La mouise automnale

Ayant passé mon samedi après-midi sous la pluie, c'est très logiquement que je tombais malade le soir même, et pour que ça se déclare aussi vite il est effectivement probable que je couvais déjà cette merde. J'ai fait le deuil de mon dimanche, le deuil de mon corps qui est complètement parti en couille le lundi et après une vague accalmie et un petit mieux hier, ça a recommencé limite de plus belle aujourd'hui.
Présentement au quatrième jour de la maladie, je meurs toujours autant de froid h24 et mon cerveau s'est échappé en une bonne centaine de kleenex.
J'ai malgré tout bien compris que Trump avait été élu, ce que je comprends moins c'est pourquoi les gens s'insurgent jusqu'ici. D'une part on n'est pas aux USA donc on a le droit de tout à fait s'en foutre, d'autre part, venant d'un pays capable d'élire un Bush, deux fois, sans compter le paternel, j'ai pas trouvé très surprenant qu'un Trump déboule, de même que je ne vois pas en quoi c'est très utile d'insulter les américains pour leurs votes de merde alors qu'en France Hollande n'est pas arrivé là par l'opération du saint esprit. Du coup j'ai essayé de me tenir éloignée de tout ça toute la journée, ça ne soigne ni mon mal de tête ni mes courbatures mais au moins j'évite de lire plus de conneries que je n'en ai déjà lues depuis que je suis debout, heureusement cette fois, pas depuis 6h00.
Je commence à ressentir l'effet des quatre nuits de nez qui pique/bouché/qui coule et qui te réveille toutes les heures, ponctuées de rêves de merde parce que c'est plus sympa comme ça mais au moins je n'ai pas cauchemardé jusque là.
Si jamais ça t’effleure l'esprit, oui, évidemment qu'on m'a dit que ce serait mieux de rester au chaud au fond de mon lit au lieu de me plaindre, le truc il est c'est que j'ai trois mois de carence avec ma super couverture sociale que je paye une blinde alors...

Ce n'est qu'une grippette, puis depuis le temps je commence à avoir l'habitude de trainer mes merdes pendant 15 jours au lieu de 5, c'est pas ça qui me tuera.
J'aurais juste préféré que ça tombe la semaine prochaine, où même si j'ai beaucoup de boulot j'ai au moins pas un shoot qui nécessite une organisation plutôt rigoureuse ainsi que pas mal de préparation, un jour férié. Mais ça fait tellement longtemps qu'il est prévu celui là que j'irai même en rampant.
Et puis je roule en Twingo depuis lundi. Faudra que je te raconte, ou pas car j'ai la flemme, mais ça m'a fait prendre conscience de tellement de choses que ça m'épuise rien que d'y penser, d'où la flemme d'aller plus loin. En tous cas, maintenant, je sais pourquoi les gens en voiturettes roulent au milieu de la route \o/.
Dans la série des prises de conscience je m'en suis prise une belle dans la gueule pour finir la journée qui si elle ne m'a pas fait m'illuminer de mille feux m'a au moins remis le cerveau dans le bon sens à un certain niveau. Aussi bête que cela va sembler, tout à l'heure, pour la première fois depuis juillet, j'ai ressenti une émotion. Pas que j'en avais plus du tout, mais cette catégorie là était totalement en sommeil. Une émotion à moi, qui vient de moi et qui n'a transité au travers de personne pour me faire réagir. C'était peut-être pas la meilleure ou la plus agréable mais c'en était une qui m'appartenait totalement et qui en plus de se manifester clairement n'a pas été un coup d'épée dans l'eau supplémentaire puisqu'elle m'a fait un bien fou (et j'ai même ressenti ce bien, et je le ressens encore).
Il est encore bien trop tôt pour tirer des plans sur la comète mais si ça continue les jours prochains, je vais peut-être enfin arrêter de me faire pitié.

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