Le fond du seau

Dans la continuité de ce post, parce que, ce serait bien trop facile que les périodes moches se terminent en un claquement de doigt, j'ai presque décidé de sortir du seau. Et je dis presque car je ne l'ai pas totalement décidé, c'est une évidence qui s'est plutôt imposée d'elle-même.
Même si après tant d'années il devient ridicule de le préciser, j'étais assise par terre dans la cuisine qui est comme le reste de l'appart', excessivement propre en ce moment. Témoignage discret de mon mal-être qui en plus de me faire m'asseoir sur le sol pour réfléchir, me pousse toujours vers quelques sessions chirurgicales de rangement et de nettoyage.
Cet été est définitivement très chaud, les fenêtres étaient ouvertes pour faire quelques courants d'air et je buvais une bière en écoutant Niagara.


J'assume.
J'ai envie de redevenir rousse aussi mais je ne pense pas que ça ait un rapport.

La bière est hors cadre, on n'aperçoit pas non plus mon angine blanche, mon tatouage qui pèle et la fièvre de cheval que je me tape mais c'est pendant que les champs brulaient que je me suis dit que ce n'était plus possible. J'en peux plus de commencer 50 choses et de ne pas les terminer, j'en peux plus d'être à ce point aliénée et je n'aurais pas cru, vraiment, en arriver à un tel extrême.
J'ai sauté du seau et je l'ai jeté par la fenêtre.
Je passe mon tour, cette fois, pour de vrai.
Certaines choses ont pris plus de place qu'elles n'en méritaient et tout ça est d'une absolue inutilité.
Rien de très grave en soi, tu sais, on alterne toujours des périodes stagnantes et des périodes de bordel où tu ne sais pas où va quoi et qui fait quoi. J'en suis là, et comme rien ne bouge (et c'est pas faute d'avoir essayer), je laisse tomber parce que, essayer plus que je ne l'ai déjà fait serait faire preuve de connerie.