Tacos et vessie pleine

C'est le début de l'année, ce qui sous-entend un débarquement massif de charges. Donc comme tous les ans à cette période, je rêve que je tue des gens.
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Mais au delà de ça tout va bien... J'essaie de prendre la totalité de la chose avec philosophie, jusqu'à ce qu'on me donne une bonne raison de péter mon cable.
Ce matin j'ai dû aller sur Toulouse et c'est toujours la même mouise qui se décline sous diverses formes.
Soit c'est les gens qui puent, soit c'est les gens qui sont bien trop nombreux et qui puent, soit c'est un problème à la con sur une ligne, dans tous les cas Toulouse est toujours sale et c'est putain de dégueulasse putain. Aujourd'hui c'était les taxis, ENCORE, ce qui m'a fait level up en matière d'envie de meurtre.
Tout se passait bien, j'étais à l'heure pour mon rendez-vous, il n'y avait que des gens qui sentaient bons, tout parfait. Le RDV se passe douloureusement bien et sur le retour, le tramway a du s'arrêter pour cause de manifestation sur la voie. A ce stade j'ai juste envie de pisser et le casque sur les oreilles, en gros j'ai rien suivi. Jusqu'à ce qu'on ne redémarre vraiment pas et que je commence à m'apercevoir qu'il se passait un truc mais surtout plus rien, en vérité. J'essaie de capter des brides de conversations qui fusent dans toute la rame, j'ai la confirmation que nous sommes bien arrêtés oui, ça parle de taxis, de dix minutes, qu'on va rater l'avion, que chaque fois qu'on vient à Toulouse c'est la merde, j'ai super envie de pisser et y en a même deux qui ont fini par s'engueuler tout au fond. Ambiance.
Je papote avec un parisien collé à ma cuisse qui va manquer son vol lui aussi, j'attends un peu, j'écoute l'annonce qui confirme qu'on ne sait pas quand la rame pourra être remise en service et puis comme je vais finir par être à la bourre à mon autre rendez-vous et qu'il faut vraiment que je pisse je sors du tram pour m'allumer une clope et commander un Uber. Pas de provocation là-dedans, j'adore ce service et d'ailleurs je vous le conseille. Sauf que pas de Uber dispo avant 30 minutes et que pas le temps, c'est donc ici que j'entame quatre longs kilomètres de marche. En quatre bornes, je n'ai jamais autant jacté de saloperies, tous les taxis ont sucé des bites, plusieurs fois, projetant toute ma haine sur ces gens qui font chier le monde alors que ce même monde n'en a rien à faire de leurs petits problèmes. Effectivement des pneus ont cramé sur la voie, beaucoup de pneus, mon tramway m'a doublé, je me suis arrêtée pisser chez la Reine Mère, j'ai été chercher ma voiture et je suis arrivée à l'heure à mon rendez-vous.
Aucun truc à payer dans ma boite aux lettres, première fois depuis le début de la semaine, je m'en serais roulée par terre de joie.

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