
Je suis posée au cabinet.
Oui.
Il est 16h55, je commence l'ébauche de ce qui sera peut-être un post quand je serai sortie de consult.
Il est 16h55 et je suis posée, au calme, au cabinet, il n'y a rien ni personne, c'est le pied absolu.
Y a des jours comme ça où tout nous porte à croire que la vie nous en veut, en vérité, c'est notre putain d'inconscient qui n'a juste pas envie et qui t'en fera chier jusqu'à ce que tu te couches. Quoique tu attrapes tu le fais tomber, quoique tu fasses ça merdoit, qui que tu vois y a un truc qui foire et quoiqu'il se passe, ça va devenir complexe au possible. La migraine par dessus tout ça par contre, c'est pas volontaire, ni d'une manière ni d'une autre.
La migraine c'est le manque de simplicité, mais ça, comme toujours. Y a des gens, et t'y peux rien, dès que tu leur demandes un truc, tu as juste l'impression de leur arracher un bras. Et un truc simple hein finalement, rien qui va chercher très loin, pas un décrochage de lune non plus (je t'entends fredonner j'ai demandé à la lune toi là-bas au fond, il suffit!) on est bien d'accord. En plus d'avoir l'impression de les plonger dans une torture profonde et bien ils te prennent pour une conne en se pensant super malins, ne se rendant même pas compte qu'ils sortent des débilités monstrueuses, allant même jusqu'à s'enterrer sans l'aide de personne. Après c'est sur, si tout le monde était de bonne foi... Enfin passons. Dans tous les cas la migraine, au bout de trois jours ce serait bien qu'elle passe tu vois, les prises de tête pour trois fois rien aussi, si c'est pas trop demander.
Et voilà.
Au final cette journée n'aura pas été que douloureuse pour ce qui me sert de cervelle, elle a plutôt été blessante tout du long, volontairement ou non peu importe. Le résultat, est que j'irai bien faire un tour dans ma bulle parce que oui, nous y sommes, la bulle. Ma bulle me reposerait, là maintenant tout de suite, ça fait plus d'un an que je ne me suis pas perdue dans le silence. Puisqu'on parle de bulle et que c'est étroitement lié, c'était sans compter sur vous qui me demandez une nouvelle G, en tous cas assez de personnes pour que ça me surprenne. G = Surf. Ça fait une semaine que l'idée tombe quotidiennement dans ma boite mail et parfois plusieurs fois par jour, et ça fait donc une semaine que j'ai envie de tracer par delà la dune. Pour l'instant je mets votre idée sur le compte du manque de soleil ambiant, et on en reparlera plus tard si jamais.
A part ça il pleut, mais je suis d'accord, c'est pas plus original que le reste.
Et donc je vais aller me coucher, j'ai encore une journée pourrie demain, si je suis pas trop défoncée le soir, je viendrai vous raconter des conneries, en attendant je vous fais des ptits bibis.

Dans la famille des jours qui font chier se place aujourd'hui. Non rien d'affreux, juste de l'exaspérant et de l'inutile.
A commencer par ce matin, je suis sortie du boulot le moral en berne, dépressive, prête à sauter du pont où à poser une bombe dans un endroit stratégique, au choix. Ou peut-être tout en même temps finalement.
Je suis rentrée, mon voisin qui venait vraisemblablement de redémarrer sa voiture aux cables avec son autre voiture qui trainait au milieu du parking avait pris ma place pour l'occasion. Dans tous les cas j'ai eu le plaisir de passer pour la dernière des emmerdeuses quand je lui ai demandé de bouger, pas de trop étant donné qu'il a la place à côté de la mienne, mais vu la gueule qu'il a tiré, ça lui a beaucoup couté. Si tu voulais pas être emmerdé mec, t'avais qu'à rester chez toi (et moi aussi d'ailleurs). Bisous.
J'ai pris une douche, j'ai mangé une tartine de Nutella, le tout devant Charmed, donc autant te dire que j'étais vraiment au bord de la mourrance, en plus depuis le passage Nutella je me paye des crampes à l'estomac monstrueuses, à moins que ce ne soit les nerfs, je n'écarte pas l'hypothèse. Dans un élan de désespoir profond, j'ai appelé la Reine mère, qui était dans tous ses états car un voisin est venu hier... Théoriquement pour l'engueuler parce qu'elle avait donné à manger aux pigeons. Théoriquement, parce que dans les faits, à part dire le mot "chier" à environ 40 reprises, la cause précise de sa venue reste tout de même relativement abstraite. Bref. Ca m'a laissé pensive.
Je suis peut-être une extra-terrestre (encoooooore), mais je trouve ça moins choquant de nourrir des pigeons que d'engueuler quelqu'un qui leur donne à manger j'veux dire... Ca fait de mal à personne (je précise que les pigeons n'ont provoqué aucune dégradation), par contre venir faire chier quelqu'un pour ça faut vraiment avoir que ça à branler. Et n'avoir que ça à branler, c'est la principale occupation de la meuf du second, qui placarde chaque jour un nouveau message menaçant en bas de l'immeuble pour des raisons diverses et variées, en oubliant élégamment qu'elle ne ramasse jamais les énormes fientes Frolic (= orange fluo) de sa chienne qui chie juste devant l'immeuble, et dont le fils (de la meuf, pas de la chienne) à foutu le feu au buisson devant chez la voisine d'en bas sous prétexte qu'il en avait marre d'entendre aboyer le chien de la dite voisine. Breeeeeef.
Tout ça pour dire que je suis presque jalouse, oui, jalouse de ces gens qui n'ont que ça à foutre, pester, gueuler, cracher sur tout est n'importe qui/quoi. Tout ça est définitivement très vide et singulièrement pitoyable, mais comme la vie doit être douce quand on a que des choses useless à s'occuper, vraiment, je vous envie positivement.
Je suis ensuite partie consulter, en retard mais moins que mon patient de 14h30. Je me suis garée à la va vite devant une maison, en prenant soin de laisser assez de place pour que la personne puisse rentrer chez elle. En partant, cette vieille pute frigide la charmante occupante des lieux s'arrêta à ma hauteur dans sa classe A pourrie pour me dire que: j'étais garée devant chez elle, chose à laquelle je répondis que j'en étais bien aise en ponctuant par le petit grognasse de circonstance parce que c'était pas le moment de me faire chier, surtout avec une remarque moisie qui sert à rien si ce n'est que la prochaine fois je me remettrai là et je jubile d'avance rien qu'à l'idée que ça puisse l'emmerder. Faut chier le matin, faut chier bordel, oui oui vraiment j’insiste, l'éveil corporel(©Alexis) c'est important.
Et là ça fait presque 18h que je suis debout, comme on dit un orgasme et au lit! C'est bon j'ai plus qu'à aller me coucher.

Durant les deux derniers mois et ce au moins à trois reprises, j'ai osé sortir mes chaussures d'hiver du placard afin de les remplacer par celles d'été. Heureusement ou non je fus interrompue dans mon élan par Météo France qui chaque fois annonçait dès le lendemain de la grêle et des orages qu'on n'a jamais vu, j'ai envie de dire: comme d'hab. Par contre de la pluie oui, ça on a, on a bien même, en ce moment nous avons un rythme d'une semaine de flotte entrecoupée par un ou deux jours où l'on peut se faire insoler dignement comme dans un mois de mai digne de ce nom (oui j'ai encore mal de tête Lucette, j'ai l'impression que ça n'en finira jamais). La pluie ne me dérange pas plus que ça... A part quand je sors du taf, que je la prends sur le crane et que j'ai l'impression d'être une possédée qui prend une douche d'eau bénite (non ce n'est pas une expérience à vivre, même pour essayer je vous promets qu'on peut s'en passer) (d'être possédée aussi je suppose), non c'est surtout le froid. Cinq degrés in the morning mais ça aussi j'veux dire on s'en passe et ON S'EN PASSE VRAIMENT. Du coup j'ai pas rangé mes manteaux non plus, ça m'évite presque de me peler.
Ces brusques changement de températures qui passent de 15° à presque 30 en 24h ne sont pas là sans rendre complètement fous les poils de mon chien, qui tombent par vagues tous les quatre matins = au furminator tous les trois jours sous peine de se retrouver avec des boules de poils qui courent dans la maison au gré des courants d'air, un peu trop orientées Farwest à mon gout j'vous le cache pas. Mais comme il m'arrive parfois d'oublier, c'est le drame.
Sans transition, j'ai mis des poissons dans mon aquarium (<3), que j'ai remis en eau pour la seconde fois suite à une invasion d'algues moches dont je n'arrivais pas à me défaire. Au prochain épisode, ou quelque chose comme ça, je vous montrerai Serge et Minus.
Puis j'ai un nouveau combattant, qui s'appelle Léonard. Illustration:



Quand ça veut plus ça veut plus. Se lever le matin pour aller bosser où t'as pas envie d'aller bosser, c'est la porte ouverte a toutes les emmerdes. Et quand c'est a 3.30 que tu dois te lever, autant te dire que dès la veille t'es en situation d'échec.
Déjà tu vas lutter pour aller te coucher en collectionnant les actes symptomatiques et manqués. D'entrée tu vas être a la bourre, pas voir l'heure, mettre trois heures à te doucher, trouver milles choses à faire enroulée dans ta serviette à commencer par vider le lave vaisselle, chercher partout ton chargeur de portable qui est bien évidemment sous ton nez depuis le départ soit au même endroit depuis le matin, puis tu te relèveras 50 fois une fois couchée parce que t'auras zappé de faire 10 trucs de plus. Résultat il est 23.30 au lieu de 22.30 et tu sais désormais que soit demain il va te falloir un treuil pour sortir de ta couette ou que, ma spécialité, tu vas éteindre le réveil et te rendormir sans même t'en apercevoir. L'exploit, c'est quand-même que je peux faire ça avec trois réveils différents disposés à divers endroits dans la pièce sans même que ça me dérange. Bah ouais, on est true ou on l'est pas.
Ça fait deux mois que ça dure et ce matin quand a 5h j'ai entendu "kelly il est 5h", et que j'ai lancé mon putaaaaaain divin (= tu fais partager à tout ton immeuble ta joie parce que t'es supeeeer sympa comme meuf), je me suis encore préparée en courant partout et quand ça commence comme ça, je vais courir partout jusqu'au soir. Courir partout, être partout et souvent nulle part, ne pas profiter de grand chose, normal je suis crevée et dans 90% des cas quand je suis à un endroit je réfléchis déjà à me débrouiller pour pas arriver en retard où je dois aller ensuite, ce qui se solde toujours par un échec puisque je suis toujours en retard dans tous les cas. Sauf aujourd'hui, exceptionnellement et peut-être par formation réactionnelle j'ai pas trop couru, plus par incapacité que par volonté cela dit car je m'en serais passée.
Je suis crevée, très sérieusement je suis crevée. Je suis crevée et j'ai des putains de coups de soleil et une salope de méchante insolation, COMME TOUS LES ANS OUI!
J'ai rien contre mon job, je l'aime bien même, mais putain, quand ça va se terminer je me prends une rouste d'une autre planète et je cuve pendant une semaine, notez.