Comme une envie d’insultes

Il est vrai que... Du temps de Caramerde ma réputation était totalement conforme à mon attitude, à savoir que, j'étais une vilaine fille, capable de faire déguerpir une bonne dizaine de personnes d'un salon en un temps record.
D'ailleurs j'étais désagréable par mail aussi, surtout le matin, et puis j'étais désagréable un peu dans n'importe quelle circonstance aussi... Avec du recul je me suis parfois demandée si je ne me connectais pas juste pour faire chier le monde mais définitivement la réponse est non. Même pas j'étais frustrée de quoique ce soit j'étais juste une emmerdeuse et donc je faisais chier random (mais pas tout le monde non plus hein) injustement et gratuitement parce que j'avais envie. Une emmerdeuse qui avait du temps à perdre. La belle époque quoi.
Ça fait des années que je suis calme, que je n'ai de toute manière pas le temps pour tout ça, pas même pour répondre à un hate mail tellement je me branle de ce que je les gens pensent (pardon), et que je suis tout à fait tenable.

Oui je sais Sandy c'est affreux, mais je te rassure, je suis toujours imbuvable, réellement et virtuellement, je l'ouvre juste de manière plus judicieuse il me semble. Par exemple hier la meuf de l’accueil à la banque a pris un tir sorti de nulle part qui m'a moi-même surprise. C'était pas prévu mais ça faisait quelques jours que ça me taraudait alors c'est fait. Quatre jours pour enregistrer des chèques on m'excusera mais il est grand temps d'arrêter de se branler sur Candy Crush.
Même si j'ai appris, difficilement il est vrai, à m'adapter à mes congénères, il n'empêche que des fois, j'ai des pulsions de virulences verbales ici et ailleurs.
En tant que personne bénéficiant d'une relative logique je ne vais pas au carton, c'est à dire que je ne m'inflige en aucun cas et en aucune manière les gens que je n'aime pas. D'une si c'est leur présence physique au mieux je vais me faire chier au pire ça va me rendre désagréable et ça va me retomber dessus car socialement parlant on n'a pas spécialement le droit de ne pas aimer quelqu'un ou tout du moins il n'est pas très acceptable de lui faire savoir.

Alors que dans le fond en partant du principe qu'on ne peut pas encadrer tout le monde et que tout le monde ne peut pas forcément nous encadrer non plus je ne vois pas trop de problème là-dedans. De deux, virtuellement c'est pareil mais en beaucoup plus confortable: ils ne m'intéressent juste pas donc ils n'existent pas.
Quoiqu'il en soit, j'étais sur le Twitter il y a peu et je parcourais ma TL comme tous les 45 du mois quand je suis tombée sur un RT d'une personne qui m'est parfaitement insupportable, comme d'autres de la même espèce j'ai cru remarquer.
Vous savez... Ces gens tout à fait lisses ou qui prennent un soin méticuleux à s'auto-lisser en sus des fois qu'il y aurait un poil d'humanité qui dépasse. Ces gens qui ne babillent que des choses positives, totalement aseptisées, dénuées de tout relief, dont jamais un mot plus haut que l'autre ne sort de leur bouche, avec ce petit côté prétentieux mal assumé qui transpire juste ce qu'il faut ou bien encore cette touche de suffisance niée mais nécessaire dans leur élan désespérant pour se convaincre qu'ils sont supérieurs à la moyenne. En général hippies dans l'âme, ils tartinent d'une empathie mièvre toute actualité larmoyante, et s'insurgent volontiers d'accros médiatiques déjà largement couverts par la masse pour que tout le monde voient à quel point ils ont tout compris et qu'ils vont non pas sauver la planète mais bien l'univers tout entier. Leur cheval de guerre c'est ça: foutre leur grain de sel partout et suivre toutes les tendances, en gros on leur en aurait pas voulu d'oublier de nous prendre pour témoins de leur attitude déconcertante. Pour terminer, comme toute personne très-bien-lisse nous n'apercevrons ni esprit critique ni réflexion, et au final la seule chose qu'ils arrivent à communiquer c'est qu'ils ne sont ni plus ni moins que comme tout le monde, et certifiés conformes à ce que la société attend d'eux, dans les moindres détails.
Il y a tout un pan de l'Interweb peuplé par ces gens décérébrés qui ne servent à rien et de leurs blogs aux lignes éditoriales tout à fait convenues: la bouffe (bio, sans gluten, sans lactose, végan, j'en passe), les gosses et comme ce sont des mères parfaites qui ont tout compris à tous les enfants de la vie, le crochet, leurs fringues moches achetés chez H&M et les associations douteuses qui en sont faites, le yoga et autres tendances healthy etc.
C'est radical, j'ai envie de les pousser dans une marre de merde comme j'ai balancé mon Nabaztag par la fenêtre en 2006. D'un coup j'ai 17 ans et je viens de me connecter au salon @}-- *Goth* --{@.

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