour quoique ce soit, ni parler, ni tourner en rond. Trainer dans le canapé avec les chiens, et attendre que ça passe devant Netflix. Que je perde des journées à brasser du vent ou à rien faire revenait au même. J'ai atteint le dernier stade de cet état quand j'ai commencé à avoir la flemme de dormir. En gros pendant le confinement, j'ai expériencé l'état végétatif et c'était plutôt moche.
Je parle au passé mais c'est toujours d'actualité.
A côté de ça, je pourrais pas dire que j'ai hâte d'être à demain.
Je suis impatiente de retrouver mes patients, de refaire mon boulot avec plaisir, de reprendre ma vie et les gens que je côtoie, mais je redoute vraiment d'être confrontée à nouveau au facteur trop-de-gens additionné aux mesures de la crise sanitaire. Faire la queue pendant deux heures pour acheter du shampoing ça me tente moyen. Si le confinement m'a apporté une certitude, c'est qu'on est beaucoup trop nombreux mais surtout beaucoup trop mal éduqué.
Ce qui va me manquer c'est d'observer la nature reprendre ses droits. Au final, les massifs et autres parcelles de verdure laissés à l'abandon, ça rend plutôt bien! L'air dénué des pollutions habituelles, sans odeur de kérosène et autres gaz d'échappements, le ciel parfaitement bleu, les nuits impeccablement claires et leur tapis d'étoiles. Le silence nocturne aussi, et le chant des insectes. Le bourdonnement incessant des bestioles en journée par contre ne va clairement pas me manquer. D'ailleurs en me promenant je me suis faite attaquer par un frelon asiatique je n'ai jamais couru aussi vite de ma vie. Couru en hurlant hein, sinon ça aurait été moins marrant.
Ce que le confinement m'aurait apporté de bien, c'est l'opportunité d'avoir le temps de réfléchir.
Réfléchir à presque toutes les choses connes que j'ai faites dans ma vie (heureusement que j'ai eu beaucoup de temps), expier beaucoup, et me fixer de nouveaux objectifs. C'était pas agréable mais ça m'a fait du bien. J'ai pu mettre en lumière ce qui n'allait pas aussi. Désagréable et ça l'est toujours mais ça finira par s'arranger. Malgré mon état déplorable je crois que je me suis délestée d'un gros poids qui me parasitait et j'ai l'impression de me sentir beaucoup plus forte. En fait, c'est peut-être ça qui m'a tant couté durant ce temps mort.
En tous cas, je vous souhaite une bonne reprise à toutes et à tous, il est temps pour moi d'aller me remettre en état pour demain et vu le travail je suis déjà très en retard.
Prenez soin de vous!

Confinement – Jour 19 de débauche existentielle

Quand le confinement a été mis en place, je n'étais pas concernée et j'ai donc pu continuer à bosser presque normalement (je dis presque car je passais autant de temps à tout désinfecter qu'à consulter). Mais quand aller chez son psy n'a plus été un motif valable de sortie, il a bien fallu que je me résigne à rester chez moi et à commencer à consulter à distance.

Première semaine de confinement

Alors que tout le monde se jetait sur les rouleaux de papier toilette, je jouissais d'une vie désertée de tout élément indésirable. En gros on était trois dehors et c'était merveilleux.

Le seul truc chiant mais néanmoins nécessaire est que je travaillais dans un cabinet... Complètement réorganisé et pas vraiment accueillant.
Trois patient.e.s maximum par jour avec l'interdiction de toucher quoique ce soit dans les parties communes de la résidence. Lavage des mains à l'arrivée et à la sortie. Retrait de tous les éléments inutiles au fonctionnement du cabinet dans son enceinte = plus aucun élément de déco, pour faciliter la désinfection du lieu entre chaque personne. Mise en place d'une distance de deux mètres entre moi et les patient.e.s, respect strict des gestes barrières et bien sur, interdiction de venir en cas de symptômes, grossesse ou facteur(s) de comorbidité.
Le COVID19 en lui-même ne me speedait pas, principalement car je pense avoir été infectée fin février. Rien de vérifié, si ce n'est les symptômes, leur durée et une patiente testée positive qui a été malade quasi en même temps que moi. A ce sujet je tiens à clarifier un point après avoir été malmenée par quelques personnes bien-pensantes: cette personne est la seule de ma patientelle active a avoir été malade, le fait que j'ai continué à travailler n'a donc pas participé à la propagation du virus. Merci et allez vous occuper de vos fesses :).
Bref, si les faits ne m'angoissaient pas plus que ça, le contexte, lui, était anxiogène.

Seconde semaine

Beaucoup de patient.e.s m'ont collé une vieille pression quand je les ai informés de la fermeture physique du cabinet. Sauf qu'à un moment il faut trancher et surtout: arrêter de forcer la bite.
D'une part les patient.e.s risquaient une amende s'ils/elles venaient (même si étonnamment beaucoup étaient prêt.e.s à dire qu'ils/elles allaient acheter le pain lol), ensuite, persister à travailler de cette façon allait clairement à l'encontre des raisons pour lesquelles ce confinement était mis en place.
En restant physiquement ouvert le cabinet je mettais potentiellement la santé de pas mal de monde en danger. Celle des patient.e.s, celle des habitant.e.s de la résidence (même s'il n'y avait que moi qui touchais les portes et les interrupteurs des parties communes), et peut-être la mienne. Donc consultations à distance pour tout le monde. Ou presque car il y en a beaucoup qui n'adhèrent pas et je comprends.
La chute de 75% du CA, c'est maintenant!
J'aime pas non plus consulter à distance même si c'est un procédé efficace et que je le fais régulièrement, mais à distance... De chez moi, erf...
Du coup ça m'a demandé un effort personnel considérable pour tout mettre en place, sans parler des nouvelles contraintes auxquelles il fallait faire face, notamment les consultations avec les patient.e.s qui doivent bosser ET gérer leurs enfants. Depuis deux semaines, clairement, le sujet prédominant est la gestion des gosses. Sachez que tout est mis en œuvre pour éviter les infanticides ici-bas, et pour les parents qui pensent avoir engendré des petits êtres malfaisants et sournois et bien: coucou la réalité! Non vos chérubins n'ont pas changé, vous n'aviez juste pas encore eu l'occasion de vous rendre compte de leur état naturel. Mais on reste calme, ça va bien se passer alors faites un effort et sortez-les du four s'il vous plait.
Mon activité étant considérablement réduite et n'acceptant pas des masses de devoir rester cloitrée chez moi, j'ai repris des brides de plusieurs to do list mentales pour voir ce qui était à ma portée pour tuer le temps.
Je me suis donc mise à la sculpture plus activement, mais si la fabrication de certaines pièces peuvent prendre jusqu'à 6h, j'en ai vite fait le tour. D'ailleurs si vous avez des idées de trucs à faire, je suis preneuse.

J'ai réorganisé mes tiroirs, mes placards, toujours sans retrouver ma boite à outils (ça me mine particulièrement), j'ai régulièrement fait du feu dans le jardin, nettoyé le radiateur de ma moto au coton tige (j'étais très au fond du seau ce jour là), combattu des vieux démons, repris un peu la clope sans conviction, une par jour quoi.

Je me suis remise à la photo, mais j'ai vite fait le tour du jardin et les fleurs de cerisier franchement c'est chiant.

J'ai refait des shoots aussi, même si j'en ai déjà 50 à trier et que trouver la motivation pour le faire est compliqué.

Troisième semaine

Soit ma deuxième semaine de vrai confinement. Je crois que c'est par là que j'ai commencé à trouver la situation très rude.
D'une part je suis passée Jedi de l'attestation dérogatoire de sortie sans raison valable: je sors tous les jours, plusieurs fois par jour, mais sans jamais croiser personne, ni flic ni gens. J'ai besoin d'air, c'est égoïste mais pas inconscient non plus. Sans surprise, je fais partie de ces personnes qui se sont trouvées une passion soudaine pour le jogging.
Quand j'ai une raison valable d'être dehors, j'entame de grandes discussions philosophiques avec les caissières, la pharmacienne, ou les vétérinaires. En fait je suis clairement en manque de vraies interactions sociales mais si j'ai trouvé ce comportement très étrange me concernant, il m'a bien fallu deux jours pour réaliser que ma vie, je la passe à interagir avec plein de gens. Et là... J'ai plus ça et je n'ai jamais été aussi contente de parler à n'importe qui mais surtout à tout le monde. Vous n'avez pas idée de la vivacité de l'intérêt que suscite chez moi n'importe quelle personne que je vais croiser! Heureusement ça c'est comme le jogging, ça prendra fin avec la disparition du COVID19 :3.
D'autre part... J'ai fait face à la résurgence de mes vieilles habitudes, de geek, mais puissance 1000.
Alors j'ai beaucoup joué... Peu de sommeil, beaucoup de jeu, beaucoup de soda, beaucoup de malbouffe: hygiène de vie zéro pointé. Pour autant ça ne me fait pas bander de vous regarder faire votre workout de balcon même si je devrais probablement m'y [re]mettre.

Quatrième semaine

La geekerie continue de sévir dans l’allégresse la plus totale d'un confinement aléatoire. Je ne sais plus quel jour on est, les journées passent à une vitesse fulgurante dans des univers parallèles divers entrecoupées de consultations. Je vis à moitié le jour à moitié la nuit, tout est normal.
J'enchaine les migraines qui ont décidé de revenir en force. Celles dues aux cervicales à cause de mon accident de moto, car je ne peux plus aller chez le kiné, et les autres que j'impute au stress généré par la situation globale. Ces salopes ne m'ont pas laissé trop de répit, voire aucun et jouer avec la migraine c'est chiant! Il faut savoir faire une pause avant que les nausées ne deviennent trop fortes, sinon tu termines la tête dans les chiottes. Et vomir avec une migraine est de loin la pire chose à expériencer dans cette vie, juste derrière la pose d'un stérilet.
Papa État a biberonné ma société de 1500€ même si j'ai perdu plus du double, je lui suis profondément reconnaissante (pour de vrai). Ça paye mes charges mensuelles, et pour le reste heureusement j'ai quelques économies pour me payer moi mais va pas falloir que cette situation désagréable s'éternise non plus.

Fin de quatrième semaine de confinement

Ce papier toilette est absolument horrible! J'ai l'impression de me torcher le cul avec du papier de verre.

C'est dit.
Hier matin, enfin, quand je me suis levée, j'ai vu ma tronche dans le miroir et quand-même... C'était vraiment pire que d'habitude.
J'ai fait mon tour de moto bi-hebdomadaire pour aller chercher mon courrier. Je me suis trainée la bite, juste parce que je roule tellement peu que j'en profite le plus possible. De toute façon j'ai les pneus sous-gonflés. Hier soir je suis passée devant un miroir après avoir commandé et boulotté une pizza (dégueulasse d'ailleurs) et j'ai vu l'état de mes cuisses... La dernière fois que je les ai vues dans cet état je rentrais d'Allemagne, et ceux qui savent, savent.
Ce midi quand je suis sortie du lit, je me suis dit que c'était vraiment plus possible. Le confinement c'était sympa, mais je me reprends en main sérieusement à partir d'aujourd'hui.
La suite au prochain épisode quand j'aurai retrouvée forme humaine. En attendant, prenez soin de vous!

Et bonne année les gens!

Même pas je suis passée vous souhaiter un joyeux noël... Tout se perd ma pauv' Lucette! 2019 aura été une année pauvre en publications, 2020 n'a pas l'air mieux partie, je dois me rendre à l'évidence, j'ai déménagé sur Instagram.
2019 a aussi été chargée sur tous les plans, de fait je n'ai pas spécialement eu le temps de me poser pour écrire. Bien que ce soit parfaitement vrai c'est aussi une fausse excuse et je le sais bien. La seconde évidence à laquelle je dois me rendre c'est qu'au bout de bientôt 20 ans, je n'ai plus franchement envie d'écrire. D'un autre côté je ne suis pas prête à dire adieu à cet espace sur lequel j'ai tant bossé, espace qui reste aussi fréquenté que je suis absente.
Ça fait deux ans que je pense à le réorganiser. J'ai essayé de trouver une ligne éditoriale mais ça m'est toujours impossible. J'ai franchement la flemme de ne parler que d'un truc. Depuis quelques mois il m'arrive sporadiquement de penser à ce que je pourrai faire de ce site, et j'ai commencé par faire ce que tout bonne geek ferait: le ménage dans les BDD parce que Worpdress c'est quand-même un peu du caca qui fait du dégât sur le long terme, et mettre un coup de balai sur l'interface. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour une geek ça veut dire beaucoup!
Side effect de l'oppressement général de ces dernières années pour diverses raisons, depuis fin 2019 j'ai pété mon câble et j’apprécie le calme et le vide. Fin 2019 marquée aussi par l'omniprésence des séquelles de mon accident de moto, qui ne s'arrangent pas des masses en plus de me rendre assez chatouilleuse.
Tout ça pour dire que je n'écrirai probablement pas plus en 2020, mais je pense me consacrer plus sérieusement à la photo, ainsi qu'à d'autres choses mais je ferai une annonce d'ici quelques jours.
En attendant, je vous souhaite le meilleur pour 2020! Merci d'être présent.e.s en ces lieux, et je vous quitte jusqu'à la prochaine fois avec une grosse mise à jour photo qui vous attend dès maintenant dans l'espace membres... Et d'autres qui vont suivre!
Non parce que tu sais peut-être pas mais j'ai des tas de shootings dans lesquels je n'ai pas encore mis le nez, cumulant un retard glorieux de presque trois ans! En 20 ans je défonce le record de la flemme intergalactique! Pour bien faire je suis également sur pas mal de projets photos et autant vous dire que ça n'arrange rien! Ce qui arrange encore moins tout ça c'est qu'avec la moto je passe le plus clair de mon temps libre sur la route lol.
Bref... A très vite les MinouX! Soyez bien vilains!

Le cas L.

Après Le cas Dominique de Dolto avec toute la valeur intellectuelle qui lui revient nous avons le cas social sus-cité, n’espérez donc rien apprendre ici qui vous nourrisse, si ce n'est votre envie de rire, ou peut-être de vous affligez, mais essayez quand-même de prendre ça sur un ton assez léger.
Ça fait combien... De longues années que je connais L. dont dix passées à l'éviter car c'est une grosse conne très conne.
Si je devais décrire L., et bien... C'est une meuf de base comme on les aime: langue de pute, manipulatrice perverse, égocentrique, narcissique, vénale, prétentieuse et complètement dans le fantasme. Et alors que vous pensez que j'extrapole, je suis au regret de vous dire que je minimise et que la liste est en réalité beaucoup plus longue.
C'est une personne pleine d'aplomb, elle est par exemple toujours dans son bon droit quelles que soient les circonstances. Quand on la connait, on peut supposer qu'il serait d'ailleurs plus agréable de faire face à son anus qu'à sa bouche (encore que personnellement je ne m'y sois pas risquée), par exemple, elle est capable de balancer à un dépressif que sa seule issue sera le suicide puis quand ça lui retombe dessus d'argumenter qu'elle voulait simplement dire que son traitement n'était pas adapté. Oui parce que comme beaucoup de pharmaciennes elle se prend pour un médecin.
Il y a dix ans c'était d'ailleurs une employée de pharmacie pleine d'ambitions. Il lui a fallu rapidement la grande maison dans une bourgade déserte, la grosse Chevrolet d'occasion payée avec l'assurance de la 208 flambant neuve presque accidentellement tombée dans la Garonne, le pseudo grand mariage dans un patelin inconnu de Waze etc. Les gosses ont peiné à arriver, car parfois la nature est pas si mal faite mais heureusement ou pas de nos jours il y a la science.
Quand j'ai vu à quel point elle pouvait être méprisable, toxique et inintéressante, j'ai ouvertement coupé les ponts. Puis 11 ans plus tard... On m'a glissé dans le creux de l'oreille, que d'avoir pondu deux chiards avec les yeux qui se disent merde, elle avait changé.
Okay. On sait, que les gens ne changent pas, mais nous n'allons pas y revenir.
On s'est recroisé, moult fois presque, elle philosophant à gorge déployée sur le fait que par exemple elle voudrait bien que Christian Grey la fouette si elle avait une R8 en contre-partie, et moi la méprisant cordialement.
Mais oui définitivement, elle a changé. Habitant maintenant dans une maison de taule en centre ville, c'est une femme au foyer entretenue qui chie dans des chiottes sèches. L'installation électrique de sa demeure étant autonome et pas aux normes, impossible de faire fonctionner deux appareils électriques simultanément mais c'est pas grave elle se la pète avec son sac Mugler collection 2010 à 120 balles et sa charrette électrique qu'elle recharge chez Ikea. A côté de ça elle élève deux pestes à son image si ce n'est le strabisme. Sérieux les deux sont dans le top des gosses les plus mal élevés qu'il m'ait été donné de rencontrer.
On est beaucoup à se demander comment une femme avec de si grandes aspirations tolère une telle situation à la limite de la précarité et je pense que j'ai trouvé. En fait, elle se décharge de son amertume sur les autres.
La forme a changé ouais, mais définitivement pas le fond. Malgré la surcouche de bonheur qu'elle vend quant à sa consécration existentielle à ses gosses (en même temps, elle n'a que ça), elle est aigrie et elle a beau déployer une énergie phénoménale à faire bonne figure, actuellement, sa vie est tellement insignifiante qu'elle est obligée d'organiser des soirées pour mendier un peu d'importance, même si tout le monde se barre à l'heure du crime et que c'est elle qui doit faire ses propres diapos de photos tellement personne ne saurait quoi dire de positif sur sa personne.
Encore une fois la connaissant elle et son orgueil, il était étonnant d'être convié dans le camping d'un trou perdu en plein mois de novembre, même si perso je me fiche du lieu tant qu'on passe un bon week-end. La salle était dépourvue de fenêtre et de chauffage, le photographe installé à l'entrée était équipé de boites à lumières Ebay et d'ampoules à économie d'énergie. Les pizzas étaient aussi froides que la blanquette (hum délicieux! #ironie) et merci Satan je ne suis pas restée assez longtemps pour m'infliger DJ Marco ou whatever.
J'étais pas venue pour elle, je ne pensais pas qu'elle allait poser problème puisque mon optique était de l'esquiver, chose que j'ai presque réussi à faire. Sauf qu'elle n'était pas dans la même dynamique, et qu'elle a commencé par des petites piques vicelardes jusqu'à atteindre le point de non retour de l'admissible. Ce qu'elle m'a dit, même si cela ne me concernait pas directement a scandalisé tous les gens présents, et moi avec. Je me suis imaginée deux secondes à sa place j'aurais été morte de honte.
J'ai pas répliqué car ce que ça m'inspirait était au-delà du vulgaire et qu'il y avait des gosses mais je suis sortie prendre l'air car j'allais (vraiment) la baffer, et puis finalement, après m'être laissée dire qu'il fallait que j'arrête de bouder, j'ai capté que ça tournait vraiment pas rond tout court.

J'ai passé l'âge de bouder, déjà, ensuite on ne me dit pas ce que j'ai à faire, et puis y a pas de fumée sans indien hein. A un moment donné, vu que la fouteuse de merde est toujours la même, si on arrêtait de dire aux gens qui sont saoulés d'arrêter de bouder et si à la place on allait dire à qui de droit de fermer sa gueule pour voir?
N'arrivant pas à trouver de raison valable de me calmer, j'ai pris les clés de la voiture je suis rentrée, n'ayant absolument aucune putain d'envie de fournir le moindre putain effort pour supporter la putain de présence de cette putain de salope.
J'ai dit au revoir à personne car j'avais la flemme de justifier mon départ, sauf qu'on ne part jamais si discrètement qu'on voudrait, et qu'il m'a été raconté la suite... .
C'est peut-être un résidu de colère qui me fait dire ça mais je suis lasse de ces situations (où je ne suis pas toujours impliquée mais c'est chiant quand-même) et de ces gens. J'ai tellement fait de politiquement correct que j'ai plus envie d'entendre parler d'eux. Dans mon cercle d'ami(e)s j'ai je sais pas combien de potes, j'ai jamais aucun problème. Avec eux au final, et à cause d'elle en partie, y a toujours eu des merdes. En fait on se connait depuis tellement longtemps et on mais surtout ils, sont tellement habitués au comportement pervers de cette personne qu'il faut que tout le monde s'écrase quand elle fait chier sinon ça va pourrir la soirée. Si ça les amuse de fonctionner comme des tordus tant mieux mais perso j'ai contracté une flemme aiguë incurable. C'est sans appel.