3615Mylife

Y a plus de limite…

Il y a quelques jours je tombe par hasard sur une annonce sur le bon coin, postée par une structure d'aide aux victimes, pour rechercher une [nouvelle] psy. Cette structure propose une aide polyvalente (juridique, psy et communication (?!)) pour les personnes avec peu de ressources, ce qui en soi est une excellente idée donc j'ai postulé.
Quelques jours plus tard la créatrice de la structure très convaincue par mon approche me recontacte, m'explique que "l'association" débute, que le site n'est pas encore opé, que la psy déjà en place s'en va et qu'elle cherche une personne en remplacement. Le tarif actuel peut être changé à ma convenance mais on préfère quand-même le garder à 38€ les 45 minutes. Les virements se font le 5 et le 25 du mois, elle même est praticienne en PNL et s'occupera de la partie communication etc. Je vous la fais courte.
Étant un peu dubitative sur certains points je ne lui donne pas de réponse, lui demandant de m'envoyer l'adresse du site pour que je jette un œil avant de me décider. Pour être installée depuis 10 ans, je m'interroge sur la durée des séances proposées ainsi que sur leur rythme, les séances s'étalonnant je cite à "une par mois et par personne". Rien que la première séance avec une victime, une heure est insuffisante pour qu'elle m'expose la situation convenablement... Le rythme d'une fois par mois est celui d'une fin de traitement, et cette fréquence est absolument inutile pour démarrer.  Tout cela m'encourage à croire que cette démarche fort louable au prime abord, sent surtout le dépassement horaire gracieux car elle n'est clairement ni réaliste ni qualitative.
Pour le prix, il n'y a aucune fleur dans les 38€, c'est une séance d'une heure à 50€ réduite à 45 minutes. Vous me direz que c'est peut-être mieux que rien, mais j'ajouterais qu'un travail potentiellement mal fait est toujours trop cher et ça n'engage que moi.
Concernant le site, il fait très amateur et est visuellement hors-sujet. Ça aurait été y a 10/15 ans et avec la nécessité d'avoir un webmaster pour gérer correctement cette partie j'aurais moins tiqué mais en 2022 rien qu'avec WP n'importe quel péquin est capable de sortir une usine à gaz en un minimum de temps. Là, je ne sais pas si je suis là-où-je-suis-sensée-être (et rien ne m'informe où je suis), ou chez le restaurateur du coin... Parce que vraiment ce logo pourrait être celui d'une pizzeria de quartier. Je cherche quelques infos sur cette association et l'adresse est une adresse de domiciliation. Aucune trace de l'entité dans les sociétés, ni dans le répertoire des associations. J'veux bien que cette structure en soit à ses balbutiements m'enfin quand-même. Les identités des trois intervenantes sont affichées publiquement, trois intervenantes dont celle qui m'a contactée, qui n'existent aucunement sur Google, chose plutôt contre productive quand on est sensé être installé en cabinet libéral. Je ne trouverais qu'une page LinkedIn à l'air très fake sur la psy, fake à juste titre puisqu'aucune référence n'y figure, si ce n'est la dite structure dont je vous parle. Ça fait un peu profil créé pour l'occasion, d'autant plus que sa photo sort de shutterstock.
En revenant sur l'annonce je vois qu'il y a un numéro de SIREN qui me permettra de découvrir la véritable identité de la personne qui m'a contactée (les madames qui jouent de leur nom de jeune fille, tmts). Je pense trouver au moins l'adresse de son cabinet mais pas du tout, juste une nouvelle adresse de domiciliation. En prime cette personne est dans la com', sans mention d'aucune sorte pour la PNL...
Ça fait beaucoup et quand tu fais le bilan de tout ce que je viens de dire, tu peux facilement comprendre que cette personne n'est pourvue d'aucun talent, pas même pour prendre les gens pour des cons.
Ce qui m'inquiétait c'était que mon nom soit associé à un truc à la con, pire, un truc qui potentiellement pouvait être une parfaite couverture pour arnaquer n'importe qui, parce que sans vouloir stigmatiser: le bon coin quoi... Je dis pas que c'est le cas, mais dans le doute j'ai répondu poliment à je-ne-sais-pas-vraiment-qui que je ne donnerai point suite.
Du coup j'en ai profité pour faire un tour sur le bon coin pour constater que ce site est clairement blindé d'annonces plus WTF les unes que les autres. Inutile de rentrer dans les détails, si vous ne savez pas quoi faire pour rigoler un ptit peu je vous invite à essayer de chercher votre thérapeute là-bas XD, et je dis bien essayer hein, pas plus! Parce que par rapport à ce que j'ai vu je peine à savoir s'il est judicieux d'entamer un travail avec la plupart des personnes qui proposent leurs services sur ce site. Ceci dit, je ne peux m'empêcher de me dire que si ces gens postent ces annonces, c'est potentiellement qu'il y en a d'autres qui font ces recherches, ce qui m'amène en droite ligne à la suite.

Si vous cherchez un•e professionnel•le pour vous aider, quel que soit le domaine, faites une recherche sur Google et vérifiez les trois points qui vont suivre:
- Regardez les avis, même s'il faut prendre en compte le fait que tous les pros n'encouragent pas leur patientelle/clientelle à en laisser ou que tous les potes et la famille ont souvent été mandatés pour laisser des avis fictifs, c'est au moins un indicateur d'existence.
- L'état de la page professionnelle Google, est-elle existante, à jour, nourrie et y a t'il des [vraies] photos? Toujours un plus pour se tranquilliser.
- Allez sur le site de la personne, bien que ce ne soit pas un impératif, une grande majorité des professions bien-être et paramédicales dispose d'un site sur lequel vous devrez théoriquement trouver un grand nombre d'informations concernant la/le praticien•ne et son parcours.

Partez du principe que les professionnel•les appliquent nécessairement une transparence quant à leur activité et qu'elles/ils donnent donc des informations claires et précises. Leur but est d'exercer leur métier, pas de lancer les gens dans un jeu de piste ou de promettre des miracles, par conséquent si ça vous semble trop beau pour être vrai et/ou nébuleux: passez votre chemin.
Si je me permets de faire ce rappel c'est parce qu'en tant que professionnelle non-règlementée (mais l'inverse ne me dérangerait aucunement!) y a pas que sur le bon coin qu'on peut voir des choses aberrantes qui ont/auront soit des conséquences désastreuses soit discriminantes pour les gens qui exercent, et c'est un peu chiant à la longue.
A priori aucune règlementation n'est prévue donc rien n'empêchera qui que ce soit de s'improviser ce qu'il veut, mais tout le monde peut faire preuve de bon sens en se dirigeant vers des personnes compétentes.

Les raisons de mon silence sur AudiaXNet II

Ce post fait suite à celui-ci.

Fin 2020: remise en ligne d'AudiaXNet

Le site est vide, les archives de ces dernières années sont offline, et si le contenu photographique est toujours là, le reste n'est que... Rien, si peu ou si vieux. Parce qu'à ce moment là, je sais que je veux revenir mais je n'ai qu'une vague idée du comment. Une chose est sûre, c'est que ce comment, va bien au-delà des modifications visuelles et techniques déjà effectuées, même si encore une fois, il-faut-bien-commencer-quelque-paaaart et c'est déjà ça de fait.
A ce stade, le référencement du site est au niveau sous-terrain, les 404 s'enchainent, la plupart des lecteurs ont disparu, des coquilles font la fête dans le template et rien n'est fait pour arranger la situation. Il est évident que je ne semble pas plus motivée à reprendre l'écriture qu'avant, ni même à faire le tri dans la montagne de photos déjà faites, pour enfin vous les présenter. Étant opportuniste, je vous dirai que ce mouvement à l'abri des regards (ou presque) m'arrange bien car tout n'est pas prêt, et que je préfère que l'audience revienne quand tout sera OK. Ça fait du tri, aussi, et le tri, nous allons y revenir.

Low key is the new black

En 2018, 2019 et 2020, j'étais occupée et en 2021, j'étais très discrète. 2021 qui n'a pas très bien commencé. J'ai essuyé un coup dur qui m'a ébranlé quelques mois mais malgré les stigmates résiduels, je suis une personne tenace et quand je veux quelque chose je l'ai. On en reparlera un jour.
Le temps que j'investissais avant dans mon site a été investi ailleurs. Je me suis beaucoup focalisée sur mon boulot, et je n'avais pas expressément le temps de réfléchir à mon site ou au reste.
J'ai fait du tri, partout, un peu dans la continuité de 2020. Placards, fringues, accessoires, objets, investissements personnels/financiers, disques durs, clouds, j'en passe mais réellement tout y est passé car je fais partie de ces personnes qui s'aident en faisant le ménage pour faire le tri dans leur tête. Ce désencombrement général, fut un succès.
J'ai pris du galon en terme de compétences, professionnelles mais aussi créatives en sortant de ma zone de confort. Ça fait des années que je devais le faire mais j'avais pas envie que ça se fasse sous pression. Car avoir un site payant avec des centaines de gens qui attendent, est une pression que j'ai vécu des années. J'ai pris le temps d'apprendre, de découvrir, de pratiquer beaucoup de choses et aujourd'hui, je suis satisfaite de mes acquis. Certains sont encore perfectibles mais déjà, on est sur du très bon, et pour une personne qui n'est jamais satisfaite de ce qu'elle fait, c'est plutôt positif.
Finalement c'est tout ça, qui m'a redonné le gout de m'y remettre. Et quand la motivation revient, les objectifs se matérialisent d'eux-mêmes.

2022

L'année vient à peine de commencer et un chemin monstrueux a déjà été parcouru. Peu de personnes connaissent cette partie de moi, qui peut être vraiment déroutante: je ne dis pas souvent ce que je fais, de même que je ne parle pas souvent de mes projets, même aux personnes qui me sont les plus proches. J'ai toujours été dans l'action, pas dans le blabla, on a mieux à faire que de parler pour donner vie à nos aspirations. Et franchement, sauf demande expresse je n'ai rien à faire de l'avis des autres, même si je les adore. Les plus paranos se sont toujours ulcérés en pensant que j'étais passive et ça m'arrange: j'aime pas les gens dans le contrôle, ciao.
Depuis janvier, c'est sur moi que le travail se porte, et les éléments dans ma ligne de mire étaient principalement l'organisation et la concentration. Je suis plus efficace et plus déterminée que jamais, d'ailleurs j'aurais jamais pensé en être capable. Ce sont des choses qui me manquaient avant, dont l'absence m'a pénalisée.
Depuis peu ma vie, est organisée en fonction de mes aspirations créatives, ce qui est satisfaisant au plus haut point. Je ne m'éparpille plus inutilement, je suis simplement où il faut que je sois (la déprime post-covid a été l'élément déclencheur de ceci d'ailleurs). Simplement je pense avoir pris conscience que pour avancer fluidement, il faut impérativement prendre soin de soi et surtout se privilégier, sinon, tout le reste part en couille. S'entourer des bonnes personnes aussi, évidemment.

Et on recommence

En l'état actuel des choses, je ne sais pas comment qualifier mon site. On dira qu'il a le mérite d'exister et que c'est déjà bien. Par contre, après avoir vraiment beaucoup brainstormé, après avoir balayé énormément d'hypothèses, d'idées, de concepts, je sais ce qu'il va devenir, et nous allons en parler rapidement.
A la remise en ligne ce qui me bloquait était principalement le fait que je n'étais pas compétente pour réaliser ce que je voulais et que je n'étais pas non plus à la hauteur de ce que j'attendais de moi. A côté de ça, je n'ai pas voulu générer d'activité dans cet espace en sachant qu'il allait changer.
Tout a été mis en œuvre pour solutionner tout ça et maintenant y a plus qu'à.
Vous avez peut-être connu Atmosferia, AudiaXNet 1.0 et son bunddle d'informations sur les cultures alternatives, AudiaXNet 2.0 avec son blog et son espace membre, il est temps de faire une place à AudiaXNet 3.0, et si vous ne savez pas ce que ça va donner, moi oui... Dans les grosses lignes en tous cas, car bien-sûr, il va falloir réfléchir à son articulation, on n'est pas encore opé-opé.

Est-ce que je vais me diluer sur les réseaux sociaux et autres plateformes? Non, en tous cas pas plus que maintenant car c'est trop chronophage, ça m'obligerait à créer des contenus insatisfaisants de plus cela ne s'accorde pas avec mon rythme de vie.
Est-ce que l'espace membres sera toujours présent? Oui, et normalement il sera gratuit!
Est-ce que le site sera payant? Pour certains contenus bien précis, et ce ne sera pas des photos de mon cul. Vous avez déjà plein de culs sur internet c'est bon hein :D.
Est-ce qu'on va [encore plus] parler moto (je sais que ça inquiète mes habitué.e.s XD)? Non! J'ai pas l'intention de devenir influenceuse moto ça m'intéresse trop pas même si je suis motarde et que j'adore la moto! Ça me ferait carrément caguer de parler de ça continuellement. La moto reste une passion, vous en entendrez parler, mais pas vraiment plus que maintenant c'est promis :D.

Conclusion

En vérité tout est en route depuis un certain temps, j'attendais juste d'être sûre et assurée, pour l'annoncer. Une nouvelle version se prépare parce qu'on va pas continuer à patauger dans ce template certes joli mais surtout rafistolé. Des nouvelles photos, des nouvelles vidéos aussi, etc.. Je me laisse un peu de temps pour avancer sur tout ça avant de mettre AudiaXNet offline pour lui faire un lifting. Après tout, les anciennes versions du site ne sont pas arrivées dans leurs formes les plus abouties en une fois, gardons ça en tête.
Bref, quand le site sera down: vous saurez.
Passez une belle journée :).

Quelques objectifs pour 2022

Comme je l'ai déjà dit: les bonnes résolutions ne sont pas faites pour être tenues, peut-être juste à se donner bonne conscience et encore, mais quoiqu'il en soit, en sus du travail personnel déjà commencé fin 2021 et dont je ne parlerai probablement jamais car j'ai déjà la flemme, en 2022, je me suis fixée quelques objectifs.

De la motivation

Je ne suis pas motivée pour grand chose et ça me demande une énergie astronomique de déclencher un pauvre truc pour peu de bénéfices. Certains jours je suis même épuisée à l'idée de vivre (ce qui ne veut pas dire que j'ai envie de mourir merci lol). Ce n'est pas de la déprime, juste une flemme intergalactique. Ça va faire deux ans et ce comportement m'ulcère au plus haut point car je vis un peu dans le reproche et la lassitude de moi-même. C'est pas ouf comme moteur et c'est pas le genre d'énergie que j'ai envie d'investir dans mon existence non plus.
Je trouve que l'ambiance générale est moisie depuis le déconfinement. C'était déjà pas toujours plaisant d'interagir avec mes congénères, c'est devenu une contraction utérine.
Premièrement j'ai remarqué que je n'étais pas la seule à être démotivée et à traîner la patte et si personnellement je n'en fais pas profiter les autres, c'est pas le cas de tout le monde, ce qui rend certaines démarches extrêmement agaçantes et compliquées inutilement. Ensuite, à l'ère où il est préconisé de s'assumer tels qu'on est par n'importe quel biais et avec n'importe quoi, les cons font de même en jetant leurs défaillances cognitives multiples à la gueule de tout le monde un peu comme si c'était tous les jours le printemps. C'est excessivement désagréable. J'en passe, j'ai la flemme. Le problème c'est qu'il est quasi impossible de ne pas interagir avec les autres et que forcément tu vas devoir leur parler ou pire, avoir besoin d'eux. Quand tu sais que t'as 80% de chances de tomber sur un.e incompétent.e et/ou quelqu'un qui n'a pas envie de bosser, perso ça me casse les noix avant d'entamer quoique ce soit.
Donc l'idée, c'est de se repositionner dans cette nouvelle société, et de retrouver une once de motivation avant de n'avoir aucune autre envie que d'aller s'enterrer au fin fond du Gers.

De l'organisation

Alors moi l'organisation jusqu'en 2020, c'était conceptuel. Adepte d'un bordel organisé depuis toujours et qui fonctionnait parfaitement, un jour j'ai trouvé la limite, et ce jour là le bordel-organisé s'est transformé en bordel-tout-court. Un infernal et monstrueux bordel.
En 2020 Marie Kondo m'a expliqué comment organiser mes placards et depuis je le redis: ma vie a changé. La différence entre les méthodes de rangements classiques et la sienne, c'est que là, le résultat est beau, et j'aime beaucoup ce qui est beau. Néanmoins comme j'ai une cervelle de piaf, même si je retrouve en général plus rapidement ce que je cherche, ça me prend encore un peu de temps. J'ai beau faire régulièrement du tri, j'ai encore beaucoup d'affaires.
En 2022 c'est dans mon organisation professionnelle que ça pêche, et il est urgent de se restructurer. C'est des détails car tout fonctionne bien, mais je ressens le besoin d'améliorer quelques points alors je me laisse l'année pour y arriver.

De l'efficacité

Je me suis aperçue que je gaspillais beaucoup beaucoup d'énergie.
Je m'éparpille, je pense à 150 trucs en même temps, j'oublie ce que j'étais en train de faire, je pars sur autre chose, et je finis par m'énerver parce que tout est fait à moitié. Impeccable.
Vous avez été quelques un.e.s à me demander des vlogs, en l'état actuel des choses je vous dis non XD.
Depuis toujours je fais une chose à la fois et ça fonctionne excellemment bien quand on n'a peu de tâches a effectuer. Sauf que les choses évoluent et qu'il y a quelques mois, j'ai pris conscience que ça faisait des années qu'acter de cette manière n'était pas du tout adapté à mon quotidien. En fait, c'était tellement ancré dans ma routine que je ne m'en étais pas rendue compte.
Ce serait contre mes principes de devenir multitâche, néanmoins il est clairement temps d'optimiser tout ça.

Terminer ce qui a été commencé

... C'est parfois dans la continuité du point sus-cité lol.
J'ai pas des caisses de dossiers en souffrance, juste assez pour que ça revienne m'embêter très régulièrement et que ça ne rime plus à rien tellement c'est ridicule. Encore une fois, c'est un manque de structure. Autre aspect qui me vient quand j'évoque ce fait est que je suis quelqu'un qui a besoin de renouveau, j'ai donc une capacité très prononcée à me lancer dans des nouvelles choses alors que je n'ai pas terminé ce que je faisais. Clairement va falloir lever le pied, terminer ce qu'on a commencé et qui doit être terminé. Putain.
C'est tout et c'est inutile de développer.

Tu crois que le but de tout ça est d'en faire encore plus? Absolument pas.
Je n'ai pas changé de position depuis la dernière fois où j'en ai parlé soit à peu près y a 5 ans: plus tu vas en faire et plus tu en auras à faire. C'est vraiment pas l'idée. La mienne c'est de mieux faire ce que j'ai à faire afin d'avoir plus de temps pour faire ce que je veux, ce qui englobe aussi ne rien faire du tout. Parce que derrière tout ça, il y a un énorme cumul de fatigue générée par tous les points que j'ai énuméré ici.
En 2022 je vis mieux.

Vaccin Covid-19, un acte politique?

Le 25 mai dernier j'ai reçu la première dose du vaccin Pfizer. Est-ce que j'étais pro vaccin? Pas jusqu'au jour où j'ai jugé nécessaire de me faire vacciner soit 5 jours avant cette première injection.

L'information mais pas trop

Je ne suis pas une fan de BFM et consorts. D'ailleurs, j'ignore toujours qui est le premier ministre. Les informations orientées m'indiffèrent et je ne supporte pas la politique. Néanmoins depuis le début de l'épidémie je m'oblige à regarder les infos presque tous les quinze jours. Au saut du lit de préférence manière de m'agacer pour la journée.
Les français boudent encore beaucoup le vaccin, alors il a fallu trouver des raisons pour les inciter à aller se faire piquer, trouver des contextes dans lesquels le vaccin allait être obligatoire. Et c'est clairement quand ça a commencé à sentir le moisi pour mes libertés que j'ai décidé d'y aller. De plus, je garde un souvenir tellement désagréable du test PCR qu'il n'était pas envisageable d'en faire un dès que je projetais de bouger le petit doigt.

Le jour où j'ai décidé de m'y coller

Je savais que le vaccin allait être obligatoire pour les concerts et voyager dans certains pays. En ce sens, j'allais le faire mais pas forcément dans l'immédiat. Et puis est arrivé ce fameux matin.
Je sortais du lit comme parfois le matin, je buvais un thé qui n'était gustativement pas ouf et vautrée dans le canapé, je trainais sur mon téléphone avec les infos comme bruit de fond. C'est là que j'ai entendu que le vaccin allait possiblement être obligatoire pour les salles de sports.

Bon, on est d'accord, y a un delta entre ce qui est dit et ce qui est fait, mais depuis qu'ils nous ont confiné, chose qui me semblait impensable, je suis devenue méfiante.
Le soir même, je profitais de mon statut de soignante pour obtenir un créneau de vaccination. On peut faire plein de choses dans la vie mais on ne badine pas avec la salle.

Le jour J

Il est 10h30 au centre de congrès Pierre Baudis. Je suis accueillie par un pompier qui vérifie mon identité puis un peu plus loin par une autre personne qui vérifie si je n'ai pas changé d'identité entre temps. Encore un peu plus loin quelqu'un d'autre vérifie une troisième fois mon identité et me fait remplir un questionnaire avant de m'orienter vers le box 5.
Il y a du retard, les trois dernières personnes qui sortent du box en question ont fait un malaise. Ambiance. On rigole jaune fluo avec les autres condamnés du dit box, en espérant que tous les flacons ne soient pas frelatés. Je suis vissée sur ma chaise, je scrolle Insta. Sans penser à fuir je me demande un peu ce que je fous là. Ah oui... Pour faire des tractions, me mettre des roustes et vomir chez BasicFit. La vie en grand quoi.
Comme souvent, il y a cette meuf dans le fond qui pense que tout le monde doit assumer sa parentalité en demandant si c'est possible qu'elle passe devant nous car elle doit aller chercher ses enfants. Non unanime.

L'infirmière (une adorable dame!) m'appelle, je m'assoie dans le box pendant que la médecin me pose des questions useless avant de m'expliquer la vie. Vous allez protéger les autres, autant te dire que moi et mes motivations purement égoïstes on a trouvé ça super cocasse. Mais tout bla-bla à part, ce qui m'intéressait vraiment moi, c'était de savoir si le vaccin faisait mal et s'il y avait des pansements Mickey. Pendant qu'on me répondait que ça ne faisait pas plus mal qu'un tatouage et que je n'aurai pas de pansement Mickey, c'était fait. De toute façon, je n'aime pas Mickey. Par contre avant d'aller plus loin sachez que personne mais alors vraiment personne de tatoué/piercé n'a jamais vu de rapport entre une prise de sang/un vaccin et un tatouage/piercing. PERSONNE.
Je devais rester 30 minutes au lieu de 15 en zone de repos à cause d'un allergie à un médicament qui n'avait rien à voir avec la choucroute. Mais on m'a apporté mon QR code au bout d'un quart d'heure en m'autorisant à sortir et j'ai filé pour ne pas risquer d'être en retard au boulot.

Après la première injection du vaccin

J'ai eu un très bref moment de "bizarre" en zone de repos. Un truc assez singulier que je ne peux décrire qui m'a fait comprendre pourquoi certains pouvaient aller jusqu'à s'évanouir. Immédiatement après l'injection je n'ai plus senti mon bras gauche et ce pendant quelques heures, ce qui était désagréable mais pas horrible. Et j'ai beaucoup dormi. Après avoir récupéré mon bras par contre, il m'a fait super mal jusqu'au lendemain. Puis d'un coup plus rien, juste une grosse fatigue et un mal de tête qui se manifestait sporadiquement. Je précise que je n'ai pas pris de Doliprane/Advil, donc tout ça est très largement supportable.
Et j'ai eu envie de partager mon épopée matinale sur les réseaux.

Le choix du clan

Les réactions furent parfois étonnantes si je considère cette personne qui m'a souhaité de mourir. Mais je crois que c'est par là que j'ai percuté qu'en fait, c'était plus qu'un vaccin pour beaucoup: c'est une prise de parti.
Ce que j'ai compris, c'est que se faire vacciner c'est adhérer à la psychose ambiante, valider les nombreuses conneries que le gouvernement nous sert, et invalider tout le reste. Je pourrais devenir très cassante si je devais m'attarder sur le cas de ces gens qui réduisent mon esprit critique aussi vulgairement mais ce serait mal vu.
Au travers de mon prisme aussi étroit qu'un con de jouvencelle et au milieu de tout ce bordel Covid qui nous pourrit la vie depuis plus d'un an: je n'adhère à rien. Ce gouvernement pour lequel je n'ai pas voté m'indiffère et je n'ai pas d'action dans la 5G non plus. Je me fiche de protéger les autres même si je mets tout en œuvre pour ne contaminer personne. Je n'ai pas peur du Covid même si, au même titre qu'une autre maladie, je n'ai pas envie de la chopper. Je veux juste reprendre une vie la plus normale possible.
Mon action n'est pas un jugement indirect à l'encontre des personnes qui ne sont pas vaccinées et qui ne souhaitent pas l'être, les gens font ce qu'ils veulent de leur corps, comme je fais ce que je veux avec le mien et personne ne peut juger ce fait.
Jusqu'à preuve du contraire, ce n'est qu'un putain de vaccin, mais c'est assez affligeant de constater que beaucoup n'ont que ça a foutre de se mêler de ce qui ne les regarde pas.

Je suis au bout de ma vie

Alors j'en profite pour passer, parce qu'il me semblait plus que nécessaire de venir me plaindre: j'ai choppé la crève. Bien-sûr c'est moins en vogue que le/la/whatever COVID mais putain de merde ces morts je n'en peux plus! Et je sais même pas ce que j'ai foutu pour attraper ça.
Ça commence par un mal de gorge tout à fait vivable, ça s'enchaine sur une toux sèche des plus classiques donc très chiante, et puis, c'est le drame. Le nez qui pique affreux, des heures passées à se moucher pour rien, et présentement l'impression persistante que c'est de pire en pire.
Évidemment, ça tombe toujours quand t'as un planning complet ou presque, et pour bien faire quasi à la veilles de tes vacances sinon tu kifferais moins.
Ici pas de télétravail (sur-tout-pas-bor-del!) je ne suis pas concernée par le confifi IIIème du nom, juste un cabinet qui ne fait que se remplir. On va pas se plaindre... Si ce n'est du sujet redondant dont on ne parlera point.
Donc on y est: douleurs intercostales, nez en feu que ce serait bien qu'il coule pour de vrai histoire d'avoir l'impression que de se mettre dans un état pareil serve à quelque chose. Yeux de lapin myxomatosique, maquillage qui fait la bringue sur les joues. Presque impossible de dormir dans ces conditions. Je suis fatiguée.
D'ailleurs je suis debout depuis 5h22 grâce à une quinte de toux merveilleusement incontrôlable même avec de la codéine. Se lever tôt est toujours aussi déprimant quand on n'adore pas voir le jour se lever, encore plus quand on a la brillante idée d'allumer la télé pour regarder BFM en buvant un thé à 400 balles le kilo devenu bien insipide en cette période trouble. Mais ça m'aura permis d'apprendre qu'un vaccin a priori dangereux solutionnerait peut-être le souci SIDA. On vit vraiment une époque formidable Lucette, le recyclage des molécules, les virus qui se poussent, tout ça. Tout ça qui m'a donné l'envie d'aller blanchir mes cheveux qui n'ont pas coopéré lors de mon dernier peroxydage capillaire. Ça arrive de temps en temps.
Mais pour en revenir à nos moutons, j'ai bien pensé aux pollens quand j'ai pris un antihistaminique hier soir en me couchant, pollens qui envahissent présentement absolument tout l'espace mais concrètement, après deux prises il m'apparait comme évident que la molécule est complètement inopérante. Fuck. Ça m'a mis un coup au moral, presque j'ai pensé à me foutre en l'air à l'eau micellaire.
Depuis, je dégomme inlassablement des paquets de mouchoirs sans faiblir, que je jette partout car par dépit: je ne trouve rien de mieux à faire. Et puis parce que je décore mon parquet de mes miasmes si je veux tu vois. Priez pour que ça ne s'aggrave pas pauvres pêcheurs, ce serait malgré tout vraiment contre mes principes de finir par cracher directement sur le sol... Dans l'hypothèse ou j'aurais quelque chose à cracher.
Je suis le miasme.
Mon désespoir est actuellement amplifié par le fait qu'aucun putain de médicament n'arrange ne serait ce qu'un dixième de mon état.
Pas de fièvre, pas de chiasse, ni perte de goût ni maux de tête. Je ne sens juste rien car j'ai le nez bouché et je suis sourde comme un pot. La crève en règle, cette merde qui gâche chaque seconde de ta vie inutilement et, on l'espère, pendant 6 jours et qui se tirera aussi pimpante qu'elle est arrivée. En attendant, j'ai récupéré mon blond.
Ce sera tout pour cette fois, j'aimerais faire une caisse de rien comme dans l'ancien temps mais je me lève tôt pour terminer tard. Exceptionnellement je remercie mes patient.e.s qui ont annulé leur rendez-vous demain: comme souvent, vous êtes formidables.