Work in progress

Bob la bricolette a encore frappé…

… C’est pas terminé du tout, mais ça marche et je ne me suis pas électrocutée c’est donc un double exploit.
Oui des fois je fais des lampes, j’aime bien ça me détend, j’espère attaquer un lustre sous peu aussi, bref, la suite un jour.

22 avril 2015

Ouais, cette année je suis en avance et puis il est sensé pleuvoir alors je ne vais ironiquement pas manquer cette occasion, tu sais comme j’aime faire le piquet devant ton trou un parapluie à la main.


Voilà.
A demain.

Salut!

Sans surprise
Je suis débordée… Et au bord de la ruine. Ce mois d’avril est un mois chiant, c’est aussi le mois de la déclaration du RSI, c’est donc le mois où je chierais dans une allégresse absolue sur l’Etat si je pouvais. Je ne vais pas plus loin ça risque d’être moche.

Mais!
Il fait beau, j’ai sorti le boardshort, le débardeur et les tongues, le thermomètre affiche un joli 27, le seul souci, c’est que je suis bien trop souvent coincée derrière mes écrans ou simplement sur mon fauteuil. Alors pour manifester mon mécontentement je me suis laissée pousser une pustule sur la joue.
Et ouais.

Par la bite de Jupiter
Je me refais les trois saisons de Spartacus en Français, ce qui rend la série complètement couille tellement c’est mal doublé. Side effect qui n’était pas survenu quand je les avais vues en anglais: ça me rend monstrueusement vulgaire, je n’ai jamais autant dit chatte et bite que depuis que j’ai commencé. D’ailleurs, je ne savais pas que c’était possible.

De l’inconvénient du printemps
Je passe environ 20 minutes par jour à chasser bourdons et autres diableries volantes du bureau. C’est sympa, je sais que tout ce petit monde est utile à la planète m’enfin j’aimerais bien qu’ils aillent voir ailleurs. Prochaine étape: les moustiques et on n’a pas hâte.

La crise du secteur privé
La nuit dernière, précisément ce matin alors que j’étais tranquillement à une soirée en train de causer chiffon avec Logan Mader (période Machine head) (je précise car le pauvre accuse un poil les années), ce connard de facteur n’a rien trouvé de mieux à foutre que de me réveiller avec la corne de brume cancéreuse qui me sert d’interphone pour me livrer un colis bordel! Franchement depuis quand ils font ça eux?

Il me faut des vacances
Je vais donc prendre des vacances et regarder les pins pousser. Si y a pas de vagues, je hurle à m’en faire pousser une autre pustule.

Bisous!

Moi et mes mauvais plis

Plus précisément, moi et mon mauvais pli.

Voilà, tu sais tout.
Concrètement et très objectivement, je vous déconseille de vous retrouver coincés entre un ressenti et un principe, c’est franchement désagréable. D’une part parce que vous ne saurez pas quoi foutre, de deux parce que personne ne saura quoi vous dire, même en y mettant la meilleure volonté du monde.
Au final, si ça commence à m’empêcher de dormir, j’aviserai, en attendant comme ça me répugne, j’entame une phase de déni (non je ne suis pas enceinte) et je vais peut-être même tellement faire ça bien que je vais en oublier le rendez-vous.

Médicaments, effets secondaires: la mort

On savait ou on soupçonnait déjà grandement l’industrie pharmaceutique de nous en mettre des pas mauvaises dans le gosier, depuis que j’ai terminé le livre, j’avoue que… Je risque d’avoir encore plus de mal qu’avant à prendre des médicaments.
N’étant pas du tout intéressée par les 3615Mylife de l’auteur, John Virapen, ex PDG de Lilly Suède, qui se repend de sa mauvaise conduite, j’ai volontairement oublié de lire les pages qui traitaient de sa personne pour me concentrer sur ce pour quoi j’ai acheté ce livre et qui s’est avéré plus édifiant que prévu, car même en partant avec des bases plutôt solides, j’étais loin de m’imaginer que quelque chose d’aussi tentaculaire pouvait exister, surtout dans l’industrie de la santé.
Médicaments, effets secondaires: la mort
Effets secondaires: la mort, est une explication poussée qui complète à merveille le documentaire Médicaments psychiatriques: la violence sur ordonnance.
Virapen a grimpé les échelons chez Lilly, d’abord visiteur médical, il explique comment il corrompt tranquillement les médecins (heureusement tous ne sont pas dans ce cas) avec la complicité de sa hiérarchie, après les avoir profilés, pour qu’ils prescrivent plus de médicaments estampillés Lilly. Voitures, voyages, sommes d’argent à cinq ou six zéro, diners, soirées chaudes, rien n’est laissé au hasard.
Lilly, est une firme pharmaceutique comme les autres et une entreprise qui doit générer des profits comme n’importe quelle entreprise. Pour dresser un rapide tableau, l’industrie pharmaceutique ou Big Pharma, lasse de mettre au point des nouveaux médicaments pour soigner des réelles maladies car le processus est long, couteux et compliqué (bah oui la pauvre petite…), préfère faire les fonds de tiroir pour sortir de vieilles molécules à l’efficacité médiocre tout droit sorties des années 60 mais remises au gout du jour dans un packaging sympa.

« Le but de l’industrie est de vendre à un nombre maximum de malades, ou de gens qu’elle parvient à persuader qu’ils sont malades, en inventant si besoin des maladies qui n’existent pas ou en préconisant de traiter certaines maladies dont elles changent la définition, avec l’accord des médecins qui y trouvent leur intérêt »

Reste donc à trouver une maladie. Vous allez me dire, putain, comment c’est possible d’inventer une maladie? Rien de plus simple: l’argent, et Big Pharma en a beaucoup. Le DSM (Diagnosis and statistical manual of mental disorders) par exemple, a effectivement triplé de volume en très peu de temps, et le DSM, ouvrage de référence, n’est véritablement qu’un catalogue si l’on considère qu’il est composé par quelques psychiatres américains rémunérés d’une façon ou d’une autre, directe ou indirecte, par les firmes pharmaceutiques. Il fallait entre autres, revoir et assouplir la définition de la dépression afin qu’elle s’applique au plus grand nombre, officialiser le DAHA (déficit d’attention avec hyper activité), tout comme le syndrome dysphorique prémenstruel, des syndromes dont personne ne souffrait avant 1990. Bref, il fallait vendre du Prozac, du Ritalin, du Strattera et toutes ces merdes, et il faudra les dériver à l’infini, changer le conditionnement autant de fois qu’il faudra déposer des brevets afin de gagner l’exclusivité des marchés.

« Il y a deux façons de créer de nouveaux marchés: commercialiser de nouveaux médicaments pour des maladies dont les hommes souffrent depuis toujours, soit créer des maladies dont ils ne savent pas encore qu’ils souffrent, cette seconde voie est autrement facile et rentable. »

Les firmes lancent des opérations marketing de grande ampleur, cherchent à convaincre sournoisement quiconque qu’il est malade, lui créant le besoin d’une molécule qui n’est pas encore disponible, et ce besoin faisant indirectement pression sur les autorités compétentes, le médicament est alors distribué à grande échelle. Le processus est très rapide, les essais cliniques aussi.

« Plus il y a de maladies, plus il y a de médicaments, et plus il y a de médicaments, plus il y a de maladies »

Ces derniers sont de plus en plus souvent bâclés en Thaïlande, en Inde ou en Chine, sur des personnes qui ne sont majoritairement pas au courant qu’elles servent de cobayes. Le tout, sans aucun contrôle autre que celui des industries pharmaceutiques qui les organisent. Ces dernières prendront les résultats, s’aideront de médecins pour camoufler tous les effets secondaires gênants (se manifestant parfois dans 90% des cas à des degrés divers pouvant aller jusqu’au suicide, auquel cas les patients deviennent « perdus de vue ») et une nouvelle molécule miracle arrivera dans votre assiette, chaudement recommandée par les leaders d’opinions payés eux aussi par Big Pharma alors que les tests ne sont absolument pas valables.
On prendra l’exemple du Prozac qui n’a bénéficié d’essais cliniques complets que sur 63 personnes (!!!!), les enfants, les personnes âgées, les personnes à tendance suicidaire de même que les dépressifs ont été exclus des tests, bien que le médicament soit prescrit sans restriction, même aux femmes enceintes dont 20% des nouveau-nés ne survivent pas au sevrage qui découle de l’accouchement. Même en ayant mis toutes les chances de son côté, le Prozac a tout de même provoqué des suicides parmi les personnes saines et équilibrées qui subirent les tests.

« De tous les essais cliniques que l’industrie pharmaceutique a communiqué à la FDA, il ressort qu’aucun des ISRS n’est vraiment plus efficace qu’un placebo, qu’il s’agisse du Prozac ou de ceux qui sont apparus après lui sur le marché* »
* Deroxat, Zoloft, Effexor…

C’est accablant pour une molécule dont on ne sait rien sauf, qu’elle n’a jamais guéri quelqu’un, qu’elle augmente 60 fois le risque de suicide (sur la base du taux moyen français) et qu’elle est à l’origine de milliers de meurtres et autres tueries, qui débutent en 1989.

« Dans toutes ces affaires, ce sont des gens au comportement jusque là normal qui sombrent en quelques jours dans une folie suicidaire ou meurtrière »

Donc, l’industrie du médicament que nous aurions tendance à penser qu’elle est bienveillante, est en fait simplement une industrie de plus, vérolée et orientée comme les autres. Et comme la niche des maladies psychiatriques concerne tout le monde, Big Pharma s’est aussi attaquée aux enfants qui, appâtés par des places de cinéma gratuites, ont répondu a un questionnaire ma foi fort énigmatique pour se faire ranger dans des cases et médiquer dans 9 cas sur 10, pour phobie sociale, DAHA ou et de manière encore plus énigmatique: troubles obsessionnels compulsifs. Là, j’aimerais qu’on m’explique comment en posant des questions complètement connes totalement hors propos, soit en demandant à un gosse s’il est parfois triste, complexé ou s’il a déjà essayé de se suicider, on arrive à un tel diagnostic… Un peu comme le reste d’ailleurs si l’on considère à juste titre que le DAHA n’existe pas (mais les sales gosses oui, et comme tout le monde a l’air d’accord, ça me rassure).

« C’est ainsi qu’aux USA 8 à 10 millions d’enfants avalent légalement tous les jours des comprimés modifiant leur comportement »

Et si la psychiatrie est une ressource inépuisable de maladies farfelues, c’est un peu pareil pour le reste, surtout pour les traitements sur le long terme, qu’ils soient destinés aux diabétiques, aux cardiaques ou aux femmes qui souhaitent simplement prendre la pilule. Les firmes n’hésitent pas à faire retirer du marché des médicaments à l’efficacité prouvée pour lancer de nouvelles molécules (plus rentables), bien qu’elles ne soient pas plus efficientes et que le recul manque sur les effets secondaires qui n’ont très certainement pas plus été correctement évalués que la fois d’avant.
L’important, c’est les tunes, mais l’importance des tunes ayant ses limites comme le reste, mettre sur le marché des molécules inefficaces ET dangereuses ET mal prescrites de surcroit, ça reste criminel.
L’auteur essaie de terminer son pavé sur une note positive avec plusieurs idées qui pourraient aider à assainir un peu le système, sauf que l’humain n’ayant pas changé depuis que Virapen s’est repenti, il ira toujours du côté où ça paye le plus, c’est moche, mais c’est ainsi.
Si le sujet vous intéresse, ce livre est une mine d’informations avec des annexes vraiment complètes, très bien faites, clairement écrites et compréhensibles pour le plus grand nombre. Du reste, si comme moi vous attendiez des remèdes ou des vaccins à certaines maladies qui tuent des millions de gens au travers le monde… Je crois que malheureusement une météorite nous aura explosé la gueule avant une quelconque avancée dans ces domaines.

Je suis ton ascenseur Lucette

Il y a quelques semaines alors que je fumais ma clope sur la terrasse de chez la reine mère, je me suis aperçue qu’il y avait un nid dans le sapin, qui se situe a environ un mètre de la porte fenêtre de la cuisine. Étrange et fort peu pratique, mais pourquoi pas.
Il y a quinze jours trois semaines ont éclos quatre œufs, et depuis quelques jours, quatre mignons petits piafs sautillent à longueur de journée sur la terrasse. Voilà. Sauf que.
Sauf qu’il y en a une qui ne sait pas très bien voler, donc qui gère plutôt bien la descente du nid mais pas la remontée. Après plusieurs tentatives pour retourner à ses pénates, c’est donc très logiquement qu’elle s’est mise à picorer contre le carreau, ce qui a fini par me faire sortir, et je l’ai remise dans le nid. Je ne connais pas trop les oiseaux, je m’attendais à ce qu’elle soit plus craintive que ça mais non, point du tout. Au point que maintenant elle a pigé la combine, quand elle descend faire son tour elle picore au carreau pour que je vienne la remonter. C’est mignon, mais plusieurs fois par jour, c’est un peu pénible, il serait temps qu’elle apprenne à voler, quand-même.
Étant donné que la portée toute entière s’est avérée au final, plus curieuse que timide, j’ai pu faire quelques photos dont une que voilà, je vous présente donc Lucette…

… La merlette qu’on va finir par lui mettre une échelle.