En vous remerciant

Suite au post du 3 juin, j'ai eu la chance de me rappeler que les gens étaient parfois encore et toujours des gens au sens le plus réducteur qui soit. Je m'y attendais plus ou moins, sur le nombre de personnes qui viennent ici quotidiennement c'est très peu, mais quelques individus m'ont tout de même contacté pour me faire la morale et m'expliquer la vie. Et juger, parce que la pratique est tellement salvatrice pour l'estime de la personne qui en use.
On va commencer par un point essentiel, à savoir que, c'est pas parce que je vous ai implicitement autorisé à lire un de mes écrits de par sa visibilité publique que cet écrit vous regarde. C'est moche, mais c'est ainsi. A noter aussi puisque vous ne l'avez pas assez remarqué: les commentaires sont fermés, par conséquent, ce n'est pas forcément que je n'ai rien à foutre de votre avis, c'est plus qu'à la limite, seuls les avis de certaines personnes m'importent puisque les commentaires sont ouverts sur FB. Ensuite, bien que le post soit plutôt complet et relativement représentatif, il ne comporte malgré tout pas tous les éléments nécessaires pour se faire une véritable idée de ce que fut mon adolescence.
Autant j'ai vraiment été contente que le post en question ait parlé à pas mal de monde et que ça nous ait permis d'échanger quelques bricoles, autant je n'ai absolument rien à branler que vous ne soyez pas d'accord avec ce que j'ai dit, parce qu'on expose pas une jeunesse de dépravation, parce que des jeunes peuvent le lire et qu'ils pourraient faire pareil, parce que j'étais une petite bourge qui se faisait chier et qui est tombée dans les excès, parce que je dois avoir de sérieuses séquelles pour ne pas avoir honte de m'exposer ainsi et j'en passe et des meilleures.

On va plier un truc d'entrée, si des gosses viennent ici je suis persuadée qu'ils n'attendent certainement pas après moi pour faire des "conneries". Ensuite je ne sais pas dans quelle bulle vous avez vécu et/ou vous vivez mais si vous considérez les éléments de mon récit comme de la dépravation, je vous encourage à sortir de chez vous pour que vous constatiez à quel point sur l'échelle de la discipline je suis sur les premières marches.
Je n'ai pas gardé de séquelles particulières de cette période de ma vie et je ne vois pas le rapport avec mon blog non plus. Je n'ai jamais été alcoolique, et je n'ai pas terminé junkie. Les seules séquelles que je garde, c'est un putain de bon souvenir, une certaine fierté même si ça peu sembler compliqué à concevoir, et l'envie de recommencer à m'amuser autant, chose que je fais et ai toujours fait depuis.
Certes, je ne fais pas partie du club des gens qui pensent qu'ils ont eu une jeunesse de merde, bien que tout n'était pas rose et que j'ai bien chargé à certains niveaux (notamment un dont je parle dans le dernier post du cab et qui fait quelque peu office de suite à l'article du 3 juin) mais je n'aurai jamais honte de ce que j'ai fait, bien au contraire j'étais dans la bonne temporalité pour faire tout ça. L'adolescence est une période où l'on doit faire des expériences, des bonnes comme des mauvaises et des discutables. Peut-être que ça ne vous est pas arrivé, mais il n'y a aucune raison d'être désagréable car ça vous rattrapera tôt ou tard et que vous les ferez vos conneries, peut-être même des pires que les miennes puisque faire de la merde à 15 ans n'a jamais les mêmes répercussions que d'en faire à 40. Et si pour l'instant ce que je dis ne vous parle pas, quand ça vous piquera vous le sentirez, vous êtes juste à la bourre.
Vos messages n'ont probablement pas trouvé l'écho escompté, que je n'ai d'ailleurs toujours pas réussi à réellement déterminer, du coup dans mon ignorance, j'espère au moins que d'écrire ces mails vont a permis de vous sentir mieux avec vous-mêmes. Il est effectivement toujours bénéfique d'extérioriser ses frustrations et son mal-être, mais c'est encore mieux si on ne le fait pas auprès d'une personne qui ne vous connait pas et qui n'en a rien à foutre. J'écris parce que j'ai envie d'écrire, vous venez parce que vous avez envie de venir mais si ça ne vous convient pas oubliez simplement mon adresse, comme ça vous ne vous offusquerez plus sur mes propos et moi je ne serai plus jamais obligée de lire vos merdes.

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