Les cervicales, le retour

Elles se rappellent toujours a ton bon souvenir sans s'inviter ni même prévenir, un matin tu te lèves ou en tous cas tu essaies et... Non.
Après avoir eu l'impression de prendre un coup de poignard dans la nuque, tu décides de te lever en roulant jusqu'au bord du lit et partant de là tu sais que tu vas encore passer une journée formidable à souffrir car bordel de merde le Tetrazepam a été interdit à la vente en France (alors que tout le monde se tue librement au paracétamol et que ça n'angoisse personne).

Dans ces moments là je ne sais pas a qui j'en veux le plus: le connard qui m'a renversé ou l'autre enfoiré à cause de qui le Tetrazepam a été retiré du marché (mais si tu es belge et que tu souhaites m'envoyer une boite de cette chose merveilleuse, saches que je te vénérerai jusqu’à ma mort), peut-être les deux ou pas vraiment l'un et l'autre mais une chose est sûre c'est que si j’étais déjà en capacité d'enfiler un pull je tuerais peut-être aussi quelqu'un.
Ceux et celles qui ont un souci aux cervicales savent, à quel point ces merdes (au demeurant très utiles certes) peuvent être franchement pourrissantes, quant aux autres vous avez bien de la chance, j'espère que vous avez au moins une maladie auto-immune pour vous racheter de cet affront. Quoiqu'il en soit je vais pas trop râler, la journée est finie, même si ça recommence demain et que j'en ai sacrément chié... Ça aurait pu être pire aussi. Après avoir passé des mois coincée au sens propre dans mon lit quatre jours par semaine soit après chaque fois que j'ai essayé de lever les bras, avec la migraine qui va bien et la cuvette, une journée a galérer c'est pas non plus cher payé. C'est juste que c'est chiant pour vivre et que ça m'en a tellement fait baver que maintenant j'ai du mal à être patiente... Surtout que cette année j'ai quand-même été coincée pas mal de fois et que ça commence à bien faire.

Après être laborieusement enfin sortie du lit tu sais que tout ce que tu devras faire s'apparentera à un parcours de combattant car tu n'as désormais plus qu'un bras valide et que chaque mouvement te fera couiner. Et pas dans le bon sens, j'vous vois venir. Une fois ton thé fumant posé sur la table de salon, ce qui sous-entend que tu t'es pris environ une décharge électrique dans le dos à chaque pas que tu as fait pour arriver là, tu te rappelles vaguement que la veille tu t'es fait une gloriole car tu ne prenais plus de calmants pour dormir depuis plein de jours. Gloriole que tu peux désormais ranger dans son tiroir car vue le degré de crispation de cette nuit, ce soir, tu vas te jeter un ptit comprimé dans le cornet au cas où. Pas que ça t'enchante mais entre les cervicales bloquées les douleurs intercostales et les deux gencives enflammées à force d'avoir serré des dents... Ça fait beaucoup pour quelques heures de sommeil alors on va peut-être pas forcer la bite.
Il est maintenant l'heure de vivre totalement anormalement et le concept est tout à fait simple: tu bouges tu couines car même de respirer est douloureux. Mais tu sais ce qui est le pire du pire à éviter quand tes cervicales font la fête? Éternuer. Éternuement = PLS si t'arrives à t'allonger sans mourir, bref éternuer c'est l'enfer.

Vers midi j'ai donc testé la douche du cabinet qu'elle est super trop bien (meilleure idée de la journée! <3 ), parce que l'eau chaude sur des cervicales en branle C'EST LA VIE \o/! Ca dure le temps que tu es dessous certes mais c'est formidable quand-même ce qui sans transition me fait penser que je n'ai pas encore mangé aujourd'hui, comme d'hab, et qu'il faudrait peut-être que je commence à y penser, comme souvent. Bref, si tu veux mon avis, ça a juste été une belle journée de merde, mais comme rien n'est jamais totalement à jeter, le tapis Turc est en route \o/.
Bon week-end la planète!

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