Bilan estival

Si on me demandait si je voulais remonter le temps pour revivre cet été, ce serait un bon gros non total et absolu de derrière les fagots. C'est le seul putain d'été de ma vie que je ne veux jamais revivre et ça tombe bien car il n'existe aucun moyen d'y retourner.

J'attendais beaucoup de ces vacances, mais sans conviction, à savoir que, j'en attendais pas des miracles non plus mais j'étais pas contre qu'un ou deux me tombent sur le coin du nez quand-même. A ce niveau c'était malgré tout bien parti, jusqu'à ce que ça ne le fasse plus. Au final, j'ai zappé d'aller faire du paddle, encore plus d'aller méditer sur la plage et le dernier soir s'est soldé par une insomnie. Aloha par contre, n'a dégueulé sur aucun tapis... D'ailleurs il n'a pas dégueulé du tout, ce qui est complètement fou. En même temps il n'y avait aucun tapis, de fait, je me demande si les tapis ne lui donnent pas la nausée ou qu'il ne s'autorise pas à gerber que quand il est à proximité d'un tapis. Par extension je me demande donc si mon chien n'est pas en réalité un chat...
... Je vais y réfléchir.

Le seul truc qui me soit venu quand je suis rentrée c'est que j'avais loupé mes vacances et que j'avais quatre machines à laver à faire.
J'ai quand-même trouvé trois paires de chaussures que je ne sais pas où ranger tellement je dois en avoir 200 paires maintenant, et deux bijoux de piercing parce que ça faisait 12 ans que je me disais qu'il fallait que j'en ai des nouveaux mais que j'ai jamais eu le temps de chercher. Après pas de méprise, je n'en ai strictement rien à foutre (le contraire aurait été sympa, mais non).

Je n'ai toujours pas repris de poids, c'est coincé comme le reste même si ça me fait moins chier que le dit reste. J'ai pourtant mangé pas mal de crasses quelques burgers et autres pizzas mais pas que (des salades avec des tomates aussi wouhou!), j'aurais cru que, mais non. A tous ceux et celles qui veulent maigrir: débrouillez vous avec vos nerfs, les nerfs sont la clé.

A côté de ça il a fait beau, parfois même très chaud jusqu'à ce qu'en 15 minutes la température chute de presque 10 degrés. On a même été gratifié d'un double orage alors qu'on était au restau et je vous déconseille de manger en terrasse sous un parasol (un grand parasol de terrasse quand-même) alors qu'il pleut dans les Landes, surtout si vous voulez manger sec et rester secs. Je crois que je ne renouvellerai pas l'expérience bien qu'elle n'eut pas été totalement désagréable non plus: manger sous la pluie ça rapproche les tables d'à côté et ça donne lieu à de bonnes tranches de rigolades.

Le burger maison lui, était tout à fait dégueulasse, flotte ou pas dans l'assiette.
Sinon j'ai établi le record monstrueux de 1.5km en VTT en une semaine. C'est moche, c'est mal, c'est honteux. Je voulais rattraper le coup en rentrant mais il fait tellement cinquante-mille-douze-trois-cents degrés ici putain de merde que c'est pas possible. Grâce à ces 1.5km de VTT j'ai pu faire cette jolie photo, qui ne paye pas de mine car la scène m'a tellement captivé que j'ai loupé LA photo, mais j'en ai quand-même pris une parce que c'était vraiment trop mignon.

Pas mon habitude du tout de prendre des gens random, une fois n'est pas coutume.
Au milieu de tout ça, j'ai les mollets dans un état déplorable à cause du soleil mais sinon on va pas faire la fine gueule, c'était des vacances pas trop mal dans l'absolu.

Je ne suis pas plus contente d'être rentrée que je ne suis mécontente, ce mal-être me suivant partout ça ne fait pas une grande différence mais ça m'a permis de prendre conscience d'une chose, c'est que quoique je fasse, ça ne va pas et ça n'arrange rien, pour personne. Que je la ferme ou que je l'ouvre c'est la même aussi, tout le monde se retrouve dans la même situation avec des problématiques sensiblement différentes sur le fond mais identiques dans le principe et présentement je ne ressens que le poids de mon découragement sur les épaules, c'est peut-être pour ça que j'ai un mal de chien à me tenir droite.

Partager sur Facebook