Le post que tout le monde devrait lire

J’ai totalisé quatre merveilleux cauchemars en une nuit. J’aurais préféré être poursuivie par Régine, cuisiner une blanquette ou sauter d’une grue sans élastique, en comparaison.

Partant de là, on peut dire que c’était donc des vrais cauchemars à la con certes, mais en plus, des cauchemars qui font sacrément chier. Le tout dans le brouillard si distinctif du rêve, en plus du côté inextricable du bordel, chose qui dégorge d’une certaine manière sur la réalité.
Y a des jours, je regrette simplement de ne plus être juste photographe et de me prendre dans les dents que ce n’est pas un vrai métier. Parce que c’était cool, que ça n’engageait à rien, que j’emmerdais tout le monde de toutes façons et surtout, que les gens se comportaient normalement avec moi. Je n’ai jamais vraiment réussi à faire comprendre à tout le monde que photographe était un vrai boulot, un vrai boulot parfois chiant, contraignant malgré tout et où on passe pas sa vie à appuyer sur un bouton pendant que quelqu’un gigote à poil devant nous. J’ai jamais vraiment cherché à le faire comprendre non plus, j’étais occupée par mon non-métier dans tous les cas. Aujourd’hui et depuis un long moment, c’est l’inverse, je passe du temps à expliquer que mon métier de psy n’est qu’un métier parce que les gens que je côtoie [de loin] ou que je rencontre sont dans 98% des cas sur la défensive par rapport à ça. Si les moyens de défense varient d’une personne à l’autre, elles en arrivent malgré tout toutes au même point: me demander si je les ai analysées ou si je compte le faire… Si elles n’ont pas fui avant, ça arrive aussi.
Les analyses « sauvages », j’en ai fait sur plein de gens, puis j’ai arrêté de me prendre pour dieu le père quand j’ai percuté que je faisais complètement fausse route en m’engageant dans une telle démarche, même si ça m’a beaucoup appris. C’était il y a quelques années maintenant, depuis je ne touche plus à rien.
L’inconscient, on nous le présente comme un réservoir de pulsions et de choses refoulées, dans sa version politiquement très correcte. Dans lavie.com, l’inconscient c’est juste la poubelle du psychisme et c’est d’ailleurs pour ça qu’on me paye pour aller fouiller dedans. Si tout le monde savait ce qu’on y croise, ça ne viendrait à l’idée de personne de demander si je vais l’analyser.
J’aime vraiment mon boulot et j’adore le pratiquer. J’entends des « horreurs » que personne ne voudrait entendre oui, on déterre parfois des cadavres et même si des fois c’est tellement lourd (la séance, pas les cadavres) que je sors assommée: je ne fais pas ça pour rien. C’est pas facile de décrire en détails un travail d’analyse, et quand on y arrive c’est chiant comme un bidet alors je vais éviter de partir par là sinon je vais tous vous perdre si c’est pas déjà fait. Le seul truc utile à retenir, c’est que s’il n’est pas fait dans un but thérapeutique il n’a pas lieu d’être car ça n’a d’intérêt pour personne.
Au quotidien, ça m’intéresse pas spécialement de savoir quels types de rats grouillent dans votre cave, je préfère même ne pas savoir pour être honnête. J’ai laissé toutes mes belles illusions à propos de l’humanité sur un divan et je me bats tous les jours pour ne voir que le meilleur autour de moi et partout où c’est possible (ce qui explique que je me fiche en boule dès qu’un truc m’emmerde d’ailleurs, car la tâche est délicate). Je sais que tout n’est pas beau ni parfait et je peux faire avec mais, on n’est vraiment pas obligé de tacler où ça chlingue pour autant. Après je vais pas dire que je ne suis pas capable de déduire certaines bricoles malgré tout, mais ça reste superficiel et ça ne me renseigne aucunement sur vos vilains petits secrets.
Donc y a des jours comme ça, quand la question ou le soupçon, sort tout droit de la « mauvaise » personne, entendre par là quelqu’un avec qui on entretient une transparence carrément transparente, bah ça fait hyper chier parce que même avec la meilleure volonté du monde, je me rends compte qu’on peut toujours me suspecter de faire les tiroirs alors que pour le coup j’ai même pas vu où était la commode. C’est vexant, très vexant, au point d’en faire des cauchemars (pour dégorger un peu la poubelle cqfd). Alors si j’ai des proches qui passent par là et qui se poseraient des questions, si vous êtes arrivés jusque là vous avez normalement toutes les réponses. Et s’il en reste je vous demanderais de prendre des pincettes car la nuit j’aime bien faire des beaux rêves. Je ferai jamais comprendre à tout le monde que la photo est un métier et je m’en fiche toujours autant, mais il est hors de question qu’on me prête des intentions que je n’ai pas.

Sinusite & Sapins de Noël

#PointEvelyne
Si on pouvait arrêter ce vent de merde putain ça m’aiderait à dormir la nuit… Ou le jour, je suis pas difficile. Et l’humidité aussi, et 100 balles et un mars, merci bien!

Ca ne s’arrange pas…
Je connaissais les banquiers branleurs, les agences immo qui connaissent pas leur taf, je teste actuellement les assurances à qui je suis obligée de téléphoner pour qu’elles encaissent mes chèques. Sisi le progrès…

Alors que revoilà le père Noël
C’est moi où ça sapine de plus en plus tôt au fil des ans? Quoiqu’il en soit, vu que les prochaines semaines s’annoncent chargées et qu’aujourd’hui j’avais du temps à tuer, je m’y suis collée comme les autres

Mais j’ai pas fini. La fleymme d’avoir passé 20 minutes à démêler une guirlande de 20 mètres probablement, au moins celle là, elle marche.

Le mot du jour
Intriguée, mais ça restera sans commentaire. Je croise les doigts pour trouver Princesse Patience.

Geekerie
Comme je dois modifier quelque chose dans les entrailles de WP, et que comme WP étant WP ça risque de foirer plus vite que le reste, il se peut que durant les prochains jours, il y ait un peu de bordel ça et là sur le site. Théoriquement, cela ne devrait pas prendre plus d’une heure. Théoriquement.
Bisous les MinouX!

Le manuel du parfait petit manager

Il y a des années que je voulais en dénicher un, seulement voilà, c’est le genre de documents très compliqués à sortir des entreprises, mais le miracle fut.
J’ai travaillé très temporairement dans plusieurs boites et je me suis toujours fait la même réflexion à savoir que, mes sup’ étaient toujours soit des trous de balle phalliques, soit des trous de balle tout court. Pourtant c’est des personnes qui ont fait plein de formations pour gérer au mieux les gens, mais malgré tout j’ai toujours trouvé mes pieds plus doués qu’eux. Au final je finissais toujours par prendre le dessus d’une manière ou d’une autre, parce qu’avoir le gros kiki (tout restant cependant très relatif) c’est bien, mais si t’es pas crédible ça le fait moyen. Reste qu’aujourd’hui je pense avoir trouvé pourquoi les managers ont l’air tellement bête.
Ce fascicule est une méthode pour ranger les gens dans des cases, suivant où se trouvent leurs rides (je cite), leur façon de parler, de s’habiller et quelques adjectifs qualificatifs aussi.

Interloquée par ce truc, vers la page 10 j’ai regardé qui avait écrit ça (en 2013 quand-même merde!), il s’avère que c’est un psychologue… Définitivement, je suis sure que ces gens kifferaient la vie de bosser chez Ikea, surtout si on leur filait plein de casiers à monter qu’ils pourraient remplir avec plein de trucs.
Le but du manuel est d’apprendre à bien communiquer avec les personnes managées, qui elles sont rangées dans 6 profils types (que je qualifierais plus volontiers de clichés). Pour chaque profil, ce qu’il faut dire ou ne pas dire, s’il faut être plutôt compatissant ou directif, si c’est mieux de faire chier avant ou après le café ou alors carrément à la pause clope, s’il faut plutôt les mettre dans un placard avec un ficus ou alors en open space avec des gens taquins. Tout ça, dans le but qu’ils puissent mieux travailler, la pseudo qualité d’écoute ou d’échange du manager n’étant que des outils supplémentaires pour amener les gens à bosser, ne nous éparpillons pas.
J’ai lu avec une attention toute particulière tous les descriptifs des six profils, les listes de symptômes quand chacun se met à partir en vrille (le stress des exams, la cochenille de la plante verte, l’énucléation du hamster…) et qu’est ce que le manager doit dire pour rectifier le tir au plus vite. En gros, on intervient avec l’humain comme on intervient sur une machine, presque en suivant des normes ISO.
Pour vérifier si la théorie des cases était toujours aussi invalide que ce que je pensais, je me suis moi-même prêtée au jeu. J’ai listé en vrac toutes les caractéristiques de tous les profils et j’ai coché ceux qui me correspondaient. Sans surprise, je me suis retrouvée majoritairement sur trois profils à parts égales.
Donc, si comme c’est écrit, tu déboules pour me filer un ordre de manière sèche, court et en m’interrompant dans ce que je suis en train de faire, au mieux je vais pas te calculer, au pire il peut y avoir un lancé de ficus totalement involontaire… Ou un lancé de collègue éventuellement car je suis aussi « adaptable » donc capable d’être productive en open space. Du reste, si je donne l’air d’être fatiguée ou déprimée, tu viens pas non plus me faire une calinette pour me dire à quel point je fais super bien mon boulot, c’est pas le bureau des free hugs tu peux aller faire un câlin à ta main t’es mignon.

J’aurais aimé donner un « driving » viable, mais sur trois profils types, il n’y en a pas. Pas que je sois une bête bizarre, c’est pour tout le monde ou presque pareil: on ne peut pas rentrer quelqu’un dans une case et un profil type ne peut pas non plus correspondre à 100% à un individu même s’il remplit la totalité du tableau, il y a bien trop d’autres paramètres qui rentrent en ligne de compte.
Les « méthodes » de management sont mignonnes, charmantes dans leurs théories toutes faites, elles ont en plus un côté rassurant, au moins pour l’entreprise et les managers qui les utilisent. Néanmoins, toujours pas de miracle, tant qu’on ne considérera pas les individus dans leur globalité, ça restera chouette et viable juste sur le papier.

Dommages collatéraux de la parentalité

Ni en avance ni en retard je suis sortie du lit aux alentours de 11h il me semble, comme un dimanche où je ne fous rien. J’étais encore dans le gaz quand j’ai fait chauffer mon thé et j’entendais déjà les gosses des voisins hurler à la mort.
Ces petits anges ne sont pas battus, ni maltraités d’une quelconque manière, c’est juste des gosses tout à fait dans la norme des rejetons en 2014: mal élevés, sans-gènes et capricieux par dessus ça.
L’atarax, on ne s’en sort pas comme ça, si tu dors d’une traite, tu te lèves avec un syndrome cephalo-rectal (©Nicolas) et tu en boufferas toute la journée par épisodes (de l’atarax, pas du gaz). L’atarax ne « calme » pas vraiment quand-même, ça assomme après 750mg, pas de quoi s’endormir très vite mais de quoi ronfler profondément plus ou moins longtemps, et le lendemain comme par magie, tout où presque va devenir irritant, comme si tout ne l’était pas déjà. Je regrette souvent de prendre de cette merde tellement je le paye le jour suivant, néanmoins, cette fois c’était une bonne idée. J’ai foutrement bien dormi, qu’elles qu’en soient les causes annexes.
Entendre les gosses des voisins chouiner et brailler, ici, c’est toute la journée dès qu’ils passent le seuil de chez eux où qu’ils foutent un pied par terre, et évidemment, personne ne peine à le savoir tant l’isolation dans les années 70 était précaire. Assise sur le plan de travail le nez dans ma tasse de thé, la tête lourde, je me suis demandée si les parents n’ont jamais envie de les noyer pour abréger leurs souffrances. Supporter des crises comme ça, tous les jours, plusieurs fois par jour, chapeau bas. Ils doivent bouffer ils braillent, ils doivent se coucher ils couinent, au premier non ils hurlent, on leur parle ils s’époumonent encore, prendre un bain est la torture quotidienne et le plus triste c’est que c’est même pas un euphémisme. Ils en ont marre de la vie ces gamins.


Désolée pour les crises d’épilepsie pouvant être engendrées par ce gif

Un peu fatiguée par cette violente entrée en matière, je me suis décidée non sans mal à bouger jusqu’au bureau, ma tasse à la main, toujours l’atarax dans la gueule, et c’est en passant par l’entrée que j’ai entendu qu’une crise faisait aussi rage en stéréo chez le voisin d’en face.
A côté de ça, les parents ne bronchent jamais et je ne sais définitivement pas comment ils font pour les supporter, même si ce sont les leurs. Si les miens faisaient ça ils prendraient une sérieuse remontée de bretelles sur l’autel de la paix du dimanche matin et je peux t’assurer qu’ils se poseraient deux fois la question avant de remettre ça, le principe de réalité en gros. Clair que ça doit pas être facile tous les jours et je comprends que la plupart préfèrent se retrancher derrière la bonne excuse de l’imperfection, mais ça ne les dispense pas d’être des parents et de faire leur job quand-même. J’ai fait le choix de ne pas avoir de gosse et ça n’engage que moi sans que ça fasse chier qui que ce soit, j’estime ne pas avoir à subir le choix des autres.
Du coup, j’ai encore manqué la messe, j’ai rangé mes chaussures d’été et sorti celles d’hiver, j’ai pas réussi à remettre la main sur mes bottes noires d’ailleurs. Je suis allée à la banque déposer des tunes, j’ai fait ma compta, j’ai choppé froid parce que je suis sortie les cheveux mouillés, il pleut comme vache qui pisse et je suis toujours dans la brume.

Team asociale (comme d’hab)

Sur l’échelle de l’agacement et en considérant qu’elle va de 0 à 10, je suis à 9.9.
Je fais des tonnes d’efforts pour rester correcte alors que rien que de croiser quelqu’un me tape sérieusement sur le système.

Peut-être que je vais avoir mes règles, peut-être que le cumul de ces derniers mois me fatigue vraiment et sûrement les deux.
Les gens ont du mal à comprendre que tout ne tourne pas autour d’eux.
Les gens ont du mal à piger que si ça ne tourne pas autour d’eux ça ne veut pas dire que ça tourne autour de moi.
J’ai pas envie et je m’en fous.

Je vais bien (pour vrai).
Est ce que les gens sont toujours obligés de poser des questions chiantes comme la mort?
Est ce qu’on est obligé de répondre?
Heureusement nous allons terminer ce post sur une note improbable et légère. Comme le reste.

Grou

De la grandmèritude
Parce que je me paye des courbatures de l’espace, parce qu’il me faut trois heures pour me lever de quelque part et autant pour m’asseoir, et parce que bien entendu, il faut que j’éternue 50 fois LE jour où j’ai des courbatures aussi sur les côtes (les pires). Mais je n’ai plus une once de gras.

De l’exhibition matinale
Sortir de la douche et se rendre compte, en tenue d’Eve dans le couloir, que trois jeunes hommes moches ont foutu un putain d’échafaudage devant la baie vitrée de la cuisine. Qu’est ce que tu veux que je te dise, ça c’est fait.

De la trempette bactérienne
Le bassin extérieur est fermé (la catastrophe du cancer de la vie), du coup obligé de palmer à l’intérieur, dans 1000 litres de chlore au bas mot, 50 000 milliards de germes de collégiens, et les collégiens forcément… Qui muent, ce qui donne une cacophonie relativement irritante. Le jeudi matin ils ont pas autre chose à foutre, non…

De l’organisation
Faire trois aller/retour cabinet/chez moi pour trois papiers, belle moyenne! La meilleure à ce jour s’il en est. Le résultat de ma dissipation actuelle probablement.

De la mauvaise nouvelle
C’était pas la journée mais ça va pas mal, je suis en vie, je vais gérer tout ça je ne sais comment demain, j’ai un planning de ministre jusqu’à dimanche, il me faut un clone ou de la cocaïne.