Les dégâts du silence

Récemment je me suis retrouvée dans une situation pourrie que je connaissais déjà et qui chaque fois qu'elle s'est présentée m'a lourdement cassé les moellons, disons le sans détour. De base on le sait, j'ai du mal avec les personnes qui n'arrivent pas ou ne veulent pas communiquer j'veux dire... Si t'arrives pas à exprimer des choses très simples et très clairement puisqu'on l'a dit c'est très simple... Excuse moi mais va faire une putain de thérapie.
Le silence quand il y a quelque chose à dire, soit quand on voit qu'il y a un truc qui ne tourne pas rond de par le brusque changement de comportement de la personne en face par exemple, est un fait qui m'a mise hors de moi pendant des années. Aujourd'hui, après avoir fait de nombreuses fois l'expérience d'ouvrir ma gueule à la place de la personne qui n'osait ou ne voulait pas le faire: je reste silencieuse, et j'avoue que dans cette guerre des nerfs, je suis super efficace sans forcer. Passé un certain laps de temps je finis par m'en foutre et quand je m'en fous, c'est pas un effet de style. Seulement voilà, le silence des gens est un générateur de problèmes en puissance.
Illustration.
Parlons du dernier épisode silencieusement toxique.
Sans rentrer dans les détails je me suis retrouvée face à une personne qui avait la fâcheuse tendance à être hyper présente, et hyper absente du jour au lendemain sans explication d'aucune sorte. Si je n'aime pas les gens qui n'arrivent pas à se dégoiser, les douches écossaises me sont toutes aussi rédhibitoires, j'avais donc là deux comportements qui m'amènent toujours prendre de la hauteur.
En plus de ça, j'avais un peu l'impression qu'elle se forçait à m'écrire par exemple, alors que je ne lui demandais rien. Me racontant sa vie, mais ne rebondissant jamais sur ce que je pouvais dire de la mienne quand il m'arrivait d'en parler, prétextant le manque de temps, le jardin à tondre etc. Elle ne posait jamais de question non plus, "par pudeur". Pourquoi pas... Ça a marché pendant une poignée de semaines et puis j'ai commencé à mettre une grosse distance car très logiquement: je ne savais pas, ou plus, ce que je foutais là, ce qui en soi est très perturbant comme sentiment.
Un peu plus tard, après m'être à mon tour un peu forcée à maintenir le lien durant une période très succincte, c'est moi qui n'ai plus su comment me comporter et qui n'avais plus rien à dire ou plutôt, à répondre puisqu'il était inutile que je dise quoique ce soit. Je venais de prendre conscience qu'être en contact avec cette personne était aussi enrichissant qu'entretenir des politesses avec un robinet. A la fin, je ne pouvais tout simplement plus répondre à ses messages, ma capacité à me contraindre à faire des choses étant vraiment réduite. C'était pas que j'en avais rien à foutre de sa vie mais quand il n'y a pas d'échange et que la communication est à sens unique, ça n'a absolument aucun intérêt. J'ai fini par répondre des choses bateaux, à base de "génial je suis contente pour toi", "super amuse toi bien", en évitant scrupuleusement de creuser. A ce stade et dans le meilleur des mondes, la personne va peut-être vous demander ce qui se passe mais là, il n'y eut qu'un silence. A ce moment là, tu pensais peut-être que c'est moi qui aurait demandé ce qui n'allait pas?

Il y a quelques années, j'aurais effectivement sauté les deux pieds dans le plat, et pété le plat avec ma bite,et si parfois ça a arrangé [temporairement] une situation bloquée, dans la majeure partie des cas, ça m'est retombé dessus.
Voilà pourquoi, si on ne me dit rien, je ne demande rien, car si je demande ce qui se passe, on va me répondre qu'il ne se passe rien, ce qui est vrai et c'est bien là tout le problème mais ce n'est juste pas la question. Si j'avance des arguments et des faits qui appuient ce que je dis, la personne va se sentir agressée et comble de l'emmerdement en plus elle va faire la gueule. Si elle fait la gueule il va falloir en plus que tu t'excuses pour au mieux arranger temporairement un truc voué à l'échec depuis longtemps. Tu vois le genre? Tu trouves ça gros? Et bien moi, ça m'est arrivé quasi environ autant de fois que j'ai voulu qu'on m'explique ce qui n'allait pas dans une situation de ce genre là.
Alors aujourd'hui... Je pars du principe que si on ne veut pas m'expliquer un brusque changement d'attitude à mon égard, c'est que ça ne me regarde pas, et que la distance mise par la personne lui convient. Et jamais mais alors JAMAIS je ne demanderai quoique ce soit, je prends la situation telle qu'elle vient, ça me contrarie 24h, aller... 48 parce que je trouve toujours tout ça merdique et inutile, et je zappe. En gros aujourd'hui la personne la plus emmerdée, c'est soit l'autre soit personne mais surtout pas moi et ça me va très bien comme ça.
Après je fais ma belle mais c'est parce que j'ai pas dit qu'au-delà du fait qu'on puisse apprécier le fait qu'on communique avec nous les choses importantes, on peut aussi avoir un talent certain pour ne pas écouter les gens qui nous parlent et les perdre dans la foulée. Ça tu vois, c'est un de ces talents qui te fait te sentir très con et j'ai beau chercher... Je ne suis pas sûre d'avoir une solution.

Oui, marrez-vous…

... Et marrez-vous bien surtout!
J'ai quelques bonnes courbatures à cause de la moto que ça va être super marrant demain pour se sortir du lit, mais entre ça et le reste, j'ai carrément passé une excellente journée. Sauf que je commence à être vraiment fatiguée de quelques gentils quolibets.
On aurait pu résumer mon tout petit parcours achat-moto comme suit: d'abord officiellement décidée à acheter une Harley qui allait me couter trois couilles pour être à la pompe toutes les 72 bornes, qui reste et restera magnifique au demeurant mais que ça valait pas trop le coup, j'ai switché chez Kawa. VIOLENCE. Pourtant j'suis pas fan du vert ça me donne mauvaise mine, c'est bien pour ça qu'elle est noire. Sauf que, si je suis vraiment honnête, la première fois que je me suis mise à chercher ma moto, j'ai trouvé LA moto, du premier coup, que ce n'était pas un custom mais qu'avec cette bonuxerie de permis A2, j'ai pas le droit de la conduire pour le moment, ce qui poliment, m'emmerde.

J'ai peut-être trouvé le moyen de contourner cette loi d'une absolue inutilité sans exemple mais c'est pas à l'ordre du jour. Reste que, A2 ne m'a pas plus vacciné que les railleries que je peux entendre quand je dis qu'à terme, j'aurai LA moto. Ce n'est pas non plus par défi, je me tape le cul par terre les soirs de pleine lune de prouver des choses aux gens, je fais juste ce que je veux, sans surprise, jusqu'à preuve du contraire, ça ne concerne que moi. Tu vois quand je cherchais ma seconde guitare et que j'ai vu LA guitare, j'ai su instantanément que c'était celle là et ben cette moto c'est pareil. Je savais pas ce que c'était, ça aurait pu être n'importe quoi d'autre mais, c'est tombé sur elle. Tu crois que je savais jouer de la guitare comme je sais en jouer aujourd'hui quand j'ai acheté la deuxième? Clairement non. Tu crois que j'ai écouté ceux qui disaient que ça servait à rien d'avoir une guitare comme ça quand on savait pas assez bien jouer? Heureusement que non sinon je ne jouerais pas comme je joue aujourd'hui car j'ai appris beaucoup avec cette gratte.
J'aurai donc le derrière sur LA moto, même si les remarques désobligeantes me fatiguent outrancièrement car j'en entends depuis le début, mais si ça en découragerait quelques uns, chez moi ça à l'effet inverse. Je ne peux pas le faire? Déso mais c'est moi qui décide.
Durant toute ma vie, j'ai pratiqué des sports "de mecs" (amies féministes croyez bien que pour une fois ça m'arrache un poil de nez de devoir dire ça de cette manière) et c'est toujours la même histoire, tant que t'as pas montré que tu étais aussi douée voire meilleure qu'eux, tu n'as absolument aucun crédit, tu es juste une fille qui s'est égarée dans un milieu qui n'est pas celui de son sexe. Les meufs savent se montrer vachement plus encourageantes, bien qu'on sache parfaitement qu'au fond c'est pour mieux te voir te ruiner parce que ce sont des connasses, mais venant de moi ce n'est pas une critique après tout je suis pire.
J'ai dit que je voulais faire du skate, on a ri. J'ai dit que je voulais faire du surf on a ri aussi, pareil pour le street hockey, le jet, j'en passe. Mais tu es trop petite/trop maigre/trop une fille/*insérer l'ineptie suivante de votre choix ici je suis lasse*.

Quelques (trop) d'années plus tard, même si ça commence à faire un peu de temps que je ne suis pas remontée sur une planche (mais que ça va pas tarder), je suis quasi sure que si ça représentait un quelconque intérêt à mes yeux, je serais tout à fait capable de la mettre profond à beaucoup. Tout est effectivement perfectible mais je maitrise quand-même un peu mes sujets.
Bien-sûr que ça n'a pas toujours été comme ça, oui, tous les débuts furent drôles, parce que quoiqu'on en dise je n'ai aucun don (mais j'ai des potes sympas!) et j'ai fait comme tout le monde ayant atteint un bon niveau: j'ai pris des pelles, parfois des pelles totalement ridicules et heureusement que les smartphones n'existaient pas encore #PointVieille, je me suis blessée (beaucoup), je me blesse encore, mais j'y retourne et à force d'essayer, ça passe*.
Aujourd'hui dans ces domaines là, je ne fais plus rire personne.
Finalement le seul truc que j'ai appris concernant les trucs de mecs (amies féministes, sachez que si j'en avais encore je me serais volontiers arraché un poil de cul suite à cette phrase), outre les trucs en eux-mêmes, c'est que faire des trucs de mecs ne nécessite aucunement d'utiliser des testicules, par conséquent tout le monde peut participer.
Avant de continuer, je tiens à préciser que les mentalités évoluant perpétuellement, tous les mecs ne sont pas/plus à cloisonner qui peut faire quoi et c'est quand-même la moindre des choses... Sauf en moto on dirait, où même ceux qui se disent le plus ouverts du monde, ne sont ouverts que jusqu'à un certain point, probablement celui où ils risquent de se faire salement dépasser.
Ca les fera peut-être encore rire, ou pas, je m'en fous, j'aurai pas le temps de les voir.

* Ca peut prêter à confusion mais pour une fois je ne parle pas de sodomie.

Le père noël cette arnaque

Nope, je ne vais pas vous parler de mon sapin car je n'en ai fait aucun (la plante verte illuminée remporte quant à elle un franc succès!), ni même de Noël en lui-même car désormais je ne suis plus obligée de m'infliger cette fête qui n'a absolument aucun sens pour la personne athée que je suis. A l'approche de Noël par contre, mon cabinet ne désemplit pas, d'ailleurs au moment où j'écris j'y suis depuis bientôt 12 heures et j'ai bien hâte de rentrer enfin chez moi car je n'en peux plus.
Bref... Noël et ses désagréments, on en a déjà parlé. Noël et tous ces gens stressés qui fourmillent aux abords des magasins... Pas la peine de vous expliquer ce que vous avez déjà vécu, par contre, je n'avais jamais posté sur le fait de faire croire au papa Noël à ces jolies têtes blondes que vous aimez tant, c'est à dire vos enfants.
Parce que c'est une question qui tombe souvent, en 2017 on commence enfin à s'interroger sur l'utilité, ou sur les conséquences, de faire croire au père noël à ses gosses. Peut-être parce qu'il y a de plus en plus d'adultes qui réfléchissent et se questionnent sur leur propre expérience, ce qui est à mon sens, plutôt pas mal comme évolution.

La magie de Noël!

Ouip, quelle joie de voir les yeux des enfants briller quand ils aperçoivent un gros barbu vêtu de rouge! Oui, quelle joie pour les adultes surtout, puisqu'après tout, c'est vous qui avez décidé de leur dire que ce gros machin allait se matérialiser dans votre T4 du troisième pour déposer des cadeaux puisque la théorie de la cheminée est désormais bien trop surfaite. D'ailleurs il gare son traineau dans lequel il a tous les cadeaux de tous les enfants, sur le toit de l'immeuble, il fait le tour du monde en une nuit (plusieurs si l'on tient compte des fuseaux horaires certes mais on est d'accord ils sont trop jeunes pour comprendre vos conneries + des notions élémentaires sur le fonctionnement de notre planète), et il a des rennes supersoniques.
C'est moche.

L'excuse magique

La magie oui, mais pas que. Le père Noël est aussi une aide précieuse question discipline. Si tu manges pas tes haricots/ta purée/ton steak, si tu ranges pas tes jouets, si tu fais pas tes devoirs, si tu fais pas la sieste, si t'arrêtes pas de manger la morve de ta sœur, le père Noël ne passera pas (le père Noël est omniscient, il voit tout, il entend tout et il en a quelque chose à foutre de tout... Le père Noël s'emmerde dans sa vie). On sait bien que les gosses sont pas toujours faciles à tenir, mais vous les avez voulus. Personne ne vous demande d'assumer à la perfection des petits diables qui changent en permanence et que vous apprenez à connaitre au fil des jours, mais, le chantage au père noël: c'est moche aussi.

Mentir c'est pas bien

Si je ne m'abuse, c'est une des première choses qu'on essaie d'inculquer à ses rejetons dès qu'ils sont intellectuellement aptes à comprendre un truc. Le niveau au dessus du mensonge étant le foutage de gueule, là, vous êtes loin de montrer le bon exemple...

Et après?

Et bien il arrive à un moment où l'on est bien obligé d'expliquer que le père noël n'existe pas, le pire étant qu'on ne dise rien et que l'enfant s'en rende compte seul. Avec un peu de chance, vos gamins s'en doutaient un peu et les dégâts ne seront pas trop importants. Le cas échéant, ils vont sacrément vous en vouloir de les avoir pris pour des cons, ils vont pas trop comprendre, et vont devoir faire le deuil de cette magie fictive, ce qui risque d'être fort pénible et de laisser des traces pas terribles.
Plus tard quand ils vous diront qu'ils vont réviser chez ses potes et que vous les retrouverez en train de fumer un pétard quelque part, ça pourrait être compliqué de les enguirlander parce qu'ils ont michtouné. Et plus tard encore, ils pourront grossir les rangs de ceux qui dépriment à Noël car "c'est plus aussi bien que ça l'était quand on était petit" et oui... La magie à laquelle ils ont cru et qui n'avait jamais existé, n'existe vraiment plus, mais ce sont en général ces personnes qui vont transmettre la croyance au père Noël à leurs enfants et probablement faire perdurer la déprime de Noël. Est-ce quelque chose de nécessaire à ajouter à tous les tourments modernes imposés par ce qu'est devenu Noël? A vous de voir.

Effectivement ce post aurait pu être écrit par une personne vexée d'avoir été prise pour une nouille dans son enfance avec cette histoire de papa Noël, en ce sens je souhaite préciser qu'on ne m'y a jamais fait croire et que je le vis bien ;)

Merci d’être passé(e)s!

Être seule est une chose, se sentir seule une autre que je considère comme largement plus désagréable.
Je suis souvent seule, et maintenant je peux le dire sans avoir peur d'une vague de contestations émanant de personnes outrées par ce propos qui affectionnent particulièrement de me dire que non, "tu n'es pas seule". Dans les faits, si, je suis pourtant bien seule et comme toujours je gère ce que j'ai à gérer seule. Que ça aille bien ou que ça aille mal, je ne moufte pas trop, d'ailleurs ça m'est souvent reproché et donner l'impression à mes proches de les mettre à l'écart est quelque chose qui m'a parfois fait culpabiliser.
Hier fut une de ces journées abjectes comme je ne les supporte plus, encore que si on considère que comme cette fois je n'ai pas mal au dos, je l'ai peut-être mieux vécue que la précédente. Quoiqu'il en soit, on m'a tellement répété qu'il fallait que je le dise quand ça n'allait pas que quand j'ai commencé à perdre pied, je l'ai dit. Et le résultat fut aussi saisissant que j'ai passé la journée d'hier à me geler...

... Et putain je sais pas vous mais en ce moment je pourrais vivre sous une couette que je serais toujours en train de cailler. En gros sur le nombre, tout le monde a répondu, mais un seul à répondu présent. Et étrangement, ou pas, pas la personne qui me reprochait le plus de ne rien dire. Bien que je n'ai pas fait de demande expresse j'ai clairement enclenché l'alarme et si je suis allée me coucher plus apaisée, d'un autre côté je me suis aussi sentie très déçue, et relativement seule, sentiment qui comme je l'ai déjà dit, est parfaitement désagréable au dernier degré.
Je ne demandais ni à ce qu'on s'implique à ma place, ni qu'on me porte, ni la lune, n'importe qui aurait pu me dire ce qui m'a été dit, tout le monde était en capacité de le dire aussi, à ce stade la seule différence c'est l'envie de vouloir le dire.
Peut-être que les jolis discours complaisants qu'on m'a servi pendant toutes ces années n'ont eu que l'utilité de rassurer les gens qui les tenaient, peut-être qu'ils m'ont aussi permis de vivre dans l'illusion d'être bien entourée. Sûrement. Peut-être qu'au final tout le monde était bien content que je me taise car c'est vachement plus facile d'arriver quand la tempête est terminée et de s'insurger de ne pas avoir été convié(e), que de faire trois pauvres pas sous un déluge qui ne nous appartient pas.
Je ne regrette pas de vous avoir tenu la main pendant que vous traversiez des choses pas drôles de votre côté, j'espère que ça vous aura servi à quelque chose, ou que ça vous aura un peu aidé. Je ne vais pas bouder pour si peu, par contre il est bien naturel qu'il faille maintenant m'oubliez en cas de misères, toutes catégories confondues, au même titre qu'à l'avenir, si d'aventure vous vous demandez "pourquoi je n'ai rien dit", je vous serai reconnaissante de ne pas le faire tout haut maintenant tout le monde sait que j'ai de bonnes raisons de me taire, car ça pourrait devenir plus gênant que ça ne l'est déjà.
Bonne journée les gens, tenez vous au chaud.

Salope

Si j'ai choisi d'avoir ma boite, c'est pour éviter les emmerdes inhérentes aux collègues et aux supérieur(e)s, et tout se passe presque bien.
Au niveau du cabinet je n'ai pour le moment rien à déplorer et je touche du bois, niveau photo je bosse principalement seule en ce moment donc ça va et côté web j'ai dernièrement eu droit à une perlouze.
Les mentalités avancent à la vitesse d'un escargot à ce niveau et dans la tête des gens, faire des sites c'est cliquer devant un écran. Cette bidouille d'ailleurs ne justifie pas un tel prix (exorbitant), d'ailleurs à ce stade, c'est tellement si simple à faire que je me demande bien pourquoi on me demande encore des sites! Si c'est si facile, faites-le, en plus il parait que ça prend deux minutes donc vous ne pourrez pas prétexter que vous n'avez pas le temps. Bref... J'ai envie de te dire que depuis... Plus de dix ans: rien de neuf à l'ouest.
Je ne bosse dans le domaine que par recommandation, justement pour éviter le maximum de temps perdu en argumentation stérile car j'ai pas que ça à foutre. Tu veux un site, je te le fais et bonzaï. Sauf que, quand ça marche c'est pas aussi simple, et que des fois, ça ne marche pas tout court.
Il y a quelques semaines je suis allée en rendez-vous avec un personne pour une boutique en ligne. Le rendez-vous a duré environ quatre heures, j'ai répondu aux questions, j'ai évalué le temps de travail et on s'est mis d'accord sur le délai ainsi que le prix. Je suis pas forcément sortie convaincue car trop de points trop vagues mais rien d'alarmant non plus alors trois jours après j'ai envoyé le pré-contrat (en PDF).
Une semaine plus tard toujours pas de réponse mais:

"Le PC est en réparation"

C'est ça l'informatique, ça plante toujours sans raison quand il ne faut pas, mais aussi parce que ça nous arrange. Mais bon, ça pouvait être vrai aussi donc soit.
Deux semaines plus tard toujours aucun bruit mais attention:

"la tablette n'ouvre pas les fichiers PDF"


Là j'ai compris que je me faisais promener parce que même l'iPad ouvre les PDF donc si un truc aussi sectaire le fait, toutes les tablettes le font. Comme à ce niveau je n'avais que la possibilité d'être désagréable, j'ai préféré m'éclipser car c'était pas le truc à faire.
Quatre semaines plus tard j'appelle mais la personne n'est pas dispo. Mais elle me rappelle malgré tout un quart d'heure plus tard et au timbre de sa voix je peux vous assurer que ça lui a vraiment, vraiment faite chier toute sa vie de merde par la bouche. Bis repetita sur "le PC cassé toujours pas réparé qu'on a mis trois semaines à réinstaller" (oui-oui), "la tablette qui n'ouvre [toujours] pas les PDF" (oui-c'est-ça-oui), et puis la dame s'est pétée la gueule aussi et s'est faite très mal donc elle n'a "géré que le plus urgent" (bieng-bieng), et puis "puisqu'on y est", "un autre webmaster travaille déjà depuis 10 heures sur le site" qui soit dit en passant, n'a toujours pas de nom de domaine ni de dénomination commerciale. Seconde nouvelle après les tablettes qui n'ouvrent pas les PDF, le webmaster qui sort de nulle part et qui travaille sur le site alors que je n'en avais jamais de la vie entendu parler. Du coup, "ce serait pas sympa pour lui que je le laisse tomber", c'est vrai que c'est déjà pas super réglo de te foutre de ma gueule, faudrait pas trop en rajouter ça pourrait te brouiller le teint. Ok.
Donc genre, salope de grosse conne, c'était pas prioritaire de me dire que tu bossais avec quelqu'un d'autre? Genre je me suis faite chier 4 putains d'heures dans ta boutique mal rangée et ça ne mérite pas un simple non? Non tu as raison c'est mon métier de faire la tournée des foires-fouilles bobos J'ADORE CA QUOI.
Mais bon elle va quand-même avoir besoin de moi "pour faire les photos des produits". Donc j'ai encore été sympa, comme je ne lui ai pas dit oui pour la planter dans 6 mois (chose qu'effectivement j'ai pensé à faire) je suis restée très vague malgré son insistance en lui disant qu'il fallait qu'elle me rappelle quand elle aurait le nombre de produits exact. Dans la réalité, je ne suis pas assez débile pour bosser avec quelqu'un qui se fout de ma gueule pour m'enterrer, à la limite et dans une certaine mesure, je suis même contente que ce plan ait foiré.
Merci pour la perte de temps en tous cas, c'était formidable, je repasserai!