Cui cui cui (mais quelle inspiration!)

Mais ouais normal
Certains « ne sont pas dérangés par… » mais viennent ici 50 fois. Après presque 15 ans sur la toile je constate que le schéma de cette bestiole printanière qu’on nommera le Con n’a pas pris une putain de ride.

#PointTourDeFrance
Ca ne va étonner personne mais j’ai la tête très fort dans le guidon. Trop de trucs en cours mais j’ai bon espoir de finir la semaine autrement que sur les rotules. A suivre.

TRES IMPORTANT PUTAIN
J’ai que 5 clopes pour faire la soirée, ça n’a rien à voir mais je tenais à le dire pour calmer l’angoisse qui commence à m’envahir.
Voilà.
Ensuite…

A voté
Hier soir je suis restée médusée devant ma télé à écouter la gauche et la droite parler des Français comme des simples objets dont on fait ce qu’on veut (même les cocos, les verts et le FN ont fait mieux! C’est dire). Et vous votez pour ça vous? Putain c’est vraiment le printemps depuis 30 ans en France :D.

Et ben il était temps
Les jeunes, les gamelles et les buches c’est terminé, le mal aux doigts avec, le niveau débutant en guitare est derrière moi. T’sais quoi? Ca valait (et ça vaut) vraiment le coup! \o/

Et puis merde! (Trois ans plus tard)

Alors que je trainais sur le Twitter dans le tram, je tombe sur un tweet de la miss, un tweet qui m’a rappelé un truc, presque jour pour jour trois ans plus tard.
J’ai eu plein de belles choses dans ma vie, et il y a deux périodes qui se détachent nettement du reste du tableau: 2007 et 2012. Deux grandes années, de celles qui marquent à jamais, dont on se souvient encore des années plus tard et qui vous donnent juste envie de vous souvenir que la vie, c’est quand-même sacrément chouette (mais pas toujours sinon ce serait moins drôle).
Deux années marquées par de grosses désillusions et/ou déceptions, d’ailleurs, tout est parti de là [en 2007], mais rien que pour tout ce qui en a découlé, je serais prête à refaire les mêmes conneries aujourd’hui… Quoiqu’à bien y réfléchir il est évident que je dis ça car je n’ai qu’un souvenir diffus des parties les moins rigolotes.
Je vais pas pouvoir rentrer dans les petites lignes pour ceux qui n’étaient pas là pour suivre la saga PN, j’aimerais beaucoup car c’est une belle histoire, mais je ne suis pas très douée pour les raconter. Une chose est sûre, c’est qu’on peut tout changer, ou terriblement inverser une tendance avec un rien, juste en le voulant, simplement en y allant. Dépasser une limite, laisser le cerveau deux secondes de côté, appuyer sur un bouton et se retrouver à 240km/h à faire quelque chose de totalement inconsidéré qu’on ne considérera comme tel que bien plus tard, avec des mois de recul.
J’ai cru que c’était des racailles ben oui tu m’étonnes! Bon… Si j’avais pas été au fond du trou je l’aurais pas fait j’avoue, mais quand on pense ne plus rien avoir à perdre, pas grand chose n’est insurmontable et surtout pas la peur de l’échec vu que l’échec, on y est déjà sans l’aide de personne.


C’est ce jour là où tout s’est tracé sur la route du Grand N’imp’, et ce qui m’était sorti de la tête jusqu’à ce matin, c’est à quel point ça faisait du bien. Du début à la fin, pas de planning et pas de question. Demain, on en avait rien à foutre tant qu’on avait de quoi faire n’importe quoi et comme il y en a eu des tonnes, des lendemains, on a largement eu de quoi s’occuper. Comment, bah surtout n’importe comment j’ai envie de te dire et personne ne s’est jamais demandé quoique ce soit, c’était totalement inutile.
Y avait pas plus normal, naturel ou spontané. C’était ahurissant de logique et quand tout s’est terminé, c’était encore une fois tellement cohérent pour tout le monde que personne ne s’est réellement battu. Quelque chose d’aussi costaud ne peut être qu’une parenthèse dans une existence, c’était pas une fin triste, ça ne pouvait juste pas durer ou en tous cas pas comme ça ce qui de ce fait aurait enlevé tout intérêt à l’affaire.
Je suis contente de l’avoir vécu et de savoir que ça existe, que la réalité peut envoyer Hollywood et ses meilleurs scénar se faire foutre, et qu’au final, de sa vie, on peut en faire à peu près se qu’on veut comme on veut.
Alors pour deux heures, deux jours ou deux ans ma seule opinion sur le sujet, c’est qu’il faut signer :) !

Ce n’est PAS GRAVE!

Toutes les personnes ayant une place allouée à leur logement ont probablement du faire face une fois au problème du connard ou de la pouff’ qui se gare sur leur place.
Je ne déroge pas à la règle et depuis environ deux mois, je ne pars pas 5 minutes sans retrouver une bagnole sur ma place, et c’est la même chose pour toutes les personnes ayant leur place sur ce parking. C’est tous les jours, même le dimanche, et ils s’incrustent souvent toute la journée. Le panneau d’interdiction de stationner est pourtant toujours à l’entrée, mais ça n’arrête personne.
Comme ça a commencé à me gonfler très sérieusement ça m’a rendu un peu vilaine.
Avant de me lancer dans des actes que je qualifierais de… Plutôt momoches, j’avais l’habitude de me garer juste derrière eux, sauf qu’ils préféraient passer par le talus plutôt que de s’expliquer.

J’ai donc laissé tomber pour basculer du côté obscur et je suppose qu’il y en a au moins cinq qui ont regretté de s’être garé(e)s chez moi #Satanique.

Quelques mois plus tard, après m’être lavée de mes péchés, j’ai essayé le dialogue sans conviction, et j’en ai coincé quelques uns pour leur causer du pays. Par deux fois, on m’a bien fait comprendre que ce n’était pas grave car ce n’était qu’une place et ça ne valait pas le coup de faire des histoires. Effectivement mieux vaut passer par le talus, ce n’est pas grave, ce n’est ni leur place, ni devant chez eux. L’expérience n’a pas été très enrichissante étant donné que je savais déjà que les gens, quotidiennement infantilisés dans une société où on les débilise autant qu’on les irresponsabilise quoiqu’ils fassent même la pire des ignominies, sont majoritairement des attardés qui ne méritent absolument pas qu’on perde du temps avec eux.
Alors je me suis mise à faire comme la secrétaire-connasse que je critiquais y a quelques années: j’ai imprimé des papillons, pendant que plusieurs voisins s’acharnaient à lever les essuie-glaces. Chacun sa méthode. J’ai tout de même soumis l’idée de faire mettre une barrière, mais comme on m’a presque dit qu’un héliport serait moins cher et plus utile, j’ai pas insisté.
Toujours est il que depuis, je coince du mot doux sur les pare-brises à tour de bras. J’avoue, c’est carrément moins chronophage que le reste…

… Et sérieusement plus drôle, même si je n’ai absolument pas compris les réactions.
C’est un mot tout à fait factuel, ni insultant, ni intrusif, délicatement déposé sur un véhicule, rien de plus que quand on se gare gentiment chez quelqu’un d’autre et pourtant, ça hurle, ça jette des canettes et des emballages sur le parking (très classe!), ça vient déchirer mon joli papillon jaune devant la porte d’entrée de l’immeuble, bref, le scandale. En gros quand on se gare chez toi c’est normal mais quand tu fais remarquer que t’es pas d’accord on a le droit de dégueulasser ton parking, ton entrée et de faire chier une résidence entière avec des hurlements de putois? Putain les gens, ça cloche sérieusement là! C’est qu’un bout de papier! Pourquoi faire tant d’histoires?

La personne parano, ce parasite

Y a t’il plus pénible que d’avoir à faire à quelqu’un qui n’a rien à faire de ce que vous dites sauf pour s’acharner à déformer voire à s’approprier vos propos pour nourrir des idées qui n’existent que dans sa tête? Probablement, mais là déjà, on est sur du gros level de chiantitude et je vous présente Paranoïa, sans effet de style.
Tout le monde à sa tendance paranoïaque qui prend des formes variées sans pour autant qu’elle soit majoritairement constituante de chaque individu, mais quand on tombe sur quelqu’un chez qui elle est vitale, faut s’armer de patience car on peut en faire les frais pendant longtemps.
Il peut y a plusieurs causes à la prédominance d’une tendance ou à une structure paranoïaque, à peu près autant que de sujets qui fonctionnent avec, ceci étant, ça fait tout de même deux trois fois que je croise la même articulation parano autour d’une déficience du Moi.
Cette articulation qui est tout d’abord très classique, puisque tout va bien tant que vous allez dans le même sens que la personne. Dès que vous n’êtes pas/plus d’accord avec des choses ou des faits qui la touchent directement, elle le prend systématiquement pour une atteinte personnelle, partant de là elle mettra tout en œuvre pour vous casser les couilles. Dans les faits, son Moi est tellement faible qu’elle investit l’Autre et que la moindre objection de cet Autre (investi en Autre-Moi/Autre-Objet) la met en danger principalement parce qu’elle perd l’illusion de le posséder. Toujours dans un simple cas de faible estime, la personne va vous cracher à la gueule et vous tailler un costard dans votre dos, mais quand intervient la parano, elle va en plus chercher à se convaincre de la viabilité du processus d’investissement qu’elle a mis en branle en cherchant à vous convaincre (et à convaincre les autres en passant, surtout si vous êtes « hors de portée »), que vous êtes le seul fautif de l’échec de son processus. C’est un échec qui exige réparation (ou annulation = vous reprenez votre place d’Autre-Objet), réparation qui n’existera dans sa réalité que par le biais de votre conviction ou dans celles de personnes extérieures savamment choisies. Nous sommes dans une variante du tu es avec moi ou tu es contre moi qui devient tu es à moi ou tu es contre moi.
Il lui est absolument impossible de prendre en compte ce que vous dites, ce serait réellement destructeur et elle n’a pas la capacité de l’assumer, voilà pourquoi elle vous ignore en tant qu’individu [qui dispose de son propre libre arbitre]. Elle ne relève jamais vos arguments non plus, préférant vous appliquer à vous directement les reproches que vous avez formulé à son sujet. Elle trouvera également très pratique de sortir des faits de leurs contextes initiaux pour vous charger un peu plus. A cet instant précis, la discussion (qui concrètement est plus un monologue) n’a aucun sens, vous perdez un temps fou à vous défendre de choses qui n’ont souvent rien à voir, et à reformuler ce que vous avez dit puisque vous avez l’impression qu’elle ne veut rien comprendre tant sa mauvaise foi est alarmante. En fait, le sujet parano a tout simplement une réalité différente qui est établie en fonction de ses mécanismes de défense, c’est pour cela que l’on ne peut plus communiquer avec lui dès lors qu’il estime avoir été atteint dans son Être. La seule différence entre sa psychose et une autre, c’est qu’il se base sur des faits concrets pour mieux les déformer à son avantage, ce qui rend le procédé très pervers, mais objectivement, ça n’a pas plus d’intérêt de l’écouter que d’essayer de se faire convaincre par un schizophrène que les mammouths volants existent.
Et pour avoir la paix, il n’y a que deux solutions.
Celle d’ignorer purement et simplement ses attaques ou ses tentatives d’approches (uniquement motivées par le fait de vouloir garder son illusion de l’Autre-Moi), ce qui rend la personne souvent harcelante (messages directs ou détournés soit provocateurs dans le but de vous faire réagir soit très « posés » juste pour vous ramener dans sa réalité, intrusions diverses dans votre quotidien…). Le blacklistage est aussi très utile si elle n’en a pas connaissance, car si elle se rend compte que la porte est fermée elle ira directement à la fenêtre, et les fera toutes jusqu’à la cheminée, même celle du voisin, où elle se discréditera totalement. La seconde, si d’aventure elle tente de défoncer les barrières: la plainte pour lui faire une piqure de rappel quant au principe de réalité, sur lequel elle a commencé à chier dès le départ en ne vous écoutant pas.
Est ce que ça marche? Bof… En partant du principe que j’en ai un dans les pattes qui m’envoie des messages pour commenter ce que j’écris ici à son sujet depuis 8 ans (je fais GENESIS tous les ans pour lui! D’ailleurs il m’a dit que je faisais pitié d’en être encore làBueno bueno), on va dire que c’est aussi efficace que d’acheter du pain et que l’euthanasie serait probablement plus appropriée. C’est peut-être extrême mais y a pas grand chose à faire pour eux si ce n’est de leur faire gober des cachets pour qu’ils fassent chier le moins de monde possible.
Toujours est il que j’ai vraiment horreur d’être mêlée à des comportements inadaptés qui ne me concernent aucunement, après si un jour ils se rendent compte qu’ils sont juste ridicules et hors propos, ils se calmeront peut-être.

La pleine lune

Cher journal, j’ai passé une journée exaltante! Le genre de journée où tu finis juste par rire tellement ça ne pourrait pas être plus incongru.
Ce matin on m’a dit que j’étais dépressive, lâche et que je manquais d’estime de moi, ce qui m’a fait le même effet que si on me disait que j’étais vierge, obèse et rousse, mais comme je suis blonde, après avoir lu le sms je me suis retournée pour savoir si on ne s’adressait pas a quelqu’un d’autre. J’ai lolé, tu peux pas lutter contre les auto analyses projetées, c’est toujours des emmerdes.

Puis je suis allée consulter et on va la faire courte. Pour rester dans l’ambiance et pour faire perdurer le lol, on va dire que je suis allée bosser en essayant de me tailler deux fois les veines sur la route (on peut pas faire trop mieux en 1.5km) parce qu’en tant que personne avec une faible estime d’elle même, il faut imaginer que j’étais convaincue de ne pas y arriver. Mais blague à part, une fois arrivée, j’en ai profité pour me faire dire par quelqu’un qui était payé 500 balles qu’il fallait changer la police de tel truc parce que « ça ne va pas plaire » (à qui à quoi? Prrr), ce quelqu’un n’y connaissant rien. On a trouvé ça bizarre que je le prenne par dessus la jambe mais que ça m’agace un poil car je comptais boucler le projet demain, moi, qui ne suis pas payée et qui ai déjà passé dix heures sur un truc je cite « pas prise de tête ». Du coup j’ai décidé que demain j’allais faire du shopping et qu’on verrait ça dans deux semaines parce que j’vais pas m’faire chier la bite.

Après je suis allée pisser, à 15h00 précises, pile au moment ou quelqu’un sonne à la porte. Croyant que c’était mon patient qui arrivait avec une demi heure d’avance alors que d’habitude c’est plus une demi heure de bourre, j’attrape la télécommande pour ouvrir la porte d’entrée et, personne ne rentre. Je sors des vécés le froc en vrac et j’ouvre la fenêtre pour trouver deux témoins de Jéhovah qui s’étaient masturbés sur ma sonnette. A ce stade, tu refermes juste la fenêtre sur l’espoir et tu vas finir de pisser.
Avec une demi heure de retard mon patient se pointe et prend un quart d’heure pour aller faire caca. Je savais qu’il était en contre transfert mais tout de même…

Et je suis rentrée, et j’ai configuré une whitelist sur mon téléphone soit la meilleure chose que j’ai faite depuis l’épilation définitive.