Les recasés de la république

Un ami qui avait entendu parler de ce bouquin à la radio m'en avait touché deux mots, me disant qu'il n'allait pas le lire car il avait peur que ça l'énerve un peu trop alors je m'y suis collée. Même si je me suis largement éloignée de l'actu et de la politique, j'ai fini par l'acheter, et effectivement ce livre est très énervant, bien que rien ne soit vraiment surprenant dans ce qui y est consigné.
Tout le monde a remarqué les discours contradictoires des politiques. Pour ne rien dire ou pour se faire élire ils jacassent énormément puisque les gens veulent entendre beaucoup de choses, mais une fois élus on se retrouve avec une armée d'huitres au gouvernement. Encore que le terme "huitre" soit un peu méchant. Effectivement ce ne sont pas totalement des huitres si l'on considère le fait qu'ils soient tout à fait capables d'inventer de nouvelles taxes et d'autres mesurettes à la con sorties de nulle part, le problème c'est qu'au delà de ça y a plus grand monde pour créer un peu d'action et quand je parle d'action, j'entends par là, autre chose que des réformes pour les servir eux et leurs copains, comme par exemple, un truc qui pourrait nous être bénéfique à nous, et si possible autre chose que des aides à toutes les sauces, qui coutent énormément d'argent aux mêmes tout en maintenant en bas les gens qui le sont déjà dans la majorité des cas.
Non parce que moi ce qu'on m'a appris en cours d'éducation civique, c'est grosso merdo qu'on élit des gens pour qu'ils agissent dans l’intérêt général. Malheureusement dans les faits, on n'y est absolument pas.
Ca fait quand-même quelques présidents que vous élisez, pourtant la situation en France escalade la montagne du pire dans tous les domaines. Du coup à force de les voir tous guignoler tous les quatre matins, en te disant que c'est pas possible et qu'ils vont bien finir par se reprendre, et que ça n'arrive jamais, tu finis par ne plus y croire et tu commences à piger qu'ils doivent simplement avoir une bonne raison pour ne pas en foutre une. Reste à savoir laquelle.
A ce stade, il faut laisser de côté tout ce qu'on pense savoir ou qu'on imagine dans le domaine, ce qu'on a appris et ce que l'on veut nous faire croire aussi. Il faut imaginer institutions et autres entreprises publiques comme une sorte de société globale, où se joue une partie de chaises musicales améliorée: les meilleur(e)s stratèges gagnent. Le but? Y entrer en étant élu ou pistonné, pour faire entrer la famille et les copains dans des niches, et s'il faut libérer les dites niches pour d'autres copains des copains, alors il s'agira tout simplement de se mettre dans une autre. En France, beaucoup de gens ont des préjugés à propos des gens qui slashent, pourtant, c'est bien dans les hautes fonctions qu'on a les slasheurs les plus spectaculaires! Quoiqu'il en soit, les niches comme on le sait déjà, sont dorées! Payes exorbitantes, avantages de toutes sortes, retraites très confortables et cumulables s'il vous plait! Le must? Des postes où vous n'êtes même pas obligés de travailler! Et le tout, bien-sur, aux frais du contribuable. A côté de ça on va nous casser les couilles avec le trou de la sécu, par exemple. Quant à savoir si ces personnes sont qualifiées ou compétentes, il n'y a qu'à regarder l'état du pays, ceci fait, vous aurez probablement un départ d'idée sur le pourquoi c'est la merde.
Alors vous allez me dire que des pourris il y en a partout, et qu'ils ne sont pas tous comme ça, moi aussi j'aimerais me le dire ça me rassurerait, mais le problème est que droite ou gauche, c'est la même et que ce livre, retrace le parcours de beaucoup de politiques de tous bords. L'humain ne crachant jamais sur la facilité, tout ça est donc bien logique, le problème, c'est que leurs magouilles se font au détriment d'un pays tout entier dont ils ne se soucient pas du tout.
Je savais que le système était vérolé, je ne pensais pas que c'était à ce point, pour bien moins que ça, j'ai arrêté de voter pour qui que ce soit depuis bien longtemps et il est désormais fort peu probable que je change d'avis. Finalement, être une abstentionniste feignante, c'est toujours mieux que de voter pour n'importe qui.

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