J’aurais dû me réveiller demain

J'apprécie toujours l'arrivée de l'automne, c'est une saison que je trouve belle avec une atmosphère très reposante. On va arrêter de crever de chaud, le rush de la rentrée est derrière, les grosses vagues ne vont plus tarder, Halloween non plus. Le seul point noir dans cette automne c'est que cette année elle a des allures de printemps tellement tout part en vrille de tous les côtés, et bien que je ne sois pas toujours directement concernée, ça ne m'empêche pas de ramasser plus ou moins quelques pots cassés.
Tout d'abord, y a des jours, c'est pas que ça veut pas, c'est juste que ça peut pas. C'est un peu comme le temps, il ne fait plus chaud mais c'est pas pour ça qu'il fait encore vraiment froid, c'est tiède. Oui, je parle souvent avec dédain de la tiédeur je l'admets, mais c'est parce que j'ai une immense aversion pour cette dernière à certains niveaux bien que je n'affectionne pas franchement non plus les excès.
J'ai regretté l'espace de quelques instants de ne plus avoir mon blog privé pour me branler le cerveau dans une bonne grosse chiée, jusqu'à ce que je me rende compte que finalement, n'étant pas assez déçue ni même assez blessée, j'étais juste blasée donc bien trop tiède pour en démouler 1500 mots.
Je ne suis pas assez piquée pour en avoir vraiment quelque chose à faire et finalement, c'est ce qui me fait le plus chier. Mais c'est comme ça et je n'en ferai absolument rien parce que j'en ai déjà trop fait. A une époque je me serais probablement encore battue, même en ne sachant pas ce que je devais affronter, j'aurais peut-être gagné un sursis ou un sursaut mais pas la guerre, comme souvent dans ces trucs là, et au final ça n'aurait rien changé. Depuis j'ai intégré que savoir gagner c'était aussi savoir choisir ses combats, j'ai donc découvert qu'il y en avait beaucoup qui ne méritaient pas qu'on se penche dessus. Quand tu essaies de trouver ta place, que tu n'y arrives pas et qu'on ne t'en donne pas non plus, c'est pas parce que je ne sais quelle révolution cosmique est en train de se produire on ne sait où dans un coin de l'univers, c'est qu'on ne veut pas de toi. Ça ne me pose pas de problème, et parce que je ne veux pas non plus que ça m'en pose: post-it sur le frigo et fuite à l'anglaise. En ce qui me concerne, l'affaire est classée, ça m'apprendra à me méfier.
Ce qui m'amène en droite ligne au reste, si au bout d'un moment faut savoir se délester des gens inutiles, il faut savoir aussi le faire pour les nuisibles, et bizarrement, ça à l'air de poser beaucoup plus de difficultés. Parfois, à juste titre.
Ils sont pas toujours ouvertement vindicatifs mais ils ne sont pas tous bienveillants non plus, et quand leurs actions dégueulent un peu trop sur le quotidien de ceux qui ne demandent rien, ça devient un peu trop toxique. C'est mignon de vouloir aider son prochain, c'est quelque chose qu'on a tous le réflexe de faire d'ailleurs parce qu'on aime pas voir une personne qu'on aime dans la galère et parce que si ça nous arrivait à nous, on aimerait bien qu'une âme charitable se penche sur notre cas. Sauf que c'est un peu comme les combats ça, pour savoir si l'aide qu'on va fournir va être utile, il faut savoir si la personne en face à envie d'être aidée, après s'agit de déterminer le type d'aide à fournir. La plupart diront qu'un soutien est bien évidemment la meilleure des aides qui soit, chose que je valide également, sauf que parfois, comme par exemple quand tu t'es fait chier trois fois dans la main que tu tends, il est peut-être temps de considérer l'idée que pour aider certaines personnes, on peut aussi les foutre une bonne fois pour toute à terre. Ça a l'air un peu momoche de dire ça, mais nier le fait que certains ne percutent les choses que quand ils sont en dessous de tout, ce serait pas les aider non plus.
A méditer.

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