Qu’on les pique ces pauvres bêtes

Très sincèrement, je pense que tout être est, ou peut-être doué, pour quelque chose, aussi infime ou insignifiant que peut être son domaine de compétence. Bien-sûr dans la vie, on accomplira pas forcément tous des choses qui marqueront les esprits ou qui révolutionneront quelque chose, au contraire, la plupart sont nés ou naitrons comme ils sont morts ou mourront c'est à dire dans une indifférence toute relative. C'est pas très important, dans le fond, et ce qui serait vraiment grave, c'est que sur le chemin entre ces deux étapes obligatoires, on ne trouve pas un moyen, notre moyen, pour être heureux. C'est cliché, mais vrai. Ce ou ces moyens pour s'épanouir et s'accomplir ne sont pas forcément épiphaniques, il faut parfois les chercher, ça peut prendre du temps, et une fois qu'on les a trouvés, il faut encore se donner les moyens pour y arriver. Mais là encore, nous ne sommes pas égaux et le désir seul n'a jamais suffit à conduire qui que ce soit où il voulait aller.
Avoir conscience de ses forces est un joli principe qui n'a pas la moindre importance tant que l'on ne connait pas ses limites bien que les unes ou les autres ne seront pas nécessairement déterminantes. Faire un pas en avant, c'est admettre le moment où l'on trébuchera, où il faudra naturellement se relever, continuer ou prendre une autre voie, au pire, rester là. A cet instant, malgré toutes les forces rassemblées et toutes les limites évaluées, l'individu actera surtout en fonction de ses névroses.
Il y a des gens qui s'engagent dans une voie car ils sont convaincus du bienfondé de leur démarche. Qui insistent sans raison autre que la haute opinion qu'ils ont d'eux en plus d'une belle paire d’œillères, pour prendre à partie des gens qu'ils croisent, et s'en servir avant de s'essuyer les pieds dessus pour se laver de leurs péchés ou plus précisément, pour paraitre moins cracras par effet de contraste. C'est une méthode comme une autre, elle les conduira probablement quelque part, mais je ne suis pas sûre qu'elle rende heureux qui que ce soit sur le long terme.
C'est ce que je me suis dit après avoir été relativement dépitée(?) au point de soupirer un profond putain, ça n'a pas bougé d'un iota (comme qui dirait), sentiment qui m'a clairement dérangé, parce que par un effet de contraste supplémentaire, je me suis encore retrouvée devant le fait avéré que j'étais à des années lumières de tout ceci, fait gratifiant à une époque mais définitivement consommé aujourd'hui. Pas que je sois meilleure, je me suis attardée moi aussi sur certains événements, sauf qu'une fois que t'en as fait le tour avec tout ce que ça comporte, tu te casses. Quand le travail est bien fait, on a très rarement l'occasion de se retourner car on ne trouve plus de raison de le faire.
En interagissant avec un tiers, on ne peut pas exiger de lui des choses dont il n'est pas capable. Avec certains, leur faire comprendre ou acter des choses simples ou logiques n'est juste pas dans leurs capacités. Peut-être parce qu'ils sont débiles, peut-être parce qu'ils n'auraient pas la force d'y faire face, peut-être que ça les détruirait, mais le résultat est le même et il est inutile de batailler. Ils restent là, un jour ils braillent assez fort pour que ça te rappelle vaguement un truc et toi tu ne te demandes même pas ce qu'ils peuvent bien encore foutre là car tu le sais. Tu le sais parce que t'as vu le schéma œuvrer pendant des années dans d'innombrables circonstances, et comme les gens ne changent pas, il est évident qu'ils n'allaient pas commencer maintenant.

Comme je l'ai déjà dit il y a longtemps, refouler, fantasmer, recréer et annuler des événements ne permet pas de passer à autre chose, la preuve aujourd'hui n'est ce pas, cela permet tout au mieux de se planquer temporairement derrière un paravent en mousse. Parce qu'à moins d'être complètement psychotique, après avoir consciencieusement gaspillé une énergie colossale à déformer, transformer, dénier, imaginer et extrapoler tout ce qu'on pouvait, on sait bien dans un coin de notre tête que dans la réalité, celle qu'on a tous vécu, ce n'est pas ce qui s'est passé. Ceci est un résidu, soit, une marmite supplémentaire qui s'accrochera au cul de certains et connaissant le background, elle rejoint une véritable batterie de cuisine.
Si vous voulez mon avis, ça va commencer à être fatigant de trainer tout ça, et de fait, relativement préjudiciable, mais je ne doute pas que le moment venu, vous saurez vous rassembler pour trouver un responsable, processus qui sera toujours moins couteux que de vous regardez dans un miroir, tout comme de trimbaler des gamelles sera toujours plus économique sur l'instant que d'apprendre de vos actes.
Bref, c'est pas votre faute ou pas à 100%, en attendant, si le fait de camper sur des vieilles croutes ne dérange personne en soi (chacun sa merde après tout), ce serait sympa d'accepter définitivement si ce n'est pas trop demander, que dans cette réalité, il y a des gens, dont je fais partie, qui ont des choses à faire et qui n'ont pas de temps à vous consacrer. Ni concrètement, ni en tant qu'objets de vos délires de torchages (et merci en passant d'arrêter de paraphraser ce que j'écris ici, c'est moche de répéter ce qu'on n'est pas en mesure de comprendre). Ce n'est pas à prendre pour du dédain bien que je conçoive que ma requête puisse vous sembler insultante, considérez simplement que c'est encore quelque chose auquel vous n'avez pas accès quoique vous puissiez en dire: une vraie vie.
Il existe encore plein d'autres mécanismes infantiles du même acabit que le déni, l'annulation ou la fantasmatisation, ne pouvant rien vous proposer d'autre, je ne vous garantie aucun résultat valable, mais une bonne fois pour toutes: il faut passer à autre chose, c'est terminé depuis longtemps pour tout le monde.

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