Désolée pour le dérangement

Quand on est pas inspiré pour introduire un sujet délicat, autant commencer par la conclusion: je crois que c’est ici que je disparais.
J’ai probablement l’entière responsabilité de tout ce qui se passe ou plutôt de tout ce qui ne se passe pas. J’ai fait ma part de taf pour que ça s’arrange, par la suite j’ai fait tout ce que je pouvais pour que ça évolue dans le bon sens. C’est là que je me suis rendue compte que je donnais des coups d’épée dans l’eau car mon champ d’action se voulait très réduit ainsi qu’on ne m’autorisait pas grand chose, si ce n’est rien. J’ai quand-même continué à essayer parce que ça me tenait vraiment à coeur, j’ai pris des portes au nez, très polies, avec le sourire parce qu’au début je trouvais ça justifié, puis le temps passant, ça a commencé à devenir blessant, et là j’en suis au stade où je suis vraiment blessée.
Effectivement, j’ai pas toujours été très loquace de mon côté et je conçois que ça aussi, ça ait pu faire du mal, mais j’ai pris mon courage à deux mains pour m’expliquer et, soit personne ne s’est rendu compte à quel point je me foutais à poil soit tout le monde s’en branlait soit les deux. Je tiens à préciser en passant que si j’ai pas de problème particulier avec les excuses en général, des comme ça j’en fais très rarement, faut vraiment qu’à mes yeux la personne en vaille la peine, et à l’époque, elle valait vraiment cette peine.
Peut-être que quand je suis revenue je ne suis pas rentrée assez dans les détails lors de mes explications, tous ces petits détails aussi ignobles les uns que les autres. Peut-être que j’aurais dû étaler des explications sordides pour que tout le monde comprenne par quoi je passais et suis passée ensuite, que si mon attitude a pu blesser j’étais moi-même en train d’en chier copieusement pour des raisons qui n’ont pas toutes été dites. Non, définitivement je ne me suis pas marrée, non ça ne m’a pas fait plaisir, mais j’ai pas pu faire autrement, ou mieux que ce que j’ai fait. Et malheureusement, dans une certaine mesure, j’aurais pas pu faire pire non plus. A côté de ça, si on m’avait demandé, chose que les gens font quand ils s’intéressent, j’aurais pu développer, expliquer peut-être encore mieux, mais faut que j’arrête de me leurrer, aujourd’hui je me rends compte que tout bêtement, ça n’intéressait personne. Après, pour ce que ça vaut quand quelqu’un se met à table, j’aurais au moins apprécié récolter une once de franchise, même si ça n’aurait pas été plaisant à entendre, je crois qu’on était plus à ça près. Ca aurait été sympa de me dire où est ce que je devais me positionner par exemple, un truc dans ce genre là. Sauf que depuis je patauge dans une cuvette tiède, ce qui est encore pire (et encore pire que ce que j’ai fait moi à la base), et que ça fait des mois que ça dure.
Je prends autant de portes dans la gueule qu’au début, dès que j’essaie de faire un pas pour me rapprocher on me fait bien comprendre que c’est inopportun ou au mieux, j’ai l’impression très nette qu’on se force à accepter mon geste, et quand je laisse venir ça n’évolue pas non plus. Comme personne ne m’a expliqué quoique ce soit, si je comprends bien, je dois me contenter de ça: une relation sans substance, blessante et finalement dénuée d’intérêt qui finira tôt ou tard par pourrir de son inconsistance. C’est gâché de mon point de vue, mais je ne suis personne pour obliger quiconque à aller dans mon sens. De mon côté il est évident que je n’ai pas fait tout ça pour ça et que s’il n’y avait plus rien pour moi j’aurais tout simplement pu l’entendre et l’accepter dès le départ plutôt que de gamberger et marcher sur des oeufs pendant des mois pour essayer de trouver ma place sans en avoir la possibilité.
Après avoir longuement réfléchi, cela me peine énormément d’avoir fait tout ça pour qu’on me prenne pour une conne, et j’estime avoir assez expié pour mes péchés. Je veux bien être sympa mais je ne suis pas maso non plus, je m’arrête là, délestée également d’un poids ou deux. Vu qu’apparemment je demandais la lune, tu peux la garder et la mettre dans ta petite cuvette d’eau tiède entre quatre murs, parce que cette fois je prends la porte d’une autre manière et c’est moi qui la referme. Je souhaite pour la pérennité de ton ego démesuré que tu ne t’entoures que de gens parfaits qui ne font jamais d’erreur, le cas échéant tu risquerais de te retrouver bien seul.

Ca va cyber-déménager!

Sachez tout d’abord qu’il est aussi chiant de cyber-déménager que de déménager tout court et que cette idée ne m’enchante pas plus que ça. Mais comme depuis des années je paye bien plus cher que je ne devrais en hébergement et que (encore), je vais me retrouver à l’étroit pour le cab parce que je bosse sur quelques vidéos, après avoir concrètement réfléchi à la faisabilité de trois déménagements dont un que j’appréhende beaucoup je me lance et et je cyber-déménage. Enfin.

Évidemment que ça vous fait une belle jambe, je n’en doute pas, mais si j’en parle aujourd’hui c’est dans l’espoir [vain] que vous preniez note de ce qui va suivre.
Les déménagements concernent le cab et mes sites pro. A priori, AudiaXNet ne devrait pas sourciller des modifications, mais voilà comment ça va se passer pour le reste.
Les sites pros vont déménager en août et septembre. Si tout se passe bien, il ne devrait pas y avoir de période down.
Le Cabaret déménagera courant octobre, comme toujours il n’y aura aucun compte adhérant supprimé, mais il vous faudra probablement réinitialiser votre mot de passe pour vous connecter une fois le déménagement effectué. Il faudra donc tout simplement cliquer sur le lien mot de passe oublié afin qu’un nouveau vous soit envoyé. Ce n’est pas la peine de réinitialiser votre mot de passe aujourd’hui, néanmoins, merci de vérifier dès maintenant que votre adresse mail est valide (« modifier vos informations » sur la page d’accueil du site après la connexion à l’espace membres). Le nouveau mot de passe qui vous sera attribué pourra être modifié par la suite de la même manière.
J’espère qu’il n’y aura aucun down durant le déménagement, en tous cas, tout sera mis en œuvre afin que ce soit le plus transparent possible pour vous.
Je reviendrai sur les déménagements si certaines choses bougent ou évoluent, en attendant, passez une agréable fin de week-end :).

Le coin du bois

Il y a plus d’un an, parce que j’étais garée au bout du parking une personne bien pensante avait eu l’excellente idée de taguer ma voiture. La brève missive que j’avais affiché ensuite sur la porte d’entrée avait fait grand bruit, tout le monde avait trouvé ça très abusé, et finalement un voisin a fini par me dire que c’était la propriétaire de l’appartement en face du mien, qui loue son bien depuis des années mais qui est largement connue pour sa vaste bêtise (fait confirmé par d’autres voisins par la suite ainsi que par les personnes chargées de l’entretien des parties communes) qui était à l’origine de ce tag. Je me suis fait un post-it et j’ai laissé courir, ayant bien plus de chats à fouetter que je n’ai déjà de temps pour le faire.
Le bordel du parking suivant tranquillement son cours puisque rien n’a changé depuis la dernière fois que j’en ai parlé, aujourd’hui, la proprio tagueuse ayant sa place prise par deux voitures (le karma madame, le karma), s’est très naturellement garée sur la place de ma voisine. Sauf que cette histoire de parking faisant bien plus que monter au nez de tout le monde, la voisine en question a sonné à tous les interphones (je salue cette démarche à laquelle j’ai souvent pensé sans oser passer à l’acte) après avoir klaxonné trois fois sans que personne ne bouge. J’ai eu le temps de prendre le combiné et d’entendre qu’elle lui disait qu’elle terminait quelque chose et qu’elle descendait dans 5 minutes (#LeCulot), chose qui forcément était inapproprié au point que l’autre n’a rien lâché et l’a forcé à descendre sur le champ. C’est là que j’ai donc entendu qu’en fait elle s’était garée là car il y avait deux voitures sur sa place, c’est là que j’ai percuté que c’était la connasse qui avait tagué ma voiture, c’est là que j’ai su qu’aujourd’hui elle allait se prendre un retour en plus de celui qu’elle venait de se prendre.


Et que ça m’a fait frétiller

Je l’ai donc chopée sur le palier, elle a totalement admis avoir vandalisé ma voiture l’an dernier, mais relativement emmerdée par la situation elle m’a tout de même dit que ce qu’elle avait fait était bien normal puisque j’étais garée sur sa place (j’en attendais pas plus d’une personne qui tague des voitures, franchement), chose qui, je me suis permise de lui rappeler, était totalement fausse vu que je n’étais sur aucune place, et qu’en matière de morale valait peut-être mieux qu’elle se taise vu qu’apparemment ça la dérangeait pas trop de prendre la place des autres, elle.

Et que ça m’étonnerait énormément vu son comportement, qu’elle accepte qu’on vandalise sa bagnole pour ce fait. Le tout devant le potentiel acheteur de son appart qui s’est tourné pour pas montrer qu’il avait envie de rire, avant qu’elle ne reparte comme une merde sans rien dire.
Vu l’aperçu que j’avais eu d’elle je me doutais bien que c’était pas une lumière, mais là j’avoue que j’ai définitivement saisi pourquoi tout le monde disait qu’elle était puante et conne, mais au moins, elle est honnête dans sa connerie.
Est ce que ça valait la peine d’aller lui parler? Moi j’te dis ouais, parce que vu la dose d’incivisme ambiant et le nombre de trucs à la con auxquels tu fais face presque tous les jours sans forcément avoir l’occasion de prendre ton droit de réponse, ça fait vachement de bien de verbaliser son mécontentement quand on peut. Je me fiche éperdument de passer pour une emmerdeuse parce que j’ai le toupet de dire quand quelque chose m’emmerde, a fortiori quand c’est à juste titre. Je n’ai pas la prétention non plus de vouloir rééduquer qui que ce soit ou de donner des leçons, mon but n’est pas de faire évoluer n’importe qui non plus, juste de me soulager, donc oui, de remettre certaines personnes à leur place, c’est priceless. Mais chacun en pensera ce qu’il veut, en sachant que c’est pas non plus une option très positive de tout laisser faire non plus. Tu passes peut-être pas pour un(e) emmerde(ur)se, mais dire que tu passes pas pour un(e) con(ne) quand-même, j’y mettrais pas ma main à couper. Puis c’est mauvais de garder les choses pour soi, vous n’imaginez pas le nombre de maladies que ça peut provoquer (même si communiquer ne protège pas de tout non plus).
Après que tout soit clair, je n’ai pas couché sur l’épisode du tag sur ma bagnole depuis mars 2014, à dire vrai j’avais même carrément zappé et ça m’est revenu sur l’instant, mais cet exemple illustre parfaitement bien un pamphlet que j’ai déjà fait sur ce côté de ma personne qui peut apparaitre rancunier à certain(s). Je pardonne pas car j’ai pas le temps de me prendre pour dieu, j’oublie pas non plus car je ne suis pas [toujours] amnésique. Ca ne m’empêche pas de vivre et de faire des post-its, je ne suis pas rancunière, juste opportuniste et je ne manque jamais une bonne occasion de me manifester quand j’ai un truc à dire et ça m’est encore plus agréable de le faire quand on ne m’attend pas :3.

Sueur & rangement

Il y a quelques mois j’avais trouvé l’idée de la to do list très salvatrice, aujourd’hui je suis partagée, ne sachant pas si elle a une réelle utilité ou si elle m’empoisonne juste la vie. Peut-être que je n’ai tout simplement plus envie de la trouver nécessaire parce qu’elle me pourrit l’existence à s’allonger sans vergogne justement.
J’ai profité de mon temps libre pour rayer une des choses les plus chiantes à faire sur l’échelle de l’emmerdement: le ménage dans mes dressings, mes commodes et mes placards. Ca m’a pris environ… Un siècle et encore j’suis sympa. Tous les ans c’est la même galère, tous les ans je vide 10kg de fringues (oui j’ai pesé par curiosité) et j’en ai toujours autant. Autant avant ça s’expliquait de par le fait que j’achetais pas mal de trucs, mais cette année franchement, j’ai vraiment pas été vilaine à ce niveau. Même avec les chaussures puisque cette année je n’ai acheté que… Ok j’ai rien dit. C’était sensé être un bon gros ménage par le vide en bonne et due forme, il s’avère que, si j’y vois un peu plus clair et que je trouve plus rapidement ce que je cherche (et c’est déjà pas mal), ça n’a pas fait le vide du tout. Je ne sais plus quoi faire, je suis au bord du burnout, je ne vois aucune solution à part déménager.

J’en ai profité pour sortir mes affaires d’été, à la mi-juillet oui il était temps j’te le fais pas dire, surtout parce que je commençais à être à court d’idées pour m’habiller sans être obligée de perdre un temps infini à fouiller dans les tiroirs, et qu’aller bosser en tongues n’est pas pratique à la longue (même si elles sont très jolies, quand-même). C’est là que je me suis rendue compte que j’avais presque 150 trucs entassés qui attendaient d’être retouchés, j’ai donc sorti ma machine et ai retouché tout ce qui devait l’être. Tout est nickel si on oublie la partie où j’ai voulu faire un pull à Aloha dans un vieux gilet et qu’une fois terminé, ça ressemblait tout à fait à un slip, mais j’aurais au moins essayé. Cela dit si vous vous demandez, sachez que moi non plus, je n’ai pas une traitre idée de ce que j’ai fait pour partir d’un pull et arriver à un slip.
Et je n’ai toujours pas pris le temps de m’épiler sous les bras.
Ceci fait j’ai fait le ménage partout tellement j’étais lancée, j’ai terminé un site internet, j’attends les premières épreuves photos avant d’ouvrir ma nouvelle boutique, j’ai commandé au moins 50 trucs sur ebay (et pas des fringues ni des chaussures, j’vous vois venir) et grosso merdo j’ai plus qu’à m’attaquer aux placards de la salle de bain, mais tout ça n’a rien à voir avec rien.
Une autre grosse performance est d’avoir terminé de recopier toutes mes notes d’avant-dernière et dernière année de cours. Adieu les feuilles volantes qui trainent partout couvertes de pattes de mouche illisibles (ce pléonasme est totalement volontaire et justifié)! Reste les études de cas, non parce que tu n’as pas vu la gueule de mon salon, je comprends mieux pourquoi y en a qui disent qu’il ne faut pas emmener de travail à la maison quand je vois le dégât de bouquins qui trainent partout. Et puis la pile de rêves à analyser en retard aussi, faut absolument que je trouve 4h de temps pour régler ce problème. Bref, entre ça et le taf, je vais pas trop avoir de temps ni pour trainer ni pour dormir.
Le tout dans une ambiance tropicale, bien sûr, que ce serait bien qu’on en voit enfin le bout.
Du coup ça fait un moment que je rumine tranquillement que, plus on en fait et plus on doit en faire. Que de ne pas faire de liste encombre à n’en point douter le cerveau inutilement, mais que d’en faire te conduit doucement mais surement à la culpabilité quand tu la vois grandir sans bouger le petit doigt, t’obligeant à Faire, sans que jamais ça ne s’arrête ce qui est à la longue très désagréable. J’en ai déduis qu’il fallait que je me mette à ne rien foutre et je réfléchis actuellement à la manière de mettre ma volonté à exécution.

La fin, ce concept surfait

On n’a pas envie de regarder un film par hasard, ou rarement, soit on se fait gravement chier, soit un aspect de ce dernier nous a accroché.
Les affiches ou les jaquettes me parlent rarement, quoiqu’elles puissent être rédhibitoires malgré tout parfois. En ce qui me concerne, il y a le titre qui, si je m’arrête là peut souvent m’induire en erreur, avec à la clé une bonne ou une mauvaise surprise. Puis le pitch, l’histoire, de quoi ça cause et si ça m’intéresse ou éventuellement, si ça me parle. Je ne regarde jamais un film parce qu’il y a telle ou telle personne qui joue dedans, encore moins parce que le dit film a été réalisé par Machin ou Machine, d’une je ne connais pas le nom des trois quarts et deux, sauf en de rares occasions, j’en ai rien à foutre.
Cette étape dépassée, il y a l’univers, l’atmosphère, la manière dont c’est filmé, l’articulation du scénario, l’interprétation des acteurs et la crédibilité globale de l’ensemble qui sont à mes yeux des points déterminants. Et la chute, la fin, cette conclusion pouvant remettre en question tout ce qui a été vu juste avant, t’en mettre plein la gueule, te laisser sur le cul ou, tout foutre en l’air.
Sauf que de plus en plus, c’est pas forcément les idées qui sont mauvaises, pas que ce soit mal fait non plus, il n’y a même pas franchement de problème avec ce qui est cité plus avant. Le gros problème, c’est qu’il n’y a pas de fin.
Qu’on préfère parier sur la continuité au détriment de la fin des fois qu’on aurait trouvé le bon filon pour faire une saga rentable, admettons, mais très franchement, ça m’agace énormément d’aller au cinéma pour regarder une série, surtout que dans la majorité des cas, les films qui ne finissent jamais ont rarement un bis. A 15 balles la place, on n’exige pas que le film soit à la hauteur des espérances de tout le monde certes, mais au moins, qu’il tienne ses promesses d’offrir quelque chose de regardable, qu’il soit cohérent et donc: qu’il se termine dignement.
Je sais pas si c’est spécial à moi mais les films qui me donnent envie de voir une suite sont ceux qui s’achèvent par une fin digne de ce nom, celle qui va donner un peu de fil à retordre à celui/celle qui prendra la réalisation de la suite et rien que ça en général suffit à éveiller très largement ma curiosité au point de remettre le couvert. Les films avec les fins les meilleures (ou celles qui m’ont beaucoup plu) me donnent envie d’en voir plus, mais la promesse d’une suite n’est pas une fin, à moins que le film ne soit d’une consistance irréfutable et qu’il t’en jette plein la rétine tout du long, mais c’est malheureusement assez rare. La promesse d’une suite? Tout ça pour en arriver là? Non vraiment, si le prochain volet est aussi bâclé que le premier, c’est peut-être pas la peine de prendre le risque d’y retourner.
Bisous le monde! Passe un bon week-end.

Sale bête

Hier je suis allée chercher des clopes à la fraîche, pas forcément parce qu’il faisait frais mais surtout parce que le tabac n’est ouvert que le matin les jours fériés. Au départ j’avais dans l’idée d’y aller en trottinette à pédales sauf que mon chien m’a fait les yeux doux par conséquent j’ai décidé d’y aller tranquille à pied avec lui. Une fois le passage au tabac effectué et après s’être arrêté au cabinet pour un bout de paperasse (…), nous sommes repartis par le parc.
Ca fait quelques temps que je bosse sur une vidéo et que je suis à la recherche de quelques lieux bien précis pour faire certaines prises et pendant qu’on marchait j’ai justement repéré un endroit qui pourrait tout à fait convenir. J’ai donc pris Aloha dans mes bras et ai commencé à descendre par le premier chemin de traverse à peu près praticable, en prenant un soin tout particulier à taper des pieds des fois que. Oui Jean-Mich’, on doit avoir l’air très con à marcher en tapant des pieds, mais je suis née à la campagne et crois-moi, pour éviter de me retrouver nez à nez avec une vipère, je serais tout à fait capable de me foutre un slip sur la tête s’il le fallait. Et alors que je tapais toujours aussi consciencieusement des pieds dans mes tongues, une dizaine de mètres plus tard, enroulée à 50 centimètres de mon pied, ni une couleuvre, ni même un orvet, juste une putain de vipère en train de faire bronzette et qui heureusement, a fini par détaller dans les hautes herbes.
Rien que de me souvenir de ce faufilage dégueulasse me répugne au plus haut point sachez-le.
Je suis restée plantée là quelques secondes pour me demander si je continuais ou si je remontais, et je suis remontée en courant, toujours Aloha dans les bras et tant mieux au final car comme il marche toujours devant moi sans faire de bruit si je l’avais laissé par terre il se serait probablement fait mordre. Bref.
Il y a quelques années j’aurais même pas été capable de réfléchir, encore moins de courir! Ophiophobe au dernier degré, dans une situation comme celle là j’aurais été complètement paralysée de trouille. Maintenant j’arrive à prendre en photo des serpents énormes à 30 cm de ma gueule sans problème mais j’aime toujours pas trop les toucher, encore moins les prendre et surtout pas qu’on me les mette dessus sans mon approbation, mais alors j’ai toujours une aversion totale complète et absolue pour les petits serpents que je trouve particulièrement dégueulasses et inutiles. Voilà.
Bref, on est rentré en marchant au milieu de la route. Des fois que. Aloha ne s’est d’ailleurs approché d’aucun bosquet et d’aucune touffe d’herbe pour fêter ça. Malgré tout j’insiste, ma phobie va nettement mieux (sisi).
Tout ça pour arriver en droite ligne à ma putain de vidéo. Et je dis ma putain de vidéo car ça fait presque un an que je la couve très fort. Presque un an que j’échoue totalement à faire un storyboard (un peu comme d’habitude) mais que ça avance tant bien que mal. Certes il va falloir la terminer et pour ce faire on va attendre un peu mais pour l’heure, le trailer qui ne montre rien comme tout trailer qui se respecte sur AudiaXNet, est ici. Et même qu’il y a un serpent dedans, mais pas que.


La suite, quand il n’y aura plus de serpent.
Bisous.

1789

Depuis des années, ce pays part à vau l’eau, comme quelques uns je l’ai souvent dit: on va au mur. Aujourd’hui, on est toujours et encore au pied de ce dernier et si on a mis un peu plus de 30 ans pour arriver là, on n’en mettra pas autant pour s’éclater la gueule dedans du coup, et je dirais même enfin, on constate un soubresaut populaire.
Groupuscules et autres contres-gouvernements voient le jour un peu partout, organisations de manifestations en tous genres, tous avec l’espoir de faire bouger quelques choses, a priori en tous cas.
J’ai toujours eu des opinions qui penchaient plus ou moins à droite même si c’était globalement par dépit. A côté de ça la gauche m’est toujours apparue clairement comme de la bisounourserie lamentable et tellement inadaptable qu’elle en est complètement déplacée jusqu’à dans son existence, opinion qui n’a jamais évolué. La droite quant à elle, a fini par perdre totalement le peu d’intérêt que je lui portais, ce qui explique pourquoi je vais voter une feuille de papier toilette (propre, faut pas abuser) depuis des années. Au jour d’aujourd’hui, je range tout le monde ou presque dans le même panier. Droite ou gauche, milieux et extrêmes et même les verts, tous nous insultent intellectuellement dès qu’ils ouvrent la bouche. Non seulement ils ne disent absolument rien quand ça ne veut pas rien dire tout court, pas plus qu’ils n’expliquent quoique ce soit d’ailleurs, mais en plus ils se défilent tous autant qu’ils sont. Il y a du monde pour faire de la merde, encore plus pour faire passer des lois qui quand elles ne servent pas à rien aussi sont soit liberticides soit infantilisantes, toutes ces petites gens qui nous pissent éhontément au cul continuent même à le faire en encaissant leur chèque bien gras à la fin du mois, chèque qui n’existe que parce que nous les payons soit le détail le plus dramatique de l’affaire à mon sens. Donc très naturellement, quand il s’agit d’expliquer un échec ou même une erreur, on court se planquer derrière des tournures arrangeantes pour se libérer de toute responsabilité. Ce n’est plus Untel qui fit une connerie en prenant telle ou telle décision, mais la décision en elle-même qui fut une erreur… Des fois que sur un malentendu on croit que les décisions se prennent toutes seules hein. Dans un registre annexe nous avons aussi la niche des identités qui se pose là dès qu’on manque d’arguments, pour montrer très très maladroitement aux minorités qu’on les prend [mal] en compte, allant jusqu’à les mettre sur un piédestal parce que dans ce gang-bang démago finalement on est plus à deux culs près. Comment s’intégrer quand on est d’emblée mis à part et en avant sans autre raison que des critères qui, loin d’être identitaires, sont biologiques religieux ou sociaux? Au delà de la forme de cette démarche tellement sotte qu’elle se résume à se décharger un barillet dans les arpions, elle devient aussi très problématique quand on a à faire à des personnes qui ne veulent pas s’intégrer mais conquérir. Mais ça c’est un sujet tabou, on préfère faire l’autruche et éventuellement devenir désagréable si jamais ça à le malheur d’être dit, on hésitera donc pas à cataloguer de la manière la plus improbable qui soit les personnes qui ne sont pas d’accord, avec certains aspects religieux par exemple et qui vont à l’encontre des principes de notre société. Pour éviter la lapidation le français moyen décérébré file donc se faire chier mollement dans la bouche pour montrer qu’il est prêt à accepter n’importe quoi.

Tout est normal Ginette, tout est normaaaaaaaal.
Ces personnes ne nous écoutent plus depuis longtemps et les gens s’en rendent enfin compte. Quand ils tendent l’oreille ils font cracher un discours aussi complaisant que possible à leurs nègres et enculent tout le monde en se regardant la bite. Leurs idées ont toujours été les mêmes, pourtant rien n’avance, rien ne se fait, tout empire, un peu parce qu’ils sont trop occupés à surveiller leur image et beaucoup par ego, car si changement il doit y avoir ils exigent implicitement qu’il soit opérant durant leur mandat de peur que d’autres ne récoltent les lauriers quand ils auront rendu le trône. Rien de ce qui doit changer actuellement ne peut se faire en 5 ans mais ce processus d’une totale inefficacité, lui, a fini par tuer le pays.
Alors parce qu’on ne nous écoute pas, des mégalos-castrés profitent de la brèche pour créer des groupes d’opinions parallèles qui beuglent dans le vent des rues à l’occasion pour que les gens s’écoutent entre-eux et on reproduit quasi à l’identique mais à moindre échelle le même schéma, ivre d’une envie démocratique qui ne nous fera jamais toucher du doigt la démocratie en tant que telle. Mais si l’on considère que l’échec est la non-action, alors on peut dire que c’est tout de même mieux que rien.
Je suis pas sûre qu’on puisse voir émerger un jour une vraie démocratie, avec éventuellement un(e) élu(e) exécutant(e) mais un peuple décideur. Je crois qu’on n’a pas encore tout pigé. Mais de toute manière il y a un mur à se prendre avant, parce qu’il est trop tard.