Salut ma vie! Ca faisait longtemps!

Bonjour les gens, j'espère que vous allez bien. Ça fait une tire que je ne suis pas venue ici pour autre chose que de faire acte de présence.
Il semblerait que nous soyons sorties du tunnel, je dis bien, il semblerait car comme on le sait: tout peut toujours basculer en quelques secondes, et que j'ai récupéré un semblant de vie.
Concrètement, je n'ai tout simplement pas eu de vie ces 6 derniers mois, tout a été plus ou moins mis entre parenthèses parce que j'ai pas eu trop le choix et ce que je n'ai pas voulu mettre entre parenthèse fut fait dans la souffrance = j'ai laissé tomber avant de me dégouter de tout.
Ça n'a pas été une partie de plaisir, rien, et j'ai du renoncer à tout ce qui composait mon existence pour la consacrer à 90% à une tierce personne, chose que je ne regrette absolument pas mais qui a fini par me faire dégoupiller. Dans l'état où j'étais quand tout à commencé je n'ai pas su comment j'arrivais à tenir jusqu'à ce que je me rende compte que j'avais débranché pas mal de câbles si ce n'est la quasi totalité, fait pouvant paraitre assez perturbant au prime abord, mais dont je me fiche au final car je suis bien trop saoulée pour me poser des questions. J'y suis arrivée, c'est le principal.
Je commence à reconnecter les plus importants, ça me fait du bien, j'en ai mis d'autres de côté car je ne sais pas quoi en faire pour le moment, et je suis, je l'avoue, pour l'heure absolument infoutable tant je ne tolère rien qui vienne d'un tiers. La seule obligation que j'ai toujours gardé est le boulot, c'est même ce qui m'a le plus aidé à tenir, c'est encore la seule que je garde et les autres je ne veux pas/plus en entendre parler ni même savoir qu'elles existent. J'ai passé 6 mois à en baver, pour le moment je ne vais nulle part sauf là où j'ai décidé d'aller, je fais ce que je veux c'est parfait.
Si tu veux un cours d'égoïsme pêchu, tu sais où me trouver.
J'ai été super soutenue comme super seule, c'est le genre d'épreuves qui te fait faire un tri implacable dans ton entourage, tout comme il te pousse parfois à voir plus loin que le bout de ton nez, ce qui n'est pas si mal dans les deux cas. Je serai éternellement reconnaissante aux personnes qui ont été là, même de loin, et pour le reste on se quitte ici, par effet de contraste je ne trouve pas ça très grave de ne plus avoir envie d'entendre parler de vous ni même d'avoir vent de votre existence, ce qui comporte ici aussi la sempiternelle famille.
Ah oui en 6 mois y a eu du monde pour brailler au téléphone et pour planter des grands discours. C'était chouette, ça n'a servi à rien, et pendant que l'une était en train de mourir et que l'autre en chiait en perdant pied sous la masse de choses à gérer (administrativement et émotionnellement aussi) qui a pris quelques jours de sa retraite pour venir me donner un coup de main? Personne, j'ai tout pris dans la gueule, seule.
C'est donc après ce triste constat que j'ai décidé de ne plus répondre au téléphone et c'est il y a quelques jours que j'ai décidé de les rayer de la carte. Ça fait bien longtemps qu'on ne s'était pas à ce point foutu de ma gueule. La reine mère a pris le relai à ma très grande surprise d'ailleurs et a expliqué patiemment à tout le monde pourquoi j'étais injoignable et pourquoi il n'était pas à l'ordre du jour que ça change. Étonnamment toujours tout le monde a compris et a copieusement culpabilisé. Maintenant que cette étape est pliée et qu'il n'y a plus rien à faire, c'est sur, c'est plus facile d'admettre qu'on a de la merde au cul. Affaire close.
Bref, j'ai recommencé l'urbex et je passe beaucoup de temps à fouiner, ça me fait prendre l'air et je n'ai besoin que de ça en ce moment. J'ai plein de photos à vous montrer et peut-être des vidéos aussi et nom de dieu que ça fait du bien.


Session 1

Session 2

Et j'ai pas fini.
Je prends l'air en moto aussi, toujours sur un plateau à mon grand regret. Les jours où je n'ai pas de leçon je médite...

J'ai développé une nouvelle technique de respiration intra-casque. Ca m'aide, et j'ai hâte que ce permis se termine. Si j'étais vraiment-vraiment décidée sur le choix de la moto je l'aurais déjà, ce qui serait une très bonne mauvaise idée, en tous cas je me le rappelle souvent pour rester sage. J'en suis au stade de désespoir ou le parcours lent m'amuse, bref, j'ai grande envie d'aller sur la route O.O.
Bonne soirée le monde! Paix et amour dans ton cul, je suis de retour \o/.

Fin du cycle 1

Le retour du secrétariat

Vous avez deux catégories de secrétaires médicales, comme vous avez deux catégories de personnes en général d'ailleurs: celles qui font bien leur job et celles que je méprise, soit la majorité, c'est à dire celles qui en plus d'avoir un air condescendant posent des questions connes.

- Et donc vous voulez savoir si ce symptome est normal?
- Bien sûr que non, j'appelle le toubib pour savoir ce qu'il a bouffé à midi...


PUTAAAAAAAAAAAAAAAAIN SANS DECOOOOONNEEEEER!!!!!!!!!!!!

La zenitude

C'est sur qu'après ce paragraphe on pourrait croire qu'un rien m'agace mais c'est totalement faux, c'est juste que de presque-arrêter de fumer ne m'a pas rendu plus sympa qu'avant. Au delà de ça, je suis vraiment zen, j'ai récupéré ma voix, mes poumons sont légers, mon poil est brillant et je saigne des gencives à profusion. Cette touche de vampirisme ne me dérangerait pas si ça ne faisait pas puer du bec, mais comme il parait que ça finit par passer, je prends mon mal en patience. Du reste, oui, je suis d'un calme olympien.

La nuit de merde

Il me semble l'avoir dit 100 fois mais je n'ai plus l'age de mal dormir et je suis usée des nuits de stress. Mais il y a quand-même du positif derrière ceci, c'est que d'une part ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps et que le SPT commence à vraiment devenir un lointain souvenir, sauf en cas de situations extrêmement angoissantes et ce, même si elles n'ont rien à voir avec la base. Ca tombe bien, c'est pas non plus tous les quatre matins *va toucher du bois et revient*.

Liberté

Il y a bientôt 5 ans on m'enlevait mes bagues et je me suis retrouvée avec une contention permanente. L'orthodontie n'étant pas la chose la plus agréable à tenter dans sa vie, on pourrait croire que le plus dur était derrière. Moi, j'en suis pas très sûre.
Je n'ai jamais réellement souffert de mon traitement orthodontique plus de 24h après chaque intervention sur les arcs, a priori j'ai eu de la chance et je me souviens qu'à l'époque j'avais même chaque fois une envie quasi irrépressible de mâchonner Sophie la girafe (chose que je n'ai malgré tout jamais faite)(non mais je précise hein, juste). La contention sur les dents du bas est chiante les premiers jours, mais pas insurmontable, quand on m'a posé celle du haut par contre, j'aurais jamais pensé que j'allais réussir à passer tant d'année avec cet enfer. Du coup hier on m'a retiré la contention du bas car la colle était morte, donc j'en ai profité pour demander si on pouvait m'enlever celle du haut car j'en peux plus d'avoir la langue irritée tous les soirs. Demande validée et j'ai plus que hâte \o/.

Elle était sympa cette piqure didon!

Comme chaque fois qu'on pose ou qu'on enlève une contention il faut passer par la case détartrage. Et mes dents du bas sont devenues tellement sensibles que j'ai dû mendier une anesthésie car chaque fois c'est l'enfer. Je suis pas douillette, mais les dents du bas c'est juste affreux à en chialer. C'était la première fois qu'on m'anesthésiait ces dents: 5 piqures qui font SUPER MAL, et j'ai encore mal d'ailleurs. Impossible de me toucher le menton, j'angoisse terriblement de ne pouvoir démêler ma barbe ce soir avant d'aller dormir bref t'as compris quoi. Je ne sentais donc plus ma lèvre du bas et, encore assise dans le fauteuil en m'essuyant la bouche après que tout fut terminé:

- J'ai pas un truc bizarre la au coin de la bouche?
- Oui c'est un bout de serviette

Partant de là: fou rire, le dentiste avec, je suis rentrée chez moi morte de rire, j'ai croisé la Reine Mère qui promenait son chien j'en pouvais toujours plus de rire et en gros j'ai passé une demi heure à me bidonner pour un morceau de salopin collé au coin du bec.
M'en faut peu des fois.

I did it!

Cet été on m'a dit "je te prête Ventilette, t'as qu'à faire la ligne droite, tu vas voir c'est facile, ça roule tout seul". Aussi mignonne que fut cette proposition et aussi privilégiée que j'ai pu me sentir sur le moment, je me suis dit que bon... Comment je la mets droite (la base un peu) sans provoquer une catastrophe?

Vraisemblablement, pas en me tortillant à côté, mais blague à part, j'ai refusé poliment.
Ayant toujours la trouille de tout faire tomber, j'avais pas spécialement forcé jusqu'à aujourd'hui où j'ai mis droite ma future, un 1200 custom, un truc moche et gros et un street bob donc un peu une Ventilette (la plus facile à redresser bizarrement). Comme quoi tout arrive, parfois quatre fois de suite #winneuse.