Le pouvoir d’emmerdement du matelas

On a tous nos petites particularités pourrissantes. Certains ont des allergies alimentaires, d’autres sont intolérants au gluten pendant qu’encore d’autres ont les yeux qui vont tomber rien qu’en voyant un animal, moi, c’est le paracétamol et mon matelas.
Je ne suis aucunement responsable de son arrivée ici même si j’étais pas contre non plus, c’est juste que vous avez des gens qui font des fixettes sur les matelas à ressorts et que cette merde est juste ignoble quand on ne fait pas 80kg, mais ça forcément, tu ne le sais pas avant d’en avoir un. Au départ, étant donné que je suis une mauvaise dormeuse mais que j’ai pour moi de m’endormir vraiment n’importe où quand j’ai sommeil, je me suis dit que je m’y ferai. Sauf que ce fut un échec.
Le principe est assez simple, depuis qu’il est là, je dors sur une planche. Il n’est pas ferme non, il est dur comme un caillou, je dormirais sur un tapis par terre ce serait exactement pareil.
Et comme tous les problèmes de ce genre, ils s’installent en fourbe.
Bien sur, la première année, tout se passe bien. La seconde, vous vous réveillez tous les jours avec des douleurs aux reins qui mettent une bonne heure à se dissiper, puis vous ne pourrez plus dormir sur le côté car les muscles de vos épaules sont écrasés donc douloureux et ça par contre ça dure toute la journée. Pour terminer, vous vous réveillez régulièrement avec le cou coincé, en plus du reste sus-cité.
Super non? Carrément, surtout que ce n’est pas tout! Trois ans plus tard, c’est une nouvelle douleur qui vous réveille plusieurs fois dans la nuit si ce n’est pas une parmi celles que j’ai déjà énoncé. Le matelas à ressorts est résistant, il ne s’affaisse pas, cet enculé, son action est inébranlable. Bref le matin, tu n’es pas reposé du tout, t’as mal partout, t’as fait la guerre, et le soir tu remets ça. En gros depuis que je dors sur cette merde, j’ai du faire deux nuits d’un trait, pas une seule fois je ne me suis réveillée sans que ce ne soit à cause du mal au dos et sans passer dix minutes assise sur le bord du lit pour attendre qu’il se remette de ses traumatismes pour attaquer ma journée dans des conditions correctes. A ne faire que des nuits de merde, tu m’étonnes que j’étais toujours crevée…
Hier, je me suis levée avec une totale: mal aux reins, aux épaules et cou coincé, sérieusement coincé et extrêmement douloureux. Et encore une fois, pour la énième fois, mon week-end était foutu, en passant. Le bout du bout, le truc qui te donne juste envie de chialer avant d’aller bosser et de jeter accidentellement une clope allumée sur ce putain de matelas pour régler définitivement le problème car, il faut rester constructif aussi.
Etre assise dans mon fauteuil ne m’a jamais autant fait souffrir, si j’avais pas une tonne de charges à payer j’aurais trouvé très agréable de ne pas m’infliger ça. Deux heures à essayer de rester dans le bain tout en luttant contre des coups d’électricité entre les épaules et le crane (à chaque inspiration stp) et la bonne vieille gerbe qui va bien, très sportif.
Impossible de rester debout/assise le reste de la journée, allongée c’était un peu mieux mais pas moyen de dormir. Direction Alinéa et Ikea avant la crise de nerfs, deux périples qui ne m’ont jamais paru aussi longs et pénibles, à grands renforts de décorations et sapins de Noël alors qu’on va droit vers Halloween bordel. Ikea un samedi… Je crois qu’on peut le dire, j’étais au bord du burnout du matelas pour en arriver là.
Le compromis du surmatelas a été trouvé, je vais passer l’épisode où il a fallu les essayer car même moi je me suis faite pitié, et j’ai passé ma première nuit sur un Sultan Tafjord.

J’ai toujours mal au cou, mais ça on sait bien que les cervicales sont plus enclines à se foutre en vrac qu’à aller mieux rapidement (si je feinte les vingt quatre douze séances de kiné pour m’en remettre ce sera déjà bien), mais pour la première fois depuis longtemps je n’ai pas mis deux heures pour trouver une position pour dormir, je n’ai pas été sortie de mon sommeil dix fois dans la nuit par des douleurs diverses, je me suis réveillée ce matin de moi-même, et pas parce que j’avais un dos qui en avait marre. La cerise sur le gâteau, c’est que je ne me sens pas fatiguée, bref, j’ai réussi à dormir et ça fait vachement de bien. Le Sultan Tafjord, c’est la vie, et pourvu que ça dure.

Il fallait que je le dise…

Il parait qu’il n’est jamais très agréable de se prendre le bonheur d’autrui en pleine gueule, vous avez du cul, ça m’arrive rarement d’étaler, une fois, ne sera donc pas coutume.
Quand tu passes les trois quarts de ton temps à galérer t’as du mal à profiter ou voir à leur juste valeur les choses positives, alors qu’il y en a… Trois tonnes en fait. N’importe qui gravitant dans mon sillage dira que depuis que j’ai changé de direction professionnelle j’ai la tête dans le guidon avec la fâcheuse tendance à noircir la totalité du tableau. C’est vrai. Pas que je me reposerais sur mes lauriers si je voyais les choses de manière plus objective mais de procéder de cette façon fait que je fonce sans me poser de question vers mon but, une vague idée de but en vérité mais peu importe. Je ne m’arrêterai que quand je saurai que j’y suis, ou quand je l’aurai loupé, c’est une possibilité envisageable aussi.
Pour l’instant c’est toujours plus où moins le bordel même si les contours se précisent encore, je switche perpétuellement entre toutes mes activités et le fait est, qu’à la fin de la journée, je ne suis vraiment contente que quand j’ai touché à tout. Ah j’ai plus qu’à me jeter au pieu en rentrant mais putain c’est fabuleux. J’aime carrément passer une journée à écouter les gens, tout comme j’aime aussi passer 10h devant mon écran à coder ou passer un après-midi en studio comme au bon vieux temps MAIS, c’est jamais aussi bien que quand j’arrive à tout caler sur 12h (oui c’est possible). Parce qu’au final, je ne fais toujours que ce que j’aime et je n’ai même pas le temps de m’ennuyer ou de me lasser.
Du coup, ça fait des mois que je mets vraiment énormément d’énergie dans le cabinet qui reste mon occupation principale, mais finalement, pourquoi s’arrêter à ça? Pourquoi ne pas relancer le reste aussi? Cette configuration pluridisciplinaire n’est pas simple, mais elle fonctionne bien. Ca n’embête même pas quelqu’un, les patients s’en foutent, les clients aussi et moi je m’éclate. Au final, dans la vie j’ai toujours voulu faire ce que j’aimais, et sauf par période, c’est ce que j’ai fait, mais si je pouvais faire tout ce que j’aime, ce serait carrément terrible… Et faisable alors allons y, on va peut-être pas viser de faire de tout tous les jours mais organiser les semaines sera déjà très bien!
J’ai fait un bon bout de chemin depuis que j’ai commencé, aujourd’hui tout n’est pas parfait mais j’ai au moins pour moi de bien faire mes tafs, et je crois que c’est en partie car mon cerveau n’a pas le temps de camper trop longtemps sur un registre précis. Tout reste perfectible, j’ai encore plein de trucs à faire (tant mieux) mais, tout est déjà fabuleux.
Bonne nuit le monde, demain, ça recommence :).

PS: Vous inquiétez pas hein, la prochaine fois je me remets au sarcasme.

L’enfer est pavé de bonnes intentions

Partant de là, que chacun s’occupe de ses affaires et tout ira pour le mieux car on sait bien que les bonnes intentions ne servent que les personnes qui en sont à l’origine et pas forcément celles vers qui elles se dirigent. Aussi, la bonne intention ne sert parfois personne non plus.
Forcément dans le domaine, y a mieux que moi et en règle général il est très rare que je m’immisce quelque part si on ne me le demande pas. Je ne me suis jamais permise de donner dans la bonne intention afin d’arriver à une finalité qui me serve, par contre j’ai souvent donné des coups de main pour finalement me faire chier au nez, par conséquent à ce niveau aussi aujourd’hui je tourne sur l’économie et je ne m’en porte que mieux. Ceci étant, il m’arrive encore d’aider sans permission très ponctuellement, parfois ça se passe bien, d’autres, j’ai quelques surprises.
Quand on est quelqu’un de bonne volonté, qualité fort respectable au demeurant mais aussi un vrai talon d’Achille socialement parlant, on tombe souvent sur des personnes qui en profitent et qui n’hésitent pas un seul instant à nous déléguer la gestion de leur problématique. Pire, t’as aussi le cas du parasite qui est toujours en demande mais qu’aucune solution [viable] ne satisfait, le truc qui t’incite doucement et sournoisement à te bouffer le cerveau. Sisi ça existe, la-grande-victime-du-destin et de ses rouages aléatoires qui tournent toujours vers des voies pénibles et sans issue, sauf que le destin n’existe pas en tant que force démoniaque et qu’au final, même si c’est pas toujours facile et que le résultat n’est pas garanti, on a toujours la possibilité de l’orienter dans les directions voulues, suffit juste de se sortir les doigts du cul. Un jour tu piges que le blocage n’a rien d’invisible puisqu’il se trouve en face de toi: une personne qui se complaît dans son merdier et/ou qui ne veut surtout pas se sortir de là où elle se trouve. Je ne jette pas la pierre, elles ont toujours des raisons parfaitement concrètes. Toujours est il que ce jour là, tu as fait un grand pas dans ta vie \o/.
Je repère assez vite cette névrose mais n’étant pas infaillible je reste toujours sur la réserve. Une situation peut nous apparaître comme problématique alors que pour d’autres elle ne l’est pas, et même quand elle s’accompagne de beaucoup de souffrances elle peut aussi être entretenue par quelque chose de plus fort que les raisons avancées, c’est un paramètre à prendre en compte pour jauger si une intervention extérieure peut servir ou non. Je tiens à préciser avant d’aller plus loin que je parle de mon expérience, pas de cadre psy.
Avant quand il s’agissait d’aider je prenais tout sur moi, à l’arrivée les gens chiaient toujours dans la colle et en plus, c’était ma faute. Les choses ont un coût, et on ne peut pas demander à l’Autre d’évaluer ce dernier ou d’en avoir conscience alors qu’il n’a pas participé. Depuis, je donne des clés sans aller ouvrir les portes. Cette démarche est positive pour tout le monde quand elle est menée à bien. D’un côté on est content d’avoir proposé quelque chose qui s’est avéré utile, de l’autre, la personne est tout de même aller se le gagner et le bénéfice de l’action est réel pour elle. C’est aussi un bon test pour savoir si la personne est dans le patho, si au bout de trois ou quatre solutions proposées elle en est toujours au même point, cassez-vous ou en tous cas ne vous fatiguez pas plus. Le don de soi excessif et mal placé ne fera pas de vous un héro, il termine toujours en état dépressif et dépréciatif sur un divan, on a tous notre vie et nos emmerdes on ne peut pas prendre toutes les misères des autres sur notre dos, faites en un post-it et lisez le tous les matins si nécessaire et si ça marche pas fouettez-vous (ou venez consulter chez moi, ça fait moins mal et le divan est super cool krrkrr).
Reste que, après le cas échec et le cas win-win, y a aussi le cas où tu fais un truc tout bête, qui fonctionne, mais où tu finis par te demander si t’as bien fait. Bien qu’il soit un peu tôt pour en parler, la question qui me taraude est, est-ce plus confortable d’agir selon sa conscience même si c’est à l’aveugle ou de ne rien faire et de vivre avec le fait qu’on n’ait pas bougé? Interrogation existentielle à deux balles je vous le concède, mais quand-même.
Y a 1000 raisons que ça foire et autant que ça fonctionne, et j’espère vraiment que ça va le faire.

L’automne et les croûtes

Outre le fait que j’adore cette saison pour sa magnifique lumière, l’automne 2014 est aussi très reposante sous bien des aspects. Le premier et pas des moindres, étant que plus personne ne s’accoutre de couleurs fluos. Je ne sais pas qui a eu cette idée à la con mais mes yeux ont souffert tout l’été de cette ignominie. Suite à ce traumatisme à répétition, je fais des incantations à chaque pleine lune pour que les smileys et autres Waikiki ne ressortent pas des placards en 2015. Vous pensez que j’en fais trop? Alors il est évident que vous n’avez jamais croisé une meuf en méduses.

… Sinon vous sauriez que tout est possible.
A côté de ça les gens me semblent malgré tout beaucoup trop nerveux, ils affectionnent bien trop leur klaxon, et les petits cons d’IFB et assimilés sont de retour pour nous proposer des investissements trop bien de la mort grâce à de nouvelles lois fiscales, qui ne sont toujours pas nouvelles. Dans le registre charges, le décompte du RSI est arrivé ce matin sans pression. SANS PRESSION ON A DIT.
Sans transition hier j’ai retiré le pansement suite à ma petite charcuterie de lundi et c’est moche. Je dois pas avoir la même définition du mot cautérisé que mon toubib vu ce que ça m’a fait souffrir de désinfecter. Les bords de la plaies sont effectivement cautérisés, mais pas la plaie en elle-même. J’ai percuté dans le même temps que j’avais un traitement « croute-less », et n’ayant pas envie de passer 6 mois avec un pansement h24 en attendant une cicatrisation rendue plus qu’hypothétique par le procédé j’ai décidé que ça ferait bien ce que ça veut, donc une croûte. Depuis la dernière fois que j’ai parlé de cette politique anti-croûte ici j’ai eu le temps d’avoir quelques exemples autour de moi et ma conclusion reste la même: useless ou pire mais certainement pas mieux qu’un processus de cicatrisation lambda. Je ne sais pas s’ils sont en train de faire faillite chez Mépilex (à 15 balles la boite de 10 pansements en même temps…) et que c’est pour ça que les médecins et les pharmaciens s’acharnent dans cette voie mais en attendant c’est pas mon problème, ça fait mal et il faut que ça passe vite :|.
J’ai démonté ma voiture et va falloir que je la démonte encore plus. Un problème électrique qui va probablement mal tourner, dans le sens où… Tant qu’à y être et vu que je dois tomber un bon gros bout de l’habitacle, pourquoi ne pas refaire une partie de l’éclairage en rose? Je me laisse le temps d’y réfléchir et de voir si c’est faisable mais cette touche de pétasserie me plait furieusement.
Sinon les feuilles tombent, on commence timidement à cailler et à préparer les shootings d’Halloween. Je pense avoir calé les thèmes mais si vous avez des suggestions c’est le moment ;).

Nouvelles photos


Un shoot d’une exception rare! Heureusement que je m’étais coiffée dans un ventilateur ce jour là :3…
Enjoy et la bisette les mouffettes!

Un peu comme une limace

C’est pas que je m’emmerde
Mais presque. J’ai pris l’habitude qu’il se passe plein de trucs et du coup quand plus rien de notable n’arrive je m’ennuie. Bon j’suis pas pour un dégueuli de tuiles hein, mais quand-même. Sinon plus concrètement j’ai rien foutu de mon lundi sans forcément apprécier de ne rien foutre, c’est très pénible car si je veux m’y tenir va bien falloir que je m’habitue à ne rien branler.

Finalement, pas de scalpel
Ce qui devait être fait depuis deux mois est fait, la piqûre de l’anesthésie à fait plus mal que la charcuterie. Tout le monde a rigolé, moi aussi, mais moins. Je suis officiellement une patiente qui fait des trucs à la con, qui choppe des microbes d’un autre continent et je parierais presque que je vais pécho l’ebola.

Twisted sunday
Ca s’était un peu passé, puis là d’un coup, c’est revenu. A ce stade, on va dire que quoi, 15 ou 16 ans plus tard, on ne va pas changer une équipe d’handicapés, ou bien les mauvaises habitudes entre personnes tordues j’sais pas. Ses conneries font parties des meubles même si c’est toujours autant gênant, et un jour, ça va virer vraiment au drame.

Finalement, je vais rester calme
J’ai plein de shoots trop bien sous le coude et une flemme d’une autre planète. Alors plutôt que de forcer la bite on va attendre le fluide. En fait je me traîne une fatigue relativement pénible depuis la grippe et j’ai bien du mal à m’en dépatouiller. Une suggestion?

#PointMiam
Faut que j’aille me faire à bouffer, j’ai envie d’y aller comme de me couper un bras, c’est donc sur ces nouvelles absolument passionnantes que je vous laisse pour me mouvoir vers la cuisine.

Bisous.