Vermines par Romain R. MARTIN

"Bourganeuf, petite commune isolée de la Creuse. Arnaud Vallaud, jeune taxidermiste asocial et cynique, impose le respect par sa verve et sa mauvaise foi.
Accompagné de Pascalin, le brave du village, il tient une boutique et mène une vie très monotone jusqu'au jour où une armoire normande écrase son chien. Son quotidien se transforme alors en une série d'aventures burlesques et tragiques.
Hasard, accident ou vengeance?
On n'est jamais aussi seul qu'on le croit..."


J'avais vu la cover passer sur FB, peut-être 100 fois. Vermines ça m'avait parlé, Vermine c'était le petit nom du chien que j'avais il y a quelques années et qui portait d'ailleurs très bien son sobriquet: une vraie saloperie, je l'adorais c'est juste qu'il avait une manière particulière de me le rendre par exemple, en pissant systématiquement sur mes rideaux, un vrai bonheur.
Et puis Vermines est arrivé dans ma boite aux lettres il y a quelques semaines. Le livre, pas le chien... A dire vrai l'urne de ce dernier est présentement dans un placard de ma cuisine. J'ai mis du temps à le finir, toujours le livre et toujours pas le chien qui lui s'est fini tout seul il y a bien longtemps sans l'aide d'aucune armoire, ni normande ni suédoise. Et j'ai mis du temps à le finir parce que je n'avais tout simplement pas envie qu'il se termine, aimant bien trop la météo pourrie, les animaux empaillés et les petites bourgades perdues (mes confesses aux habitants de Bourganeuf pour ce qualificatif quelque peu douteux s'ils devaient se perdre par ici). C'est d'ailleurs le seul reproche que je pourrais faire à ce bouquin: il est trop petit, bien que cela n'entame en rien son côté redoutable.
Vermines est à mon humble avis, une petite merveille de 178 pages, un véritable enchantement d'une acidité rare que j'ai apprécié au plus haut point jusqu'au dernier signe, allant parfois, jusqu'à hurler de rire en me promenant le long de ses lignes. Je sais, pour le coup ça peut peut-être sembler atroce, mais j'adore l'humour corrosif et j'ai trouvé tous les personnages, bien que parfois relativement abjectes ou bien encore désagréables, très attachants au demeurant.

"... Bien avant mon père, c'est ma mère qui prit conscience d'avoir mis au monde un monstre doublé d'un escroc. C'est son instinct maternel, je crois, qui l'a alerté sur ma douteuse condition humaine - très loin de celle de Malraux - tandis que mon père n'aurait décelé aucune once d'hostilité à être convié à boire des mojitos dans un bassin semi-gonflable de méduses sodomisant des oursins..."

L'histoire est simple mais bien déroulée, c'est fluide, mordant, vif, l'univers est aussi monotone que charmant et les événements relatés sont d'un commun affligeant, mais c'est tellement bien écrit que dans cette veine j'aurais signé pour 1000 pages du descriptif d'un chien qui chie dans un caniveau s'il avait fallu. Heureusement, la trame de Vermines vole beaucoup plus haut je vous rassure, et ce bouquin mérite vraiment qu'on se penche sur son cas! Je ne sais pas comment décrire ce livre mais une chose est sûre c'est qu'il est vraiment bon et qu'il ravira les personnes qui trouvent les romans dits noirs, rafraichissants. Une belle démonstration littéraire de la part de l'auteur, en espérant que ce ne soit pas la dernière car elle a un petit goût de trop peu.


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Le deuil: ce qu’on ne sait pas forcément avant d’y être passé

L'idée de ce post sur le deuil m'est venue... Parce que j'avais envie de l'écrire principalement, et je ne saurais pas vraiment le décrire. Je me suis basée sur mon expérience personnelle, ainsi que sur les observations professionnelles que j'ai pu faire. Son objectif n'est pas de culpabiliser qui que ce soit mais peut-être d'effectuer quelques focus et autres recadrages ainsi que d'apporter des précisions sur des éléments qu'il n'est pas forcément évident d'anticiper ou d'appréhender.
Pour terminer, si cet article peut donner l'impression d'être venimeux sous certains aspects, aucun règlement de compte ne transite par son biais. S'il est effectivement vrai que j'y consigne quelques voire beaucoup d'éléments personnels, j'estime que de mon côté tout le monde est au parfum de mes ressentis et il n'y aura par conséquent, aucune révélation particulière.

La mort ne s'anticipe pas

Deux types de mort s'offrent à nous: la mort brutale, qui n'était absolument pas prévue et qui vous tombe dessus comme une tuile qui n'irait se jeter nulle part ailleurs que sur votre gueule. Et la mort programmée, d'une maladie ou de vieillesse, moins surprenante certes, et qui produira le même effet que la tuile, pour la simple est bonne raison que...

La mort est inconcevable

Effectivement on sait qu'on va tous mourir mais ça s'arrête là, car en avoir conscience nous empêcherait probablement de vivre en [presque] toute insouciance. On n'envisage pas que ça pourrait nous arriver à nous demain, encore moins à nos proches! C'est pourquoi on ne vit pas forcément la vie qu'on aimerait, de même qu'on ne profite pas des gens comme on le devrait, prétextant qu'on a le temps. Oui dans l'absolu, du temps on devrait en avoir. Ou pas, car même si on préfère garder la mort à distance et la regarder du coin de l’œil, elle reste très banale.

Vous ne serez jamais prêt(e)

Le fameux "préparez-vous" qu'on entend environ très souvent en cas de maladie ou de dégénérescence d'une personne proche part d'une intention trouble pour un effet très moyen.

Au mieux on sait ce qui va arriver, et c'est bien tout. Encore au-delà de ça, vous avez l'espoir qui prend le dessus et l'humain est capable de nourrir un espoir tout aussi énorme que déraisonné. Objectivement non, on ne peut pas se préparer à ça, on n'est pas câblé pour et même de le savoir ne nous aidera en rien.

Ici et maintenant

Puisqu'on ne sait pas ce qui peut se passer demain ou qu'on préfère mettre au moins quarante-douze mouchoirs dessus, il faut apprendre à rester dans le présent et comme on nous dit souvent "profiter de l'instant". Ce qui concrètement revient à vous obliger à vous comporter d'une manière tout à fait normale (et positiiiiive!) face a une personne en train de mourir en espérant qu'elle ne vous demande pas votre avis sur son état si elle est en capacité de le faire (et si c'est le cas: elle sait, elle demande juste une confirmation/autorisation de votre part, ce qui est encore pire). Seconde problématique et pas des moindres, profiter de l'instant présent c'est admettre même partiellement que la fin est proche... C'est tendu. Comme on m'a souvent dit : "bon courage". Vous trouverez néanmoins moult occasions pour vous écrouler à loisir de la façon qui vous siéra le mieux à l'abri des regards.

Rien ne se passe forcément comme on l'avait prévu

Qu'importe la manière de mourir, un matin tu te réveilles et quelques heures plus tard c'est fini. T'auras peut-être eu le temps de dire au revoir, ou pas, ça se fera peut-être dans la douleur ou paisiblement... La finalité étant la même j'ai envie de te dire qu'il n'y a pas de bonne manière de mourir et que c'est toujours moche. Quoiqu'il en soit, c'est là que tout ce que je viens de dire te remonte au bon endroit: t'étais pas prêt(e), c'était pas possible et ça ne l'est toujours pas vraiment, le présent te joue encore un mauvais tour de même qu'à partir de là, le temps deviendra une donnée très variable tout comme la vie vient de te jeter dans un précipice immense.

La mort fait ressortir le meilleur ou le pire des gens

C'est détruit(e) au dernier degré que vous allez devoir faire avec certaines personnes ayant des comportements irrespectueux et parfaitement déplacés, souvent, au sein de votre propre famille. Par chance, pour elles surtout, vous serez peut-être trop abattu(e) pour leur mettre un coup de pelle donc vous prendrez sur vous, soit parce qu'on n'est plus à ça près, soit parce que ce n'est pas le moment de créer des discordes. Mais soyez patient(e), on ne reste jamais à terre pour toujours.

A côté de ça, certaines personnes jusqu'alors quasi inconnues pourront vous apporter du soutien, par bienveillance ou simplement parce qu'elles veulent vous niquer au sens propre, à vous de faire le tri.

La mort met mal à l'aise tout le monde

... Et provoque des réactions que nous qualifierons d'étranges car on est très poli, voir même de maladroites et blessantes, chez les gens qui ne sont pas concernés. Alors que vous n'avez même pas encore mesuré ce qui vient de se produire, on va vous proposer par exemple de sortir, de partir en week-end, un concert, un restau sans que vous ayez demandé quoique ce soit, pour vous changer les idées.

On peut le prendre assez mal, on peut aussi considérer le fait que ces personnes, qui dans 100% des cas n'ont pas encore traversé ce dans quoi vous essayez de survivre, elles-mêmes bouleversées par le déplacement qu'elles mettent en place, disent de la merde. A ce titre nous rappellerons donc just in case que perdre quelqu'un pour toujours n'est pas se faire larguer.

On pleurera plus tard

Et NON ce n'est pas forcément du déni, allez manger vos morts #Pardon.
Ça on ne s'y attend pas mais c'est tristement vrai: la mort est avant tout une formalité administrative et les démarches liées sont telles que vous n'aurez pas le temps de pleurer.
Objectivement, votre proche est à peine froid(e) depuis 30 minutes que vous devez déjà donner des consignes quant à son corps en attendant de mettre les pieds aux pompes funèbres, mais pour ce faire, il faudra récupérer l'acte de décès, statuant et officialisant donc... La mort de la personne à la minute près, document sans accroche particulière si ce n'est qu'il reste d'un formalisme anéantissant.
Il faudra alors annoncer un décès autant de fois que de personnes que connaissait le/la défunt(e), ce qui sera l'équivalent du nombre de fois où vous revivrez son départ. Cerise sur le gâteau, certain(e)s seront avides de détails et ça on s'en passe VRAIMENT. Ceci fait arrivent les déclarations administratives auprès des divers organismes où la personne avait un contrat, parfois il faudra prouver notre filiation, ce qui n'a l'air de rien mais qui est juste obscène en de telles circonstances, et plus rarement vous tomberez peut-être sur des organismes qui statueront que vous n'avez juste aucun lien de parenté...
... Sans commentaire.
S'en suit le début du déménagement du lieu d'habitation, le tri dans les affaires, le qui-garde-quoi.
En trois mois si vous avez pleuré quatre fois, c'est bien tout.

La préparation des funérailles

Si certaines personnes prévoient leurs obsèques de leur vivant, auquel cas la démarche s'en verra relativement plus légère sans pour autant être plus agréable, beaucoup plus ne veulent pas y penser.
Aux pompes funèbres, vous devrez choisir le cercueil, le lieu d’inhumation ou de crémation, l'urne éventuellement. Ce sera le moment de faire votre caca nerveux si vous ne voulez pas d'un corbillard doré (...), vous serez invité(e) à revenir pour apporter les vêtements que portera le ou la défunte pour son dernier voyage, avec un joli discours et la clé USB contenant la musique pour la cérémonie. S'il s'agit d'un parent décédé, j'espère que vous n'êtes pas enfant unique comme je le suis. Cette expérience fut abjecte.

La course au four

Si le temps nécessaire est pris lors des enterrements, en cas de crémation vous aurez 20 minutes pour dire adieu à votre proche. En tous cas, au crématorium de Cornebarrieu, et bien-sur, si vous n'êtes pas une "personnalité", auquel cas vous aurez le privilège d'avoir du rab.
Vingt minutes plus tard alors que le plumier vient de disparaitre vous êtes invités à libérer les lieux au plus vite, l'affichette à l'extérieur de la salle comporte déjà le nom de la personne suivante, les proches de cette dernière sont déjà dans la pièce attenante à la salle de cérémonie, et une heure plus tard, vous pourrez venir récupérer l'urne ainsi que vos fleurs laissées vulgairement dehors pour l'occasion. Ça n'engage que moi, mais j'ai trouvé le service de ce lieu que je qualifierai d'usine, parfaitement irrespectueux.

On va vous faire chier pour aller de l'avant

La pierre tombale sera a peine en place ou l'urne tout juste dans vos bras que quelques âmes bien pensantes vont vous presser pour aller mieux. Bien-sûr ça part d'une de ces bonnes intentions qui jonchent l'enfer, mais c'est aussi et encore un coup du déplacement: s'ils vous voient aller mieux vite, c'est qu'ils iront mieux aussi vite quand ce sera leur tour. Je suis au regret d'informer ces personnes que comme je le disais plus haut, au mieux on est en train d'accuser le coup, mais le deuil n'a pas encore commencé. Cette exigence d'un égoïsme crasse et fardée d'une pseudo bonne intention est donc encore une fois déplacée au possible.

Les gens vont disparaitre

Il y a les personnes maladroites et les grandes absentes, ces dernières seront les premières à être mises à l'écart de votre répertoire ou à changer de case. Gens de passage ou connaissances, deletées, ça dépend. C'est moins douloureux que de perdre sa mère, c'est exempt de rancœur, ça s'inscrit dans une logique telle qu'on a l'impression que les choses se mettent enfin en place. C'est moche mais plutôt agréable et ça permet de faire un coin de ménage sur votre existence car...

Vous allez disparaitre

Peut-être pas si vous perdez votre chien ou votre grand-mère, encore que ça peut faire tout aussi mal, mais perdre un parent, c'est perdre une partie constituante de soi, et ça... Je n'en avais vraiment jamais entendu parler, pas même dans les bouquins! Qu'est ce qu'on garde? Qu'est ce qu'on laisse? Qu'est ce qu'on a trouvé? Qu'est ce qu'on prend? Qu'est ce qu'on veut devenir? Ou est-ce qu'on veut aller? Et si ça n'a rien à voir avec la crise d'adolescence c'est un accouchement de soi-même en bonne et due forme. Faire le deuil d'un parent c'est faire le deuil de ce qu'on était et c'est aussi être prêt à changer. Et quand on change, notre entourage change aussi, d'articulation, partiellement ou totalement c'est selon.

On se laisse du temps

On n'est pas en train de traverser n'importe quoi. Durant mes études j'ai étudié les phases du deuil, son déroulé approximatif, et si tout est supposément complexe, j'en avais pas réellement mesuré la lourdeur et les enjeux même en l'ayant observé au travers de beaucoup de patient(e)s. Le deuil est un passage obligatoire dans la vie, une expérience... Dont on se serait passé ça c'est sûr, mais une expérience quand-même, et si personne ne va jamais au bout car ce n'est pas non plus dans notre câblage, essayons de faire ça du mieux que l'on peut. Si certaines personnes partent, nous on est encore là et on doit continuer de la meilleure des manières. Ce n'est pas parce qu'on s’octroie du temps qu'on n'avance pas.

On laisse filer

Avant que ça n'arrive, on imagine toujours que le jour où, nous serons dévasté(e), que ça va être invivable voire même qu'on ne s'en remettra pas. Dans les faits, on est effectivement dévasté, c'est invivable au point d'en être toxique, étouffant, et on se demande quand est-ce qu'on s'en remettra. Certaines personnes vont même être dans des états catastrophiques alors que la douleur de la perte sera raisonnablement visible chez d'autres. On ne peut pas savoir au préalable. Ce type de peine se manifeste toujours par "vagues". On peut tenir une journée sans qu'il ne se passe quoique ce soit, et se répandre en une seconde avant d'aller dormir si on y arrive. On peut passer une semaine sans toucher un kleenex, et quinze jours horribles. Je crois qu'il y a un temps pour tout et que tant que ça ne prend pas de proportions, faut laisser faire.

On ne se sent pas coupable

Ni d'être carrément mal, ni d'être à peu près bien, les deux s'enchainent dans un rythme aléatoire de toute façon. A force d'être au fond du seau on finit toujours par en avoir assez marre pour se décider à mettre un coup de pied au fond (et on en mettra beaucoup car on y va assez souvent) et même si on se sent bien on reste conscient que c'est dans un coin et que ça peut revenir. Venant des autres, on entendra peut-être quelques remarques grinçantes bien que dites du bout des lèvres parce que ça ne va encooooore pas, eheh oui, et alors j'ai envie de dire...

Accepter n'est pas oublier

Souvent les personnes en deuil ont tendance à assimiler le fait d'aller mieux et d'oublier la personne disparue. C'est faux. J'y faisais référence en amont, la mort n'est pas une rupture. S'il vaut mieux oublier une personne qui nous quitte, ce qui sous-entend aussi d'arrêter de l'aimer, là rien ne nous y oblige. Le travail du deuil mortuaire, c'est juste d'accepter mais ce n'est pas plus simple.

Et sinon, comment on accompagne au mieux une personne en deuil?
S'il n'y a pas de manière idéale de faire son deuil, je crois qu'il existe néanmoins une bonne façon de faire avec les personnes endeuillées, ou en tous cas une bonne trame. Il y a deux profils qui se distinguent, les personnes qui vont être spontanément demandeuses d'une aide ou d'une présence extérieure et les autres. D'un autre côté, l'état émotionnel étant fluctuant, on peut avoir la succession des deux aussi.
D'un point de vue global, il faut considérer qu'être en deuil n'est pas un kiff en soi et qu'on ne l'a pas choisi, par conséquent, il serait malvenu de penser que la personne en profite. Si la personne est pot de colle et vous sollicite peut-être un peu trop, c'est avant tout parce qu'elle en a besoin (surtout au début), au même titre que celle qui souhaite prendre du temps pour elle et rester seule ne cherche pas expressément à vous éviter. Un rejet tout comme une intrusion non sollicitée peut être extrêmement mal pris. Je ne dis pas par là qu'en cas d'hyper sollicitation il faut se tenir à disposition non plus, soutenir est une chose, mais vous ne pouvez pas combler l'absence d'une personne disparue et ce ne serait vraiment pas aider qu'abonder en ce sens.
Quoiqu'il en soit, étant donné qu'il serait très prétentieux de penser que vous sachiez mieux ce qu'il faut faire que celui ou celle qui traverse son désert, être simplement à l'écoute reste une bonne solution, et surtout, ne brusquez rien, pas même indirectement.
La personne en deuil n'a pas toujours envie d'en parler, le cas échéant c'est qu'elle a peut-être envie de se libérer de quelque chose. Dans le doute laissez faire et n'amenez pas le sujet. Qu'elle en parle encore ne signifie pas qu'elle n'a pas avancé, et qu'elle élude ne veut pas dire non plus que le dossier est classé. J'ai à ce sujet l'exemple des grandes affirmations qui quand je les entends ne m'inspirent que des "vas te faire enculer/je t'emmerde", à base de "tu ne vas pas mieux" ou "mais pourtant tu vas mieux je ne te vois pas trop pleurer" variante de "tu vas mieux vu ce que tu postes sur FB". Je n'ai jamais eu des envies de meurtre plus insoutenables que quand on m'a dit ça, et si je n'ai tué personne y en a qui se sont fait répudier vraiment comme les dernières des merdes. Le plus triste étant que dans le lot se tenait une personne a qui je tenais beaucoup et pourtant quand j'y pense, rien que pour assouvir ma haine à son endroit je pourrai la répudier encore et encore chaque fois d'une manière plus dégueulasse. C'est ultra moche je vais finir en enfer... Sinon je tiens à dire que j'arrive beaucoup mieux à maitriser ma colère, par contre si je monte en pression je suis ingérable.
Pour reprendre avec plus de modération, une personne en deuil peut tout à fait faire bonne figure sur un temps donné, plaisanter, aller bosser, faire du sport, poster de la merde sur les réseaux sociaux, sortir et tout ça n'est pas un indicateur de bien-être total pour autant. La preuve en est qu'un détail a priori insignifiant pour le commun de mortels va souvent être le déclencheur d'une crise de larmes inopinée. Pas la peine de dramatiser la chose, pas la peine de l'ignorer non plus, c'est juste normal de se répandre de temps en temps.
Le deuil est chronophage, c'est un temps que l'on doit utiliser à bon escient et de brusquer quelqu'un en plein travail peut avoir des conséquences fâcheuses. Pour illustrer mon propos je vais conserver l'image de l'accouchement de tout à l'heure: dites à une femme en train d'enfanter de se grouiller, je pense que ça pourrait vous faire drôle!

Pour terminer, si faire son deuil n'est pas chose facile, accompagner quelqu'un d'endeuillé n'est pas simple non plus. Si vous ne vous le sentez pas, autant le dire et agir en conséquence plutôt que de faire des dégâts supplémentaires, parfois, même si vous avez les meilleures intentions du monde. Objectivement, nous ne pouvons pas savoir comment veulent être aidés les autres, il n'y a qu'eux pour le dire et que vous pour entendre qu'ils ont besoin de vous ou qu'ils veulent que vous leur foutiez une paix... De circonstance.

Celle qui se faisait percer le septum

Ça faisait presque un siècle que j'avais envie de ce piercing, sauf que j'ai eu une longue période où j'avais la flemme de m'infliger des mois de soins pour un trou. Entre autres car j'ai un peu la flemme de rentrer dans les détails aussi.
Whatever, c'est donc après deux minutes d'hésitation entre le piercing au septum et le piercing à l'arcade que j'ai fini par me décider.

Voilà comme ça la blague est faite et on n'y reviendra pas vous serez mignons (et mignonnes).
Après avoir trouvé ma victime soit une personne pour transpercer mon nez, fidèle à moi-même, j'y suis allée sans pression.
Quand je vais me faire tatouer c'est toujours en touriste: j'ai pas bouffé, pas dormi de la nuit, j'ai une cote fêlée, j'ai mes règles et puis parfois, le tout en même temps sinon ce serait pas rigolo. Et ça se passe bien car me faire tatouer me détend. Mais quand je disais victime tout à l'heure, c'est parce que je suis terriblement emmerdante pour les piercings.
J'y vais sans pression mais bien que n'ayant aucune aversion pour les aiguilles, pile au moment où je les vois arriver j'ai ma montée. Je pose les questions les plus connes du monde (bon ça fait mal ou bien? T'es sure???), et j’interjette toujours les commentaires les plus nécessaires de l'univers (surtout traverses pas la narine!) (ni l’œil!!! #championne). Sachez que les deux personnes qui m'ont troué la couenne sont des personnes très patientes et avec beaucoup d'humour... Ou alors elles sont peut-être juste polies mais quoi qu'il en soit je n'ai à me plaindre de rien bien au contraire.
Cette fois j'avais dormi, mangé, et après un petit lavage de nez, je me suis rendue chez la voisine qui œuvre dans un salon à échelle humaine car je déteste les usines à trous.
L'intérêt d'un petit salon, c'est que les personnes qui y travaillent sont souvent moins pressées, plus à l'écoute, ce qui a pour effet d'instaurer la confiance nécessaire au bon déroulement de l'acte en lui-même. Certes, on pourrait dire que ce n'est qu'un trou, mais avant toute chose c'est surtout notre corps, et il mérite qu'on le traite avec tout le respect possible. Voilà pourquoi j'estime que cet aspect humain est tout aussi important que le respect des règles d'hygiène qui vont avec, d'autant plus que personnellement, je me souviens de tous mes piercings et tatouages et que comme leur réalisation fait partie de leur histoire et qu'ils feront partie de la mienne, autant en garder le meilleur souvenir possible, mais ça je vous le concède, c'est peut-être une approche "trop" personnelle.
Quoiqu'il en soit la première fois que je suis allée au salon pour les renseignements usuels le courant est très bien passé avec Ninie, et le jour du piercing, dans la continuité, tout s'est très bien passé également!
J'ai fait mon emmerdeuse (la pauvre!), ça nous a donné l'occasion de discuter, de rigoler, et j'en garde une très belle cicatrice.
Ce piercing est normalement mon dernier car même si l'arcade me trotte toujours je pense malgré tout m'arrêter là pour le moment, mais si jamais cette envie d'arcade me pique à n'en plus pouvoir j'y retournerai sans hésiter. Voilà pour mon expérience maintenant passons aux questions qui m'ont été posées.

Est-ce que ça fait mal?

Je n'ai pas le souvenir d'avoir eu "mal" pour un piercing. J'en ai eu 6, j'en ai encore 5 et celui qui m'a le plus emmerdé fut celui de... La narine (EMMERDEMENT PUISSANCE L'INFINI), que j'ai viré sans regret.
Concrètement, j'ai plus appréhendé que je n'ai souffert, par contre j'ai très bien senti passer l'aiguille, sensation singulière mais pas désagréable non plus. J'ai bien cru qu'elle faisait 30 centimètres tellement ça ne s'arrêtait plus mais au bout d'un moment ça s'arrête lol.
J'avais lu tout un tas de trucs (ne faites pas ça chez vous!) sur les effets immédiats: toux, éternuements, larmes, perso je n'ai eu que les larmes (beaucoup). Le passage du premier bijou n'a pas été douloureux, le deuxième (même si j'aimais beaucoup le rendu on avait vu un peu grand, donc on a changé dans la foulée) fut un peu plus désagréable mais pas à se rouler par terre.
Sinon, je ne suis pas tombée dans les pommes.
En gros je crois que Ninie est une perceuse d'une grande dextérité et d'une grande délicatesse!

Les suites immédiates?


Aucune, preuve que le piercing fut bien fait.
Je n'ai pas eu la sensation d'avoir pris une porte dans la gueule même si mon nez était un poil sensible si j'appuyais dessous mais par chance: ce n'est pas ma passion dans la vie. J'ai saigné un peu le soir-même et le lendemain car j'avais tellement pas mal que j'en ai profité pour enfiler un pull un peu violemment... Pour le retirer de la même manière! #CaCestFait. Gaffe aussi en mettant le casque (intégral) de moto avec la membrane inférieure qui frotte si on ne fait pas attention.
Pas de douleur particulière à déplorer durant les nettoyages, que j'effectue scrupuleusement et méticuleusement matin et soir.

Le regard des autres?

A part que tout le monde l'a trouvé très joli: aucune remarque particulière, ni de mes proches ni de ma patientèle, si ce n'est un patient qui n'avait pas ses lunettes et qui a cru que j'avais une louloute qui tarzannait sous les narines. Grand moment de lol!
Finalement, bien qu'au milieu de la tronche le septum sait se faire discret, sans compter qu'on peut le splitter à l'intérieur du nez *magie* chose que je n'ai pas testée encore car mon bijou est trop petit mais trop grand! Fallait bien que je ne fasse pas les choses comme tout le monde hein. Bref je crois qu'en 2018, tout le monde se fout de votre septum et c'est très bien comme ça.

Comment tu te mouches?

Et bien désormais je trouve plus simple de me moucher par les oreilles.

Est-ce que ça pue?

Quelques jours avant de faire le septum, j'ai ouïe dire que ce piercing puait, j'ai d'ailleurs failli ne pas le faire à cause de ça. Avoir une raclette portable... Dans le nez?

Nope.
Oui, concrètement, les piercings ça pue. Tous, même ceux des lobes! Tripotes un peu tes boucles d'oreilles tu m'en donneras des nouvelles! Non en fait non je ne veux rien savoir. C'est à dire que si tu n'enlèves pas tes bijoux pour les nettoyer régulièrement, ça chlingue. Bah là ça doit être un peu la même chose, mais jusqu'ici je n'ai rien senti. On a qu'à dire que si un piercing au nombril peut être lavé tous les 15 jours, un petit nettoyage du septum quotidien c'est peut-être pas du luxe? Pour l'instant j'ai pas assez de recul mais sincèrement, même quand il bouge je ne sens rien.

C'est pas gênant d'avoir un truc dans le nez?

... Des fois je me le cogne sur le bord du verre en buvant. D'autres fois il fait sa vie et je le retrouve de travers mais il parait qu'on a tous une boule plus haute que l'autre alors on ne va pas se formaliser pour si peu.

Bref, je ne me suis pas vidée de mon sang, je n'ai pas perdu l'usage d'un membre, mon nez n'a pas triplé de volume, je ne pue pas, tout se passe bien, tout va bien, et je suis ravie!
Si vous cherchez une personne compétente et sympathique pour vos piercings à Toulouse et plus précisément à Blagnac (mais aussi à Dax j'ai cru comprendre? Ce qui est super cool de la vie!!!! \o/), je vous laisse l'adresse:

Black Ring Piercing (chez Art Tribal Tattoo Shop)
5 rue de la croix blanche
31700 BLAGNAC

Vous pouvez également joindre Ninie sur Messenger via sa page Facebook.
Et je vous souhaite une belle soirée les bitches! <3

Arrêter de fumer? Trop facile!

Cela fait présentement plus d'un mois que je ne suis pas passée ici, et plus de quinze jours que j'ai arrêté de fumer. Aucun rapport avec la choucroute, mais faut croire que pour mon retour, j'avais envie de rester plate, froide et factuelle. Ce qui est tout à fait conforme à la réalité soit dit en passant.
Voilà, ça y est, je sais ça te surprend certainement (pas que je revienne, mais que j'arrête de fumer hein) autant que moi mais moi et Marlboro, on a vraiment divorcé après bon nombre d'années de vie commune...

Ouais. Tout arrive vraiment Ginette!
C'est pas mon coup d'essai, j'ai essuyé quelques échecs avant, étalés sur des années, je ne suis peut-être même pas totalement sauvée des eaux, mais pour l'heure, c'est terminé et je le vis bien.

Première tentative, l'acuponcture + auriculothérapie

Mon médecin ayant une formation d'acuponcteur, j'en ai profité pour tenter le coup. C'est ici que pour commencer je me suis retrouvée avec des aiguilles dans les oreilles et comme vous pouvez le constater: elles sont un peu grosses. Des aiguilles dans les oreilles que je devais garder jusqu'à ce qu'elles tombent, accompagnées de 3 séances d'acuponctures.
1. La pose des aiguilles dans les oreilles m'a fait un mal de chien, la douleur n'a jamais baissé en intensité, mes cheveux se coinçaient dedans, je ne pouvais plus dormir sur les côtés, pas plus que je ne pouvais me laver correctement les oreilles = quelques aiguilles ont fini par s'infecter. Au final mes oreilles étaient tellement douloureuses que ça me donnait encore plus envie de fumer, je crois même que je n'ai jamais autant fumé que quand j'avais ces merdes plantées dans le cartilage! J'ai fini par souffrir atrocement une bonne fois pour toute en arrachant tout ce merdier moi-même (et bon appétit!). Soulagement extrême!
2. Étant actuellement soignée régulièrement pour des raisons diverses par une MTC tout à fait compétente et fabuleuse, je peux attester que les séances d'acuponcture faite à l'époque par mon généraliste pour accompagner l'auriculothérapie étaient parfaitement inopérantes. Par conséquent, je ne peux pas donner d'avis sur l'efficacité de cette méthode dans l'arrêt tabac, la seule chose que je peux dire, c'est que je mettais l'ambiance avec mes aiguilles plantées partout quand je devais traverser la salle d'attente pour aller pisser. Bref, pour l'acuponcture, adressez-vous à des personnes qualifiées.

Seconde tentative, l'expérience Zyban

Historiquement parlant, le bupropion était utilisé comme anti-dépresseur aux USA quand une psychiatre a constaté que beaucoup de ses patients fumeurs sous ce traitement arrêtaient de fumer spontanément. De là une étude à été menée et c'est ici que le buproprion fut prescrit pour le sevrage tabagique.
Un ami me l'a prescrit à ma demande dès sa sortie en France, c'est à dire il y a un siècle environ, bien que je savais parfaitement que n'étant pas dépressive je ne supportais pas les anti-dépresseurs. Et ce fut un carnage.
Oui, j'ai arrêté de fumer grâce au Zyban, j'avais tellement tout le temps envie de vomir qu'effectivement je n'avais pas la moindre envie de m'en griller une! L'odeur du tabac me filait la gerbe, la voiture aussi (et pas la nausée non, une véritable envie de gerber PERMANENTE!), les jeux vidéos, la bouffe, bref tout. Effectivement je n'ai pas grossi, au contraire étant donné que je ne mangeais quasi plus, par contre je faisais des cauchemars et je ne supportais plus rien. J'étais d'une humeur massacrante, d'ailleurs, j'aurais bien zigouillé tout le monde au sens propre, après je vous vois venir mais non, ce n'était pas dû à l'arrêt du tabac car ce symptôme s'est manifesté dès le second jour du traitement et je n'avais pas encore arrêté (le protocole Zyban veut qu'on arrête seul durant le traitement contraint par les vomissements et non pas en commençant le traitement).
Au final ne supportant pas tous les effets secondaires que je ne vais pas énumérer dans leur totalité, je n'ai pas pu terminer le traitement, mais j'ai tout de même arrêté de fumer pendant 4 mois... Et pris 10kg dès que j'ai stoppé les cachets. Je sais que ça ne s'est pas vu, mais personnellement j'ai très mal vécu d'être grasse comme un cochon.

Seconde tentative avec l'aide d'Allen Carr

Une expérience brève mais intense, j'étais encore étudiante à l'époque et Herr General (c'était le petit sobriquet de ma patronne cqfd) m'avait prêté un livre pour arrêter de fumer qui avait très bien fonctionné sur elle. Je me suis donc mise à lire ce livre qu'on ne présente plus mais dont je n'avais jamais entendu parler: la méthode simple pour arrêter de fumer. En gros, tu lis et tu arrêtes de fumer, chose exacte. Alors que je n'avais lu que les premiers chapitres, je n'ai effectivement plus eu envie de fumer durant toute la journée, mais ça m'a tellement perturbé de ne pas savoir pourquoi je n'avais plus envie que j'ai refumé. Me séparer de ma Marlbo, comme ça? Sans explication? Certainement pas! En gros... Je pense que ce bouquin fonctionne mais faut accepter de ne pas savoir comment ça marche, perso, c'est pas pour moi.

Troisième tentative, à la cool

On le sait, on arrête rarement de fumer du premier coup, il faut essuyer quelques échecs avant d'y arriver, donc autant réfléchir à ses derniers et en tirer des leçons si c'est possible.
Si toutes mes tentatives ont été fortuites, c'est parce que je n'avais pas de raison d'arrêter de fumer. J'aimais fumer mais je voulais juste arrêter parce que c'était mauvais pour la santé alors que je n'avais pas de symptômes particuliers, et parce que ça coutait cher, alors que je n'avais pas de problème d'argent.
Ça faisait bien deux ans que fumer me faisait chier, au moins pour 80% des cigarettes. Je trouvais ça handicapant de toujours penser à mes clopes, de devoir arrêter ce que j'étais en train de faire pour-aller-fumer, j'avais du mal à supporter l'odeur en général (mais pas de mes cigarettes lol), en gros clairement, ça m'emmerdait. Je me suis remise à l'ecig et ma consommation de clopes a diminué de moitié, soit 10 clopes par jour. Est arrivée ici la maladie de ma mère, qui bien que n'ayant aucun rapport avec la cigarette à la base, a fini par métastaser, entre autre, dans les poumons. Ce n'est pas ça qui fut l'élément déclencheur de mon arrêt tabac pour autant, mais j'ai vu assez de choses horribles pour que ça me conforte dans ma démarche. A l'époque, étant circonstanciellement et regrettablement en contact régulier avec des oncologues j'ai pu obtenir des informations concrètes et les réponses à toutes mes questions concernant le tabagisme afin d'en tirer mes conclusions.
Au vu du nombre de substances dégueulasses contenues dans mes cigarettes habituelles (et dans les autres aussi), ça peut sembler nul, mais je me suis mise à fumer des cigarettes sans additifs, et je pense que ce fut un élément clé dans mon parcours. Fumer du tabac sans additifs, on va pas se mentir c'est un peu comme fumer du foin, pas que ce soit infecte, mais c'est pas une Marlboro quoi. A côté de ça, tout en continuant à fumer, j'ai constaté que je n'avais plus les envies compulsives d'en reprendre une que j'avais avant, mais que ces envies revenaient dès que je fumais une cigarette classique. J'en ai déduit qu'au delà du petit gout d'y reviens-y, y avait quand-même bien une substance qui créait une dépendance supplémentaire dans les cigarettes ordinaires. Ça m'a gonflé.
A la fin, soit à 5 clopes par jour, j'oubliais quasi systématiquement mes clopes ou mon briquet quand je devais aller quelque part, voire même j'oubliais carrément de passer en acheter en sortant du boulot et je me retrouvais sans clope chez moi, ou sans avoir de quoi les allumer, des fois j'oubliais même de fumer tout court, en gros mon tabagisme était devenu une véritable expédition punitive. L'évidence était qu'au travers de tous ces actes manqués, mon inconscient me rappelait chaque jour, voire plusieurs fois par jour qu'il était temps d'en finir avec le boulet-clope, et j'ai fini par l'écouter. Après trois jours à n'en fumer qu'une, soit les trois dernières qui restaient dans mon dernier paquet, j'ai arrêté la cigarette.

A partir du moment où l'on est sûr de vouloir arrêter de fumer soit quand on sait pourquoi on le fait, tout est facile et ça, c'est clairement la pierre angulaire de la démarche. Se fixer une date n'est pas nécessaire, bien au contraire, la tâche de stopper le tabac étant réputée délicate, c'est à mon sens s'ajouter un facteur stress inutile au même titre qu'officialiser sa démarche auprès de son entourage. On n'est pas là pour prouver aux autres qu'on peut le faire, on va le faire pour soi, peu importe le temps que ça nous prend, on n'a pas de compte à rendre. Pas la peine de se frustrer inutilement, frustration = envie de fumer, si on ne peut pas encore faire l'impasse sur la clope post repas et bien on ne le fait pas, on gèrera ces cigarettes plus tard, ce n'est pas un échec c'est de la priorisation. On essaye de comprendre sa consommation de tabac, à différencier le réflexe de prendre une cigarette soit celle dont on n'a pas spécialement envie mais qu'on allume quand même pour s'occuper (et ce sont les plus nombreuses) et la réelle envie de fumer. Et quand on a vraiment envie de fumer ces quelques clopes, et bien on les fume. En fait, c'est un cercle vicieux qui marche dans les deux sens, si plus on fume plus on a envie de fumer, sachez que l'inverse est tout à fait vrai également.
Selon les différents tests, j'étais une grosse fumeuse et très addict. Encore une fois, les tests sont ce qu'ils sont et je tombe à côté. Certes, j'allumais ma première clope dans le quart d'heure qui suivait mon réveil, mais en y regardant de plus près, je l'allumais par réflexe et non par besoin. Si je n'y pensais pas, ou si j'avais mieux à faire, je pouvais l'allumer 4h après être sortie du plumard sans que je ne ressente de manque. Un paquet de cigarettes par jour? Oui tout à fait, mais en m'observant, j'en brulais plus pour avoir quelque chose à la main que je ne les fumais réellement. En gros, les tests c'est bien, mais c'est à prendre pour ce que c'est, l'important encore une fois, c'est d'apprendre à connaitre ses propres habitudes.
Aujourd'hui je ne fume plus, mais je vapote mes 6mg de nicotine ("grosse fumeuse" hein? lol bordel de tests à la con) raisonnablement. Je ne me suis pas ruée sur la bouffe, je n'ai pas (encore?) grossi, je n'ai pas d'envie de meurtre ni de fluctuation d'humeur, la fumée des autres ne me dérange pas, je ne suis pas partie en guerre contre le tabac, je n'ai pas d'envie de fumer particulière, et je me rends compte que finalement, ce divorce fut plus simple que je ne l'aurais cru.

WaterMix Festival 2017

Un festival presque-tout-electro à Fenouillet? Quand j'ai vu ça sur ma TL FB y a quelques mois, je me suis dit que c'était une putain de bonne idée, pour autant je n'ai pris mon pass que quelques jours avant, peu convaincue je l'admets, par la programmation. Après quelques recherches sur les différents DJs: why not, surtout en sachant que ce qui passe à la radio n'est très souvent que peu représentatif de ce qu'ils peuvent pondre sur scène. Cf le bien connu David Guetta, oui tu peux rire, mais je t'invite à chercher ses lives, le monsieur il rouste assez sec quand il ne doit pas vendre du caca.
Bon j'ai pas fait trop de photos, voir pas du tout, ni même trop de vidéos, je ne vais donc pas pouvoir vous montrer le cadre, fort sympathique au demeurant, au bord du lac du Bocage sur lequel étaient proposées des activités nautiques pour les plus courageux/courageuses voulant braver la vase.

Hugel

Pour une première édition, tout est superbement organisé, malgré le monde pas d'attente interminable pour aller aux toilettes étonnamment propres et qui sentent bon (sisi c'est possible!), choix correct de lieux pour se restaurer même si je n'ai pas vu de stand vegan (NEIN-NEIN-NEIN! #Vegginazisme), timing de la prog presque respecté chose très utile quand t'es pas là pour écouter du rap, bref, rien à redire. Et surtout, la chose la plus importante: le son était parfait. Vraiment parfait!
Mosimann, une excellente surprise!!!

Désolée pour la qualité de certaines parties des vidéos, j'ai téléchargé les directs que j'ai fait sur FB est c'est un peu beaucoup pourri.
Tout ça pour dire que quand les aigus n'écorchent pas tes tympans et que les basses te traversent y a rien à redire, j'en suis d'ailleurs encore un peu sourde mais ça valait vraiment le coup! Qui plus est, autant le public toulousain est souvent peu voire pas concerné en concert, autant ici je l'ai trouvé carrément réactif et varié puisque le WMF peut se targuer d'avoir réuni trois générations, ce qui est je trouve, vraiment chouette, mais pas plus que de partager le floor avec deux licornes (et ouais! XD). Bref, une très belle ambiance digne de n'importe quel festival electro où tu finis arrosé(e) de bière, de flotte et... J'espère que c'est tout.
Joacchim Garraud, ma grosse déception -.-

Je ne sais pas quoi vous dire de plus si ce n'est qu'il fallait y être, cette première édition n'avait absolument rien à envier à d'autres événements plus connus du même ordre, j'ai passé un excellent moment et vivement le WaterMix 2018! \o/