Ne jamais oublier de se dépasser!

J'avais dit que j'allais parler de mon dernier petit-gros périple en moto, here we are!
Je sais plus si je l'avais dit, mais moi, je voulais pas mon A[2] pour éviter les bouchons, même si c'est sympa aussi, je voulais rouler, je veux dire, partir, aller faire des trucs, bouger et à un moment, il a simplement fallu se lancer même si pour l'instant, ce n'est que l’entraînement.
Auto-école ou moto-école, même combat, tu sors de là avec des bases (solides c'est beaucoup dire mais utiles dans tous les cas) et un papier attestant que tu sais ne pas être dangereux/dangereuse, mais tu ne sais pas tout à fait conduire pour autant. Pour la suite il faut rouler, et plus le trajet est long, plus tu apprends.
Je n'ai pas regardé le compteur kilométrique de ma moto pour connaître le nombre de bornes qu'on a déjà fait ensemble, mais je pense qu'on est facile sur du 4 chiffres à présent. Plein de petits trajets urbains depuis le retour de la concession où je l'ai achetée (160km d'autoroute d'entrée ça donnait le ton), et nous dirons deux moyens-périples mais ici il ne sera question que du dernier.
360km de nationales, c'était sympa!
En personne très organisée que je suis je n'ai absolument pas anticipé mon itinéraire. La moto finalement, ça me réapprend à conduire sans GPS (je n'ai pas d'attache pour mon smartphone et je ne compte pas en prendre pour le moment car j'ai une flemme intergalactique) et c'est très bien!
Maintenant au moins, je sais que mon sens de l'orientation est efficace.
En personne super pragmatique, j'ai profité de ce trajet pour utiliser pour la première fois mon nouveau casque (mais quel génie!!!!), ajoutez à cela que j'étais malade, que ça faisait quelques jours que je ne pouvais rien manger et que ce jour là ce n'était pas mieux. Le reste? Freestaïle!
Sur la première partie du trajet, j'ai eu plutôt froid ce qui était plutôt chiant. Une centaine de kilomètres plus tard j'ai vraiment regretté de ne pas avoir pris mes gants d'hiver même si ce n'était plus l'hiver, et je commençais à avoir mal au cul. Whatever, j'ai découvert aussi qu'il faisait plus froid quand je passais aux abords des forêts et des forêts, il y en a beaucoup. Que les motards en BMW ne disaient jamais bonjour, que je doublais parfois comme une merde sur la roue arrière (c'est mal ne faites pas ça chez vous), et que putain de merde ce nouveau casque me faisait affreusement mal à la tête ce qui aggravait furieusement ma nausée. Et en plus pour bien faire, je me suis bouffée l'intérieur des joues!


L'effet caméléon on n'aime ou on n'aime pas, moi je surkiffe!


Il était vraiment temps que j'en change, mon Shark est parfait pour les trajets urbains, le fait qu'il s'allume est un véritable atout la nuit, mais au-delà des 80 il siffle, bouge (les mousses ont vraisemblablement dû se tasser) et en plus il a une prise au vent vraiment désagréable peu importe le type de moto. J'ai donc pris un Scorpion qui me faisait de l’œil depuis quelques mois, une entorse au règlement du total-noir-mat mais franchement il est terrible, et puis sans soleil, il est noir de toute façon. Pas de sifflement, beaucoup moins de prise au vent, bien plus silencieux.
160 km plus tard, j'étais aussi à l'aise dedans que dans mes chaussons, même si j'avais toujours mal au cul.
J'ai dû m'arrêter en urgence pour sortir une guêpe de mon casque justement, et j'ai eu beau chercher je ne sais toujours pas par où elle a bien pu passer. J'ai repensé à cette sombre histoire de frelon dans le slip et ça m'a fait beaucoup rire (rien à voir avec moi je précise) avant de repartir.
J'ai expériencé la fatigue au bout d'un peu moins de 300 bornes e la fatigue en moto c'est la merde.
J'avais froid, je ne sentais plus mes mains, je n'avais plus de force, et j'étais raide comme un piquet, en plus d'avoir vraiment très mal au cul. Le plus chiant étant clairement le froid car tu te crispes, qui plus est tu ne sais pas si tu dois accélérer pour arriver plus vite en sachant que tu auras forcément plus froid ou bien ralentir tout en ayant froid en sachant que ça va durer encore plus longtemps. Le choix de merde ou le choix de merde. Ne sachant quoi faire, j'ai maintenu mon allure qui était déjà bien rythmée.

J'étais presque arrivée quand un chevreuil a traversé, me faisant oublier mon séant qui commençait à se décomposer de douleur.
Justement le matin je me demandais comment ce genre de situation devait se gérer (la bestiole, pas le mal au cul). Et bien comme le mal au cul: ça ne se gère pas. La bestiole traverse devant toi, tu flippes violemment ta race, tu t'arrêtes au refuge suivant pour te remettre de tes émotions et poser tes gants sur le moteur. A ce moment là il faisait quasi nuit, j'avais le derrière en miettes la clope au bec sur le bord de la route au milieu de nulle part. Et alors que je me disais que j'avais eu de la chance, j'ai entendu un bruit bizarre: un second chevreuil a traversé juste à côté de moi #facepalm. J'ai pas attendu le troisième, j'ai remis mon équipement et j'ai gazé jusqu'au garage. Et tant pis pour mon derrière.
J'ai eu très froid, ce fut l'heure la plus longue du monde, j'ai fait un tour de périph de nuit dans un état lamentable, mais je suis rentrée.

J'ai pris une douche, je me suis couchée fissa sous trois couettes avec mes chiens. Ma carcasse a mis deux jours à se remettre de cette journée.

... Et j'en avais autant sur le blouson et la moto #PointSupertimor

Peut-être que d'un point de vue extérieur et pour d'autres motard(e)s, 360km c'est rien, effectivement, quand on a l'habitude, ça doit pas être grand chose, mais je ne l'avais jamais fait et je voulais savoir si j'en étais capable. Maintenant que je sais que c'est le cas il me tarde de remettre ça vers une autre destination!
Peut-être que d'un point de vue extérieur encore, cette balade ressemble à une grosse galère. En fait pas du tout. Déjà ça a été une belle journée, ensuite j'ai appris énormément! Maintenant je fais des roues arrières parfaitement naturellement et je suppose que ma plaque d'immatriculation ne va pas tarder à finir sur la chauss... Oubliez ça. J'ai pris une belle aisance quoi.

Le pot d'échappement: votre meilleur ami pour vous réchauffer les pieds

Pour terminer, je me suis laissée dire qu'il fallait être "un peu couillu pour partir seule", j'aurais plutôt envie de dire que c'est là tout l'intérêt de la chose.
Comment te dire que la moto c'est formidable pour les raisons qui suivent:
- Tu n'es pas joignable et tu as une bonne raison de ne pas l'être
- Tu vas où tu veux
- Tu fais ce que tu veux
- Tu chantes toutes les merdes du monde dans ton casque
Et j'en passe! Après, peut-être que sans intercom je supporterais de rouler avec d'autres personnes, j'essaierai un jour quand je serai grande.

L’Espagne c’était bien

Par où commencer... Depuis quand je ne suis pas venue d'ailleurs? Milles ans non? Mon activité est de pire en pire par ici je vous l'accorde. J'ai que de la merde à raconter, genre de la grosse merde à en faire brailler trois bataillons de légionnaires, parfois même je prie pour qu'un missile nord coréen me tombe sur la gueule par erreur bref, tu vois un peu la grosse ambi qui règne ici, j'crois que c'est pas la peine d'aller plus loin, et que la première personne qui me conseille d'aller surfer prenne un coup de pelleteuse (j'en ai plein sous les fenêtres de mon cabinet depuis trois semaines, et je n'ai plus beaucoup d'humour, notez).
Bon, à part ça, quoi de neuf en Guignerie?
Après avoir annoncé moi-même à ma mère qu'elle avait un second cancer (big up aux médecins, ne changez rien vous êtes parfaits <3), et après avoir envoyé grassement chier trois secrétaires médicales qui insistaient pour qu'elle passe une radio (big up bis aux secrétaires médicales, certaines ne sont définitivement pas là par hasard, vous êtes aussi fabuleuses que vos ongles artificiels sont mal faits <3), la reine mère à décidé que si, il fallait que j'aille en Espagne me changer les idées. C'est donc sonnée, hagarde et en total freestyle que j'ai passé la frontière le lendemain matin. D'habitude je termine toujours ma course dans un étoilé au fin fond du désert, là, ce fut une première nuit dans un hôtel trouvé laborieusement à la dernière minute avec une vue magnifique, et le reste: gitanie©. Quelques ploufs ça et là parce que finalement je trouve que je gère assez bien le tuba maintenant et que comme je ne surfe plus (c'est officiel) la plongée c'est sympa. De la route, des petits villages absolument bien trop mexicains hyper beaux, de la poussière, des ruines, des cactus, bref quand tu t'éloignes des grands axes, l'Espagne c'est encore pire que le gros kiff. J'ai pas spécialement fait de photos car j'avais plus envie de vivre l'instant que d'en garder des souvenirs, mais j'y retournerai dans de meilleures conditions je l'espère.
Le principe de la gitanie©, c'est de se doucher dans les campings à la sauvette (c'est MAL), de manger un peu partout, de chier dans les bars et de pisser ou tu peux. Y a pas trop de toilettes publics en Espagne, ou en tout cas pas là où je suis passée, et c'est bien dommage. Bref, j'ai fait pipi dans la mer et vous oubliez tout de suite ce que je viens de dire tellement c'est contre mes principes.
Et parce que la débauche n'arrive jamais seule en plus, j'ai aussi pissé dans un buisson.

Bref.
Pour qui n'a jamais fait sa vidange dans une rue en étant sobre, ce qui était mon cas, sachez qu'il y a plusieurs choses à appréhender pour pisser correctement dans de telles conditions.
Ça s'est passé un soir alors que garée dans une rue sous tellement plus d'étoiles qu'un hôtel ne peut avoir, je suis partie en mission commando avant de dormir pour vider ma vessie... Sans ruiner ma street cred et autant vous dire qu'à cet instant précis je n'aurais pas été plus heureuse que ma bite ne me serve pas que de perche à selfie (...).

Une fois l'indispensable PQ en poche, me voilà partie à la recherche d'un endroit adapté et mon attention s'est portée sur les buissons. Sauf que des buissons accolés n'offrent pas forcément l'espace nécessaire pour y placer son séant et qu'en plus, il y avait des lampadaires. Une vingtaine de mètres plus loin et vingt mètres quand tu as envie de pisser ça commence à faire loin, je trouve enfin le spot, derrière une voiture, dans les buissons et sans lampadaire pour illuminer mes méfaits.
Après une rapide vérification de l'inclinaison du terrain, il est maintenant temps de se poser.

Évidemment, à ce moment là, une personne normalement prévoyante se félicite d'avoir des baskets. Moi, j'étais en tongs. A ce stade, il s'agira juste de faire preuve d'un peu plus de dextérité histoire de ne pas se pisser sur les pieds car rappelons qu'en Gitanie© il n'y a pas non plus de robinet d'eau pour se laver quand on veut.
Maintenant, faites vite car même dans une ruelle déserte en pleine nuit... Non en fait c'est toujours dans une ruelle déserte en pleine nuit qu'il y a quelqu'un qui passe, et même que sa voiture est justement celle derrière laquelle vous êtes présentement accroupie (ça ne m'est pas arrivé, mais ça aurait pu).

Se place ici la minute camouflage pour vous offrir une tranquillité supplémentaire. Comme vous êtes une personne pragmatique (même en tongs), vous êtes vous avez bien-sûr mis votre petite laine soit un pull à capuche (de couleur sombre) (non camouflage c'est un peu too much, on veut juste pisser hein on n'est pas là pour tirer un lièvre) et bien, mettez cette dernière et finissez-en.
Rhabillez vous, sortez du buisson comme si tout était normal, fin de l'histoire!

Et voilà, vous savez maintenant comment pisser dans un buisson avec classe, ne me remerciez pas!
Etant donné que ce sera le dernier post un peu léger qui sera publié ici avant longtemps, portez vous bien les Minoux <3.

Paris c’était bien

Oui je sais, j'avais pas prévenu (promis je remonte bientôt!), mais le timing était tellement minuté que j'aurais pas eu le temps de voir grand monde.
Paris un 14 juillet, quand vous faites tout à contre-courant, c'est juste parfait tellement y a quasiment personne et c'est la première fois que j'apprécie autant un stop by dans le coin, car, oui même si je me sens comme à la maison à la capitale je n'y campe jamais, c'est pour préserver ma santé mentale.

J'ai visité le Louvre, parce que ça m'intéressait un peu et surtout parce que je voulais absolument voir cette statut de Canova. Alors pour fêter ça j'ai viré tout le monde autour de la sculpture que j'ai trouvée quasi immédiatement en entrant dans le musée...

... Pour faire la même photo que tout le monde. A ma décharge j'en ai fait environ 50 autres. D'ailleurs pour continuer dans le cliché:

Voilà. Et il a fallu pousser un peu de monde aussi.
Quatre heures dans un musée (pendant le défilé = très peu de monde = parfait) j'avais jamais fait, mes pieds s'en souviennent encore et ne s'en sont peut-être pas encore remis.

Grâce à mon smartphone, je sais que j'ai fait 12km dans le machin dont je n'ai toujours pas vraiment compris l'articulation mais on s'en fout. J'ai vu tout ce que je voulais voir: les sculptures grecs/romaines, la collection de Marie-Antoinette, les peintures de de Vinci et Véronèse, et même le reste que je ne voulais pas spécialement voir mais qui m'a beaucoup plu.

J'ai fait bien trop de photos mais tout était tellement beau que je ne savais plus où regarder ni comment tout immortaliser sans y passer des plombes (la meuf qui se roulait par terre pour prendre la photo, c'était moi). Même les murs et les plafonds sont beaux.

Et les sculptures y sont aussi parfois dérangeantes (non pas celle là expressément).
J'ai campé dans cette salle qui doit probablement avoir un nom et que je n'ai pas retenu (ils sont sympas mes posts hein? Si tu veux rien apprendre tu fais signe!)


Ci-dessus un monsieur qui se fait manger le fion par un lion

En fait je veux juste vivre dedans tellement la lumière est fabuleuse, absolue et putain de parfaite O.O

J'ai vu Mona Lisa parce qu'elle était là, en passant directement par la sortie de la file d'attente (les touristes étrangers sont vraiment pas chiants), Mona Lisa qui ne m'a pas autant captivée que les autres de Vinci ou bien les œuvres de Véronèse et Subleyras qui m'ont bien pris une bonne heure de contemplation. J'ai pris des grosses gifles, ces mecs sont des génies.

En sortant de là j'étais contente d'aller bouffer.
Après on est allé voir la Tour Eiffel qui n'a pas changé et qui est toujours au même endroit, et comme on avait pas assez marché on est reparti à la Gaieté à pied.
Puis comme on avait pas assez pris le métro non plus (on l'a pas tant pris que ça mais le métro c'est toujours trop) et qu'on était pas assez fatigué, direction le théâtre Tristan Bernard pour aller voir Oh my god, une pièce vraiment bien que je vous conseille si vous passez par là.

C'est en gros l'histoire d'une marionnette "possédée" qui a entre autre un gout certain en matière de décoration

Si t'aimes bien l'humour décalé et prendre des éjaculations de marionnettes sur le coin du nez et bien ça devrait te plaire!
Je me suis permise de faire une vidéo du God's band, elle est effectivement très courte mais j'avais pas envie de me faire engueuler par le curé

Bref, Paris, j'y retournerai!
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Radio pinède 2016 part II

Du soleil et des vagues

Après nous avoir lâchement abandonné ces dernières années sur cette partie de la côte, les vagues sont définitivement de retour! Et elles déroulent vraiment bien sans être trop chiantes: c'est parfait! Le soleil est également de la partie, un peu trop, mais je chipote ;). Sachez que nous mettons tout en œuvre pour ne pas brûler vives, en tous cas on essaie.

GENESIS 9?

Il arrive parfois que quelques personnes me reconnaissent et viennent tailler une petite bavette alors que je suis en train de faire des photos, chose qui est encore arrivée pas plus tard qu'hier :). Je trouve ça vraiment sympa qu'on puisse se rencontrer et échanger quelques mots, ça me fait infiniment plaisir et je vous remercie pour ces petits moments <3. A côté de ça et même si ça se passe globalement toujours bien, il est déjà arrivé que certaines personnes tapent carrément l'incruste dans des situations diverses et variées ou se postent derrière moi pour me regarder faire (et parfois prendre des photos. Sisi...). Rien de vindicatif dans ce qui va suivre mais si d'aventure vous me croisez, je vous demanderai de simplement respecter ma vie privée et/ou mon travail, j'ai toujours adoré rencontrer les gens qui me suivent mais ça n'a pas à impacter les personnes avec qui je me trouve, et il est très désagreable de se sentir observé(e) quand on se concentre :). Une fois que j'ai terminé par contre y a pas de problème! Voilà, je tenais a faire cette petite piqure de rappel just in case ;).
En ce qui concerne G9, j'ai fait quelques photos sans trop de conviction et je ne sais plus/pas si cela aboutira a quelque chose cette année. Je suis toujours très fatiguée et je n'ai absolument pas envie de me mettre a courir après la météo cette fois: je laisse faire. C'est les vacances, j'en ai besoin.

Les vacances??

Oui LES VACANCES! J’étais partie dans l'optique de ne rien foutre et de me reposer, chose que je fais dans les grosses lignes étant donné que je m'enfile des nuits de 12h et que ça me fait un bien fou! Mais dans les faits, en trois jours j'ai fait tout ce que j'avais la flemme de faire avant de partir, et plusieurs fois sinon ce serait pas drôle krkr. C'est pas toujours reposant mais je retrouve enfin une tronche acceptable et j'ai bon espoir de rentrer avec autre chose que la gueule de victime avec laquelle je suis partie même si les coups de nerfs et les nuits blanches sont moins loin que je ne l'avais cru. Peut être que j'ai mal expliqué ce que j'avais ou qu'on ne me prend pas tout a fait au sérieux, peut-être que c'est juste "pas de bol"... Quoiqu'il en soit, les fleurs de Bach, ça marche pas.

Le point photographie

Outre le fait que j'estime être assez en retard (6 mois, c'est bien 6 mois) pour enfin mettre mon portfolio a jour quand je rentrerai, j'ai aussi hâte de tester mes nouveaux parapluies, et si ça n'a l'air de rien sachez qu'ils sont super bizarres et que franchement je suis très curieuse de voir le rendu! :D A cote de ça je vais profiter de ces vacances pour tenter quelques choses que je n'ai jamais tenté et je vous montre ça asap si ça marche :).

A bientôt les MinouX!

De retour du Cap d’Agde

Je n'y retournerai pas

Bon, je crois que tout le monde l'a bien compris, j'étais pas super-super heureuse d'aller au Cap d'Agde. D'ailleurs je suis toujours pas super contente d'être allée au Cap d'Agde tant c'est pas joli comme coin et surtout tant ça sent mauvais. Oui, je sais, j'ai le nez sensible mais j'endure vraiment pas ces odeurs qu'on appelle volontiers "odeurs de marées" (excusez moi mais les marées ne sentent rien de tout cela) mais que j’appellerais plutôt vieilles odeurs de moules en état de décomposition avancé #vomito.
En gros oui, j'ai passé deux jours à avoir des vieilles gerbes juste parce que je respirais, c'était super pénible.
Ça commence sur la route quand tu arrives au milieu des camps de gitans, c'est ce qui s'appelle se faire mettre au parfum (aussi lol), ça continue quand tu te promènes sur le port, quand tu vas acheter une gaufre, des clopes, quand tu t'es perdu(e) sur un truc qui ressemblerait à une plage, tout ça tout ça.


La mer, ce si grand ennui que j'ai dû mal cadrer pour donner un semblant d'intérêt à ce cliché (sisi)

"Vous croyez?"

J'ai passé le week-end avec des gays, principalement, du coup comme à chaque fois que je côtoie des gays, on se marre comme des folles mais blague à part ça n'aurait pas pu mieux tomber car on s'est vraiment marré et que j'en avais vraiment besoin. Certes, sur deux jours le moral n'a pas été top (j'ai commencé par me décomposer dans la bagnole à l'aller donc bon...) tout le temps mais je suis plus qu'enchantée d'avoir fait leur connaissance ils sont juste adorables <3. Et non je persiste, on n'a pas été au QAKC lol.

L'expérience sociale de Pokemon Go

Vendredi je me suis faite sauter dessus en allant à la banque parce qu'un pokemon était à côté de moi (...), ce week-end j'ai vécu en direct un rassemblement de joueurs qui attendaient des Pokemons. Et ça faisait au moins deux soirs qu'ils étaient là. J'étais absolument fascinée alors j'ai immortalisé cette scène où plein de gens se rassemblent pour mettre le nez sur leur portable sans même se parler.
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Forcément on a hurlé que Bitosor était caché dans un fourré, le pire, c'est que ça a marché, même s'il ne s'est rien passé dans les fourrés, je précise.
Après on est allé au bar.

Kelly elle monte seule

Kelly elle avait prévenu avant de partir que puisqu'il fallait qu'elle vienne elle irait probablement s'occuper dans son coin. Le besoin de solitude et d'isolement étant pressants, le large étant le large, et la méditerranée étant ce qu'elle est (plate), à part du scooter t'as pas vraiment trop de choix (en tous cas dans mes capacités étant donné que je suis incapable de lever une voile et que je n'ai toujours pas tenté le kyte). Le jour même je suis donc allée caler une heure de scoot... Et 4 autres personnes du groupe ont suivi. No soucy.
Du coup dimanche matin, réveil à 7h00 pour une "randonnée petit déj" + photos, à 9h et je te cache pas que ça a été du genre violent. Beaucoup de vent carrément froid à terre donc au large laisse tomber, et la mer était froide également bref, au saut du lit si t'as envie de te prendre une rouste, j'te conseille de tenter. S'ajoute à cela que mes connasses devaient arriver y a presque une semaine et que donc elles menaçaient de se pointer et qu'en plus je couvais une angine depuis vendredi: TOUT-VA-BIEN.
Les moniteurs ont retenu dès le départ que Kelly elle monte seule, parce que je trouve ça très triste mais très peu de filles osent prendre un scoot seules (...), du coup je sais pas si ça a un rapport en tous cas moi j'ai pas eu droit à ma photo, mais à mon reportage photos. Steplait tu te pousses quoi lol. J'aurais presque envie de dire que soit t'as la classe soit tu l'as pas, mais je vais fermer ma gueule parce que j'ai vraiment pas la classe en combi et gilet de sauvetage. Démonstration dans la sélection d'images ci-dessous.


Celle qui sort du port en affrontant le vent froid ET les putains de courants donc autant te dire qu'à 39 kilos c'est pas une partie de plaisir. Le tout en ayant juste l'air de quelque chose avec un balai dans le fion... Le staïle ultime...

... Mais bon on va pas se laisser abattre par si peu surtout que 39kg sur 110cv j'étais au top de la moumoute du rapport poids/puissance = bisous à ta mère.

Session on fait n'imp dans les "vagues" et on se prend une petite douche avec le vent qui te renvoie l'eau dans la tronche, fallait bien que ça se fasse

Donc là je dirais que vu la taille du jet j'avance bien mais qu'au delà de ça, je ne sais pas ce que je branle. Voilà.

Séquence je fais ma poseuse alors qu'en fait ça fait plus d'une heure que je suis là-dessus, que je pense sérieusement à piquer une tête tant l'eau est plus chaude que l'air et que si je reste statique je vais chopper le mal de mer, sans compter que j'ai vraiment la dalle.

Du coup là je checke le moniteur avec un petit sourire pincé façon "je meure mais je tente de sauver la face" et je prends doucement la direction du port parce que j'ai faim.

Illustration de Kelly en phase d'autodigestion qui rentre au port dans une ultime pointe à 80. Oui elle a vraiment très faim! Et très froid aussi.


Retour sur la terre ferme, le froid l'emportant sur la faim j'ai préféré la clope au "petit dej" prévu, mais à part ce fichu froid, et la faim donc, c'était une sortie excellentissime! Les moniteurs ont juste été fabuleux, hyper motivants du coup j'ai grave gagné en technique! Franchement, j'ai plus de bras, j'ai plus d'épaules, plus de cuisses, je suis malade (l'angine est enfin là!), mais putain j'ai jamais autant bouffé de lacets, de virages "à la con", de sauts, de lignes droites plein gaz et de n'importe quoi. Je me suis éclatée, défoulée, vidée, et ça par dessus tout j'en avais clairement besoin, ma pulsion de colère aussi! Si cette dernière pouvait d'ailleurs vraiment me foutre la paix ce serait formidable :).

Un ptit bilan Micheline?

J'étais certes pas d'attaque pour partir, ça m'a pas toujours fait plaisir d'y être, mais au final même si j'étais contente de rentrer bah ça m'a fait bizarre aussi parce que quitte à être chiante autant l'être jusqu'au bout. Ca fait du bien de rencontrer des gens qui ne se prennent pas la gueule, ça fait vraiment du bien de se vider la tête et ça fait encore plus de bien de repousser ses propres limites physiques, même si le lendemain tu peines à ouvrir les portes et à te bouger :D.
Je ne retournerai certainement pas au Cap d'Agde, mais j'espère garder les bénéfices de ce week-end le plus longtemps possible.