Chiante redondance

Même si ces dernières années ont été plus nuancées, je n'ai jamais été réputée pour ma sympathie sur le net alors qu'IRL on me reproche très peu d'être désagréable. Comme tout le monde, je suis sympa jusqu'à ce qu'on me donne des raisons de ne plus l'être, la différence, c'est que pendant que tout le monde filtre ses mauvais côtés afin de donner la meilleure image de lui sur la toile, moi j'ai décidé de ne rien sélectionner, nulle part. Et comme au travers du filtre des écrans on ne perçoit souvent que les contrastes, je me suis habituée à ma réputation de personne pas sympa, qui je l'avoue, m'arrange quand-même bien.
A croire que cette cyber mauvaise réputation s'émoussait un peu trop, ces derniers mois j'ai été majoritairement antipathique car au bout de bientôt 16 ans de présence sur la toile, il y a un comportement en particulier que je n'endure absolument plus.
Depuis que je suis là, j'ai eu le temps d'analyser beaucoup d'agissements et si certains ont largement évolué, d'autres sont restés exactement les mêmes. Un qui n'a pas bougé, est qu'être exposé(e) visuellement sur la toile signifie aux yeux de certains que tu es open pour niquer tout ce qui passe, car... Quel autre rôle pour la photographie que celui d'aguicher le chaland après tout? #PointSarcasme.

Pourtant, je ne vois toujours pas le rapport, même si je conçois que lorsque les hormones entre en scène chez certains spécimens masculins, le bon sens à bien du mal à aller plus loin que le bout de leur bite qui n'est souvent pas bien impressionnante*. Chaque personne qui pose pour des photos à ses propres motivations pour le faire, de même que ce n'est pas une activité réservée aux personnes célibataires.
Je ne fais pas des photos très explicites et quelque part j'ai au moins la chance de ne recevoir que très rarement des messages insultants ou vulgaires, par contre, je collectionne les approches à deux balles, et c'est toujours les mêmes depuis 16 ans.
En tête de liste de l'approche la plus relou? Nous avons le très classique "j'adorerais poser pour toi [nu]" et puis plus récent mais tout aussi fréquent le "j'adorerais être ton patient".

En gros comme je fais des photos parce que j'ai chaud au cul forcément ça dégueule sur mes activités professionnelles #PouicPouic.
J'ai jamais eu de révélation derrière mon objectif, pourtant en 16 ans j'ai vu passer pas mal de mecs! Et autant je suis toujours partante pour faire des photos avec quelqu'un de vraiment motivé, autant j'ai pas envie d'investir du temps avec quelqu'un qui à de fortes chances de me pondre un truc de merde parce qu'il aura une idée libidineuse derrière la tête. Prendre des photos c'est un boulot, poser aussi, si vous n'êtes pas dedans, faites autre chose. De même qu'en trois ans, je n'ai jamais eu plus de révélation avec mes patients, et pour le coup ça me dégoute rien que d'y penser.
Je sais bien qu'on est tous humains et qu'on ne peut pas nier complètement cette partie, mais j'essaye de faire mes jobs du mieux que je peux et de la manière la plus professionnelle qui soit, donc j'entends à ce que cela soit respecté et je ne me vexerai jamais du fait que vous ne cherchiez pas à me communiquer vos petits fantasmes dont je n'ai réellement rien à foutre.
Ensuite, vous avez les relous sur la durée, subtiles comme un plat de nouilles, qui font des sous-entendus toutes les trois phrases en attendant que ça tombe et inutile de vous dire que rien ne tombe, jamais.
S'il y a deux choses à savoir sur moi c'est que j'ai horreur qu'on me drague, et que je choisis. Je sais qu'il y a des nanas qui vont être super flattées de se faire aborder par le premier peigne-cul mais c'est pas mon cas et j'apprécie qu'on me laisse mon espace. Je suis relativement directe, je n'ai pas besoin d'aide, si quelqu'un me plait je ne m'en cache pas, donc si je ne me suis pas manifestée auprès de vous, c'est que vous n'êtes pas concernés, fin de l'histoire.
Ce phénomène étant devenu ingérable il y a quelques semaines (le regain de luminosité, probablement), j'ai quasi disparu après avoir envoyé salement chier pas mal de monde, laissant en plan quelques personnes qui n'ont rien à voir avec ce fait, j'en suis consciente et navrée, mais j'ai été tellement saoulée par ça et d'autres choses (j'y reviendrai) qu'il me fallait un break.
Pour terminer, si je suis là c'est parce que j'ai envie d'y être, il n'y a rien de plus à attendre. Je ne suis ni fermée aux échanges ni opposée au fait de rencontrer des personnes intéressantes, mais bordel oubliez mon cul, il n'a rien à voir là-dedans et il n'a absolument pas besoin de vos services.

En vous souhaitant une agréable journée.

* Cette réflexion se base sur l'observation personnelle des innombrables photos de bites que j'ai reçu depuis que je suis présente sur la toile.

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