Hypnose – Le bouton Off

Il ne me semble pas avoir encore parlé d'hypnose ici, probablement car je n'avais pas encore assez de recul sur la pratique. Je n'en ai pas vraiment plus, mais depuis que j'ai mon diplôme je vais de surprises en ravissements (c'est niais, mais vrai!).
Je n'écris pas aujourd'hui pour broder sur ce qui m'a amené à vouloir me former à l'hypnose, ça faisait un peu plus d'un an que j'en avais envie et je me suis décidée à sauter le pas car après des années à exercer la psychanalyse, l'hypnose était une suite logique et un complément nécessaire à ma profession, cela s'inscrivait donc dans la continuité quoiqu'en disent les puristes (qui plus est cela ne m'intéresse pas).
J'ai commencé à hypnotiser très rapidement, les proches les plus curieux pour m'entrainer durant ma formation, et en cabinet dès la semaine suivante et les résultats sont bluffants. Je me suis beaucoup plongée dans l'auto-hypnose afin d'améliorer un ou deux détails chez moi, de même que j'avais établi un protocole pour me préparer à l'examen du plateau moto. Protocole qui a excellemment bien fonctionné, au point que je n'ai pas vraiment de souvenirs de l'examen en lui-même mais l'important étant que je l'ai réussi. Et je viens aujourd'hui déblatérer sur ma dernière expérience.
L'hypnose est un outil qui s'avère puissant, voilà pourquoi je ne m'approche pas de certains troubles avec car je trouve ça trop brutal (ça n'engage que moi et mon point de vue de psychanalyste, je ne souhaite pas ouvrir de débat à ce sujet). Puissant au point de libérer l'individu d'énormément de choses qui l'handicapent ou le font souffrir, puissant au point de le reprogrammer partiellement.
Il y a peu je me suis retrouvée tortillée par des émotions qui n'avaient plus lieu d'être et dont je voulais me débarrasser, très fort, au point d'avoir envie de tout effacer. A ce moment là, j'avais fait le tour de la problématique dans laquelle j'étais, j'en avais tiré un apprentissage, et de cet apprentissage a découlé l’inéluctable à savoir que le malaise engendré par la situation ne me servait plus à rien. On sait bien qu'il faut du temps pour se libérer de certains événements, et on prend toutes et tous ce temps, pour comprendre, pour apprendre, et il arrive un moment où, il reste ce que j'appelle les mauvaises habitudes et ces dernières peuvent nous faire perdre un temps dingue pour plus grand chose. C'est ici que j'ai pensé à l'hypnose pour terminer le ménage et donc au départ, tout effacer.
Si on peut faire oublier un chiffre avec l'hypnose, après réflexion, j'ai trouvé malgré tout fort peu déontologique de me faire oublier totalement l'existence d'une personne (oh-sans-déconner? :D) et puis surtout j'avais la flemme d'évaluer les conséquences qu'un truc aussi extrême pourrait avoir de fait il m'a semblé plus sage de niveler mes ambitions. L'idée n'était donc plus d'effacer bêtement, mais de recadrer et lâcher-prise. De suite, c'était quand-même mieux.
Après la première séance, ça allait déjà mieux, je ne me prenais plus la tête mais c'était encore trop présent. Quinze jours plus tard, après la seconde, j'expliquerais pas comment ni pourquoi mais objectivement, ça n'avait plus d'importance et puis un jour, y a pas si longtemps, j'avais oublié.

J'y serai effectivement arrivée sans hypnose, je l'ai déjà fait par le passé, mais jamais si rapidement. Le résultat est en place depuis quelques jours, sans fluctuations particulière, je suppose donc que c'est ancré.
Et vous pourriez me demander, qu'est ce que c'est, le bouton off?
Pour la faire courte, ça vient d'un échange sur Twitter datant d'y il a quelques années. Et le bouton off, c'est le bouton sur lequel on aimerait appuyer pour arrêter son cerveau quand quelque chose fait trop mal, ou nous prend trop la tête. Mais finalement, pourquoi devrions nous nous infliger ça? Ce serait tellement dommage. C'est aussi dommage de s'emmerder trop longtemps. Parfois, on peut actionner le bon curseur pour retrouver la paix intérieur, sans devoir arrêter son cerveau, en supprimant juste les mécanismes qui nous empoisonnent, on arrive à un apaisement vraiment libérateur. Donc... J'ai pas trouvé le bouton off, je ne préfère pas savoir s'il existe vraiment un bouton erase, par contre j'ai trouvé un levier plutôt efficace pour arriver à un résultat à peu près similaire à quelques nuances près.