Pourquoi Noel 2016 est une sombre merde…

Dès le week-end dernier, j'avais l'impression que Noël était déjà passé. Au delà du fait que je ne sois pas la plus grande fan de Noël et que forcément plus ça passe vite et mieux c'est (ce qui n'est jamais le cas, le 24 & le 25 étant, à mon sens, les deux jours les plus longs de l'univers car les plus chiants) ça vient probablement du fait que, comme on trempe dans les illuminations et le reste depuis mi-novembre, j'ai dû avoir ma dose plus tôt que prévu.
Se pose ici et maintenant, soit le 23 décembre 2016, la Reine Mère qui décide de se tirer la couette. Je ne la blâme absolument pas, aimant tellement Noël en général à cette période soit je fais un début de septicémie soit je me fais renverser par une voiture. Bon cette année j'ai été sage, mais je ne désespère pas qu'une grippe fâcheuse se déclare dans les prochaines heures... Oui, je n'ai de cesse de le répéter, mais tous les ans c'est pareil: une grippe, c'est tout ce que je veux pour Noël.
Ça a commencé y a deux jours, elle était malade donc elle m'appelle alors que je n'étais même pas sortie du lit et que mon cerveau bataillait encore pour s'extirper des volutes du calmant ingurgité la veille, ce qui m'a d'entrée foutue en boule. Certes elle avait mal au bide, mais elle aurait surtout voulu que je vienne avec elle faire les courses de Noël, chose qui, contre toute attente, n'eut jamais lieu (pas plus qu'elle n'a été faire les courses d'ailleurs). Après un jour de répit, elle remet ça ce matin très fort car là, elle était VRAIMENT malade. Trois jours pour gerber une fois quand-même, j'ai envie de te dire qu'il était temps, mais mieux vaut tard que jamais. Du coup en sortant du boulot, les courses qui n'avaient jamais été faites ont été faites par moi-même et je te laisse imaginer ma joie de rentrer dans un supermarché un 23 décembre: j’irradiais d’exaspération telle une sapine pourvue d'une guirlande de 1000 lucioles, lucioles de la couleur qu'il vous plaira mais visibles à une centaine de mètres s'il vous plait.
Ce qui est bien c'est qu'à la base moi, tous les ans, je ne m'occupe que d'amener le dessert et si possible, de rester en vie. C'est bien le dessert, j'aime la symbolique du dessert, c'est le signe que le supplice est presque terminé. Et au final j'adore acheter le dessert, en cherchant la buche la plus jolie, c'est comme si Noël était presque fini. Là, je n'ai même pas pu me consoler de la situation en la trouvant, ce qui me donnera l'occasion d'y retourner demain parce que j'ai que ça à foutre. Bref.
Sortie de là, et l'expérience fut plus désagréable que de gerber un kébab croyez-moi, je brave donc la circulation (nuit + pluie + Sudie + les gens = meurtre de masse) pour aller déposer les victuailles du réveillon chez la Reine Mère, encore en pyjama, et qui n'avait pas eu le courage d'enfiler un pantalon pour aller chercher ses médocs alors que la pharmacie est à dix mètres (oui, dix mètres). Outre le fait que la Reine mère se sente constamment obligée de faire un défilé Chanel dès qu'elle sort de chez elle et qu'à cause de ça elle n'est jamais prête avant midi, là il était 17h30 et je lui ai rappelée que les jolies lunettes de soleil Dior que je lui ai offertes auraient plus que fait illusion si d'aventure elle avait daigné enfiler un putain de froc et des chaussures pour gagner le droit de se soigner et de se sentir mieux par elle-même... Si moins-bien il y avait, après on est d'accord, je m'égare un tantinet. Mais c'était apparemment plus sympa d'attendre que sa fille le fasse et elle a bien du cul que ce soit trop tard car elle aurait clairement mérité que je lui offre un onesie à la place d'un smartphone.
C'est ici que j'ai un peu explosé et que j'ai vidé mon sac à la personne qui est quand-même sensée savoir les bases. A savoir que non seulement je ne vois aucun putain d’intérêt à fêter Noël, c'est pas nouveau, ça a toujours été comme ça depuis qu'on est arrivé ici, encore moins de me remplir la panse pendant d'interminables heures, et ça, c'est depuis toujours. Mais que je suis sympa, je fais acte de présence et bonne figure pour faire plaisir à tout le monde, au moins jusqu'à ce que je pique du nez au milieu du repas (un classique indémodable me concernant). Est-ce que je méritais de devoir participer aux préparatifs d'un truc ou j'ai pas envie d'être? On frôle la perversion, c'est moche et C'EST MÊME SUPER MOCHE!
Après, dire à n'importe qui qu'on en a rien à foutre de Noël, c'est comme de dire qu'on ne veut pas d'enfant: c'est pas normal, sauf qu'au lieu de passer pour des égoïstes (car il est bien connu qu'un désir d'enfant n'est pas du tout égoïste, c'est même l'enfant qui se pointe tout seul dites #wi-wink) tu passes pour une ingrate, et puis merde, tout le monde aime Noël! Cool, manquait plus qu'une vérité universelle, pour fêter ça je vais donc marquer le coup et mettre une guirlande électrique dessus en exécutant un facepalm discret: les vérités universelles, on n'en a jamais assez.
Oui, je suis une personne égoïste, comme toutes les personnes psychiquement équilibrées. Ingrate? Vraiment pas mais j'estime que je n'ai a être reconnaissante de rien quand une tradition m'impose de m'emmerder le cul sur une chaise, qui plus est, je fais l'effort, considérable, de le faire pour le bon plaisir de ceux qui eux, aiment.
Cerise sur le gâteau, ça tombe un week-end, et quand tu bosses toute la semaine et que tu n'as que le week-end pour te palucher, ça fait outre chier.
Sans surprise, je n'ai qu'une hâte, c'est de retourner au boulot lundi parce que ce sera fini et que je vais défaire le sapin dans un violent élan d'allégresse crasse.
En attendant, comme demain je serai probablement ivre dès le lever et ce jusqu'à dimanche soir, je vous souhaite quand-même un joyeux noël et je vous bénis. On se retrouve la semaine prochaine pour le classique bilan annuel si je survis à tout ça, mais je garde espoir et j'espère quand même que je serai encore au lit avec la grippe que je n'ai pas.

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