Marilyn Manson – Live report festival de Nîmes 2018

Comment te dire que c'était le plus beau cadeau de Noël (LOL) du monde? Bah voilà c'est dit!
Le 20 juin dernier direction ma très chère Nîmes pour voir un Révérend qui me laissait perplexe depuis quelques années quant à ses prestations scéniques, malgré que sa musique se soit sortie d'un long égarement de mauvais goût depuis deux albums.
Manson - Arènes de Nîmes
Je n'avais pas remis les pieds aux arènes depuis Rammstein (2006... Oui ça fait un peu mal au fessier pour le coup), qui avait été un merveilleux concert pourri. J'entends par là que le concert était très bien car joli décor + pyrotechnie + cadre exceptionnel + un groupe qui joue au millimètre ça fait son petit effet, mais que tout était justement tellement millimétré que le tout était à chier. Même s'il m'est arrivé par la suite de regarder Völkerball qui avait été tourné ce jour là, je n'ai plus jamais écouté Rammstein, les types m'ont dégouté d'eux.
Whatever après 2h30 de route on arrive à Nîmes où pour une fois j'ai pris plaisir à flâner. Il est 18h30, les températures dépassent allègrement les 30, un peu comme la moyenne d'age, et pas mal de monde attend déjà l'ouverture des portes devant les arènes. Une fouille corporelle plus tard nous nous installons dans les gradins du carré d'or et nous sommes unanimes pour dire qu'on s'est formellement pété le cul, au moins durant la première partie brillamment exécutée par Duo Opal.
La musique classique, on aime ou on aime pas, perso, me prendre une petite heure de classique ne m'a absolument pas dérangée, bien au contraire! Ça ne doit pas être simple d'amener ce type de musique dans un tel événement et ils ont vraiment fait preuve d'une ingéniosité incontestable: setlist classique certes, mais surtout glauque et reprise de Coma white en final, tellement belle que je me suis permise de la diffuser en direct sur Insta. Rien à redire!
Marylin Manson - Arènes de Nîmes
Manson ne s'est pas fait attendre et est apparu très rapidement après la fin de Duo Opal, en arrivant sur un Irresponsible hate anthem bien solide qui a pris tout le monde au dépourvu.


Manson fatigué? Okay il n'est plus très frais mais si ce premier morceau devait donner le ton du reste du concert on allait en prendre plein la gueule.
Et on en a pris plein la gueule avec une setlist d'une ultra efficacité bien que sérieusement entrecoupée. En même temps et c'est là que l'on peut, je pense, mesurer le talent de l'artiste c'est que le Manson n'a besoin que de trois fois rien pour faire son show mais que du coup ça doit être assez fatigant! Quelques tenues, un pied de micro et un micro et c'est parti! 1h20 de n'importe quoi: pied de micro molesté, micro qui vole (une perte à déplorer et un Manson tout con sur scène), roulades, stretching sur les retours (au point de se coincer à quatre pattes par terre, que voulez vous ça arrive même aux meilleurs), hurlements en veux-tu en voilà et j'en passe car ce mec est juste impressionnant.
Autant te dire que mon cul n'a plus jamais souffert de la planche sur laquelle il était installé jusqu'alors tellement tous les morceaux qu'il-fallait-qu'ils-y-soient y étaient et que j'étais hystérique dans les gradins: angel with the scabbed wings, sweet dreams, I don't like the drugs, coma white, this is the new shit, say10, the beautiful people, disposable teens, kill4me mais surtout, et limite si je ne me suis pas déplacée juste pour ce morceau...

... Grand moment d'orgasme dans mon corps.
Retour sur Toulouse à 3h du matin sourde comme un pot et la voix bien cassée, gueule en travers le lendemain au boulot mais putain je suis on ne peut plus ravie d'avoir pris une telle baffe dans ma gueule! Ça m'en a même remis quelques idées en place, une vraie cure de jouvence :D. Manson j'y retournerai!

Et pour terminer, dans un souci de faire les choses bien, je tiens à informer mon aimable lectorat que ce post fait 666 mots.

Hypnose – Le bouton Off

Il ne me semble pas avoir encore parlé d'hypnose ici, probablement car je n'avais pas encore assez de recul sur la pratique. Je n'en ai pas vraiment plus, mais depuis que j'ai mon diplôme je vais de surprises en ravissements (c'est niais, mais vrai!).
Je n'écris pas aujourd'hui pour broder sur ce qui m'a amené à vouloir me former à l'hypnose, ça faisait un peu plus d'un an que j'en avais envie et je me suis décidée à sauter le pas car après des années à exercer la psychanalyse, l'hypnose était une suite logique et un complément nécessaire à ma profession, cela s'inscrivait donc dans la continuité quoiqu'en disent les puristes (qui plus est cela ne m'intéresse pas).
J'ai commencé à hypnotiser très rapidement, les proches les plus curieux pour m'entrainer durant ma formation, et en cabinet dès la semaine suivante et les résultats sont bluffants. Je me suis beaucoup plongée dans l'auto-hypnose afin d'améliorer un ou deux détails chez moi, de même que j'avais établi un protocole pour me préparer à l'examen du plateau moto. Protocole qui a excellemment bien fonctionné, au point que je n'ai pas vraiment de souvenirs de l'examen en lui-même mais l'important étant que je l'ai réussi. Et je viens aujourd'hui déblatérer sur ma dernière expérience.
L'hypnose est un outil qui s'avère puissant, voilà pourquoi je ne m'approche pas de certains troubles avec car je trouve ça trop brutal (ça n'engage que moi et mon point de vue de psychanalyste, je ne souhaite pas ouvrir de débat à ce sujet). Puissant au point de libérer l'individu d'énormément de choses qui l'handicapent ou le font souffrir, puissant au point de le reprogrammer partiellement.
Il y a peu je me suis retrouvée tortillée par des émotions qui n'avaient plus lieu d'être et dont je voulais me débarrasser, très fort, au point d'avoir envie de tout effacer. A ce moment là, j'avais fait le tour de la problématique dans laquelle j'étais, j'en avais tiré un apprentissage, et de cet apprentissage a découlé l’inéluctable à savoir que le malaise engendré par la situation ne me servait plus à rien. On sait bien qu'il faut du temps pour se libérer de certains événements, et on prend toutes et tous ce temps, pour comprendre, pour apprendre, et il arrive un moment où, il reste ce que j'appelle les mauvaises habitudes et ces dernières peuvent nous faire perdre un temps dingue pour plus grand chose. C'est ici que j'ai pensé à l'hypnose pour terminer le ménage et donc au départ, tout effacer.
Si on peut faire oublier un chiffre avec l'hypnose, après réflexion, j'ai trouvé malgré tout fort peu déontologique de me faire oublier totalement l'existence d'une personne (oh-sans-déconner? :D) et puis surtout j'avais la flemme d'évaluer les conséquences qu'un truc aussi extrême pourrait avoir de fait il m'a semblé plus sage de niveler mes ambitions. L'idée n'était donc plus d'effacer bêtement, mais de recadrer et lâcher-prise. De suite, c'était quand-même mieux.
Après la première séance, ça allait déjà mieux, je ne me prenais plus la tête mais c'était encore trop présent. Quinze jours plus tard, après la seconde, j'expliquerais pas comment ni pourquoi mais objectivement, ça n'avait plus d'importance et puis un jour, y a pas si longtemps, j'avais oublié.

J'y serai effectivement arrivée sans hypnose, je l'ai déjà fait par le passé, mais jamais si rapidement. Le résultat est en place depuis quelques jours, sans fluctuations particulière, je suppose donc que c'est ancré.
Et vous pourriez me demander, qu'est ce que c'est, le bouton off?
Pour la faire courte, ça vient d'un échange sur Twitter datant d'y il a quelques années. Et le bouton off, c'est le bouton sur lequel on aimerait appuyer pour arrêter son cerveau quand quelque chose fait trop mal, ou nous prend trop la tête. Mais finalement, pourquoi devrions nous nous infliger ça? Ce serait tellement dommage. C'est aussi dommage de s'emmerder trop longtemps. Parfois, on peut actionner le bon curseur pour retrouver la paix intérieur, sans devoir arrêter son cerveau, en supprimant juste les mécanismes qui nous empoisonnent, on arrive à un apaisement vraiment libérateur. Donc... J'ai pas trouvé le bouton off, je ne préfère pas savoir s'il existe vraiment un bouton erase, par contre j'ai trouvé un levier plutôt efficace pour arriver à un résultat à peu près similaire à quelques nuances près.

Vermines par Romain R. MARTIN

"Bourganeuf, petite commune isolée de la Creuse. Arnaud Vallaud, jeune taxidermiste asocial et cynique, impose le respect par sa verve et sa mauvaise foi.
Accompagné de Pascalin, le brave du village, il tient une boutique et mène une vie très monotone jusqu'au jour où une armoire normande écrase son chien. Son quotidien se transforme alors en une série d'aventures burlesques et tragiques.
Hasard, accident ou vengeance?
On n'est jamais aussi seul qu'on le croit..."


J'avais vu la cover passer sur FB, peut-être 100 fois. Vermines ça m'avait parlé, Vermine c'était le petit nom du chien que j'avais il y a quelques années et qui portait d'ailleurs très bien son sobriquet: une vraie saloperie, je l'adorais c'est juste qu'il avait une manière particulière de me le rendre par exemple, en pissant systématiquement sur mes rideaux, un vrai bonheur.
Et puis Vermines est arrivé dans ma boite aux lettres il y a quelques semaines. Le livre, pas le chien... A dire vrai l'urne de ce dernier est présentement dans un placard de ma cuisine. J'ai mis du temps à le finir, toujours le livre et toujours pas le chien qui lui s'est fini tout seul il y a bien longtemps sans l'aide d'aucune armoire, ni normande ni suédoise. Et j'ai mis du temps à le finir parce que je n'avais tout simplement pas envie qu'il se termine, aimant bien trop la météo pourrie, les animaux empaillés et les petites bourgades perdues (mes confesses aux habitants de Bourganeuf pour ce qualificatif quelque peu douteux s'ils devaient se perdre par ici). C'est d'ailleurs le seul reproche que je pourrais faire à ce bouquin: il est trop petit, bien que cela n'entame en rien son côté redoutable.
Vermines est à mon humble avis, une petite merveille de 178 pages, un véritable enchantement d'une acidité rare que j'ai apprécié au plus haut point jusqu'au dernier signe, allant parfois, jusqu'à hurler de rire en me promenant le long de ses lignes. Je sais, pour le coup ça peut peut-être sembler atroce, mais j'adore l'humour corrosif et j'ai trouvé tous les personnages, bien que parfois relativement abjectes ou bien encore désagréables, très attachants au demeurant.

"... Bien avant mon père, c'est ma mère qui prit conscience d'avoir mis au monde un monstre doublé d'un escroc. C'est son instinct maternel, je crois, qui l'a alerté sur ma douteuse condition humaine - très loin de celle de Malraux - tandis que mon père n'aurait décelé aucune once d'hostilité à être convié à boire des mojitos dans un bassin semi-gonflable de méduses sodomisant des oursins..."

L'histoire est simple mais bien déroulée, c'est fluide, mordant, vif, l'univers est aussi monotone que charmant et les événements relatés sont d'un commun affligeant, mais c'est tellement bien écrit que dans cette veine j'aurais signé pour 1000 pages du descriptif d'un chien qui chie dans un caniveau s'il avait fallu. Heureusement, la trame de Vermines vole beaucoup plus haut je vous rassure, et ce bouquin mérite vraiment qu'on se penche sur son cas! Je ne sais pas comment décrire ce livre mais une chose est sûre c'est qu'il est vraiment bon et qu'il ravira les personnes qui trouvent les romans dits noirs, rafraichissants. Une belle démonstration littéraire de la part de l'auteur, en espérant que ce ne soit pas la dernière car elle a un petit goût de trop peu.


Liens relatifs:
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Le deuil: ce qu’on ne sait pas forcément avant d’y être passé

L'idée de ce post sur le deuil m'est venue... Parce que j'avais envie de l'écrire principalement, et je ne saurais pas vraiment le décrire. Je me suis basée sur mon expérience personnelle, ainsi que sur les observations professionnelles que j'ai pu faire. Son objectif n'est pas de culpabiliser qui que ce soit mais peut-être d'effectuer quelques focus et autres recadrages ainsi que d'apporter des précisions sur des éléments qu'il n'est pas forcément évident d'anticiper ou d'appréhender.
Pour terminer, si cet article peut donner l'impression d'être venimeux sous certains aspects, aucun règlement de compte ne transite par son biais. S'il est effectivement vrai que j'y consigne quelques voire beaucoup d'éléments personnels, j'estime que de mon côté tout le monde est au parfum de mes ressentis et il n'y aura par conséquent, aucune révélation particulière.

La mort ne s'anticipe pas

Deux types de mort s'offrent à nous: la mort brutale, qui n'était absolument pas prévue et qui vous tombe dessus comme une tuile qui n'irait se jeter nulle part ailleurs que sur votre gueule. Et la mort programmée, d'une maladie ou de vieillesse, moins surprenante certes, et qui produira le même effet que la tuile, pour la simple est bonne raison que...

La mort est inconcevable

Effectivement on sait qu'on va tous mourir mais ça s'arrête là, car en avoir conscience nous empêcherait probablement de vivre en [presque] toute insouciance. On n'envisage pas que ça pourrait nous arriver à nous demain, encore moins à nos proches! C'est pourquoi on ne vit pas forcément la vie qu'on aimerait, de même qu'on ne profite pas des gens comme on le devrait, prétextant qu'on a le temps. Oui dans l'absolu, du temps on devrait en avoir. Ou pas, car même si on préfère garder la mort à distance et la regarder du coin de l’œil, elle reste très banale.

Vous ne serez jamais prêt(e)

Le fameux "préparez-vous" qu'on entend environ très souvent en cas de maladie ou de dégénérescence d'une personne proche part d'une intention trouble pour un effet très moyen.

Au mieux on sait ce qui va arriver, et c'est bien tout. Encore au-delà de ça, vous avez l'espoir qui prend le dessus et l'humain est capable de nourrir un espoir tout aussi énorme que déraisonné. Objectivement non, on ne peut pas se préparer à ça, on n'est pas câblé pour et même de le savoir ne nous aidera en rien.

Ici et maintenant

Puisqu'on ne sait pas ce qui peut se passer demain ou qu'on préfère mettre au moins quarante-douze mouchoirs dessus, il faut apprendre à rester dans le présent et comme on nous dit souvent "profiter de l'instant". Ce qui concrètement revient à vous obliger à vous comporter d'une manière tout à fait normale (et positiiiiive!) face a une personne en train de mourir en espérant qu'elle ne vous demande pas votre avis sur son état si elle est en capacité de le faire (et si c'est le cas: elle sait, elle demande juste une confirmation/autorisation de votre part, ce qui est encore pire). Seconde problématique et pas des moindres, profiter de l'instant présent c'est admettre même partiellement que la fin est proche... C'est tendu. Comme on m'a souvent dit : "bon courage". Vous trouverez néanmoins moult occasions pour vous écrouler à loisir de la façon qui vous siéra le mieux à l'abri des regards.

Rien ne se passe forcément comme on l'avait prévu

Qu'importe la manière de mourir, un matin tu te réveilles et quelques heures plus tard c'est fini. T'auras peut-être eu le temps de dire au revoir, ou pas, ça se fera peut-être dans la douleur ou paisiblement... La finalité étant la même j'ai envie de te dire qu'il n'y a pas de bonne manière de mourir et que c'est toujours moche. Quoiqu'il en soit, c'est là que tout ce que je viens de dire te remonte au bon endroit: t'étais pas prêt(e), c'était pas possible et ça ne l'est toujours pas vraiment, le présent te joue encore un mauvais tour de même qu'à partir de là, le temps deviendra une donnée très variable tout comme la vie vient de te jeter dans un précipice immense.

La mort fait ressortir le meilleur ou le pire des gens

C'est détruit(e) au dernier degré que vous allez devoir faire avec certaines personnes ayant des comportements irrespectueux et parfaitement déplacés, souvent, au sein de votre propre famille. Par chance, pour elles surtout, vous serez peut-être trop abattu(e) pour leur mettre un coup de pelle donc vous prendrez sur vous, soit parce qu'on n'est plus à ça près, soit parce que ce n'est pas le moment de créer des discordes. Mais soyez patient(e), on ne reste jamais à terre pour toujours.

A côté de ça, certaines personnes jusqu'alors quasi inconnues pourront vous apporter du soutien, par bienveillance ou simplement parce qu'elles veulent vous niquer au sens propre, à vous de faire le tri.

La mort met mal à l'aise tout le monde

... Et provoque des réactions que nous qualifierons d'étranges car on est très poli, voir même de maladroites et blessantes, chez les gens qui ne sont pas concernés. Alors que vous n'avez même pas encore mesuré ce qui vient de se produire, on va vous proposer par exemple de sortir, de partir en week-end, un concert, un restau sans que vous ayez demandé quoique ce soit, pour vous changer les idées.

On peut le prendre assez mal, on peut aussi considérer le fait que ces personnes, qui dans 100% des cas n'ont pas encore traversé ce dans quoi vous essayez de survivre, elles-mêmes bouleversées par le déplacement qu'elles mettent en place, disent de la merde. A ce titre nous rappellerons donc just in case que perdre quelqu'un pour toujours n'est pas se faire larguer.

On pleurera plus tard

Et NON ce n'est pas forcément du déni, allez manger vos morts #Pardon.
Ça on ne s'y attend pas mais c'est tristement vrai: la mort est avant tout une formalité administrative et les démarches liées sont telles que vous n'aurez pas le temps de pleurer.
Objectivement, votre proche est à peine froid(e) depuis 30 minutes que vous devez déjà donner des consignes quant à son corps en attendant de mettre les pieds aux pompes funèbres, mais pour ce faire, il faudra récupérer l'acte de décès, statuant et officialisant donc... La mort de la personne à la minute près, document sans accroche particulière si ce n'est qu'il reste d'un formalisme anéantissant.
Il faudra alors annoncer un décès autant de fois que de personnes que connaissait le/la défunt(e), ce qui sera l'équivalent du nombre de fois où vous revivrez son départ. Cerise sur le gâteau, certain(e)s seront avides de détails et ça on s'en passe VRAIMENT. Ceci fait arrivent les déclarations administratives auprès des divers organismes où la personne avait un contrat, parfois il faudra prouver notre filiation, ce qui n'a l'air de rien mais qui est juste obscène en de telles circonstances, et plus rarement vous tomberez peut-être sur des organismes qui statueront que vous n'avez juste aucun lien de parenté...
... Sans commentaire.
S'en suit le début du déménagement du lieu d'habitation, le tri dans les affaires, le qui-garde-quoi.
En trois mois si vous avez pleuré quatre fois, c'est bien tout.

La préparation des funérailles

Si certaines personnes prévoient leurs obsèques de leur vivant, auquel cas la démarche s'en verra relativement plus légère sans pour autant être plus agréable, beaucoup plus ne veulent pas y penser.
Aux pompes funèbres, vous devrez choisir le cercueil, le lieu d’inhumation ou de crémation, l'urne éventuellement. Ce sera le moment de faire votre caca nerveux si vous ne voulez pas d'un corbillard doré (...), vous serez invité(e) à revenir pour apporter les vêtements que portera le ou la défunte pour son dernier voyage, avec un joli discours et la clé USB contenant la musique pour la cérémonie. S'il s'agit d'un parent décédé, j'espère que vous n'êtes pas enfant unique comme je le suis. Cette expérience fut abjecte.

La course au four

Si le temps nécessaire est pris lors des enterrements, en cas de crémation vous aurez 20 minutes pour dire adieu à votre proche. En tous cas, au crématorium de Cornebarrieu, et bien-sur, si vous n'êtes pas une "personnalité", auquel cas vous aurez le privilège d'avoir du rab.
Vingt minutes plus tard alors que le plumier vient de disparaitre vous êtes invités à libérer les lieux au plus vite, l'affichette à l'extérieur de la salle comporte déjà le nom de la personne suivante, les proches de cette dernière sont déjà dans la pièce attenante à la salle de cérémonie, et une heure plus tard, vous pourrez venir récupérer l'urne ainsi que vos fleurs laissées vulgairement dehors pour l'occasion. Ça n'engage que moi, mais j'ai trouvé le service de ce lieu que je qualifierai d'usine, parfaitement irrespectueux.

On va vous faire chier pour aller de l'avant

La pierre tombale sera a peine en place ou l'urne tout juste dans vos bras que quelques âmes bien pensantes vont vous presser pour aller mieux. Bien-sûr ça part d'une de ces bonnes intentions qui jonchent l'enfer, mais c'est aussi et encore un coup du déplacement: s'ils vous voient aller mieux vite, c'est qu'ils iront mieux aussi vite quand ce sera leur tour. Je suis au regret d'informer ces personnes que comme je le disais plus haut, au mieux on est en train d'accuser le coup, mais le deuil n'a pas encore commencé. Cette exigence d'un égoïsme crasse et fardée d'une pseudo bonne intention est donc encore une fois déplacée au possible.

Les gens vont disparaitre

Il y a les personnes maladroites et les grandes absentes, ces dernières seront les premières à être mises à l'écart de votre répertoire ou à changer de case. Gens de passage ou connaissances, deletées, ça dépend. C'est moins douloureux que de perdre sa mère, c'est exempt de rancœur, ça s'inscrit dans une logique telle qu'on a l'impression que les choses se mettent enfin en place. C'est moche mais plutôt agréable et ça permet de faire un coin de ménage sur votre existence car...

Vous allez disparaitre

Peut-être pas si vous perdez votre chien ou votre grand-mère, encore que ça peut faire tout aussi mal, mais perdre un parent, c'est perdre une partie constituante de soi, et ça... Je n'en avais vraiment jamais entendu parler, pas même dans les bouquins! Qu'est ce qu'on garde? Qu'est ce qu'on laisse? Qu'est ce qu'on a trouvé? Qu'est ce qu'on prend? Qu'est ce qu'on veut devenir? Ou est-ce qu'on veut aller? Et si ça n'a rien à voir avec la crise d'adolescence c'est un accouchement de soi-même en bonne et due forme. Faire le deuil d'un parent c'est faire le deuil de ce qu'on était et c'est aussi être prêt à changer. Et quand on change, notre entourage change aussi, d'articulation, partiellement ou totalement c'est selon.

On se laisse du temps

On n'est pas en train de traverser n'importe quoi. Durant mes études j'ai étudié les phases du deuil, son déroulé approximatif, et si tout est supposément complexe, j'en avais pas réellement mesuré la lourdeur et les enjeux même en l'ayant observé au travers de beaucoup de patient(e)s. Le deuil est un passage obligatoire dans la vie, une expérience... Dont on se serait passé ça c'est sûr, mais une expérience quand-même, et si personne ne va jamais au bout car ce n'est pas non plus dans notre câblage, essayons de faire ça du mieux que l'on peut. Si certaines personnes partent, nous on est encore là et on doit continuer de la meilleure des manières. Ce n'est pas parce qu'on s’octroie du temps qu'on n'avance pas.

On laisse filer

Avant que ça n'arrive, on imagine toujours que le jour où, nous serons dévasté(e), que ça va être invivable voire même qu'on ne s'en remettra pas. Dans les faits, on est effectivement dévasté, c'est invivable au point d'en être toxique, étouffant, et on se demande quand est-ce qu'on s'en remettra. Certaines personnes vont même être dans des états catastrophiques alors que la douleur de la perte sera raisonnablement visible chez d'autres. On ne peut pas savoir au préalable. Ce type de peine se manifeste toujours par "vagues". On peut tenir une journée sans qu'il ne se passe quoique ce soit, et se répandre en une seconde avant d'aller dormir si on y arrive. On peut passer une semaine sans toucher un kleenex, et quinze jours horribles. Je crois qu'il y a un temps pour tout et que tant que ça ne prend pas de proportions, faut laisser faire.

On ne se sent pas coupable

Ni d'être carrément mal, ni d'être à peu près bien, les deux s'enchainent dans un rythme aléatoire de toute façon. A force d'être au fond du seau on finit toujours par en avoir assez marre pour se décider à mettre un coup de pied au fond (et on en mettra beaucoup car on y va assez souvent) et même si on se sent bien on reste conscient que c'est dans un coin et que ça peut revenir. Venant des autres, on entendra peut-être quelques remarques grinçantes bien que dites du bout des lèvres parce que ça ne va encooooore pas, eheh oui, et alors j'ai envie de dire...

Accepter n'est pas oublier

Souvent les personnes en deuil ont tendance à assimiler le fait d'aller mieux et d'oublier la personne disparue. C'est faux. J'y faisais référence en amont, la mort n'est pas une rupture. S'il vaut mieux oublier une personne qui nous quitte, ce qui sous-entend aussi d'arrêter de l'aimer, là rien ne nous y oblige. Le travail du deuil mortuaire, c'est juste d'accepter mais ce n'est pas plus simple.

Et sinon, comment on accompagne au mieux une personne en deuil?
S'il n'y a pas de manière idéale de faire son deuil, je crois qu'il existe néanmoins une bonne façon de faire avec les personnes endeuillées, ou en tous cas une bonne trame. Il y a deux profils qui se distinguent, les personnes qui vont être spontanément demandeuses d'une aide ou d'une présence extérieure et les autres. D'un autre côté, l'état émotionnel étant fluctuant, on peut avoir la succession des deux aussi.
D'un point de vue global, il faut considérer qu'être en deuil n'est pas un kiff en soi et qu'on ne l'a pas choisi, par conséquent, il serait malvenu de penser que la personne en profite. Si la personne est pot de colle et vous sollicite peut-être un peu trop, c'est avant tout parce qu'elle en a besoin (surtout au début), au même titre que celle qui souhaite prendre du temps pour elle et rester seule ne cherche pas expressément à vous éviter. Un rejet tout comme une intrusion non sollicitée peut être extrêmement mal pris. Je ne dis pas par là qu'en cas d'hyper sollicitation il faut se tenir à disposition non plus, soutenir est une chose, mais vous ne pouvez pas combler l'absence d'une personne disparue et ce ne serait vraiment pas aider qu'abonder en ce sens.
Quoiqu'il en soit, étant donné qu'il serait très prétentieux de penser que vous sachiez mieux ce qu'il faut faire que celui ou celle qui traverse son désert, être simplement à l'écoute reste une bonne solution, et surtout, ne brusquez rien, pas même indirectement.
La personne en deuil n'a pas toujours envie d'en parler, le cas échéant c'est qu'elle a peut-être envie de se libérer de quelque chose. Dans le doute laissez faire et n'amenez pas le sujet. Qu'elle en parle encore ne signifie pas qu'elle n'a pas avancé, et qu'elle élude ne veut pas dire non plus que le dossier est classé. J'ai à ce sujet l'exemple des grandes affirmations qui quand je les entends ne m'inspirent que des "vas te faire enculer/je t'emmerde", à base de "tu ne vas pas mieux" ou "mais pourtant tu vas mieux je ne te vois pas trop pleurer" variante de "tu vas mieux vu ce que tu postes sur FB". Je n'ai jamais eu des envies de meurtre plus insoutenables que quand on m'a dit ça, et si je n'ai tué personne y en a qui se sont fait répudier vraiment comme les dernières des merdes. Le plus triste étant que dans le lot se tenait une personne a qui je tenais beaucoup et pourtant quand j'y pense, rien que pour assouvir ma haine à son endroit je pourrai la répudier encore et encore chaque fois d'une manière plus dégueulasse. C'est ultra moche je vais finir en enfer... Sinon je tiens à dire que j'arrive beaucoup mieux à maitriser ma colère, par contre si je monte en pression je suis ingérable.
Pour reprendre avec plus de modération, une personne en deuil peut tout à fait faire bonne figure sur un temps donné, plaisanter, aller bosser, faire du sport, poster de la merde sur les réseaux sociaux, sortir et tout ça n'est pas un indicateur de bien-être total pour autant. La preuve en est qu'un détail a priori insignifiant pour le commun de mortels va souvent être le déclencheur d'une crise de larmes inopinée. Pas la peine de dramatiser la chose, pas la peine de l'ignorer non plus, c'est juste normal de se répandre de temps en temps.
Le deuil est chronophage, c'est un temps que l'on doit utiliser à bon escient et de brusquer quelqu'un en plein travail peut avoir des conséquences fâcheuses. Pour illustrer mon propos je vais conserver l'image de l'accouchement de tout à l'heure: dites à une femme en train d'enfanter de se grouiller, je pense que ça pourrait vous faire drôle!

Pour terminer, si faire son deuil n'est pas chose facile, accompagner quelqu'un d'endeuillé n'est pas simple non plus. Si vous ne vous le sentez pas, autant le dire et agir en conséquence plutôt que de faire des dégâts supplémentaires, parfois, même si vous avez les meilleures intentions du monde. Objectivement, nous ne pouvons pas savoir comment veulent être aidés les autres, il n'y a qu'eux pour le dire et que vous pour entendre qu'ils ont besoin de vous ou qu'ils veulent que vous leur foutiez une paix... De circonstance.

Celle qui se faisait percer le septum

Ça faisait presque un siècle que j'avais envie de ce piercing, sauf que j'ai eu une longue période où j'avais la flemme de m'infliger des mois de soins pour un trou. Entre autres car j'ai un peu la flemme de rentrer dans les détails aussi.
Whatever, c'est donc après deux minutes d'hésitation entre le piercing au septum et le piercing à l'arcade que j'ai fini par me décider.

Voilà comme ça la blague est faite et on n'y reviendra pas vous serez mignons (et mignonnes).
Après avoir trouvé ma victime soit une personne pour transpercer mon nez, fidèle à moi-même, j'y suis allée sans pression.
Quand je vais me faire tatouer c'est toujours en touriste: j'ai pas bouffé, pas dormi de la nuit, j'ai une cote fêlée, j'ai mes règles et puis parfois, le tout en même temps sinon ce serait pas rigolo. Et ça se passe bien car me faire tatouer me détend. Mais quand je disais victime tout à l'heure, c'est parce que je suis terriblement emmerdante pour les piercings.
J'y vais sans pression mais bien que n'ayant aucune aversion pour les aiguilles, pile au moment où je les vois arriver j'ai ma montée. Je pose les questions les plus connes du monde (bon ça fait mal ou bien? T'es sure???), et j’interjette toujours les commentaires les plus nécessaires de l'univers (surtout traverses pas la narine!) (ni l’œil!!! #championne). Sachez que les deux personnes qui m'ont troué la couenne sont des personnes très patientes et avec beaucoup d'humour... Ou alors elles sont peut-être juste polies mais quoi qu'il en soit je n'ai à me plaindre de rien bien au contraire.
Cette fois j'avais dormi, mangé, et après un petit lavage de nez, je me suis rendue chez la voisine qui œuvre dans un salon à échelle humaine car je déteste les usines à trous.
L'intérêt d'un petit salon, c'est que les personnes qui y travaillent sont souvent moins pressées, plus à l'écoute, ce qui a pour effet d'instaurer la confiance nécessaire au bon déroulement de l'acte en lui-même. Certes, on pourrait dire que ce n'est qu'un trou, mais avant toute chose c'est surtout notre corps, et il mérite qu'on le traite avec tout le respect possible. Voilà pourquoi j'estime que cet aspect humain est tout aussi important que le respect des règles d'hygiène qui vont avec, d'autant plus que personnellement, je me souviens de tous mes piercings et tatouages et que comme leur réalisation fait partie de leur histoire et qu'ils feront partie de la mienne, autant en garder le meilleur souvenir possible, mais ça je vous le concède, c'est peut-être une approche "trop" personnelle.
Quoiqu'il en soit la première fois que je suis allée au salon pour les renseignements usuels le courant est très bien passé avec Ninie, et le jour du piercing, dans la continuité, tout s'est très bien passé également!
J'ai fait mon emmerdeuse (la pauvre!), ça nous a donné l'occasion de discuter, de rigoler, et j'en garde une très belle cicatrice.
Ce piercing est normalement mon dernier car même si l'arcade me trotte toujours je pense malgré tout m'arrêter là pour le moment, mais si jamais cette envie d'arcade me pique à n'en plus pouvoir j'y retournerai sans hésiter. Voilà pour mon expérience maintenant passons aux questions qui m'ont été posées.

Est-ce que ça fait mal?

Je n'ai pas le souvenir d'avoir eu "mal" pour un piercing. J'en ai eu 6, j'en ai encore 5 et celui qui m'a le plus emmerdé fut celui de... La narine (EMMERDEMENT PUISSANCE L'INFINI), que j'ai viré sans regret.
Concrètement, j'ai plus appréhendé que je n'ai souffert, par contre j'ai très bien senti passer l'aiguille, sensation singulière mais pas désagréable non plus. J'ai bien cru qu'elle faisait 30 centimètres tellement ça ne s'arrêtait plus mais au bout d'un moment ça s'arrête lol.
J'avais lu tout un tas de trucs (ne faites pas ça chez vous!) sur les effets immédiats: toux, éternuements, larmes, perso je n'ai eu que les larmes (beaucoup). Le passage du premier bijou n'a pas été douloureux, le deuxième (même si j'aimais beaucoup le rendu on avait vu un peu grand, donc on a changé dans la foulée) fut un peu plus désagréable mais pas à se rouler par terre.
Sinon, je ne suis pas tombée dans les pommes.
En gros je crois que Ninie est une perceuse d'une grande dextérité et d'une grande délicatesse!

Les suites immédiates?


Aucune, preuve que le piercing fut bien fait.
Je n'ai pas eu la sensation d'avoir pris une porte dans la gueule même si mon nez était un poil sensible si j'appuyais dessous mais par chance: ce n'est pas ma passion dans la vie. J'ai saigné un peu le soir-même et le lendemain car j'avais tellement pas mal que j'en ai profité pour enfiler un pull un peu violemment... Pour le retirer de la même manière! #CaCestFait. Gaffe aussi en mettant le casque (intégral) de moto avec la membrane inférieure qui frotte si on ne fait pas attention.
Pas de douleur particulière à déplorer durant les nettoyages, que j'effectue scrupuleusement et méticuleusement matin et soir.

Le regard des autres?

A part que tout le monde l'a trouvé très joli: aucune remarque particulière, ni de mes proches ni de ma patientèle, si ce n'est un patient qui n'avait pas ses lunettes et qui a cru que j'avais une louloute qui tarzannait sous les narines. Grand moment de lol!
Finalement, bien qu'au milieu de la tronche le septum sait se faire discret, sans compter qu'on peut le splitter à l'intérieur du nez *magie* chose que je n'ai pas testée encore car mon bijou est trop petit mais trop grand! Fallait bien que je ne fasse pas les choses comme tout le monde hein. Bref je crois qu'en 2018, tout le monde se fout de votre septum et c'est très bien comme ça.

Comment tu te mouches?

Et bien désormais je trouve plus simple de me moucher par les oreilles.

Est-ce que ça pue?

Quelques jours avant de faire le septum, j'ai ouïe dire que ce piercing puait, j'ai d'ailleurs failli ne pas le faire à cause de ça. Avoir une raclette portable... Dans le nez?

Nope.
Oui, concrètement, les piercings ça pue. Tous, même ceux des lobes! Tripotes un peu tes boucles d'oreilles tu m'en donneras des nouvelles! Non en fait non je ne veux rien savoir. C'est à dire que si tu n'enlèves pas tes bijoux pour les nettoyer régulièrement, ça chlingue. Bah là ça doit être un peu la même chose, mais jusqu'ici je n'ai rien senti. On a qu'à dire que si un piercing au nombril peut être lavé tous les 15 jours, un petit nettoyage du septum quotidien c'est peut-être pas du luxe? Pour l'instant j'ai pas assez de recul mais sincèrement, même quand il bouge je ne sens rien.

C'est pas gênant d'avoir un truc dans le nez?

... Des fois je me le cogne sur le bord du verre en buvant. D'autres fois il fait sa vie et je le retrouve de travers mais il parait qu'on a tous une boule plus haute que l'autre alors on ne va pas se formaliser pour si peu.

Bref, je ne me suis pas vidée de mon sang, je n'ai pas perdu l'usage d'un membre, mon nez n'a pas triplé de volume, je ne pue pas, tout se passe bien, tout va bien, et je suis ravie!
Si vous cherchez une personne compétente et sympathique pour vos piercings à Toulouse et plus précisément à Blagnac (mais aussi à Dax j'ai cru comprendre? Ce qui est super cool de la vie!!!! \o/), je vous laisse l'adresse:

Black Ring Piercing (chez Art Tribal Tattoo Shop)
5 rue de la croix blanche
31700 BLAGNAC

Vous pouvez également joindre Ninie sur Messenger via sa page Facebook.
Et je vous souhaite une belle soirée les bitches! <3