Retour au pays des merveilles

Ça fait des années que mon activité virtuelle ne m'avait pas autant emmerdée et deux bons mois que je me pose sporadiquement quelques questions. Est-ce que l'Internet a fait un formidable u-turn intellectuel? Est-ce que j'ai définitivement passé l'âge et que ces conneries m'emmerdent? Est-ce que je ne supporte vraiment plus les gens? J'en passe. Le truc qui était très clair par contre c'est que j'allais pas passer du temps à m'agacer sur de la merde.
Depuis que j'ai quelques followers sur Insta je m'énerve presque une fois par semaine car je reçois des trucs complètement cons, carrément inappropriés voire les deux. Le genre de propos que je n'ai quasiment jamais reçus, si ce n'est en 2000 et celles/ceux qui sont là depuis le début savent que c'était pas glorieux.
Pour faire bref, entre les remarques sur mon physique, celles sur mon attitude, les interprétations de caniveaux et le reste, j'ai d'une part l'impression d'être la meuf qui s'ulcère tous les quatre matins, parfois j'enfile l'accoutrement de la donneuse de leçons, et d'autres j'endosse carrément le rôle de la mère qui fait l'éducation de la basse cour. Majoritairement, je laisse pisser mais des fois c'est compliqué de ne pas réagir tellement c'est gros alors que franchement, c'est pas mon rôle, de même que je n'ai aucun devoir de prendre sur moi les problèmes comportementaux des autres.
C'est après que Dumbo (on en parlera une prochaine fois) m'ait sortie de ma sieste en balançant sa caisse de jouets sur mon plafond que mes neurones se sont alignés. J'aurais jamais cru que ce gosse, qui n'est pas le mien, me soit utile un jour. Pour autant, je souhaite toujours qu'il se casse une jambe. Gentiment hein, une petite chute ira parfaitement.

Si j'ai encore une activité virtuelle au bout de presque 20 ans, c'est parce que j'ai presque virtuellement fait fermer la gueule de tout le monde. Jamais je n'ai retiré complètement les possibilités de me contacter car je reste ouverte aux échanges constructifs, mais pour le hater de base ou le trouduc qui veut ramener sa fraise inutilement, c'est hyper décourageant d'appuyer sur contact et d'écrire un vrai message #tips.
Je n'ai absolument rien à branler des missives insultantes que je reçois environ trois fois par an. Par contre, sans me croire au dessus du panier car je suis forcément la conne de quelques uns, je ne supporte pas de subir la connerie ambiante et le manque d'éducation. C'est pour ça que je me suis coupée des réseaux sociaux. Je traine assez peu sur FB qui n'a pas évolué depuis que j'ai quitté le navire, et ça m'oppresse toujours autant de voir des partages de trucs négatifs dans ma TL. Quant à Twitter c'était la rage (pas d'autre mot) inutile et dirigé contre tout qui a motivé sa désinstallation de mes devices même s'il est vrai que j'y suis ponctuellement active depuis peu. Mais ce retour s'est fait après avoir passé mon compte en privé ainsi qu'en ayant gardé uniquement les personnes avec qui j'avais le plus d'affinités. D'ailleurs Twitter est presque redevenu le monde merveilleux qu'il était il y a 12 ans.

Sur insta le problème n'est pas dans les commentaires puisque chacun rapportant des followers à la personne qui s'y colle, tout le monde fait bonne figure. Mon problème sur cette plateforme c'est les réactions sur les stories, fonctionnalité qu'on ne peut pas enlever sans pénaliser notre communauté. Le souci DM sur insta m'emmerdait déjà car c'était super mal branlé, là si en plus je dois éponger la fange des réactions c'est mort.
En fait j'ai passé bientôt 20 ans en ligne avec des communautés très réduites sur les réseaux sociaux, et avec les commentaires fermés sur mon site. J'étais donc presque à l'abri de ces réactions "à chaud", inutiles et déplacées. Du coup ben... C'était sympa cette petite phase dans la réalité virtuelle mais, c'est fini pour moi. Je suis ravie de constater que contrairement à l'idée que je me faisais de l'Interweb, pas grand chose n'a changé en 20 ans.
Du coup pour celles et ceux avec qui je discute sur insta, soit vous avez mon numéro pour me contacter directement et c'est formidable. Soit vous pouvez m'ajouter sur messenger qu'il faut que je réinstalle. Soit vous pouvez m'écrire à l'adresse disponible dans ma bio car je me retire des commandes.

Sur le corps des femmes

Plus les années passent plus je suis fatiguée par certaines mentalités, et plus je me rends compte que de manière sous-jacente, l'interprétation et l'appropriation sociétales de l'attitude des femmes et donc de leur corps, m'emmerdent. Ça fait plus longtemps que ça m'énerve que je n'ai envie d'écrire sur ce sujet, et même si alors que j'entame ce billet je ne suis pas sûre d'y arriver, j'essaie.
Un exemple con, je me suis faites tatouer deux endroits qui nécessitaient d'être torse-nu.
Je suis parfaitement à l'aise avec mon corps et n'ai aucun problème ni avec ma nudité ni avec celle d'un(e) tier(ce)s. Pourtant, les premières fois où j'ai dû me déshabiller pour me faire tatouer, j'étais mal à l'aise d'être à l'aise, et je me suis retrouvée deux fois à me justifier de ce fait. J'ai trouvé ça dérangeant. En fait le problème, c'est que depuis toujours, en tant que femmes, notre attitude est potentiellement soumise à interprétation puis à jugement, et j'ai tout simplement redouté que mon manque de gêne soit interprété (ce qui n'a, heureusement, absolument pas été le cas!).
Le corps de la femme est depuis longtemps objectisé et érotisé à outrance, une grande majorité d'hommes en sont réduits à se branler sur des photos de seins dont ils ne connaissent même pas la/les propriétaires. Tristesse infinie et Œdipe mal torché (comme pour tout le monde, restons calmes!).
Sur le nombre de photos en lingerie que j'ai postée, je n'avais eu qu'un seul retour désagréable et je l'avoue traumatisant car venant d'un proche. Cette réflexion était culpabilisante pour moi, et dégradante pour lui. Si la première conséquence de cette réflexion a été que je mette toutes les photos concernées offline, la seconde est qu'il fut à l'origine d'une réaction épidermique irréversible. Et puis j'ai remis toutes les photos en ligne.
De mon point de vue, je ne fais pas de photo qui n'ont d'autre intérêt que d'être des photos en lingerie et à part cette fameuse réflexion, je n'avais jamais reçu de commentaire déplacé, ce qui prouve que, même si je me base uniquement sur très peu de personnes comparées au nombre qui doivent les regarder, soit les mentalités ont un peu évolué, soit les gens ont appris à la fermer.
Le premier vrai commentaire à la con est arrivé lors de la publication de cette photo. Commentaire qui laissait sous-entendre que j'étais une cougar, pour la partie drôle.

Je suis donc allongée sur un matelas en train de se dégonfler, ce qui n'est pas très pratique pour prendre une pause avantageuse et qui me donne l'air d'un cachalot coincé dans un slip de stripteaseuse. J'étais en train de suer ma mère et donc, de me faire bouffer par les moustiques. Certes on voit un peu mon cul parce que j'ai deux kilos en plus alors J'AI UN CUL \o/! J'en profite car ça va pas durer dans 15 jours je serai revenue à mon état initial de brindille. On remarque également que c'est à peu près le même cul que le votre, puisqu'il a une raie au milieu. Non très honnêtement je trouve cette photo d'une platitude absolue comme tant d'autres que je publie. Mais j'avais envie de la poster, comme j'aurais pu poster la photo d'une gamelle de nouilles.
Je suppose que j'aurais du mal prendre ce commentaire sauf que je suis un peu jeune pour être taxée de cougar. De plus la personne ne me connait pas et puis je ne couche pas avec des personnes plus jeunes que moi non plus, en tous cas ça ne m'est pas arrivé récemment. A côté de ça je ne vois pas de mal à être une cougar, si certaines ont envie de s'envoyer des ptits jeunes c'est cool.
Ce qui m'a déplu par contre c'est qu'un vieux vicelard probablement très frustré vu sa gueule, me prête une intention sexualisée, évidemment, sortie tout droit de son imagination.
Alors bien-sur j'entends d'ici la vieille rengaine qui dit que si je ne veux pas de ce type de commentaires faut pas que je m'exhibe. Affirmer ça, c'est cautionner le comportement du vieux vicieux et me rendre responsable de son comportement inadapté, alors que cette photo n'a rien d'explicite. Le cas échéant être à la plage est explicite, et bon, vous êtes mignons mais on va pas tous au Cap d’Agde ^^.
Pour expliquer et parfois excuser ces comportements majoritairement masculins mais toujours inadaptés, certaines idées reçues perdurent.

Les hommes sont des victimes de leurs hormones

A ce jour il n'y a aucune étude scientifique validant le fait que les mâles humains aient des hormones plus virulentes que les femelles humaines. Les humaines aussi ont des hormones pouvant être parfois très envahissantes n'induisant pas nécessairement de comportements déplacés.
Si déjà on apprenait aux enfants que la nudité n'est pas systématiquement synonyme de sexualité ce serait pas mal.

Le porno, ce grand responsable

Le porno existe depuis longtemps, ce qui a récemment changé c'est sa facilité d'accès et donc sa visibilité auprès d'individus trop jeunes pour appréhender la chose pour ce qu'elle est.
A un moment donné il est intéressant d'expliquer le plus simplement du monde aux ados (voire même aux pré-ados), garçons et filles, que la pornographie est un divertissement, parfois un art, et un travail rémunéré pour les personnes qui font partie de cette industrie. Et que même si aucune pratique n'est proscrite dès lors qu'elle est consentie par les personnes concernées, ce n'est pas non plus une norme, encore moins le kikipédia du bon coup.

La capacité de fantasmatisation sans limite

Au final être une femme c'est toujours être associé à un truc sexuel.
Tu fais une blague salasse c'est que t'aimes le cul (heureusement) et il est fort probable que t'ais envie de pécho la personne avec qui tu plaisantes. Tu danses sur une table c'est parce que t'es open. Si tu te maquilles c'est pour que les hommes te remarquent. Si tu t'habilles trop court c'est que t'as chaud au cul et si tu t'habilles comme un sac c'est que t'es gouine. Si tu te prends en photo en maillot de bain t'es une pute tout court ou une putaclics minimum. Si t'as un poste à responsabilité c'est que t'as baisée. Et puis si tu poses carrément à poil c'est que tu trouves personne pour te niquer teh. En fait est-ce qu'on peut faire quelque chose sans que ce soit systématiquement rapporté au cul? Non parce que ça devient malsain là. Je dois pas être la seule dans ce cas mais quand je me sape le matin je me demande pas si j'ai envie de niquer, par contre j'ai envie de continuer à ne rien avoir à foutre de ce que peuvent penser les tordus. Alors va vraiment falloir se reconnecter avec la réalité et reprendre les bases: si quelqu'un ne vous dit ou montre pas clairement qu'il a envie de baiser c'est qu'il/elle n'a pas envie.

Les femmes doivent se respecter

L'argument du mourant lol.
Vous pensez que c'est se respecter d'insulter ou de faire des propositions graveleuses à une femme parce qu'elle pose nue ou porte une jupe? C'est aussi se respecter de culpabiliser une femme, ou n'importe qui d'ailleurs, pour telle ou telle conduite qui est à la base anodine mais que vous interprétez de travers?
Ne pas se respecter, c'est réprimer une envie qui ne fait de mal à personne.
Ne pas se respecter, c'est laisser cette jupe au placard pour ne pas être jugé.e alors qu'on a envie de la porter.
Ne pas se respecter, c'est accepter certaines choses qui nous mettent mal à l'aise.
Ne pas se respecter, c'est de penser qu'une tierce personne sait mieux que nous ce qu'on doit faire et comment on doit se comporter.
FIN.DE.L'HISTOIRE.
Je suis pas féministe mais j'avoue que ces comportements me donnent envie de tordre des bites et de bourniffler des gueules de cons.

Le truc positif là-dedans et pas des moindres, c'est que grâce à cette publication, comme si les poubelles s'étaient sorties toutes seules: tous les mecs ayant des pratiques religieuses ouvertement affichées m'ont unfollow. Je me tâte à en refaire une des fois qu'il en reste ;).

Pourquoi une Vulcan?

Suite à quelques questions et commentaires reçus via Instagram, je me permets de rédiger cet article sur ma Vulcan S 650, afin de passer un coup de balai sur toutes les idées reçues qui traînent.

J'ai eu l'étrange et la désagréable impression... Qu'on pouvait penser que mon choix d'avoir cette moto avait été fait par dépit. J'ai trouvé ça super triste et disons le franchement, pas cool non plus. Dans le discours de certains, c'est un peu comme si, si on devait avoir un custom, ce serait tout naturellement une Harley. Je ne dis pas que je n'y ai pas pensé, mais mon expérience avec Harley s'est arrêtée quand en plus d'avoir systématiquement mon genou qui cogne dans le filtre à air il me fallait débourser 20 000 boules pour avoir un modèle presque comme je le souhaitais. Un peu cher pour du presque soit quelques bricoles à modifier, une peinture matte notamment qu'on trouve de série presque partout ailleurs, sans compter que les finitions des Harley laissent à désirer. A ce prix là j'avais l'impression de payer la légende et les légendes, disons le clairement je n'en ai rien à foutre.
Dans le même registre nous avons Indian, où pour une gamme de prix équivalente vous avez des motos d'une qualité incroyable. Encore aujourd'hui je suis en amour des détails de ces machines où rien n'est laissé au hasard.

Mais alors pourquoi pas une Indian?

L'histoire est très courte, le jour où je suis allée chez le concessionnaire pour voir/essayer la Bobber qui correspondait parfaitement à ce que je voulais, le mec qui est entré dix minutes avant moi a embarqué la dernière disponible. Malgré tout les efforts du vendeur je n'ai pas pris la rouge lol. Je ne l'ai pas commandée, je n'ai pas attendu 3 mois qu'elle arrive de Springfield non plus même si l'idée était très sexy. C'est peut-être complètement con mais je suis assez sensible aux signes: pour qu'elle me passe sous le nez aussi insolemment, c'est que c'était pas la bonne.
Quelques années plus tard je vous le confirme, c'est sans regret car je ne me vois pas du tout là-dessus.

Quand-même un custom Kawasaki...

Tu te souviens peut-être de la série Chips diffusée dans les années 80/90? Bah les motos, c'est des Kawasaki KZ! Ok c'est pas glorieux comme référence mais c'était pour dire que la marque fait des customs depuis longtemps, même si ce n'est pas dans ce segment qu'elle se distingue. T'en as même chez Yamaha et chez Honda pour ne citer qu'eux, même si je cherche encore le moteur sur la Rebel (celle là n'était pas sur ma liste: on m'a obligée lol).
Le marché du custom est certes écrasé par les américaines mais il n'y a pas qu'elles.

Le sectarisme à deux roues

Depuis que je fréquente le milieu motard, je croise beaucoup trop de gens qui à couvert de faire des petites blagues pour rigoler hein qui ne font souvent rire qu'eux, sont complètement sectaires pour 90% d'entre-eux. Ceux qui roulent en sportives ne vont admettre que les sportives, pareil pour ceux qui sont en roadsters, les autres, et les customs, et bordel, les névroses identitaires des gens me mettent toujours autant mal à l'aise. Dès fois le sectarisme ambiant se divise même en sous-catégories avec ceux/celles qui n'endurent que la marque de leur moto.
Je trouve ça très con de se cantonner à un genre/une marque de moto et de ne jurer que par celle/celui-là, mais ça n'engage que moi. Je roule en custom, je stunte en CBR, j'attends mon A pour m'acheter une sportive (non je ne revends pas ma Vulcan!) parce que j'aime autant rouler en sportive qu'en custom... Et a priori ça choque beaucoup.
Je n'ai rien contre n'importe quelle moto, je suis capable de baver sur n'importe quoi. Ça ne veut pas dire que je sois frustrée d'avoir celle que j'ai.

Pourquoi la Vulcan et pas une sportive?

Ma première intention, c'est que je voulais rouler. Je confirme: je roule, et malgré mon petit gabarit, faire de la route en sportive est... Sportif. Ceci étant même avec la Vulcan je suis presque obligée de m'arrêter tous les 120km pour laisser mon derrière se remettre de ses émotions. Mais la Vulcan reste une moto très agréable, quel que soit le type de route, en ce sens, mes espérances sont comblées!

La Vulcan, les + et les -

On ne citera personne mais j'en connais quelques uns qui se sont laisser surprendre par ses accélérations, et je suis rarement à fond. Mais, c'est un roadster déguisé en custom après tout ;). Du coup elle est tout à fait volontaire pour se lever, car oui je le répète: tout se lève même les customs, et ça se lève même très bien mais je ne vous encourage pas à le faire.
On peut ajouter son extrême polyvalence étant donné qu'elle est aussi à l'aise sur route qu'en ville. Niveau finitions il n'y a rien à redire. La Vulcan fait partie des motos qui ne rendent pas grand chose en photo (vaut peut-être mieux ça que l'inverse), mais qui s'imposent quand on les voit (surtout en noir... De mon point de vue), j'ai d'ailleurs souvent surpris quelques harleytistes intrigués par mon OVNI en train de la lorgner avec attention et dire que ça a de la gueule pour une japonaise, même si encore une fois, je n'estime pas que ce soit une référence.
Les commandes, tout comme le guidon ainsi que la selle (en option), sont adaptables en fonction du gabarit ou de l'humeur du/de la pilote et en quelques coups de clé on peut même le faire tout seul. Ça a l'air d'un détail mais les commandes sont en avant, et c'est une position plutôt singulière voir même flippante au début. Les commandes en avant, c'est comme conduire sans les pieds, pour celles/ceux qui veulent s'y essayer, vous verrez dans les virages c'est rigolo, surtout qu’en plus elle engage beaucoup.

Concernant les moins, comme toute moto qui se respecte ça fait mal au cul. Elle est aussi raidasse, du coup tu prends vraiment tout dans les lombaires. Et puis les rétros... Sont comme souvent un échec. Après on le sait, c'est un casse-tête pour trouver des rétros sympas et fonctionnels et on a vite fait de tomber dans l'esthétique qui sert à rien voire dans l'hypothétique embarrassant alors... On dira que ceux d'origine sont moches mais qu'au moins ils font le job.
Mais qu'est ce que je lui reproche au final? Rien de bien fou.

Customs = tracteurs

J'espère que ce n'est que les vibrations qui font dire ça à certains, ou alors je ne sais pas sur quoi ils sont montés (à part un vrai tracteur), mais, j'aurais tendance à vous inviter à essayer ce qui se fait depuis quelques années histoire de ne pas passer pour des cons plus longtemps. Je dis ça comme ça ;).

Au final ce post aura tourné en review, mais l'idée de base était que les sous-entendus, je m'en passe. Je ne demande pas d'avis sur ma moto, je trouve ça aussi déplacé qu'inutilement intrusif, de même que je n'ai pas d'avis sur celles des autres non plus, tant que chacun(e) s'éclate sur la route, c'est le principal. Mais pour toutes les raisons sus-citées et malgré quelques points négatifs, non la Vulcan n'a pas été un choix par dépit et si c'était à refaire, je reprendrais la même.

Je suis motarde et je roule en short

Les beaux jours sont là! C'est le printemps, et comme on sait que le printemps est la saison du con, ils débarquent comme les parisiens sur les plages Normandes au mois d’août. Après je tiens à mettre les choses au clair, il ne sera ni question de parisiens, ni de cons dans ce post.
Cet hiver quand j'ai commencé à instagrammer avec ma moto, c'était toujours avec le fameux équipement, et pour cause: en hiver ça caille, du coup j'allais pas rouler en slip. Le soleil étant enfin là, quoiqu'un peu capricieux par ici, le blouson et le jeans tenant un peu trop chaud, j'ai tendance à les laisser au frais, dans mon dressing... Et quand tu communiques sur les réseaux sans équipement, tu te prends de sacrés retours, parfois aussi agressifs qu'injustifiés.
On va clôturer directement la close des commentaires haineux: ne soyez pas jaloux ça rend moche JE VOUS L'AI DÉJÀ DIT PUTAIN: roulez en slip aussi et ne me faites pas chier.
Poursuivons.
J'ai attaqué la saison très doucement en me faisant une petite sortie en débardeur et les nia-nia-nia ont commencé. J'occulte. Puis les températures aidant, aujourd'hui c'était le short. Pour le coup je ne suis vraiment pas désolée que certain(e)s se soient enfin rendu(e)s compte que mon "Stay wild, stay en slip" n'était [presque] pas un effet de style!
J'adore rouler en t-shirt, j'adore rouler en short, j'adore rouler en pull, J'ADORE ROULER SANS MON BLOUSON (j'ai toujours mes gants et mon casque par contre). Rouler avec mon blouson ne me dérange pas mais je me sens tellement embarrassée (mes blousons sont à ma taille FYI) dans ce machin et c'est tellement contradictoire avec le sentiment de liberté que la moto me procure que ça ne m'est pas agréable, donc j'avoue que dès que je peux l'oublier volontairement je ne me prive pas. Je choppe quelques coups de soleil certes, parfois ça fait mal de se prendre des insectes mais je suis ok avec ça.
Mon compte Instagram, tout comme mon site et n'importe qu'elle autre médium d'expression que j'utilise sur la toile, m'appartiennent, et ils n'ont pas d'autres vocations que d'être des espaces de dépôts d'impressions, de moments, de ressentis et, parfois d'échanges (que je souhaite constructifs, intelligents ou drôles pourquoi pas!). Des fois c'est pas dans la bonne temporalité ni dans le bon ordre, des fois c'est volontairement énigmatiques, mais il n'y a rien de plus à en attendre.
En aucun cas je n'ai encouragé qui que ce soit à faire ce que je fais, je n'ai même jamais dit que rouler en short ou en débardeur était bien, je ne suis pas là pour donner un quelconque exemple et en toute franchise je ne veux vraiment pas qu'on me prenne comme tel, par conséquent je trouve totalement hors propos de me dire que je donne le mauvais exemple. Je ne donne rien, je ne suis pas là pour ça, vous avez déjà des mamans, je partage quelques tranches de ma vie, c'est tout.
A aucun moment dans ma démarche je ne sous-entends que l'équipement est inutile, bien au contraire! L'équipement est extrêmement important et en tant que motard(e)s vous le savez déjà, soit parce que vous avez expériencé cette utilité, et je l'espère sans gravité, soit parce qu'on nous l'a tout simplement appris. Je ne sais pas si un blouson de moto ou un jeans a déjà sauvé une vie même si je suis convaincue qu'ils ont forcément évité beaucoup de pizzas, mais un casque oui, et des gants ont forcément aidé à ne pas laisser des doigts sur la route. En toutes saisons et pour les longs trajets je suis toujours équipée mais! Quand le temps le permet, sur les petites ballades ou les petits trajets, je m'autorise à rouler léger. De même qu'on ne me verra jamais sur le périph sans équipement.
Sans vouloir donner de leçon car a priori je suis plutôt mal placée, bien avant de passer mon permis moto, une personne, un motard que je tiens d'ailleurs en haute estime pour des millions de raisons et qui se reconnaîtra peut-être s'il passe par là, m'a dit que la première et la meilleure des protections en moto, c'était nous, et il a définitivement raison. De base, on se doit d'adapter notre conduite aux éléments extérieurs, quand on roule léger, il faut simplement faire dix fois plus gaffe à ce qu'il se passe autour de nous. S'il n'est pas super safe de conduire une moto sans blouson/pantalon, sachez en tous cas que c'est très formateur pour apprendre à sur-analyser l'environnement routier parce que si l'équipement laisse une petite marge d'erreur (rappelons que les protections ne sont à 100% efficaces que jusqu'à une certaine vitesse), en slip ça pardonne pas.
A part ça non, je ne suis pas suicidaire, et oui, je pense à mes proches.
Mourir d'un accident de moto ne me dérange pas, comme je l'ai déjà dit, entre mourir en moto ou mourir d'un cancer, mon choix est vite fait, mais ça ne veut pas dire que je fais de la moto pour me tuer... Ça peut sembler con de devoir expliquer ça mais y a des gens qui tirent parfois des conclusions qui en plus de sortir de nulle part sont vraiment très connes, excusez-moi. Est-ce j'ai plus de risques de me blesser parce que je roule sans blouson/pantalon? Certainement. Est-ce que j'ai plus de risques de mourir car je suis en short ou en débardeur? Je suis pas convaincue... Quand je vois d'autres motards équipés comme des pistards sur routes ouvertes, qui roulent comme des merdes et qui font des trucs tellement dangereux que même deux combis intégrales ne les sauveraient pas en cas de pépin, je me dis que pas forcément.
J'ai pas toujours une conduite agressive, les mauvaises langues peuvent dire qu'avec ma moto ce serait de toute manière impossible de "rouler fort" sauf que si, c'est possible, la plupart des customs envoient sans sourciller dès qu'on leur demande, mais sans me traîner, j'ai une conduite qui peut-être très cool parfois aussi, et c'est le cas, quand je suis en slip, tout simplement parce que je fais extrêmement gaffe dans ces conditions.
Dernier point, je suis une grande fille (bon ok pas dans les faits), responsable dans presque tous les domaines, et même s'il me reste je l'espère beaucoup de choses à apprendre: je gère ce que j'ai à gérer, dont mes "conneries". Même si je reste très prudente, si je me pète la gueule, si j'ai un accident, blouson ou pas, et bien c'est comme ça, le risque zéro n'existe pour personne. Au moins j'aurais fait ce que je voulais. Car finalement c'est bien là le principal: faire ce qu'on veut et kiffer ce qu'on fait comme on veut dans le respect de chacun. Qu'on ne soit pas en accord avec les actions d'un tiers ça arrive, retenez malgré tout qu'il est prétentieux de penser que les tiers auront quelque chose à foutre de votre avis donc vous avez le droit de vous taire.
Pour conclure, je remercie les personnes qui m'écrivent des DM bienveillants (car il y en a!), pour le reste je vous rappelle que c'est ma vie, que ce que j'en fais ne vous regarde pas et que je continuerai à faire ce que je veux et à partager ce que j'ai envie de partager sans volonté ni prétention particulière.
Et je souhaite bonne route à tou(te)s les motard(e)s qui seront passé(e)s par ici: roulez prudemment mais roulez comme vous voulez (et occupez vous de votre cul).

Le respect c’est désuet

Ça faisait quelques matins que je me levais absolument sous les cailloux, chose que je n'affectionne pas des masses car la manière dont on se lève est clairement déterminante dans la journée que l'on va passer. Au début, n'ayant pas spécialement le temps pour m'épancher sur mes états d'âme, j'ai mis ça sur le compte de la fatigue, et puis un vendredi, étant franchement lasse de me lever avec cette humeur de merde et commençant à m'insupporter, je me suis décidée à chercher où était le problème.
En sortant du lit je me suis comme tous les matins dirigée vers la salle de bain pour faire la vaisselle... Comprenez par là nettoyer mes gouttières de contention orthodontiques (on n'a pas dit que ce post allait être glamour non plus hein), pour aller ensuite allumer la bouilloire et me préparer un thé, le tout avec Aloha sur mes talons. Pour une fois qu'un de mes chiens ne fait pas sa feignasse et se lève avec moi, je tenais à le dire. Une fois le cul dans le canapé, mon mug-moustache dans une main et le téléphone dans l'autre, comme tous les matins, je checke ce qu'il s'est passé sur l'interweb. Rien de passionnant, comme tous les matins. Est-ce que la routine est en train de me tuer à petit feu? Peut-être.

Quatrième jour qu'on se tape un vent à décorner les cocus, et vraisemblablement, les bourrasques ne se sont toujours pas décidées à faiblir. Avant de donner l'impression de me plaindre pour un rien je vous assure que le vent au bout d'un moment c'est vraiment très chiant. Le mug-moustache à moitié vide, je vais me doucher avec un entrain inexistant. Heureusement qu'en passant devant le miroir mon reflet ne m'a pas dit d'aller me faire foutre. Je m'habille avec les premiers trucs qui me tombent sous la main et qui ne vont pas trop mal ensemble, et vais sortir Hell du lit. Hell qui aurait mérité la palme de la feignasserie mais vu ma trépidante routine matinale je décide de ne pas lui en vouloir.
Dans l'entrée je passe à côté du distributeur de sacs à déjections.
Il y a quelques semaines la concierge ( = la vieille harpie à la tignasse rousse fanée toujours derrière ses rideaux et accessoirement représentante des résidents auprès du syndic) (je ne sais pas qui a voté pour elle mais il est évident que j'ai encore loupé une réunion) m'a alpagué dans la pelouse pour faire un point sur les crottes de chien. Un peu comme si j'étais au fait de l'activité canine du quartier parce que j'avais moi-même deux clébards, et après s'être assurée que je ramassais bien ce que mes Précieux laissaient derrière (chose que je faisais), je me suis laissée féliciter pour mon respect du jardin et ça m'a fait une belle jambe.

Et ce matin, toujours devant le distributeur de sacs, je me suis sentie conne.
Le voisin fout toujours Maitre Gims à fond tous les samedis soirs jusqu'à 4h du matin même si tout le monde lui est tombé dessus à cause de ça. Les clients de l'autre connasse se garent toujours sur notre parking et on se fait toujours agresser quand on en choppe un pour lui dire d'aller se garer trois mètres plus loin. Elle n'a jamais été emmerdée pour ce fait et elle a pour elle de s'en branler. Moi moins, quand je vois le coté gauche de ma voiture qui ne mériterait rien de moins qu'un passage chez le carrossier tant ses clients ont du mal a maitriser leurs portières. Ceux qui font des travaux en bas déposent les gravas dans le local poubelle et quand il n'y a plus de place ils laissent tout par terre, jusqu'à dehors. Et moi je ne mets pas la musique trop fort, je mets mes poubelles dans les conteneurs, et je ramasse les merdes de mes chiens...
En début de semaine au cabinet j'entends quelque chose qui cogne dans les gardes-corps de la coursive, je décide d'aller voir au bout d'une vingtaine de minutes, c'est là que la dame qui fait le ménage me dit que c'est le balai, stupidité à laquelle je n'ai rien trouvé de mieux à répondre qu'il fallait qu'elle retourne en cours de Quidditch si elle avait du mal à le maîtriser. Tous les soirs le voisin fume son pétard dans les parties communes de l'immeuble... En slip... Et en plus il est vieux et moche. Hier en allant à la salle de sport, j'ai du éviter une nana qui courrait sur la route pendant qu'elle téléphonait et elle m'a fait deux merveilleux fuck. On s'est retrouvé à faire de l'elliptique côte à côte, elle s'est excusée.
En arrivant au taf j'étais presque en train de penser que j'en avais marre de la vie au sens propre alors qu'en fait, j'en avais juste marre des gens. Marre des gens qu'à la base je ne supporte déjà pas trop, donc ça fait beaucoup.
Je n'étais pas respectueuse des autres pour que les autres me respectent, c'était juste parce que j'ai été éduquée comme ça. Mais tout compte fait, à quoi bon ramasser les déjections de mes chiens alors que je suis la seule à le faire et qu'en plus souvent je n'ai pas spécialement le temps? Pourquoi garder mes poubelles dans l'entrée 24h de plus car les conteneurs sont pleins alors qu'on paiera quand-même un supplément pour les encombrants des gens qui n'en ont rien à foutre? Pourquoi je m'obligerais à m'exercer au piano avec un casque alors qu'au final d'autres font profiter l'immeuble de leurs goûts musicaux pourris? Pourquoi j'allumerais pas mon home cinéma (présentement rangé à la cave) pour regarder StarWars? Pourquoi ne pas écraser les connasses qui courent sur la route au téléphone?
Puisqu'au final ça n'a pas l'air d'être si grave de parasiter la vie des autres, je me trouve bien conne à m'emmerder pour la communauté alors sans aller jusqu'à jeter mes cartons de pizza par la fenêtre comme certains (et je précise que je suis loin d'habiter dans une ZUS), je crois qu'à partir d'aujourd'hui pour ma santé psychique je vais moins me faire chier. J'irais pas non plus jusqu'à dire que c'est pas moi si on me fait une remarque, mais ça me fera beaucoup de bien de dire que je m'en branle par contre.