La flemme du titre

Bonsoir le monde, j'espère que tu vas bien.
Ici, ça va comme ça doit et ça va plutôt bien. Ça suit son court, un jour pousse l'autre avec son lot de petites victoires, pas toujours drôles certes, mais des petites victoires quand-même.
Je ne vais pas m'étendre sur l'état de santé de QueenMum, bien que ça me ferait très plaisir d'en faire une caisse. Ce n'est pas le lieu, et cela ne m'appartient pas. A côté de ça, si ces dernières semaines ont été difficiles, ces derniers jours ont été... Étrangement emprunts de sérénité.
Je n'ai rien décidé de ce que je vais expliquer, ce sont des choses qui se sont faites naturellement, à commencer par le fait d'avoir quasi arrêté de fumer (sauf aujourd'hui, mais bon aujourd'hui le moral n'était pas au top du tout), ce qui est assez drôle car dans le bilan 2016 (que je n'ai pas publié car je suis sympa), je claironnais que je n'allais, comme d'habitude, prendre aucune résolution et surtout pas celle d'arrêter la clope. Je suis à environ 5 clopes par jour depuis 11 jours et bordel j'ai une peau magnifique. Ça ne me manque pas trop (sauf aujourd'hui on a dit), j'ai juste vraiment plus envie de fumer (sauf aujourd'hui donc). Je sais pas si c'est temporaire ou définitif, je laisse faire, mais j'aime vraiment beaucoup la sensation de moins être dépendante de cette merde... Beaucoup moins celle de perdre régulièrement ma clope électronique par contre. On pourrait dire que j'ai remplacé une addiction par une autre, c'est un peu vrai, mais comme je côtoie, malheureusement, bien trop de médecins et d'oncologues, quel que soit ce qu'on vous a dit à ce sujet, sachez que l'ecig est inoffensive en comparaison de la cigarette (sauf si vous y mettez de la nicotine évidemment).
Étant donné les circonstances, je me suis également énormément renseignée sur l'alimentation, principalement pour ma mère, ce qui m'a permis de constater que je faisais également pas mal de conneries me concernant. Quand on creuse, on prend conscience de tout ce qui n'est pas dit et de tout ce qu'il faudrait qu'on sache, c'est à dire beaucoup de choses au final. Encore une fois, si mes démarches sont motivées par la maladie de ma mère et de son mieux-être durant son traitement, j'en prends de la graine et je rectifie certains tirs de mon côté.
J'ai pas voulu prendre de résolution pour 2017 parce que je n'allais pas commencé à en prendre en 2017, mais j'en ai pris, finalement.
En ce qui concerne le reste, j'ai le cerveau un poil amoché. La nouvelle fut évidemment la chose la plus difficile qu'il m'ait été donnée de surmonter dans ma vie, et ce qui en découle, c'est à dire énormément d'informations à digérer, beaucoup d'explications plus ou moins enregistrées tellement on est ailleurs, et encore plus de choses à faire. Je vais chercher beaucoup d'informations, aussi. Depuis le 9 janvier, je ne suis toujours pas vraiment là, ce n'est pas une fuite, ça ressemble à de la concentration poussée à l'extrême, ce qui fait que j'ai aussi l'impression de m'être reconnectée au présent. Je dis toujours qu'il faut prendre les choses pour ce qu'elles sont, je pense que maintenant je mesure encore plus précisément ce propos.
Encore une fois, il y a un avant et un après. Beaucoup de choses ont encore changé, d'autres changent encore et bien d'autres évolueront sûrement aussi.
Toutes mes petites préoccupations que je qualifierais de ridiculement merdiques se sont désintégrées, quand il m'arrive de remarquer des gens qui s'énervent sur des choses qui auraient moi aussi pu m'agacer à une époque, ça m'interloque plus qu'autre chose et en gros, je dirais que je trouve toujours cette société étrange mais pour des raisons différentes d'avant. Je suis dans une bulle non-hermétique et je trouve un certain plaisir à entrer en contact avec les gens qui m'entourent, que je les connaisse ou pas. J'ai retrouvé une belle énergie au travail, celle qui me faisait clairement défaut depuis cet été, je prends un malin plaisir à transformer les trucs nuls en choses plus agréables, je profite de tout et même si évidemment ma mère me prend beaucoup de temps j'ai recommencé à prendre soin de moi plus souvent. Dans tous les cas, et qu'importe ce que je dois faire, je rends le temps aussi qualitatif que possible.
En plein enfer, il est possible de ressentir un certain bien-être, et ce sentiment m'a fait comprendre que durant les mois, voire même les années ayant précédé cet événement, j'étais simplement en train de me détruire et que ça ne se serait pas forcément super bien terminé. La première chose que je me suis demandée quand j'ai percuté ça, c'est pourquoi personne ne me le disait, avant de me dire que de toute façon, il était peu probable que je l'entende.
J'ai une sensation de placard rangé (n'ayant trouvé que ça pour imager, très justement au demeurant, il faudra vous en contenter). J'ai fait des trous dans les murs à vouloir effacer des choses qui ne m'appartenaient pas, j'ai enfin jeté l'éponge. C'est écrit et c'est comme ça, on ne peut pas s'acharner à vouloir faire sans, il faut donc faire avec et on n'y peut rien. Peut-être que ce n'est pas si grave. J'ai cherché des choses qu'on m'a juste volées, je ne les retrouverai jamais, maintenant en plus de le savoir, je l'ai compris.
J'ai envoyé chier ma psy. Je ne coure plus. Je me sens plus forte et meilleure même si fondamentalement je serai toujours une sale conne.
Ce qui est triste, c'est qu'il faille parfois en arriver à des extrêmes pour conscientiser tout ça, alors si vous pouvez, faites le avant. La vie n'est pas toujours belle, c'est d'autant plus moche de se la pourrir quand ça n'en vaut pas la peine.

Il m'est assez compliqué de prévoir des choses, mais je pense être en mesure de venir vous faire un coucou en direct dans la semaine. En attendant, passez une belle fin de journée <3.

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