Le cas L.

Après Le cas Dominique de Dolto avec toute la valeur intellectuelle qui lui revient nous avons le cas social sus-cité, n’espérez donc rien apprendre ici qui vous nourrisse, si ce n'est votre envie de rire, ou peut-être de vous affligez, mais essayez quand-même de prendre ça sur un ton assez léger.
Ça fait combien... De longues années que je connais L. dont dix passées à l'éviter car c'est une grosse conne très conne.
Si je devais décrire L., et bien... C'est une meuf de base comme on les aime: langue de pute, manipulatrice perverse, égocentrique, narcissique, vénale, prétentieuse et complètement dans le fantasme. Et alors que vous pensez que j'extrapole, je suis au regret de vous dire que je minimise et que la liste est en réalité beaucoup plus longue.
C'est une personne pleine d'aplomb, elle est par exemple toujours dans son bon droit quelles que soient les circonstances. Quand on la connait, on peut supposer qu'il serait d'ailleurs plus agréable de faire face à son anus qu'à sa bouche (encore que personnellement je ne m'y sois pas risquée), par exemple, elle est capable de balancer à un dépressif que sa seule issue sera le suicide puis quand ça lui retombe dessus d'argumenter qu'elle voulait simplement dire que son traitement n'était pas adapté. Oui parce que comme beaucoup de pharmaciennes elle se prend pour un médecin.
Il y a dix ans c'était d'ailleurs une employée de pharmacie pleine d'ambitions. Il lui a fallu rapidement la grande maison dans une bourgade déserte, la grosse Chevrolet d'occasion payée avec l'assurance de la 208 flambant neuve presque accidentellement tombée dans la Garonne, le pseudo grand mariage dans un patelin inconnu de Waze etc. Les gosses ont peiné à arriver, car parfois la nature est pas si mal faite mais heureusement ou pas de nos jours il y a la science.
Quand j'ai vu à quel point elle pouvait être méprisable, toxique et inintéressante, j'ai ouvertement coupé les ponts. Puis 11 ans plus tard... On m'a glissé dans le creux de l'oreille, que d'avoir pondu deux chiards avec les yeux qui se disent merde, elle avait changé.
Okay. On sait, que les gens ne changent pas, mais nous n'allons pas y revenir.
On s'est recroisé, moult fois presque, elle philosophant à gorge déployée sur le fait que par exemple elle voudrait bien que Christian Grey la fouette si elle avait une R8 en contre-partie, et moi la méprisant cordialement.
Mais oui définitivement, elle a changé. Habitant maintenant dans une maison de taule en centre ville, c'est une femme au foyer entretenue qui chie dans des chiottes sèches. L'installation électrique de sa demeure étant autonome et pas aux normes, impossible de faire fonctionner deux appareils électriques simultanément mais c'est pas grave elle se la pète avec son sac Mugler collection 2010 à 120 balles et sa charrette électrique qu'elle recharge chez Ikea. A côté de ça elle élève deux pestes à son image si ce n'est le strabisme. Sérieux les deux sont dans le top des gosses les plus mal élevés qu'il m'ait été donné de rencontrer.
On est beaucoup à se demander comment une femme avec de si grandes aspirations tolère une telle situation à la limite de la précarité et je pense que j'ai trouvé. En fait, elle se décharge de son amertume sur les autres.
La forme a changé ouais, mais définitivement pas le fond. Malgré la surcouche de bonheur qu'elle vend quant à sa consécration existentielle à ses gosses (en même temps, elle n'a que ça), elle est aigrie et elle a beau déployer une énergie phénoménale à faire bonne figure, actuellement, sa vie est tellement insignifiante qu'elle est obligée d'organiser des soirées pour mendier un peu d'importance, même si tout le monde se barre à l'heure du crime et que c'est elle qui doit faire ses propres diapos de photos tellement personne ne saurait quoi dire de positif sur sa personne.
Encore une fois la connaissant elle et son orgueil, il était étonnant d'être convié dans le camping d'un trou perdu en plein mois de novembre, même si perso je me fiche du lieu tant qu'on passe un bon week-end. La salle était dépourvue de fenêtre et de chauffage, le photographe installé à l'entrée était équipé de boites à lumières Ebay et d'ampoules à économie d'énergie. Les pizzas étaient aussi froides que la blanquette (hum délicieux! #ironie) et merci Satan je ne suis pas restée assez longtemps pour m'infliger DJ Marco ou whatever.
J'étais pas venue pour elle, je ne pensais pas qu'elle allait poser problème puisque mon optique était de l'esquiver, chose que j'ai presque réussi à faire. Sauf qu'elle n'était pas dans la même dynamique, et qu'elle a commencé par des petites piques vicelardes jusqu'à atteindre le point de non retour de l'admissible. Ce qu'elle m'a dit, même si cela ne me concernait pas directement a scandalisé tous les gens présents, et moi avec. Je me suis imaginée deux secondes à sa place j'aurais été morte de honte.
J'ai pas répliqué car ce que ça m'inspirait était au-delà du vulgaire et qu'il y avait des gosses mais je suis sortie prendre l'air car j'allais (vraiment) la baffer, et puis finalement, après m'être laissée dire qu'il fallait que j'arrête de bouder, j'ai capté que ça tournait vraiment pas rond tout court.

J'ai passé l'âge de bouder, déjà, ensuite on ne me dit pas ce que j'ai à faire, et puis y a pas de fumée sans indien hein. A un moment donné, vu que la fouteuse de merde est toujours la même, si on arrêtait de dire aux gens qui sont saoulés d'arrêter de bouder et si à la place on allait dire à qui de droit de fermer sa gueule pour voir?
N'arrivant pas à trouver de raison valable de me calmer, j'ai pris les clés de la voiture je suis rentrée, n'ayant absolument aucune putain d'envie de fournir le moindre putain effort pour supporter la putain de présence de cette putain de salope.
J'ai dit au revoir à personne car j'avais la flemme de justifier mon départ, sauf qu'on ne part jamais si discrètement qu'on voudrait, et qu'il m'a été raconté la suite... .
C'est peut-être un résidu de colère qui me fait dire ça mais je suis lasse de ces situations (où je ne suis pas toujours impliquée mais c'est chiant quand-même) et de ces gens. J'ai tellement fait de politiquement correct que j'ai plus envie d'entendre parler d'eux. Dans mon cercle d'ami(e)s j'ai je sais pas combien de potes, j'ai jamais aucun problème. Avec eux au final, et à cause d'elle en partie, y a toujours eu des merdes. En fait on se connait depuis tellement longtemps et on mais surtout ils, sont tellement habitués au comportement pervers de cette personne qu'il faut que tout le monde s'écrase quand elle fait chier sinon ça va pourrir la soirée. Si ça les amuse de fonctionner comme des tordus tant mieux mais perso j'ai contracté une flemme aiguë incurable. C'est sans appel.