L’amicale du pyjama moche

Dans la BSR Team, nous sommes pour la légalisation du pyjama moche, parce que comme on est des gens modestes et humbles, un rien nous habille même des motifs affreux. Après tout, t’as la classe ou tu l’as pas et tu peux pas forcer la bite. En gros et je vais pas pouvoir faire plus clair, s’agit de pousser le vice au max du « je porte un truc horrible mais je suis baisable », le facteur baisabilité étant le seul truc qui préserve du ridicule.
Le rituel du pyjama moche étant devenu par la force des choses une tradition au sein de notre institution sectaire et élitiste, on se fait régulièrement des petits concours de pyjamas moches ou caleçons moches en se congratulant pour nos gouts douteux (c’qu’est bien c’est qu’on n’est pas suffisant, non non) et si vous trouvez ça ridicule vous avez tout à fait raison car c’est le cas. Ceci étant, il y a pire.
Il est de notoriété publique que j’adore jusqu’à la mort Abercrombie parce qu’il n’y a pas plus confortable et plus doux qu’une fringue Abercrombie, et puis parce que j’aime bien le côté rétro de leurs collections bien que je n’adhère pas à tout non plus voire même, que j’adhère vraiment pas à tout du tout.
Les enfants, chers membres BSR, voici les pyjamas Abercrombie.

Observons maintenant une minute de silence en imaginant l’onirique vision de notre mec/meuf débarquant dans le salon en grenouillère-moumoute moulante et chaussettes de montagnard.
Voilà. On est d’accord si c’était réel, il nous faudrait quelques jours pour nous remettre avant de reprendre les galipettes sur la peau de vache.
Et une autre le temps de nous débarrasser de cette abjecte image nauséeuse afin de nous poser les bonnes questions, calmement.

QUI?
Quelqu’un qui a eu une idée infantilisante de merde.
MAIS COMMENT?
Je crois que je ne veux pas le savoir ou que j’aime me dire qu’il avait trop bu.
POUR QUI/QUOI?
Pour quelqu’un qui n’a pas de gout, et pour les soirées en célibataire et je dirais même en solitaire tout court car socialement parlant c’est du suicide.
On sera probablement d’accord pour dire que chez Aber’ les stylistes choppent pas toujours de la bonne, mais je vous souhaite malgré tout un excellent lundi les MinouX.

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Le ménage post hiver

Il ne faut jamais sous estimer les vertus d’un bon gros ménage par le vide, dans (et sur) tous les domaines!
Sans aucun rapport j’ai commencé la semaine dernière à faire du tri dans les fringues que j’avais laissé dans mon dressing chez la Reine Mère (quatre ans plus tard oui farpaitement), c’est pas très concluant mais c’est mieux, dans tous les cas vu les merveilles que j’ai retrouvé et que je ne me souvenais plus avoir j’en ai déduit que j’étais très pressée de partir (et c’était le cas).
Faudra que je continue dans le nouveau aussi, parce que je sais pas ce que j’ai où j’ai pas envie de le dire mais je trouve toutes les excuses du monde pour acheter tout un tas de trucs c’est une orgie totale, la fuite bancaire complète, on avait pas vu ça depuis des mois, c’est un carnage absolu. En même temps ça faisait des mois aussi que je lorgnais différentes choses, alors ça pouvait plus attendre tu comprends, ça pressait urgemment. Et j’ai pas dit mon dernier mot je suis pas encore au bout de la shopping list bref, va falloir que je dégage les vieux trucs.
Sinon dans la lancée je me suis attaquée au Cabaret puisque tous les 5 ans environ je me déleste des trucs qui vieillissent mal ou dont je ne suis pas/plus contente. Voilà pourquoi un coup de vent est passé sur la section vidéos il y a quelques semaines, et que 94 photos ont disparu également ce week-end. Pour les vidéos, c’est juste que je trouve que ça fait désordonné d’avoir encore du 4:3 (il m’en faut peu je vous l’accorde) et pour les photos… J’avoue que des fois je sais pas ce que je branle mais soit avec du recul c’est juste moche, soit ma couleur de cheveux chie totalement, soit ça voudrait bien mais ça peut point, comme on dit.
J’ai noté les shoots à refaire en espérant les aboutir, et d’autres, tellement dénués d’intérêt, ne referont jamais surface. En gros entre ça et les nouveaux trucs j’ai pas mal de choses à faire pour le site et c’est une excellente chose.
Les archives ont aussi été retirées sur les deux sites, comme tous les ans.
Je crois que dans le fond j’ai juste envie de neuf pour 2015 et que j’ai déjà commencé à préparer le terrain. Du neuf et du mouvement car vous ne pouvez pas imaginer à quel point presque tout ce qui m’entoure me ressort par les yeux.

Chacun sa connerie

Je ne vais pas pouvoir commencer ce post avec la formule toute faite du quand j’avais 12 ans j’étais amoureuse d’un petit con, d’une: comme tout le monde, de deux ce serait mi-faux. On va dire que comme 90% des meufs du bahut, je fantasmais gentiment sur le plus « beau » mec [du bahut] qui était donc un petit con, parce que ça va de paire en général à cet age là. Avec du recul, c’était pas le plus beau, c’était juste ses fringues Chevignon qui l’avaient hissé sur le trône, oui, parce qu’on est vraiment con à cet age là.
Ceci étant un jour l’information a filtré et une copine est partie m’arranger le coup. La demande à bien été entendue et fut traitée dans les délais les plus brefs comme les dizaines d’autres qu’il avait tous les jours et s’est soldée par un non. Motif: ne porte pas de fringues de marques. Ce qui d’une part était encore mi-faux mais qui en plus était d’un niveau bien bas.

Voilà.
C’était le récit du seul râteau que j’ai pris dans ma vie, et ça va, je l’ai pas trop mal vécu. A 12 ans, j’ai donc appris que quand le fantasme se heurte à la réalité ça peut faire drôle, depuis je m’abstiens.
Je l’ai revu une fois par hasard, pour contempler la puberté sur sa gueule façon star du collège qu’a mal tourné. Ce jour là je me souviens m’être vaguement dit que finalement, les cons pouvaient prendre, parfois, de bonnes décisions. J’ai pas un tableau de chasse rutilant sous tous les angles mais je n’ai pas d’égérie Biactol à mon actif.
Et encore des années plus tard soit presque aujourd’hui, intervint Facebook.
Facebook, magnifique cour des miracles où n’importe quel petit con peut t’envoyer un message pour « prendre des nouvelles et savoir ce que tu deviens », chose à laquelle je réponds invariablement « rien et toi » manière qu’on déroule vite l’intro pour en venir au fait.

Au bout d’un moment ça tombe souvent sur le « t’es toujours aussi belle » avec option « ce serait bien qu’on aille boire un verre » dans un excès de confiance [malheureux].
C’est triste mais le fait est, que si sa tronche s’est remise des poussées hormonales de l’age ingrat, lui, n’est pas plus intéressant que ce qu’il laissait transpirer. C’est pas une moule hein, il est pas tebé non plus mais bordel il est tellement ennuyeux que j’ai eu peur pour ma santé mentale. Je parle même pas de son taf wesh-wesh, j’aurais bien fait tourner un truc ou deux ici pour sharer la rigolette mais j’ai pas spécialement envie qu’il radine son cul. Alors après avoir un peu grassement lolé devant mon écran je lui ai dit que j’avais pas de survet’ Tacchini dans mes dressings ;P.

Parfois, il faut savoir se taire

Comme la plupart des gens qui ont débuté un jour en photo, en plus d’avoir reçu une formation des plus classiques par deux professeurs et photographes que j’estime énormément, j’étais inscrite sur des sites communautaires dédiés à la photographie. Quand notre oeil n’est pas encore aguerri, soumettre ses images à des critiques extérieures s’avère utile pour repérer les dysfonctionnements qu’on ne voit pas forcément nous, en tant qu’auteurs des dites images, surtout au début. Ca, c’est la partie positive de ces communautés: échanger avec des personnes qui restent techniques et qui savent mettre en lumière les points qui sonnent faux ou qui peuvent être améliorés voire carrément, expliquer pourquoi on a totalement fait fausse route (ça arrive aussi).
Quand on a assimilé la technique, quand on s’est troué des tonnes de fois et qu’on a compris pourquoi, quand on arrive à pondre des images claires autant dans leur représentation que dans leur direction alors, il est temps de mettre les voiles sous peine de récolter des impressions personnelles à base de « moi j’aurais plutôt fait ça comme si ou comme ça » = de la branlette. Ca c’est la partie la plus négative des communautés, les observations et réinterprétations personnelles souvent réductrices de personnes qui ne considèrent pas un seul instant que tu ais pu réfléchir à l’élaboration de la photo qui est sous leur nez et que si tu en es arrivée là, c’est qu’il y a des raisons, qui peuvent être de tout ordre mais qui sont réelles.
Les « critiques » sur les bonnes photos deviennent forcément moins instructives et/ou constructives car elles n’ont souvent plus rien à nous apprendre. Quand tu maîtrises les techniques que tu connais, la partie créa prend le relais pour en jouer, parfois volontairement, jusqu’à l’erreur, erreur créditée par tous les trucs propres que tu as pondu avant et que tu pondras par la suite. On a toujours quelque chose à prouver, mais avec le temps et l’expérience, les enjeux ne sont définitivement plus les mêmes. La technique est au photographe ce que la grammaire est à l’écrivain, s’il n’a rien à raconter, on se fichera éperdument de savoir qu’il sache écrire.
Je me suis quasi complètement coupée de la critique extérieure il y a des années, au jour d’aujourd’hui, le seul élément que j’accepte de prendre en compte, est l’avis du peu de photographes professionnels qui m’entourent. Ce n’est pas de l’élitisme, mais le pro connait le métier et les contraintes qu’on peut avoir en tant qu’exécutant à l’inverse de l’amateur qui a bien de la chance de ne pas s’embarrasser de tous ces détails. A côté de ça, je suis toujours enthousiaste à l’idée d’écouter les ressentis des autres personnes, proches ou non, c’est important aussi, tant qu’elles restent à leur place, ce qui parfois, n’est pas le cas.
Il y a des gens avec un ego tellement merdique qu’ils peuvent se sentir en danger dès qu’une mouche pète, fait complètement exacerbé quand la personne est à l’abri derrière son écran. Récemment je me suis laissée dire que quelqu’un (une meuf) s’était demandé si j’étais vraiment photographe après avoir vu des photos que j’avais réalisé. Une personne avec une véritable interrogation se serait manifestée publiquement sans problème pour obtenir une réponse, mais elle, est restée méthodiquement dans l’ombre afin de mieux ramener sa maigre science, et je dis maigre car il est évident qu’elle n’a pas assez de connaissances pour nommer la technique dont j’ai usé sans même m’amuser car étant restée totalement dans les clous du classique de la chose, ce qui la rendait parfaitement évidente.


Merci à Alexis pour cette citation <3

Ce n’est pas vexant, mais c’est extrêmement gênant.
Imaginez que quelqu’un remettre en doute les capacités d’un guitariste confirmé juste parce que ce dernier fait du picking sur un morceau… On en est là, et si mon discours vous semblait obscur jusqu’ici, vous venez je l’espère de saisir le fond du problème.
Si à une époque je me serais largement jouée du ridicule d’une telle intervention, après 15 ans de photo je crois que ce serait juste discréditant pour moi de me répandre, surtout qu’on est vraiment loin de la généralité.
Professionnellement, je ne suis absolument pas dans l’ego, s’il m’arrive de merder je n’ai aucun mal à le reconnaître car je reste extrêmement critique dans ce que je fais. Je vais certes être, peut-être, un peu plus souple dans ma prod perso mais quand cela engage l’image d’un tiers je ne laisse jamais sortir quelque chose qui ne fonctionne pas. C’est son image, mais c’est aussi la mienne, et je ne suis pas du genre à me vider des chargeurs dans les pieds, la première personne à pâtir d’un mauvais boulot, c’est moi.
Les photos dont il était question ne sont pas « parfaites », si je faisais des photos parfaites alors je n’aurais plus qu’à arrêter car je serais arrivée au bout du bout, mais la technique que j’ai employé est, elle, parfaitement maîtrisée et en cela… Je ne peux pas me justifier de quoique ce soit auprès de quelqu’un qui ne saurait même pas de quoi je parle, sans compter que j’ai une sainte horreur d’être aspirée dans les spirales pathologiques des autres pour nourrir leur mal-être.

Voilà quoi.

Everybody lies

Parce que bien avant de se soucier de son prochain l’humain a du mal avec cette vérité qu’il n’aime pas entendre. La vérité n’a pas d’excuse, elle n’est pas dite pour vous préserver comme le mensonge qui quelles qu’en soient les conséquences partait forcément d’une bonne intention, mais toujours égoïste, comme toute bonne intention qui se respecte.
C’est super agaçant…
Parce que tu peux passer des jours à regarder l’autre essayer de se crédibiliser maladroitement dans ses foutaises en ayant envie de lui dire qu’il se fatigue vraiment pour rien et que tu perds du temps parce que tu sais déjà que de ton côté c’est mort. C’est pas utile de balancer la vérité au nez du menteur, parce qu’il va commencer par la nier dans 95% des cas, et ceci fait ça vous retombera sur la gueule, choses malgré tout moins désagréables que des excuses. En ce sens, je préconise donc la fuite à l’anglaise, technique au niveau du signal de départ c’est à dire petit.
… Et c’est moche.
Parce que c’est pas forcément des horribles personnes, ni même des gens malveillants mais y a rien à faire je peux pas encadrer ce travers, être prise pour une conne j’ai autre chose à foutre, je préfère sincèrement les gens qui me disent merde (et les autres aussi).
Au final il reste toujours la même chose, une immense perte de temps pour tout le monde mais je suis au moins là où j’aurais du être depuis une moment: partie.

La journée peypouz

La lucidité
Je suis en train de buter sur une connerie de texte depuis deux heures, alors je me suis dit que j’allais arrêter de forcer la bite et venir faire un post sans aucun intérêt.

Le désespoir
Aloha ne sait pas jouer à la balle, par exemple dehors, il va courir après, regarder où elle tombe et partir pisser ailleurs. Toi, t’auras plus qu’à aller la chercher toi même, ta balle. Ce matin il y avait ce petit ballon dans un colis, je lui ai lancé, il l’a pris et quand j’ai voulu le reprendre pour lui envoyer il a grogné et s’est couché dessus. Je crois qu’il comprend pas, ou qu’il est carrément trop sur l’économie.

Noël sa mère <3
Je suis sévèrement gâtée cette année, un peu comme tous les ans mais en mieux. Par contre j’aimerais juste dire un truc avant d’aller plus loin, c’est que Black Opium, c’est juste la nouvelle bouteille de Cinema (sachez-le). Dans tous les cas j’adore Noël quand c’est rouge et que ça fait 24cm.

Quand c’est violet et blanc avec du doré dessus aussi mais là c’est HS :). Sinon j’attends toujours mes deux autres paires de grolles.

Les joies de l’hiver
C’est aussi crâmer sa clope à la fenêtre avec une araignée qui aimerait bien rentrer au chaud.

Ami(e)s arachnophobes, je pense à vous <3, après tout, elle fait presque 7cm et non, je ne l'ai pas tuée.

Veni vidi vitochaud
Ci-dessus, un illustration du traumatisme hivernal commun, phénomène courant chez les citadins qui partent dans les Pyrénées pour faire du downhill sous la pluie et la neige (le citadin étant bien connu pour sa petite débilité spatiale).

Nous noterons la phrase du jour qui n’est autre que « putain il fait tellement froid que je vais me retrouver avec une stalactite qui pend à la chatte » dixit une personne qui avait ses règles. On ne la connaissait pas (pour vrai), on aurait tout aussi bien pu ne jamais la croiser ça aurait été très bien aussi.
Bref, maintenant qu’on est enfin réchauffé, c’est raclette.
Bisette les moufettes!