J’ai eu comme une épiphanie

S’il y a bien un sport où je suis vraiment une merde (sans prendre en compte ce à quoi je ne me suis pas essayée et où je serai probablement une merde aussi), c’est l’endurance.
C’est historique, ça date du collège, malheureusement chez moi n’est jamais né l’amour ou l’intérêt pour courir sur une piste, encore moins autour du terrain de rugby et les tours du lac j’en parle même pas. Le tapis? Même pas t’y penses! Et même pas dans un champ! C’est à dire qu’en arrivant dans un lycée privé bien paumé qu’on payait une blinde mais qui n’avait pas d’argent pour offrir un espace sportif digne de ce nom à ses élèves, et bien on faisait des tours de champs avec option crottes de lapins. La classe ultime dans un lycée de petits campagnards péteux et je ne vous parle pas des cafards sous les tatamis, heureusement que la bouffe était dégueu au moins tu manquais pas grand chose tellement t’avais pas faim en sortant d’EPS.
J’étais super forte en athlétisme, j’avais même hérité du petit nom de Speedy (#LundiConfession) tellement j’envoyais au sprint, mais pour tout ce qui est dans la durée je finissais par m’étouffer dans l’aérosol de ventoline de quelqu’un. A l’époque le pneumologue avait diagnostiqué un asthme d’effort, le truc qui veut rien dire dans la vie faut le savoir puisque ce n’est pas de l’asthme, mais peut-être de la spasmophilie (oui bien sur), sauf que bien que j’arrive vraiment plus a respirer quand je fais une crise, je pense surtout que c’est mon corps qui fait sa cricrise de flemme.
Toujours est il que, j’ai décidé de me remettre à courir. De préférence, avec les bronches encore pleines de miasmes pour pimenter l’événement.
Effectivement ce n’est pas une idée brillante de courir dans cet état, si je l’avais su avant je ne l’aurais pas fait (parce que j’avais bien la flemme avant de partir surtout), mais qu’au bout d’un moment, ça s’arrange. Donc je me lance pour 4 bornes de course utopique. Au bout de 50 mètres sans surprise j’ai du m’arrêter pour temporiser un début d’étouffement, mais j’ai remis ça et ainsi de suite.
Problème n°1, je ne sais pas respirer. Problème n°2 je sais pas garder un rythme. Problème n°3, je m’emmerde vraiment. Et je me faisais royalement chier jusqu’à ce que j’arrive dans les sous bois.

J’étais en train de courir avec d’autres sur la route, c’était chiant donc, et en bas y avait le passage des VTT. Ca m’a tortillé un ptit moment avant que je ne saute par dessus la balustrade et que je dévale la pente pour arriver jusqu’à ce chemin. Et là, tu sais pas trop comment, tu te retrouves à gambader dans la boue, les flaques, la terre, à grimper les bosses, sur un, puis deux kilomètres, a une vitesse bien plus rapide que sur du plat, et sans t’étouffer.

Non seulement c’est super agréable de courir dans ce contexte étant donné qu’il y a toujours un truc à anticiper, mais en plus c’est un exercice fabuleux pour mes chevilles en kit! Autant vous dire que sortie de là j’étais bien vidée mais tu veux savoir la blagounette? Une fois revenue sur la route j’ai continué à courir, et tous les 50 mètres j’ai du m’arrêter, donc je crois que c’est clair, je me fais carrément chier à courir sur du plat bien qu’à côté de ça j’envie vraiment les gens qui arrive à le faire.
En attendant je suis rentrée bien dégueulasse, de la boue jusque dans les cheveux, mais putain c’était chouette et je compte bien remettre ça!

La Poste ouvre aussi les colis pour vous

Oui je sais, je suis pas copine avec la Poste. C’est à dire qu’il y a plein de gens de bonne volonté qui voudraient bosser, et que dans cette boite, ils s’acharnent à garder des gens qui n’ont définitivement PAS envie de travailler.
Avant ils se contentaient de déposer un avis de passage par flemme de sonner chez toi, solution de facilité que je peux comprendre (sans pour autant l’excuser), effectivement, aux heures où ils passent, tout le monde est souvent au boulot, et sonner chaque fois qu’ils le doivent revient à perdre un temps colossal. Okay! Dans ce cas pourquoi s’acharner? J’ai jamais vraiment compris pourquoi ils passaient pas en fin d’après midi, où là, même si tout le monde n’est pas rentré, ils trouveront bien plus de gens chez eux, après je dis ça comme ça.
Depuis quelques temps, ils ont trouvé une autre combine: le colis volumineux, qu’ils s’empressent de mettre en motif de non distribution, ce qui m’est arrivé deux fois en trois jours.
Pour le premier… C’était limite mais j’ai rien dit quand j’ai du aller chercher le carton au centre de distribution (mais ça m’a fait super mal au cul), aujourd’hui j’ai ronflé.

Le fameux colis de 30cm sur 25 avec environ 7cm d’épaisseur. J’ai ri au nez de la grosse qui m’a servi et je lui ai demandée si c’était vraiment ce qu’ils considéraient être, je cite le bordereau, un « colis encombrant ». J’ai eu droit à un oui bien sec pendant qu’elle baissait le nez, j’en demandais pas mieux d’une personne travaillant dans un monde où n’importe quel colis est encombrant de toutes manières. En prenant le colis je m’aperçois qu’un scotch estampillé la Poste est collé sur le paquet, je lui demande pourquoi chaque fois que je reçois un colis j’en trouve un, scotch. Le colis a été ouvert, par mesure de sécurité. Oui c’est vrai un colis de 500 grammes de cette taille, c’est forcément du C4. Elle s’est pris un scandale d’une autre planète, je lui aurais fait bouffer ses lunettes par le cul et je l’aurais poussée dans une moissonneuse (mon petit côté sociable), mais bon y en avait pas. J’ai horreur qu’on me prenne pour une conne et puis le truc super chouette quand tu pètes un scandale à la Poste c’est que t’as toujours tous les gens qui sont là qui en rajoutent krkrkr.

Tous mes colis sont systématiquement ouverts et fouillés depuis environ mai.
Quand mon nouveau stick est arrivé le carton était ouvert et scotché, et tout avait été remis pèle-mêle dans ce dernier, le stick, son étui à côté (très utile pour un objet fragile), le bouchon de l’étui et l’embout du stick. Mais je comprends qu’on ait pu prendre un stick de 80 cm sur 3 pour un fusil à pompe.
J’ai commandé des trucs pour les ongles, même combat, carton ouvert et tout en bordel à l’intérieur, les pots de gel, les pinceaux, les emballages et tout le reste. Très dangereux les produits de manucure (surtout les cotons, y a pas plus vicieux), y a rien de pire d’ailleurs, une guerre bactériologique viendra forcément de là!
Et j’en passe, mais même chose pour ma cape noire et pour la rouge donc, des fois que ce serait une contrefaçon Chanel… Encore que si ça avait été le cas quelqu’un se les serait certainement mis dans la poche, comme c’est arrivé pour une commande faite chez Quicksilver au Noël dernier, incident qui m’a fait courir dans le tout Toulouse 3 jours avant Noël!!!! Rien que pour ça ils mériteraient qu’on les immole ou en tous cas qu’ils tombent une bonne fois pour toutes sur un colis piégé, ils l’auraient franchement pas volé!
Bref, je commande pas de contrefaçon.
C’est quoi la prochaine étape? Ouvrir le courrier????
Tout ça reste de l’atteinte à la vie privée, je ne vois pas en quoi ça concerne quelqu’un que je commande du gel monophase et des pinceaux 4, des sextoys ou un nouveau stick et dans tous les cas ça ne regarde que moi. Ce service est un putain de nid à emmerdements, recevoir un colis est devenue un acte d’un chiant absolu pour lequel en plus tu payes et je ne comprends pas qu’il puisse encore exister! Quand ils ont fini de faire chier d’un côté ils trouvent encore autre chose, un jour ils ne livreront même plus le courrier tellement ça leur emmerde la vie de se lever le matin!
Et pour finir, je tiens à dire que mes propos n’engagent que moi ainsi que les expériences, malheureusement plus que récurrentes, que j’ai eu avec ce service qui n’a de service que le nom. En aucun cas je n’incite quiconque à faire preuve de violence envers ces gens, de même que je ne vais certainement pas aller me salir les mains à les molester physiquement d’une quelconque manière. Néanmoins, je ne cache pas que j’attends impatiemment que la branche sur laquelle ils tronnent et qu’ils scient amoureusement tous les jours se casse enfin la gueule pour qu’on en parle plus, ce serait de loin la meilleure chose qui puisse nous arriver.
Bon appétit les MinouX!

- EDIT -
Renseignements pris auprès du service con-sommateurs de la Poste (il m’a fallu appeler quatre fois ce service qui se dit être de haute qualité -groloul-), leurs services ne sont effectivement pas habilités à ouvrir les colis dans le but de vérifier leur contenu sauf en cas de perte du colis (afin de trouver éventuellement des informations sur le destinataire). Si le colis est ouvert et recollé avec un scotch « la Poste », il doit être accompagné d’un bordereau justifiant de son ouverture, le cas échéant, vous restez en droit de le réclamer.
De même que, les colis sont dits encombrants quand ces derniers ne rentrent pas d’une boite aux lettres normalisée (minimum 260 x 260 x 340 mm), par conséquent, si le colis est plus petit, votre facteur est une feignasse, comme le mien.

Va peut être pas falloir me les briser…

Ca ne sert à rien de faire les choses dans l’ordre avec les gens qui ne sont pas capables de prendre un peu de temps pour se remettre en question. C’est pas une découverte et pourtant, je le fais quand même parce que quelle que soit la manière dont c’est reçu au moins, j’ai fait les choses en accord avec mes deux principes et demi.
Tu connais beaucoup de gens qui supportent de se faire insulter? Moi non. Ca passe une fois, deux et à la troisième, tu dégages. Personne n’est le réceptacle de la frustration de l’Autre et je ne déroge pas à la règle. Si je dois être assimilée à une catégorie de gens méprisable voire risible alors qu’est ce que tu foutais là? Ah oui de l’humour? Ben c’était peut-être un peu tôt, on s’entendait peut-être très bien, mais on n’avait gardé les cochons ensemble non plus.
Après, c’est sur, je suis sélective. Si les gens sont pas clairs comme de l’eau de roche, ça marche pas, et je ne parle pas de la part d’ombre qu’on a tous, ça, c’est pas mes affaires. C’est hyper rare de trouver ça pourtant ça existe donc je ne pense pas demander la lune dans un seau d’eau. Je tiens à être à l’aise avec les gens que je côtoie, la transparence est quelque chose que j’affectionne tout particulièrement, pour moi comme pour les autres, si c’est pas possible alors je file.
Ensuite ça ne fait jamais plaisir d’être jugé, encore moins d’être regardé comme une chose bizarre. Je ne le fais pas, j’attends tout naturellement la même chose des personnes qui me sont proches, mais ça aussi, c’est rare! Les gens sont toujours super-ouverts-d’esprit jusqu’à ce que tu creuses, et souvent, pas la peine d’aller chercher très profond. Je suis pas la plus exubérante des personnes, ma façon d’être ne porte préjudice à personne. Je suis sortable, je sais très bien me tenir et même s’il y a probablement quelques bricoles qui restent singulières, c’est pas scandaleux. Si besoin, je peux expliquer les choses qui apparaissent comme troubles, mais les explications n’ont ni valeur ni statut si elles ne sont pas comprises ou acceptées et je peux pas passer un temps infini à me justifier de ce que je suis, donc encore une fois: salut.
Dans tous les cas, je ne pars pas sans le dire, ni en claquant la porte, ni en faisant la gueule. Chercher certaines choses et ne pas les trouver ne signifie pas que je les exige ou que je me vexe, c’est comme ça, c’est pas grave c’est comme pour tout, ça ne marche pas tout le temps ni avec tout le monde. Ca ne veut pas dire non plus que vous êtes moins bien que…, je n’ai pas la prétention de me considérer comme une référence, j’ai juste assez de respect pour ne pas essayer de changer qui que ce soit, j’entends à ce qu’on respecte mon choix de m’en aller sans me prêter des intentions que je n’ai pas, mais ça j’ai bien compris que c’était une autre paire de manches.
Mon comportement peut paraître expéditif, froid ou calculé effectivement, mais si tu savais à quel point j’ai pu me pourrir la vie avec des gens merdiques, tu comprendrais pourquoi aujourd’hui, j’ai pas envie de m’emmerder à faire des petites coupes, et tu le sais, parce que si j’ai pu te donner ce conseil, c’est parce que je l’applique moi-même. Dans les faits, c’est peut-être soudain dans l’acte, mais après, je fais mes deuils comme tout le monde, et si je donne l’impression de zapper les gens, c’est parce que c’est le cas oui… Quand j’ai fini.
Le deuil, accepter une situation, respecter la liberté de l’Autre, faire les comptes, blablabla. Tout le monde a ses responsabilités dans un échec, je prends celles qui me reviennent même si ça me fait pas toujours marrer, des notes, et je passe à autre chose parce que vivre dans le passé ça m’intéresse pas. Tellement que d’ailleurs je fais tout le temps la connerie de me rabibocher (très sommairement cela dit) avec des gens qu’il faudrait pas parce que je ne me souviens pas de ce qu’il ce qui a eu lieu précisément par le passé, c’est franchement un inconvénient majeur du deuil bien fait, en passant. Donc non, je ne suis pas si insensible ou si froide, si c’était le cas, la simple notion de deuil me serait complètement étrangère.
Quant au fait que ce soit calculé, là, on part définitivement trop loin.
Je ne me suis jamais forcée à quoique ce soit avec qui que ce soit, si j’ai entretenu des liens et si j’en entretiens encore c’est parce que comme n’importe quelle personne ces liens m’ont tenu et me tiennent à coeur, et si je m’efface, ce qui arrive parfois, c’est parce que j’ai des raisons de le faire. Je sais bien qu’on m’appelle le diable (j’en suis très flattée, au demeurant) et je sais aussi que la plupart des gens phantasment sur le fait de croiser le chemin d’un être abject, inhumain, égoïste et gratuit. Pas pour le mal que ça pourrait leur faire, mais parce que bien qu’infâme, il est aussi très pratique: on peut tout lui remettre dessus sans se poser une seule question, de toutes manières il avait tout calculé. Je suis désolée, je sais que la théorie du complot tous genres confondus fait bander la masse mais va falloir prendre un autre pigeon car j’ai pas le level pour ça. Je sais déjà même pas ce que je fais demain, je me vois bien mal mettre en branle des scénarios de fou dans le seul but de faire du mal à quelqu’un pour mon propre plaisir, ce dernier n’étant, pas ici du tout.
Si je vais vers quelqu’un, c’est parce qu’humainement ça peut donner quelque chose de bien, si je me casse c’est parce que quelque chose qui n’a pas pu être réglé continue à m’emmerder, et si plus tard je ne me retourne plus, si je ne ressasse plus, si je ne rumine plus c’est parce que j’ai réglé ce qui devait l’être à mon niveau et je n’y peux rien si du votre ce n’est pas le cas, ce n’est ni ma responsabilité ni mon job. Et j’ajoute que c’est pas toujours inutile de balayer devant sa porte, coller une patho sur la gueule à quelqu’un alors qu’on projette soi-même ses incapacités sur la gueule de cette personne, c’est un tantinet déplacé et un peu rigolo aussi, mais…

J’ai tout à fait conscience de laisser parfois des gens très bien sur le carreau en plus de ceux qui n’en valaient pas le coup, mais ça fait partie de la grande thématique des relations humaines et je fais avec. La vie est courte, assez pour qu’on ne perde pas de temps, et pour que peut-être on se retrouve d’une autre manière un jour, ou pas. En attendant, personne n’est fait pour s’entendre avec tout le monde et tout ça n’est pas si horrible.

Putes borgnes de microbes

Voilààààà
La semaine dernière j’ai fait caguer mon toubib pour qu’il me reçoive en urgence pour une gastro. La gastro est passée. Aujourd’hui je l’appelle pour une grippe, celle que tout le monde a, cette immondice qui te file des courbatures et des « piques » dans le ventre. Je suis aigrie, je n’attrape jamais la grippe.

Le week-end de l’amour
Dormir, se moucher, râler, tousser, courbatures, dormir, se moucher, râler, tousser, courbatures, dormir, se moucher, râler, tousser, courbatures, dormir, se moucher, râler, tousser, courbatures, dormir, se moucher, râler, tousser, courbatures, même mon chien m’ignore.

OH MON DIEU!
Comme j’ai la grippe, j’ai fait chier gratuitement mon toubib au téléphone pour finalement pas y aller (il est gentil ce docteur! C’est vrai en plus). La flemme de patienter 2h pour m’entendre dire que c’est viral m’a poussé a aller directement à la pharmacie. 24€ de médocs en tous genres plus tard et une confirmation supplémentaire que tout le monde a cette grippe, sachez que j’ai un sirop qui arrache vraiment la gueule…

… Et que tant qu’à y être
La prochaine fois j’aurai qu’à prendre directement une cuillère à soupe de gnôle.

Ah ben ça tourne tout seul maintenant!
Je suis sortie environ 40 minutes chrono de chez moi (et je t’interdis de loler toi la-bas au fond), le temps d’installer ma nouvelle fontaine soit mon cadeau d’anniv en avance, et de péter une fenêtre. Normal. J’ai que ça à foutre dans la vie, ça, des gastros et des grippes.

Sinon…
Tout va bien et je serai sur pieds pour aller au taf, en attendant j’aimerais juste dormir parce que j’en ai plein le cul des documentaires animaliers.

Merci pour ce moment (chiant) – Valérie Trierweiler

Au début du livre, une fois la rupture avec Hollande survolée en quelques lignes, Valérie intègre un dialogue avec son ex, où elle s’interroge sur son devenir financier suite à l’éjection qu’elle vient de subir. Présenté comme un brûlot, Merci pour ce moment est en fait un somnifère.


« Merci Valérie de m’occuper pendant ma gastro », mon prochain tube de l’été 2015

En ce moment je ne lis que de la merde (on y reviendra une prochaine fois d’ailleurs), à croire que mon inconscient cherche une motivation désespérée pour m’obliger à replonger dans ma bibliothèque freudienne que je suis condamnée à lire toute ma vie et qu’il faudrait que je relise encore. Y a pire, mais y a mieux. Autant vous dire que je n’y vais pas franchement de gaieté de coeur.
Merci pour ce moment est chiant comme la mort, redondant et pompeux, parfois très mal écrit. Mais il devient intéressant à la fin, et m’a même arraché rapidement une larmiche.
Est-ce qu’Hollande en prend plein la gueule? Non. En fait j’aurais plus tendance à dire que c’est juste lui qui s’enfonce, et on peut constater qu’à ce niveau au moins il est fidèle à lui-même dans sa vie privée comme en politique. Après, comme ce livre n’a pas subit le même sort que Le grand secret, faut pas s’attendre à du très lourd non plus, quoique certains faits décrits sont à mon sens clairement scandaleux. Trierweiler ne peste pas, n’enfonce pas, elle relate d’une manière monocorde et molle (probablement un effet de style, mais peut-être aussi à cause des anxiolytiques?) des faits, et c’est pénible, parce qu’elle parle d’un personnage tellement inconsistant que même lorsqu’elle relate les bons moments avec lui elle n’arrive pas à le rendre intéressant.
Ca parle d’une histoire d’amour, la grosse histoire d’amour qu’on a tous vécu, où l’on aurait suivi la personne n’importe où sans se poser de question, où l’on n’aurait jamais renoncé, qui nous a fait faire des trucs complètement cons et qui se termine toujours en plaies, bleus et larmes. La bonne nouvelle, c’est qu’on a eu la chance de la vivre, cette violente histoire merdique, la seconde bonne nouvelle, c’est qu’on ne la vivra plus non plus. Le livre explique tout un tas de choses à propos de l’ex première dame qui ont été joyeusement déformées, sans grande surprise, mais j’ai été presque amusée qu’une journaliste soit si étonnée d’être molestée par ses confrères. Il y a des années que la presse se branle de l’information, plus occupée à l’orienter, à la rendre vendeuse, parfois les deux en même temps et il semblerait aussi que depuis quelques années les proies de choix soient les personnes qui traînent dans le milieu politique, pour faire des morpions et des 2048, chose qui rend l’information d’autant plus emmerdante. Quand on admet que les politiciens ne sont que des guignoles lamentables, je ne vois pas l’intérêt de nous les imposer en plus en vacances, le bide à l’air sur une plage bretonne, en slip sur la terrasse ou sur un scooter sans casque et SURTOUT PAS avec, au sortir de chez la maîtresse! Rien que l’image d’un rapport sexuel avec ce type me file une gerbe formidable…

… Mais ça n’engage que moi.
A noter aussi les passages qui concernent ce que j’appelle la gauche-hippie, sempiternelle arme socialiste par excellence qui consiste à dire qu’à gauche c’est les gentils-pauvres-humanistes et qu’à droite c’est les méchants-bourgeois-capitalistes (et juifs aussi!). D’une part le socialisme n’a pas fait que des choses très glorieuses…

Hitler et son gratte-foufoune, chef du parti National Socialiste allemand, peintre moyen et auteur de certains écrits à l’humanisme hautement discutable

… Ensuite si l’argument était peut-être valable au siècle dernier, en 2014 je crois qu’il y a autant de pauvres à droite qu’à gauche, et beaucoup moins de riches tout court. Comment un individu peut il avoir envie de prospérer quand par exemple, on lui répète que les gens aisés sont des enculés? De quoi rire un bon coup quand la dame parle de racisme social, mais après le coup de la discrimination positive de Ségo, pourquoi pas le racisme social positif de Valérie! Pestons sur les riches! Surtout s’ils sont blancs! Ils l’ont bien mérités! (Et on demandera pas pourquoi, on s’en voudrait de devenir grossier) (je précise qu’à aucun moment Trierweiler n’incite à la haine envers les riches, mais que la glorification du smicard m’emmerde personnellement dans l’absolu)
Bref, pour revenir à notre évangile, comme je le disais, il devient intéressant à la fin, quand Valérie se déleste enfin de son boulet pour parler d’elle et des causes qu’elle soutient et qui bien qu’elles soient passées [et passent] carrément inaperçues sorties du bouquin, sont quand-même sacrément plus nobles et certainement plus enrichissantes. Dans cette partie, le style d’écriture devient enfin plus sincère, moins contenu, ça se lit mieux, nous on se reprend, on sort de notre torpeur, on n’essaye plus de boire son cendrier et de fumer son mug de thé, tout ça tout ça non parce qu’on parle beaucoup que c’est dangereux de s’endormir au volant mais s’endormir en lisant peut-être à l’origine de certaines déconvenues non négligeables également, faut le savoir.
Depuis ma lecture de la Bible, je ne m’étais pas fixé de challenge littéraire pompeux. C’est fait. En comparaison, ce livre est plus ennuyeux que n’importe quel écrit religieux, plus ronflant que tous les tomes de Twilight réunis et que le Coran aussi, mais j’espère qu’il a rempli dignement sa fonction première aux yeux de son auteur: rétablir sa vérité tout en se délestant des non-dits. Et pour Hollande qui apparaît comme une personne abjecte tout au long des pages, pour une fois on pourrait presque croire qu’il fait preuve d’élégance en autorisant la vente de ce pseudo brûlot, ce qui dans un tout autre registre, pourrait presque faire croire que la solution financière évoquée au début est en route.
La politique, ce monde peuplé de coquinoux* :)

* ici un exemple sur la retenue dans l’écriture.

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