Chacun sa connerie

Je ne vais pas pouvoir commencer ce post avec la formule toute faite du quand j’avais 12 ans j’étais amoureuse d’un petit con, d’une: comme tout le monde, de deux ce serait mi-faux. On va dire que comme 90% des meufs du bahut, je fantasmais gentiment sur le plus « beau » mec [du bahut] qui était donc un petit con, parce que ça va de paire en général à cet age là. Avec du recul, c’était pas le plus beau, c’était juste ses fringues Chevignon qui l’avaient hissé sur le trône, oui, parce qu’on est vraiment con à cet age là.
Ceci étant un jour l’information a filtré et une copine est partie m’arranger le coup. La demande à bien été entendue et fut traitée dans les délais les plus brefs comme les dizaines d’autres qu’il avait tous les jours et s’est soldée par un non. Motif: ne porte pas de fringues de marques. Ce qui d’une part était encore mi-faux mais qui en plus était d’un niveau bien bas.

Voilà.
C’était le récit du seul râteau que j’ai pris dans ma vie, et ça va, je l’ai pas trop mal vécu. A 12 ans, j’ai donc appris que quand le fantasme se heurte à la réalité ça peut faire drôle, depuis je m’abstiens.
Je l’ai revu une fois par hasard, pour contempler la puberté sur sa gueule façon star du collège qu’a mal tourné. Ce jour là je me souviens m’être vaguement dit que finalement, les cons pouvaient prendre, parfois, de bonnes décisions. J’ai pas un tableau de chasse rutilant sous tous les angles mais je n’ai pas d’égérie Biactol à mon actif.
Et encore des années plus tard soit presque aujourd’hui, intervint Facebook.
Facebook, magnifique cour des miracles où n’importe quel petit con peut t’envoyer un message pour « prendre des nouvelles et savoir ce que tu deviens », chose à laquelle je réponds invariablement « rien et toi » manière qu’on déroule vite l’intro pour en venir au fait. Au bout d’un moment ça tombe souvent sur le « t’es toujours aussi belle » avec option « ce serait bien qu’on aille boire un verre » dans un excès de confiance [malheureux].

C’est malheureux mais le fait est, que si sa tronche s’est remise des poussées hormonales de l’age ingrat, lui, n’est pas plus intéressant que ce qu’il laissait transpirer. C’est pas une moule hein, il est pas tebé non plus mais bordel il est tellement ennuyeux que j’ai eu peur pour ma santé mentale. Je parle même pas de son taf wesh-wesh, j’aurais bien fait tourner un truc ou deux ici pour sharer la rigolette mais j’ai pas spécialement envie qu’il radine son cul. Alors après avoir un peu grassement lolé devant mon écran je lui ai dit que j’avais pas de survet’ Tacchini dans mes dressings ;P.

Parfois, il faut savoir se taire

Comme la plupart des gens qui ont débuté un jour en photo, en plus d’avoir reçu une formation des plus classiques par deux professeurs et photographes que j’estime énormément, j’étais inscrite sur des sites communautaires dédiés à la photographie. Quand notre oeil n’est pas encore aguerri, soumettre ses images à des critiques extérieures s’avère utile pour repérer les dysfonctionnements qu’on ne voit pas forcément nous, en tant qu’auteurs des dites images, surtout au début. Ca, c’est la partie positive de ces communautés: échanger avec des personnes qui restent techniques et qui savent mettre en lumière les points qui sonnent faux ou qui peuvent être améliorés voire carrément, expliquer pourquoi on a totalement fait fausse route (ça arrive aussi).
Quand on a assimilé la technique, quand on s’est troué des tonnes de fois et qu’on a compris pourquoi, quand on arrive à pondre des images claires autant dans leur représentation que dans leur direction alors, il est temps de mettre les voiles sous peine de récolter des impressions personnelles à base de « moi j’aurais plutôt fait ça comme si ou comme ça » = de la branlette. Ca c’est la partie la plus négative des communautés, les observations et réinterprétations personnelles souvent réductrices de personnes qui ne considèrent pas un seul instant que tu ais pu réfléchir à l’élaboration de la photo qui est sous leur nez et que si tu en es arrivée là, c’est qu’il y a des raisons, qui peuvent être de tout ordre mais qui sont réelles.
Les « critiques » sur les bonnes photos deviennent forcément moins instructives et/ou constructives car elles n’ont souvent plus rien à nous apprendre. Quand tu maîtrises les techniques que tu connais, la partie créa prend le relais pour en jouer, parfois volontairement, jusqu’à l’erreur, erreur créditée par tous les trucs propres que tu as pondu avant et que tu pondras par la suite. On a toujours quelque chose à prouver, mais avec le temps et l’expérience, les enjeux ne sont définitivement plus les mêmes. La technique est au photographe ce que la grammaire est à l’écrivain, s’il n’a rien à raconter, on se fichera éperdument de savoir qu’il sache écrire.
Je me suis quasi complètement coupée de la critique extérieure il y a des années, au jour d’aujourd’hui, le seul élément que j’accepte de prendre en compte, est l’avis du peu de photographes professionnels qui m’entourent. Ce n’est pas de l’élitisme, mais le pro connait le métier et les contraintes qu’on peut avoir en tant qu’exécutant à l’inverse de l’amateur qui a bien de la chance de ne pas s’embarrasser de tous ces détails. A côté de ça, je suis toujours enthousiaste à l’idée d’écouter les ressentis des autres personnes, proches ou non, c’est important aussi, tant qu’elles restent à leur place, ce qui parfois, n’est pas le cas.
Il y a des gens avec un ego tellement merdique qu’ils peuvent se sentir en danger dès qu’une mouche pète, fait complètement exacerbé quand la personne est à l’abri derrière son écran. Récemment je me suis laissée dire que quelqu’un (une meuf) s’était demandé si j’étais vraiment photographe après avoir vu des photos que j’avais réalisé. Une personne avec une véritable interrogation se serait manifestée publiquement sans problème pour obtenir une réponse, mais elle, est restée méthodiquement dans l’ombre afin de mieux ramener sa maigre science, et je dis maigre car il est évident qu’elle n’a pas assez de connaissances pour nommer la technique dont j’ai usé sans même m’amuser car étant restée totalement dans les clous du classique de la chose, ce qui la rendait parfaitement évidente.


Merci à Alexis pour cette citation <3

Ce n’est pas vexant, mais c’est extrêmement gênant.
Imaginez que quelqu’un remettre en doute les capacités d’un guitariste confirmé juste parce que ce dernier fait du picking sur un morceau… On en est là, et si mon discours vous semblait obscur jusqu’ici, vous venez je l’espère de saisir le fond du problème.
Si à une époque je me serais largement jouée du ridicule d’une telle intervention, après 15 ans de photo je crois que ce serait juste discréditant pour moi de me répandre, surtout qu’on est vraiment loin de la généralité.
Professionnellement, je ne suis absolument pas dans l’ego, s’il m’arrive de merder je n’ai aucun mal à le reconnaître car je reste extrêmement critique dans ce que je fais. Je vais certes être, peut-être, un peu plus souple dans ma prod perso mais quand cela engage l’image d’un tiers je ne laisse jamais sortir quelque chose qui ne fonctionne pas. C’est son image, mais c’est aussi la mienne, et je ne suis pas du genre à me vider des chargeurs dans les pieds, la première personne à pâtir d’un mauvais boulot, c’est moi.
Les photos dont il était question ne sont pas « parfaites », si je faisais des photos parfaites alors je n’aurais plus qu’à arrêter car je serais arrivée au bout du bout, mais la technique que j’ai employé est, elle, parfaitement maîtrisée et en cela… Je ne peux pas me justifier de quoique ce soit auprès de quelqu’un qui ne saurait même pas de quoi je parle, sans compter que j’ai une sainte horreur d’être aspirée dans les spirales pathologiques des autres pour nourrir leur mal-être.

Voilà quoi.

Everybody lies

Parce que bien avant de se soucier de son prochain l’humain a du mal avec cette vérité qu’il n’aime pas entendre. La vérité n’a pas d’excuse, elle n’est pas dite pour vous préserver comme le mensonge qui quelles qu’en soient les conséquences partait forcément d’une bonne intention, mais toujours égoïste, comme toute bonne intention qui se respecte.
C’est super agaçant…
Parce que tu peux passer des jours à regarder l’autre essayer de se crédibiliser maladroitement dans ses foutaises en ayant envie de lui dire qu’il se fatigue vraiment pour rien et que tu perds du temps parce que tu sais déjà que de ton côté c’est mort. C’est pas utile de balancer la vérité au nez du menteur, parce qu’il va commencer par la nier dans 95% des cas, et ceci fait ça vous retombera sur la gueule, choses malgré tout moins désagréables que des excuses. En ce sens, je préconise donc la fuite à l’anglaise, technique au niveau du signal de départ c’est à dire petit.
… Et c’est moche.
Parce que c’est pas forcément des horribles personnes, ni même des gens malveillants mais y a rien à faire je peux pas encadrer ce travers, être prise pour une conne j’ai autre chose à foutre, je préfère sincèrement les gens qui me disent merde (et les autres aussi).
Au final il reste toujours la même chose, une immense perte de temps pour tout le monde mais je suis au moins là où j’aurais du être depuis une moment: partie.

La journée peypouz

La lucidité
Je suis en train de buter sur une connerie de texte depuis deux heures, alors je me suis dit que j’allais arrêter de forcer la bite et venir faire un post sans aucun intérêt.

Le désespoir
Aloha ne sait pas jouer à la balle, par exemple dehors, il va courir après, regarder où elle tombe et partir pisser ailleurs. Toi, t’auras plus qu’à aller la chercher toi même, ta balle. Ce matin il y avait ce petit ballon dans un colis, je lui ai lancé, il l’a pris et quand j’ai voulu le reprendre pour lui envoyer il a grogné et s’est couché dessus. Je crois qu’il comprend pas, ou qu’il est carrément trop sur l’économie.

Noël sa mère <3
Je suis sévèrement gâtée cette année, un peu comme tous les ans mais en mieux. Par contre j’aimerais juste dire un truc avant d’aller plus loin, c’est que Black Opium, c’est juste la nouvelle bouteille de Cinema (sachez-le). Dans tous les cas j’adore Noël quand c’est rouge et que ça fait 24cm.

Quand c’est violet et blanc avec du doré dessus aussi mais là c’est HS :). Sinon j’attends toujours mes deux autres paires de grolles.

Les joies de l’hiver
C’est aussi crâmer sa clope à la fenêtre avec une araignée qui aimerait bien rentrer au chaud.

Ami(e)s arachnophobes, je pense à vous <3, après tout, elle fait presque 7cm et non, je ne l'ai pas tuée.

Veni vidi vitochaud
Ci-dessus, un illustration du traumatisme hivernal commun, phénomène courant chez les citadins qui partent dans les Pyrénées pour faire du downhill sous la pluie et la neige (le citadin étant bien connu pour sa petite débilité spatiale).

Nous noterons la phrase du jour qui n’est autre que « putain il fait tellement froid que je vais me retrouver avec une stalactite qui pend à la chatte » dixit une personne qui avait ses règles. On ne la connaissait pas (pour vrai), on aurait tout aussi bien pu ne jamais la croiser ça aurait été très bien aussi.
Bref, maintenant qu’on est enfin réchauffé, c’est raclette.
Bisette les moufettes!

Le lundi de trop

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Y a des personnes qui ont l’art et la manière de taper là où ça fait outre chier, au saut du lit. La situation m’a rappelé quand je me suis pétée un orteil contre un miroir d’une vingtaine de kilos, la douleur s’insinue doucement mais surement tout en augmentant progressivement jusqu’à devenir plus que difficile à supporter au point que t’en finis par chialer ta mère. Accessoirement par la suite, t’es emmerdée par ton orteil pendant 6 mois.
Bien sur, je serais tentée de vous dire d’éviter ce type de personnes, mais ce serait bien plus utopique que de vous conseiller de ne pas aller vous foutre les doigts de pied dans un miroir car il y a malheureusement à peu près autant de cons, toutes catégories confondues, qu’il y a de gens sur cette planète.
Je sais pas s’il y a quelque chose de plus décourageant que d’expliquer quelque chose, d’obtenir un acquiescement et de se rendre compte qu’au final, c’est comme si j’avais rien dit. Et quand ça fait environ 200 fois que tu expliques la même chose, tu prendrais bien le miroir de 20kg pour l’exploser sur la gueule de la personne en face, en toute pédagogie.
Tout accès de violence à part, s’agit pas de sortir de polytechnique pour percuter que pour obtenir une communication de qualité, suffit juste de s’expliquer clairement et calmement. Les effusions ou la vaisselle cassée n’aideront pas. Le critère déterminant là-dedans et qui ne dépend pas de nous sinon ce serait trop facile, sera l’interlocuteur, qui aura envie d’écouter, ou pas. Après vous avez le facteur empathique, intrinsèquement lié à l’intelligence et aux capacités d’adaptation de la personne, qui comprendra ce que vous dites ou pas et encore une fois on y peut rien. Et là j’ai envie de dire que partant de là, en considérant que tout le monde s’exprime à sa manière et que personne n’a forcément envie d’entendre il est bien logique que pas grand monde n’arrive à se comprendre.
S’il y a bien un problème que je n’ai pas dans mon arsenal c’est celui de me faire entendre car je suis excessivement claire. Merde c’est merde, non c’est non, et oui c’est oui. Y a pas plus simple ou alors j’ai pas trouvé, et pourtant comme tout le monde quand en face on n’est pas satisfait de ma réponse, on n’écoute pas. J’ai remis les pendules à l’heure un nombre incalculable de fois d’autant de manières différentes, de la plus civilisée à la plus agressive, ce qui aujourd’hui me met dans une situation aussi claire que le reste: on ne comprendra jamais ce que je dis, comme rien de ce que j’ai pu faire n’a été compris non plus (pour dénigrer par contre là ça y allait). Après que ce soit clair, je suis pas en train de faire mon calimero, je parle d’une seule personne, avec le reste, tout va bien.
Bref, on va pas se voiler la face et on va voir les choses comme elles sont et pour ce qu’elles sont, je suis fatiguée, s’agissait juste d’une micro goutte pour faire déborder le vase, c’est chose faite, je laisse tout tomber. Je suis vraiment fatiguée, la seule chose à laquelle j’aspire c’est être tranquille et qu’on me foute la paix.

Peste soit du marché de Noël

Bon… Je crois qu’il est temps de se faire une raison, je pensais que c’était une excentricité temporaire supplémentaire sur le tableau mais non, le marché de Noël est devenue une tradition ici aussi. Une tradition qui ne sert absolument à rien, mais ça encore c’est pas si grave, et une tradition qui fait chier bien que vous le sachiez déjà puisque chaque année je viens expressément en jeter une petite ici pour l’occasion.
Je n’ai rien, fondamentalement, contre les marchés de Noël. Y en a un a Toulouse depuis des lustres, il est d’un inintéret absolu à moins d’être un hippie en quête d’un sarouel et d’un bonnet péruvien, mais il a pour lui de ne pas être dans mon champ d’action par conséquent RAF.
Ici par contre, je fais partie des connards qui bossent à deux rues d’où se situent les festivités, les rues barrées et autres joyeusetés donc clairement… Ca me les brise.


Le bout du bout

Le centre est un putain de merdier, les rues sont minuscules, il y a un nombre tout relatif de places pour se garer (mais un très grand sous-terrain toujours à moitié vide pour les employés de la mairie par contre) ou sinon il y a des places bleues, qui t’obligent à sortir toutes les deux heures pour changer ton disque au risque de te prendre une prune. En gros c’est un peu comme partout: c’est vieux, donc c’est mal foutu.

On voit pas bien mais le traîneau du Père Noël à le feu au cul

Le principe du marché de Noël est de se poser dans la rue qui passe devant l’église, donc de barrer la plupart des rues adjacentes, donc c’est une merde sans nom dans celles qui demeurent accessibles et qui sont aussi les plus petites. Deux voitures ne peuvent pas se croiser sans manœuvrer et aux heures de pointe tout le monde ou presque finit par sortir et beugler (le sud quoi). Hier soir j’ai mis 23 minutes précisément pour rentrer chez moi alors que j’habite à 1.5km. Bref, comme tous les ans mais en pire puisqu’il y a des travaux en plus donc d’autres rues barrées depuis des mois en plus du reste.

Et si jamais vous vous posez la question: si je prends la voiture, c’est que j’y suis obligée. Vos gueules. Bisous.
Je n’ai vraiment rien contre les marchés de Noël (BIS), je suis même pour que toutes les villes aient le leur si ça les amuse, mais putain… Pourquoi est ce qu’on est obligé d’organiser des trucs aussi mal foutus? Dix mètres plus loin t’as un putain de parc, tu peux caler 10 fois plus de cabanons qui vendent des crêpes et des chapkas (et des sarouels et même des tentures tibétaines si tu veux en plus des bonnets péruviens made in Ariège), même le maire pourrait repeindre de foutre toutes les fenêtres de la mairie tellement il pourrait faire des trucs encore plus grandioses que d’habitude (c’est aussi pour ça qu’on l’aime notre maire), mais non, du coup heureusement que dimanche, c’est terminé tu vois.
Sur ce je vous laisse, je vais finir mes consultations avec le brouhaha de chants de Noël en fond, pour une fois c’est bien, ça change de l’Avicii du voisin ;).