Stupide paperasserie [de merde]

Oui, on sait, je ne suis pas copine avec les administrations en général et donc avec l'administratif. Et comme j'aime vraiment pas ça, forcément quand quelque chose tombe, en plus que ça me fasse chier, je vais m'auto faire chier pour bien le sentir passer.
Ce matin ça n'a pas trainé, au saut du lit je m'inflige la lecture d'un mail d'un service qu'on ne nommera point mais fort agaçant au demeurant. Je prends note et pars à la pêche aux infos pour savoir si je dois faire ce dossier (en espérant que non) pour finalement me résoudre à le faire. A priori ce ne sera pas bien compliqué puisque tous les documents dont j'ai besoin sont soigneusement rangés quelque part, normalement pas bien loin, mais ayant une semaine archi gavée, je m'organise donc pour m'occuper de ça aujourd'hui impérativement, avant d'aller consulter car je termine à 19h et que j'ai pas envie d'y passer la nuit.
J'arrive super confiante au Terrier, pas de trace de la chemise, mais je retrouve tout de même quelques documents dans un classeur et c'est déjà pas mal. Je pars au cabinet, j'arrive au cabinet et bien évidemment la reine mère m'appelle pour me dire que j'ai oublié un de mes portables. Première envie de tout péter de la journée statuée au même moment, elle est incurable avec ça, elle attend toujours que je sois arrivée à destination pour me prévenir que j'ai oublié un truc (sur la table, sous son nez), elle appelle précisément toujours quand je suis devant la porte, comme ça elle est quasi sûre que je revienne une autre fois dans la journée. J'adore ma mère, mais c'est une emmerdeuse de peste avec la psychologie d'une morveuse de 14 ans. Certes, ici on pourrait me dire que je n'ai qu'à pas oublier mes affaires, le problème c'est que j'ai un rythme infernal (surtout les jours comme aujourd'hui) et que l'oubli (du portable, de pisser, de bouffer) est quasi systématique donc quotidien. Je ne lui demande bien évidemment pas de se mettre à ma place et d'arrêter de penser à sa gueule car si elle avait voulu le faire elle l'aurait fait depuis longtemps, mais si de temps en temps elle pouvait oublier son nombril, ça m'arrangerait. Pas tout le temps hein, je voudrais pas la brider dans ses angoisses, mais putain: de temps en temps.
Sans surprise je repars, j'en profite pour remettre le nez dans les étagères du bureau: rien. Je retourne au cabinet avec mes deux portables.
Je cherche dans toutes les étagères, tous les placards, tous les tiroirs: toujours pas de chemise et ça devient pénible. Je consulte, je termine la consult et je pars au Perchoir. Après dix minutes de recherches intempestives, pas de chemise au bureau, ni dans les placards, ni nulle part, là je reste calme mais dans ma tête j'ai déjà fait exploser trois bombes atomiques et joué à harakiri avec tous les bébés ours des Pyrénées. Je retourne au Terrier pour la troisième fois, je suis en train de tout retourner pour enfin retrouver cette merde de chemise qui ne peut plus être ailleurs qu'ici et là, la reine mère qui n'aime toujours pas que mon monde tourne autour d'autre chose que d'elle ne trouve rien d'autre à faire que de péter.

Non ma mère n'est pas une porcasse j't'assure, elle présente sacrément bien en société, elle parle bien, et comme tout le monde quand elle est chez elle elle se met à l'aise, mais comment te dire... Le problème n'est pas qu'elle vienne volontairement me raconter je ne sais quoi en ponctuant son monologue par une respectable perle. Le problème, c'est le drame qui a frappé mes narines quelques secondes plus tard et qui a fait qu'elle se fasse poliment jeter dehors.
Elle s'est vexée, a tenté de retourner les choses contre moi, et est partie bouder quand elle a pigé que j'en avais rien à foutre mais tu vois, c'est pour ça que ça fait des années que je ne l'approche plus à moins de 200 mètres quand j'ai des choses importantes/urgentes à faire car si elle n'a pas de raison de tirer la couverture, elle en trouve et ça peut se finir en vraie prise de gueule pouvant s'étaler sur trois semaines.
Cinq heures après le début des opérations et 25km en aller/retour divers plus tard: je trouve cette foutue chemise, très voire trop bien rangée, fais les photocopies, et repars travailler.
Tu peux classer ces saloperies de papiers aussi soigneusement que tu veux, tu peux prendre un grand élan et mettre toutes les chances de ton côté pour que la journée se déroule bien et de la manière la plus soft qui soit, quand il s'agit de paperasse, ce sera toujours un moment dont je me passerai. C'est pas la fin du monde, je m'en remettrai, mais ce poison de paperasse, ça fait des années que ça dure et plus ça va plus ça me coute.
Je le précise pas mais je vais dormir alors faites pas trop de bruit, je suis fatiguée, énervée et j'ai un flingue dans la table de nuit.
Bisous.

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