Dormir

La semaine fut courte mais compliquée. Milles trucs à gérer en plus du taf et surtout une non-motivation au level max à tous les niveaux. Quoiqu'il en soit, ce qui devait se passer s'est passé (plutôt bien au final), j'ai même réussi à prendre un peu de temps pour aller faire du vélo et m'aérer le cerveau ce qui n'a pas été du luxe.
Je ne suis plus habituée aux choses qui se compliquent inutilement, même si je ne suis pas sûre de l'avoir été un jour. Depuis quelques années dans ma vie tout s'articule autour de ma vie professionnelle qui me demande énormément, par conséquent, tout ce qui est autour doit être simple, je ne veux pas perdre de temps avec des conneries, je veux que ça roule et je suis radicale avec les éléments perturbateurs. Radicale ou presque car parfois, je peux me retrouver à entamer une semaine de la manière la plus amère qui soit avec un élément perturbateur équivalent à un bon coup de massue derrière les oreilles et malheureusement, je n'ai plus qu'à attendre que ça passe car il n'existe aucun bouton magique pour arranger la situation. C'est le genre de truc qui tombe toujours quand il ne faut pas, par exemple, quand professionnellement j'ai un cas chiant et pénible qui m'a encore pompé une énergie colossale cette semaine.
Quand on a commencé le travail, je ne peux pas dire que je n'avais pas considéré l'éventualité que ça pouvait devenir pénible, par contre je pensais que ça allait être un peu plus contrôlable que ça. Il y a certes les anecdotes plus ou moins drôles relatées sur FB mais pas que, car n'ayant ni le droit ni l'envie de m'étendre sur des cas je passe volontairement l'arrière-plan sous silence.
Ici cet arrière-plan n'est ni plus ni moins que la mise en place de certaines choses dont je ne suis pas à l'origine, qui, quand on y réfléchit bien, n'ont pas lieu d'être. Leur existence ne fait donc que mettre en lumière la présence d'un vrai-gros problème à la base et quand on a un vrai-gros problème comme ça on peut mettre tout ce qu'on veut en place cela ne servira à rien. Par obligation j'ai laissé faire car tout ce qui allait se passer allait me servir d'arguments et puis trois semaines plus tard soit cette semaine je me suis mise à table car j'en avais plein le derrière de toutes ces bifurcations inutiles (mais pas pour tout le monde, évidemment) qui me prenaient un temps monstrueux, parfois au détriment d'autres patients ce qui est inadmissible. Ça a eu l'effet escompté, la nouvelle base est là, mais si tu crois que tout va s'arranger tu te trompes, car c'est juste l'occasion pour la principale intéressée de mettre en place une nouvelle stratégie pour enculer tout le monde.
C'est la première et dernière fois que je prends cette pathologie.
La semaine avait pourtant commencé de manière très drôle, puisqu'en promenant mon chien dans le jardin de la copro, un type me saute dessus pour me dire que les chiens n'avaient "pas le droit d'uriner ou de faire leurs besoins dans ce jardin". Ça fait six ans que j'habite ici, première fois que j'entends ça. Tout en continuant de promener Aloha je lui conseille de s'armer de patience car il n'y a pas que les résidents qui sortent leurs animaux ici mais une partie du quartier qui utilise ce jardin dans ce but, en lui faisant malgré tout remarquer qu'aucune, mais vraiment aucune crotte de chien ne traine donc c'est bien que les gens, dont je fais partie, ramassent les déjections donc qu'il n'y a aucune putain de raison de venir me parler aucun problème. Sa mine sceptique m'a obligé à sortir un sac de ma poche car non, je ne me promène pas avec une poche à merde à la main pour calmer les angoisses des autres, chose qui l'a enfin un peu détendu (ça va loin quand-même). Une fois qu'il a eu l'air bien con avec un sac à caca sous le nez, il m'avoua que cette interdiction ne venait pas de lui, mais de deux vieilles retraitées qu'il me montre du doigt, restées bien en retrait et que je n'avais jamais vues dans l'enceinte de la résidence. C'est ici que je lui ai demandée qui il était et que j'ai enfin pu clôturer cette conversation d'un ridicule consternant:
- Je suis le responsable du syndic
- Pourquoi toutes ces histoires alors? S'il y a un vrai problème de crottes de chiens dans la résidence, vous n'avez qu'à venir vous-même les ramassez, au moins on vous paiera enfin pour quelque chose.


Fin du débat. C'est fou qu'on doive forcément finir par être désagréable pour qu'on arrête de nous casser les miches avec des conneries.
Le stress de la crotte de chien prend de l'ampleur, tu ne peux pas promener ton clébard tranquillement dans la rue sans que quelques personnes ne scrutent si tu as un distributeur de sacs, et quand ton chien à le malheur de se poser pour pondre, si tu ne dégaines pas ton sac dans la seconde qui suit, tu peux être sûr.e que t'as bien une grosse débile (selon mes observations les femmes sont plus concernées par les affaires excrémenteuses que les hommes) qui va venir t'aborder pour te demander pourquoi tu ramasses pas (alors que le chien n'a pas encore terminé..) ou pour s'assurer que tu vas bien ramasser (de quoi je me mêle?) ou encore pour t'obliger à ramasser (sans certitude aucune sur le fait que tu n'allais pas le faire). J'ai tout un tas de petites techniques super rigolotes pour gérer cette problématique, je pourrai en faire un post un peu plus tard si vous me le rappelez, en attendant je trouve que les gens sont de plus en plus graves.
Et on termine la semaine avec le retour de la salope, qui est en train de faire faire son site et qui galère grave pour avoir les photos des produits ET qui trouve "que ça coute trop cher de faire faire des photos" ET qui ne veut pas se sortir les doigts du fondement pour faire ses putains de photos toute seule.
Mais sans gène il n'y a pas de plaisir alors face à toutes ces problématiques budgétaires, elle a trouvé l'idée super cool de demander à un fournisseur pour qui je bosse, de me faire faire les photos de certains produits pour qu'il lui donne pour son site, comme ça elle "n'aurait rien à payer". Comme il sait parfaitement ce qui s'est passé pour le site il s'est gentiment foutu de sa gueule, alors en désespoir de cause elle lui a dit qu'elle ne "vendrait pas ses produits sur son site", oubliant qu'il avait déjà un site donc qu'il n'en avait pas rien à foutre. Et moi quand on m'a raconté ça j'ai failli sortir au milieu de la nuit en pyjama pour aller balancer une brique dans sa putain de vitrine de grosse pupute.

Bilan, dans la nuit de vendredi à samedi j'ai dormi 12h. Réveillée par le déluge qui sévissait dehors je suis sortie du lit pour aller faire un peu de pole, je suis retournée me coucher de 14h à 19h puis de 23h à 10h ce matin. Je me suis réveillée avec des courbatures d'une autre planète à cause du pole alors j'ai fait une petite sieste de 13h à 17h. Il est maintenant 17h30, la bonne heure pour prendre une douche et faire quelque chose du week-end. Demain, ça recommence.

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