1789

Depuis des années, ce pays part à vau l'eau, comme quelques uns je l'ai souvent dit: on va au mur. Aujourd'hui, on est toujours et encore au pied de ce dernier et si on a mis un peu plus de 30 ans pour arriver là, on n'en mettra pas autant pour s'éclater la gueule dedans du coup, et je dirais même enfin, on constate un soubresaut populaire.
Groupuscules et autres contres-gouvernements voient le jour un peu partout, organisations de manifestations en tous genres, tous avec l'espoir de faire bouger quelques choses, a priori en tous cas.
J'ai toujours eu des opinions qui penchaient plus ou moins à droite même si c'était globalement par dépit. A côté de ça la gauche m'est toujours apparue clairement comme de la bisounourserie lamentable et tellement inadaptable qu'elle en est complètement déplacée jusqu'à dans son existence, opinion qui n'a jamais évolué. La droite quant à elle, a fini par perdre totalement le peu d'intérêt que je lui portais, ce qui explique pourquoi je vais voter une feuille de papier toilette (propre, faut pas abuser) depuis des années. Au jour d'aujourd'hui, je range tout le monde ou presque dans le même panier. Droite ou gauche, milieux et extrêmes et même les verts, tous nous insultent intellectuellement dès qu'ils ouvrent la bouche. Non seulement ils ne disent absolument rien quand ça ne veut pas rien dire tout court, pas plus qu'ils n'expliquent quoique ce soit d'ailleurs, mais en plus ils se défilent tous autant qu'ils sont. Il y a du monde pour faire de la merde, encore plus pour faire passer des lois qui quand elles ne servent pas à rien aussi sont soit liberticides soit infantilisantes, toutes ces petites gens qui nous pissent éhontément au cul continuent même à le faire en encaissant leur chèque bien gras à la fin du mois, chèque qui n'existe que parce que nous les payons soit le détail le plus dramatique de l'affaire à mon sens. Donc très naturellement, quand il s'agit d'expliquer un échec ou même une erreur, on court se planquer derrière des tournures arrangeantes pour se libérer de toute responsabilité. Ce n'est plus Untel qui fit une connerie en prenant telle ou telle décision, mais la décision en elle-même qui fut une erreur... Des fois que sur un malentendu on croit que les décisions se prennent toutes seules hein. Dans un registre annexe nous avons aussi la niche des identités qui se pose là dès qu'on manque d'arguments, pour montrer très très maladroitement aux minorités qu'on les prend [mal] en compte, allant jusqu'à les mettre sur un piédestal parce que dans ce gang-bang démago finalement on est plus à deux culs près. Comment s'intégrer quand on est d’emblée mis à part et en avant sans autre raison que des critères qui, loin d'être identitaires, sont biologiques religieux ou sociaux? Au delà de la forme de cette démarche tellement sotte qu'elle se résume à se décharger un barillet dans les arpions, elle devient aussi très problématique quand on a à faire à des personnes qui ne veulent pas s'intégrer mais conquérir. Mais ça c'est un sujet tabou, on préfère faire l'autruche et éventuellement devenir désagréable si jamais ça à le malheur d'être dit, on hésitera donc pas à cataloguer de la manière la plus improbable qui soit les personnes qui ne sont pas d'accord, avec certains aspects religieux par exemple et qui vont à l'encontre des principes de notre société. Pour éviter la lapidation le français moyen décérébré file donc se faire chier mollement dans la bouche pour montrer qu'il est prêt à accepter n'importe quoi.

Tout est normal Ginette, tout est normaaaaaaaal.
Ces personnes ne nous écoutent plus depuis longtemps et les gens s'en rendent enfin compte. Quand ils tendent l'oreille ils font cracher un discours aussi complaisant que possible à leurs nègres et enculent tout le monde en se regardant la bite. Leurs idées ont toujours été les mêmes, pourtant rien n'avance, rien ne se fait, tout empire, un peu parce qu'ils sont trop occupés à surveiller leur image et beaucoup par ego, car si changement il doit y avoir ils exigent implicitement qu'il soit opérant durant leur mandat de peur que d'autres ne récoltent les lauriers quand ils auront rendu le trône. Rien de ce qui doit changer actuellement ne peut se faire en 5 ans mais ce processus d'une totale inefficacité, lui, a fini par tuer le pays.
Alors parce qu'on ne nous écoute pas, des mégalos-castrés profitent de la brèche pour créer des groupes d'opinions parallèles qui beuglent dans le vent des rues à l'occasion pour que les gens s'écoutent entre-eux et on reproduit quasi à l'identique mais à moindre échelle le même schéma, ivre d'une envie démocratique qui ne nous fera jamais toucher du doigt la démocratie en tant que telle. Mais si l'on considère que l'échec est la non-action, alors on peut dire que c'est tout de même mieux que rien.
Je suis pas sûre qu'on puisse voir émerger un jour une vraie démocratie, avec éventuellement un(e) élu(e) exécutant(e) mais un peuple décideur. Je crois qu'on n'a pas encore tout pigé. Mais de toute manière il y a un mur à se prendre avant, parce qu'il est trop tard.

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