Les vacances, la rentrée, l’automne et le reste

Avant de partir en vacances, je me suis dit que ce serait quand-même... Plutôt nécessaire de refaire un tour chez ma médecin chinoise. Aussi et surtout parce que j'ai paniqué sur un truc qui va sembler carrément con aux yeux du commun des mortels mais j'avais mal au majeur de la main droite. Et je vous vois venir! Non! Je n'ai pas trop fait de fuck aux gens (même si j'en fais beaucoup, c'est vrai), par contre mon majeur droit me sert vachement pour freiner en moto et si j'en arrivais à avoir tellement mal que je ne pourrais plus freiner, ce serait la fin de ma vie!
Oui! La fin de ma vie!
Et pas parce que je me tuerais non. En vérité, je ne me suis jamais trop servie des freins (à part en skate et on a vu ce que ça a donné!), mais des fois c'est un peu utile alors il faut quand-même que je sois en capacité de freiner. La mort, c'est de ne plus faire de moto.
Donc je suis allée chez la MTC. Elle ne m'a pas démâté le dos, par contre j'étais criblée d'aiguilles sur tout le côté droit car, je l'ai pas dit mais j'avais mal: au pied droit, au majeur droit et à la cuisse droite. Oui on sait, c'est chelou mais t'as déjà croisé quelqu'un de normal ici? Bon. Les décharges électriques étaient telles que j'en ai hurlé. Définitivement je déteste ça, ce qui ne m'empêche pas d'y retourner.
Bref.
J'avais soigneusement évité d'aller la voir depuis le décès de la Reine Mère car la MTC agit aussi sur le plan émotionnel. Et comme je le redoutais, depuis ce dernier rendez-vous, je ne fais que chialer. Ça fait du bien, vraiment je pense que j'en avais besoin. C'est chiant parce que j'ai des remontés pas toujours très sympas mais je me sens vraiment plus légère. Sur cet entrefaite, j'ai pris la décision d'aller voir un ostéo, rien à voir avec la choucroute, et mon majeur va beaucoup mieux!
Les 15 jours qui ont précédé mes vacances ont été une vraie curée, du taf par dessus la tête en plus du reste, heureusement j'ai réussi à dégager un moment pour partir faire un peu de plongée à la Méditerranée.


Moi, hurlant que j'ai fait pipi dans l'eau, me dirigeant vers les sanitaires pour rincer mon maillot en néoprene qu'il tient pas chaud du tout


Très franchement, c'est loin d'être l'endroit rêvé pour plonger, mais de manière totalement égoïste, j'y étais allée l'an dernier dans des conditions pas terribles et il fallait que j'y retourne pour réécrire. Ce périple qui partait de la frontière Espagnole ne convainquait pas grand monde, mais je suis ravie que tout le monde ai kiffé au final. On remet ça l'an prochain sur un autre spot, le plan est déjà dans les tuyaux et j'ai très hâte! :D
Ensuite direction la Westcoast!


Les raisons de cet égarement ne méritent pas d'être dites ici mais, cette année j'avais décidé que j'allais bronzer, et j'ai bronzé, beaucoup! Tellement que le seul truc que j'ai pécho au bord de la piscine fut une insolation #PrivateJoke, et que je suis rentrée avec la certitude que j'étais toujours allergique au soleil #CaCestFait.
Même si je ne vais pas avoir la place de tout raconter ici, c'était des vacances excellentes! Et même... Formatrices en un sens aussi. Par exemple, maintenant je sais que dans ce coin là, tu as beaucoup de gens coincés dans une mentalité des années 50, et que c'est fort dommage. Surtout pour eux. Je laisse pisser, finalement autant de niaiseries c'est presque touchant mais je vais m'arrêter là car sinon, vous savez comment je suis, je vais finir par rendre.
Depuis que je suis rentrée je n'arrête pas, j'ai toujours autant de boulot MAIS comme je l'ai dit dernièrement sur Patreon: G9 est terminée.
G9 aura été une torture jusqu'au bout pour milles raisons, la pire de toutes bien qu'elle soit loin d'être la plus dégueulasse! Si vous souhaitez en savoir plus et avoir toutes les news concernant la vidéo et l'expo, je vous invite à vous inscrire. Tout ce qui concerne G9 est accessible à partir de 5$ (+ plein d'autres contenus!) de même qu'un code promo pour le shop sera aussi disponible dès la mise en ligne.
Sur ces belles paroles je vous dis à très vite et je vous souhaite une très belle fin de week-end :).

Après 10 ans de harcèlement, le bilan

Ça fait quelques temps que je m'interroge sur l'éventualité de faire un post au sujet de ce truc absolument sordide sur lequel je me suis toujours tu afin de ne pas envenimer la chose, mais je ne voulais donc pas en parler ici avant d'être à peu près certaine que ça allait se terminer.
Dernièrement les choses ont bougé d'une manière totalement inattendue alors que je venais de réunir tous les éléments pour déposer plainte et, bien que cela fasse déjà quelques jours que j'ai une paix royale, j'ai du mal à être convaincue que c'est bel et bien fini. En 10 ans, il y a toujours eu des hauts et des bas, des absences suivies par des retours de plus en plus oppressants de la personne harcelante, faits rendant très compliqué mon positionnement aujourd'hui.
Comment vous dire que j'ai plus vraiment l'habitude d'être tranquille après dix longues années à vivre périodiquement sur le qui-vive? Sans dire que ça a été tendu tous les jours, ces 4 derniers mois ont par contre été les plus pénibles et écrasants. Harcèlement, menaces et finalement mise à exécution des menaces... Et je peux pas dire que sur ce coup là j'ai pas eu une bonne étoile car il s'en est fallu de peu. Encore aujourd'hui je ne préfère même pas imaginer ce qui aurait pu se passer!
Pas mal de monde m'a demandé pourquoi je n'avais pas déposé plainte et la vérité... Est que je n'ai jamais vu une plainte aboutir, donc en dix ans, ça ne m'a jamais traversé l'esprit. J'en ai déposé qu'une dans ma vie qui n'a abouti à rien, et dans mon entourage ceux et celles qui l'ont fait ont récolté le même résultat, parfois même si le motif était grave. On peut donc conclure que si je me suis sentie dans l'obligation de constituer un dossier pour me pointer au commissariat c'est vraiment que j'étais dans un désespoir profond. Ce qui était d'ailleurs le cas. Mon opinion n'engage que moi, il n'est basé que sur mon expérience et mes constatations, je ne sous-entends pas que la justice ne fait jamais son travail, mais plus simplement, il existe un delta monstrueux entre Enquête d'action et consorts, et la réalité. Bref, pour conclure, ce harcèlement me bouffait déjà la vie et m'empêchait déjà de vivre normalement dans certains aspects de mon existence, ce n'était pas prioritaire d'aller perdre du temps en blabla dans un bureau même si le temps était pourri... Et qu'il l'est toujours.
Dans tous les cas j'espère que cette fois, c'est vraiment la bonne et que je n'entendrai plus jamais parler de ce type. Par précaution je n'irai pas plus loin publiquement, mais je tenais à remercier toutes les personnes qui m'ont aidé et/ou soutenu dans ce merdier.
Et j'invite ici les membres du site à se connecter afin de lire la totalité de ce post. Pour les autres, je vous souhaite une belle journée, une belle soirée, une belle nuit, comme d'habitude: c'est selon ;).

Is there any hope here?

Dans la lignée du personne ne sait rien, vous avez le tout le monde vous cache tout, et mal.
En quinze jours, j'ai appris à décoder les discours des spécialistes et autres chirurgiens et si les psy pinaillent volontiers pour trouver le sacro saint "juste-mot", eux prennent un soin tout particulier à choisir les bons arbres pour cacher les forets, et les mots qu'ils emploient sont toujours à prendre dans leur sens strict, ce qui en soi, est carrément super chiant. J'ai appris que leur meilleur allié était l'affect, celui qui nous empêche de poser les bonnes questions, afin qu'ils puissent en dire le moins possible. Pour autant, étant toujours humaine je n'ai pas trouvé de technique efficace pour devenir insensible et ça me pose un vrai problème.
Ça faisait plusieurs jours que j'avais compris ou que je faisais plus que me douter qu'il y avait une grosse merde sous des cailloux devenus ridiculement inutiles. Ce qui a fini de me convaincre fut la réaction de la médecin pendant mon échographie (dont les résultats sont bons) alors que je lui racontais ce qui se passait. La pauvre a bien tenté de se raccrocher à tout ce qu'elle pouvait, ça ne servait plus à rien.
J'ai appris la nouvelle le soir même en sortant d'une consult après avoir constaté que mes portables avaient été pris d'assaut par le chirurgien, je sais que j'ai annulé la consultation suivante et que je suis partie à l’hôpital prendre le reste dans la gueule, j'ai suivi une ligne verte dans les couloirs pour trouver le bureau du chirurgien, mais globalement c'est le flou total. Je tremblais, beaucoup.
Après le traumatisme émotionnel, voilà le choc émotionnel, ce qui m'a valu un aller express chez le médecin pour rentrer avec 15 jours de tranquillisants. Pas que je sois super fragile mais depuis l'ECG de juin il semblerait que je sois d'un tempérament bien trop nerveuse (je fus la première étonnée de cette révélation évidemment) et qu'il ne faut pas que je dépasse une certaine limite de stress (#AHBON?). Dans mon petit malheur, je ne suis au moins pas angoissée et c'est déjà pas mal.
J'ai déjà été dévastée, mais pas à ce stade là. Par contre je ne suis jamais sortie d'un seau aussi profond aussi vite non plus.
J'ai appris que si "tumeur" ou "cancer" étaient des vilains mots il y en avait un encore pire et il se nomme métastase(s). Parce qu'une fois qu'on a trouvé le fameux, faut s'assurer qu'il n'a pas disséminé des rejetons. Un cancer c'est déjà la merde, mais plusieurs, c'est foutu.
Une journée de plus à attendre des résultats, à refaire le même parcours que celui qu'on avait fait quand on est arrivé aux urgences sauf que cette fois on sait, et qu'on attend juste de savoir pourquoi on va devoir se battre: pour vivre, ou mourir dans les meilleures conditions possibles.
En tant que proche on est très bien encadré, écouté, questionné parce qu'une bonne partie du job repose sur nous étant donné que comme je le disais, nous aussi, on va devoir se battre. J'ai déjà commencé à voir l'importance de mon rôle, je pense avoir compris en quoi il consistait, mais je ne sais foutrement pas si je vais y arriver, mais j'ai pas le choix non plus.
Quand le diagnostique tombe tout va extrêmement vite, le RCP a été fait dans la foulée, le protocole de soin aussi, et si tout change un peu tous les jours il semblerait qu'il y ait, enfin, une direction... Une chose est sûre c'est que le secrétariat de l'oncologue est une totale crise d'épilepsie fushia et vert pétard (pour le coup tu pourras dire à ton père que orange et vert c'est pas si grave #PrivateJoke).
Sur une note positive, c'est l'épreuve par excellence qui te fait relativiser tout le reste et si la situation est clairement infernale, tous les petits problèmes qui font râler tout le monde et qui me faisaient moi aussi pester, me passent littéralement par dessus. Je me foutais de beaucoup de choses, mais là c'est vraiment pire et en un sens, c'est très reposant.
Bonne nuit le monde.