#JeSuisCharlie

Si je considère le fait que ça doit faire 50 fois qu'on me demande d'écrire sur cet horrible attentat, et que mes stats explosent littéralement et totalement anormalement depuis 16h30, je suppose qu'on a envie que je dise un truc.
Je vous aurais bien parlé de ce nouveau clivage bons/mauvais musulmans, ou j'aurais bien dit que Charlie Hebdo c'était un truc super formidable trop bien, sauf que j'ai un début de migraine et que même si je savais apprécier le contenu de ce torchon quand l'occasion se présentait, je ne me suis jamais jetée dessus et j'en avais même rien à branler, comme de l'actualité et de ses médiums en général d'ailleurs.
En fait, je n'ai rien à dire si ce n'est que la France est une vieille dame un peu sénile, qui ne retient rien, ni les événements passés, ni ses fientes, qui ne se souvient de rien, qui n'apprend rien et qui fait beaucoup de peine quand elle serre du cul après s'être chiée dessus. Mais je communie spirituellement avec les masses qui se sont pelées les miches dehors et je ferai peut-être ma minute de silence demain.
Dans un autre registre, c'est parce qu'à un moment nous avons avancé qu'il nous est possible de reculer aujourd'hui. Rien n'est jamais acquis, pas même un fondamental comme la liberté d'expression, mais il est totalement scandaleux qu'une atteinte de ce genre ait lieu en France.
Pour finir j'aurais un message personnel qui a à peu près autant de chances d'arriver à destination qu'une bouteille à la mer, qui s'adresse à une personne qui bosse (bossait?) dans la police à Paris (on va dire) et avec qui je ne suis plus en contact depuis quelques temps. Ce qui va suivre est à prendre pour ce que c'est, mais tu as été la première personne a qui j'ai pensé quand j'ai vu le JT ce midi, j'espère que tu vas bien et si c'est le cas prends soin de toi.

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