Non mais you’re welcome, c’est cool

Les gens sont rentrés de vacances, ils ont repris le chemin du travail ils se servent donc à nouveau des routes et ça se voit.

Je n’ai pas pris une fois le volant aujourd’hui sans suspecter la présence d’une cape d’invisibilité sur ma voiture tellement je me suis faite couper la route/la prio, même les motards ne mettent plus le cligno… Je ne sais que dire de plus. Le code de la route se perd autant que le reste et il va falloir que je me décide, mais surtout que je trouve du temps pour faire ma vidange.
Dans la continuité de ma semaine folle ce matin je suis allée à la parapharmacie en quête d’une crème de jour, une énième crème de jour parce que c’est un fait établi qu’après deux semaines d’utilisation chaque crème que j’ai pu avoir ne me va plus. D’ailleurs aucun type de crème ne me va quel(le) qu’en soit la fonction ou le prix ou la marque, ça se voit pas là mais au moment où j’écris ces mots je ne suis que désespoir. Plus de cinquante euros plus tard je suis encore partie avec une nouvelle crème, que je n’ai même pas encore essayé tant l’enthousiasme du nouveau produit m’a quitté depuis des mois. Bien sur qu’elle va marcher, que pendant les 15 prochains jours j’aurai une peau fabuleuse mais comme d’habitude nous devrons nous séparer car ça va partir en couille avant la fin du flacon. Autant te dire que mes copines sont contentes hein mais bon moi, j’en ai marre.
J’ai fait un peu de shopping et j’ai trouvé tout ce que je voulais

Ou pouvais car finalement je n’ai pas eu le temps de chercher le reste.
Et le vigile a mis deux minutes pour fermer mon sac d’achats en apposant trois autocollants sur les bords afin que je puisse rentrer dans Leclerc en toute sécurité pour leurs produits. Heureusement que je n’ai pas de pulsions klepto et que j’étais pas pressée hein, à deux secondes près c’est moi qui finissais de les coller.
Ma fesse gauche exhibe quant à elle une splendide piqure de moustique, et n’en déplaise à un certain, si, ce bouton fait au moins 10 centimères. Ca fait deux fois que je me fais piquer dans ce jardin (un vrai jardin, c’est pas le petit nom de mon cul merci) alors qu’a priori personne ne s’est fait piquer là, à la troisième je hurle à la conspiration.
Avons tout de même terminé avec brio la to do list d’aujourd’hui sans trop de mal et dans une zenitude totale, et ça aurait pu être encore mieux si je n’avais pas décidé hier soir de me mêler avec la meilleure volonté du monde, de quelque chose qui ne me regardait pas vraiment. Ça me semblait grave et de fait important, j’étais à demi étonnée que personne ne fasse quoique ce soit pour arranger la situation, j’ai donc cherché des informations pour y revenir ce soir avec une solution. Et quand j’ai rappelé, on m’a dit que finalement tout ceci avait été fait il y a quelques mois ce qui rendait complètement caducs les faits avancés la veille.
Je ne vais pas parler du temps que ça m’a fait perdre car si je l’ai perdu c’est effectivement que je l’ai bien voulu bien que je pense que n’importe qui (ou pas..) aurait fait la même chose, mais qu’on me fasse un gros coup de théâtre avec option fin dramatique et qu’on me la refasse le lendemain en version tout va bien. J’ai un peu l’impression de m’être faite foutre de ma gueule. Mais passons, l’important est que tout aille bien et qu’il n’y ait aucun problème! En attendant heureusement que je n’ai parlé de ça à personne car ça aurait pu finir dans un drame absolu. Les gens ne se rendent pas toujours compte de ce qu’ils disent, ni même de la portée que peuvent prendre leurs paroles, heureusement que c’est ma famille, que je connais les oiseaux et que j’ai pris mes précautions, ça me serait retombé sur la gueule en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.
Bref, la mauvaise odeur du cabinet a disparu comme elle est venue, j’ai retrouvé mon jeans et j’ai (re)trouvé comment solutionner mes problèmes d’endormissement, d’ailleurs j’y vais, un autre épisode de Twin Peaks m’attend.
Demain, ça recommence mais en pire.

Tentative de sublimation foirée du voyeurisme

Suite à la prolifération de photos représentant des cadavres d’enfants sur ma TL, fait auquel j’avais échappé jusque là, je tiens à dire que d’une part je me suis fait un plaisir à jarter toutes les personnes à l’origine de ces tweets et qu’ensuite cette putain de démarche est définitivement injustifiable en plus d’être inutile.

Oui mais c’est pour faire bouger les choses

Tu veux faire changer quoi en tweetant? Depuis que Twitter regroupe environ toute la populace (et bon sang que c’était mieux avant), que tout le monde y va de sa petite impression personnelle, de ses revendications, de sa petite pub et du reste est ce que tu as vu un truc bouger, toi? Est ce que tu vas offrir un toit à un migrant en tweetant que c’est vraiment horrible ce qui arrive, toi, ou est ce que tu penses que la toute-puissance de ta pensée va empêcher les bateaux de couler?

C’est pour montrer mon indignation

C’est bien! Tu as raison, c’est ton compte et tu en fais ce que tu veux, si les gens sont pas contents ils unfollowent, je suis tout à fait d’accord avec ce principe que j’applique moi-même! Il est également totalement évident qu’il fallait bien la photo d’un cadavre échoué sur une plage pour marquer le coup, c’est sur.

C’est parce que je me sens concerné(e)

Ou le militantisme de salon du bobo bien calé devant son iPhone, variante:

C’est parce que nous sommes tous responsables

Ah bon? Et bien si tu es si concerné que ça, au lieu de tweeter le cul lourdement enfoncé dans ton canapé, vas faire quelque chose de concret, vas ramasser les corps, crées un centre d’accueil, rejoins une asso qui s’en occupe déjà, ponds une campagne de sensibilisation sur les risques de la traversée de la méditerranée en zodiac, envoies leur des gilets de sauvetage ou autre chose, ce que tu veux.
Quant au fait que nous sommes tous concernés, non. J’sais pas toi, mais moi je suis pas allée leur dire de monter dans le bateau hein, je ne suis pas non plus islamiste donc pas non plus responsable de l’ambiance douteuse dans leur pays, alors ta putain de responsabilité, tu la prends et tu te la mets où tu veux très profondément.

Parce que les pouvoir publics ne font rien

Et donc toi d’un coup tu t’es senti investi d’une mission divine? Tous les politiques se font insulter par des millions de personnes tous les jours via Twitter depuis des années, et ça ne les a pas rendu moins risibles ou plus logiques dans ce qu’ils font, alors laisses les cadavres d’enfants que tu ne connais pas tranquilles, ils n’ont pas mérité d’être utilisés de la sorte. Ton indignation illustrée ne fera rien bouger dans ce pays, nous ne sommes aucunement décisionnaires et c’est pas parce que les dirigeants ont su t’amadouer avec un discours convenu quand ils en avaient besoin qu’ils en ont quelque chose à branler de ta gueule. Le problème, c’est pas d’avoir des infrastructures ou des machins pour accueillir ces personnes, le problème c’est qu’aucun pays n’a encore osé penser à aller rétablir la paix pour que ces gens puisses vivre convenablement dans leur pays.
Mais vas-y, balances toutes les photos d’enfants morts que tu trouves, ça va les aider.

Oui mais c’est mieux que de ne rien dire/de l’ignorer

Pourtant je t’assure qu’on peut exprimer n’importe quelle idée sans avoir recours à la photo d’une personne morte qui n’a rien demandé. De même que dans certaines situations, comme celle-là, c’est déjà assez horrible à imaginer c’est pas la peine d’en rajouter! Dans tous les cas je ne vois personnellement aucun rapport entre l’intérêt qu’on porte à certaines choses et le fait de les avoir vues, la religion en est un bel exemple.

Stupide paperasserie [de merde]

Oui, on sait, je ne suis pas copine avec les administrations en général et donc avec l’administratif. Et comme j’aime vraiment pas ça, forcément quand quelque chose tombe, en plus que ça me fasse chier, je vais m’auto faire chier pour bien le sentir passer.
Ce matin ça n’a pas trainé, au saut du lit je m’inflige la lecture d’un mail d’un service qu’on ne nommera point mais fort agaçant au demeurant. Je prends note et pars à la pêche aux infos pour savoir si je dois faire ce dossier (en espérant que non) pour finalement me résoudre à le faire. A priori ce ne sera pas bien compliqué puisque tous les documents dont j’ai besoin sont soigneusement rangés quelque part, normalement pas bien loin, mais ayant une semaine archi gavée, je m’organise donc pour m’occuper de ça aujourd’hui impérativement, avant d’aller consulter car je termine à 19h et que j’ai pas envie d’y passer la nuit.
J’arrive super confiante au Terrier, pas de trace de la chemise, mais je retrouve tout de même quelques documents dans un classeur et c’est déjà pas mal. Je pars au cabinet, j’arrive au cabinet et bien évidemment la reine mère m’appelle pour me dire que j’ai oublié un de mes portables. Première envie de tout péter de la journée statuée au même moment, elle est incurable avec ça, elle attend toujours que je sois arrivée à destination pour me prévenir que j’ai oublié un truc (sur la table, sous son nez), elle appelle précisément toujours quand je suis devant la porte, comme ça elle est quasi sûre que je revienne une autre fois dans la journée. J’adore ma mère, mais c’est une emmerdeuse de peste avec la psychologie d’une morveuse de 14 ans. Certes, ici on pourrait me dire que je n’ai qu’à pas oublier mes affaires, le problème c’est que j’ai un rythme infernal (surtout les jours comme aujourd’hui) et que l’oubli (du portable, de pisser, de bouffer) est quasi systématique donc quotidien. Je ne lui demande bien évidemment pas de se mettre à ma place et d’arrêter de penser à sa gueule car si elle avait voulu le faire elle l’aurait fait depuis longtemps, mais si de temps en temps elle pouvait oublier son nombril, ça m’arrangerait. Pas tout le temps hein, je voudrais pas la brider dans ses angoisses, mais putain: de temps en temps.
Sans surprise je repars, j’en profite pour remettre le nez dans les étagères du bureau: rien. Je retourne au cabinet avec mes deux portables.
Je cherche dans toutes les étagères, tous les placards, tous les tiroirs: toujours pas de chemise et ça devient pénible. Je consulte, je termine la consult et je pars au Perchoir. Après dix minutes de recherches intempestives, pas de chemise au bureau, ni dans les placards, ni nulle part, là je reste calme mais dans ma tête j’ai déjà fait exploser trois bombes atomiques et joué à harakiri avec tous les bébés ours des Pyrénées. Je retourne au Terrier pour la troisième fois, je suis en train de tout retourner pour enfin retrouver cette merde de chemise qui ne peut plus être ailleurs qu’ici et là, la reine mère qui n’aime toujours pas que mon monde tourne autour d’autre chose que d’elle ne trouve rien d’autre à faire que de péter.

Non ma mère n’est pas une porcasse j’t’assure, elle présente sacrément bien en société, elle parle bien, et comme tout le monde quand elle est chez elle elle se met à l’aise, mais comment te dire… Le problème n’est pas qu’elle vienne volontairement me raconter je ne sais quoi en ponctuant son monologue par une respectable perle. Le problème, c’est le drame qui a frappé mes narines quelques secondes plus tard et qui a fait qu’elle se fasse poliment jeter dehors.
Elle s’est vexée, a tenté de retourner les choses contre moi, et est partie bouder quand elle a pigé que j’en avais rien à foutre mais tu vois, c’est pour ça que ça fait des années que je ne l’approche plus à moins de 200 mètres quand j’ai des choses importantes/urgentes à faire car si elle n’a pas de raison de tirer la couverture, elle en trouve et ça peut se finir en vraie prise de gueule pouvant s’étaler sur trois semaines.
Cinq heures après le début des opérations et 25km en aller/retour divers plus tard: je trouve cette foutue chemise, très voire trop bien rangée, fais les photocopies, et repars travailler.
Tu peux classer ces saloperies de papiers aussi soigneusement que tu veux, tu peux prendre un grand élan et mettre toutes les chances de ton côté pour que la journée se déroule bien et de la manière la plus soft qui soit, quand il s’agit de paperasse, ce sera toujours un moment dont je me passerai. C’est pas la fin du monde, je m’en remettrai, mais ce poison de paperasse, ça fait des années que ça dure et plus ça va plus ça me coute.
Je le précise pas mais je vais dormir alors faites pas trop de bruit, je suis fatiguée, énervée et j’ai un flingue dans la table de nuit.
Bisous.

Observations en noir

Le deuil en lui-même est quelque chose de très complexe qui tape à bien plus d’endroits qu’on ne l’imagine suivant les personnes. Le chemin est long pour en voir le bout et, en ce qui concerne le deuil résultant du décès, il est tout à fait commun qu’il ne se résolve jamais complètement.
On peut tous avoir peur de la mort sans forcément vivre avec cette angoisse au quotidien, si d’aventure la faucheuse se pointait, chose à laquelle on a environ tous réfléchi malgré tout, on espère que ça ne fera pas mal, que ça ira vite (il semble qu’il soit très déplaisant de se rendre compte qu’on est en train de mourir) et pour les plus optimistes, qu’on ira au paradis. Mais quand elle touche un proche c’est encore un peu plus problématique. Le problème de l’Homme vis à vis de la mort n’est donc finalement pas tant sa mort ou la mort en elle-même, c’est aussi et surtout la douleur, donc le déplaisir, qui en découle.
Le deuil d’une personne décédée sous-entend qu’on devra accepter une disparition, sans compromis, le cas échéant, l’endeuillé(e) s’engage dans les voies interminables du deuil pathologique dont heureusement pour vous, il ne sera pas question ici.
Sur le papier, le deuil est composé de plusieurs phases très distinctes dans une progression linéaire, dans la pratique c’est surtout le foutoir. Un jour tout va bien, le lendemain c’est la catastrophe, si on s’en réfère au manuel on peut passer de l’étape 5 à la 2 pour aller à la 6 avec un peu de 4 et revenir à la 3 qui comporte un peu de 10 et il n’y a rien de très exceptionnel là-dedans. Le psychisme est lent, de plus, son mot d’ordre étant d’éviter le déplaisir on peut donc s’abstenir d’entrée d’espérer qu’il y mette du sien alors qu’il doit gérer des éléments on ne peut plus désagréables. Ça marche déjà pas super vite pour un pauvre symptôme névrotique alors un deuil tu peux t’asseoir dessus et chanter une chanson.
Après avoir moi-même décortiqué dans un divan les décès survenus durant mon existence, après avoir participé à la résolution de cette problématique chez bon nombre de mes patients, je ne suis toujours pas en mesure de dire que le deuil se solutionne vraiment un jour, mais plutôt, qu’on ne peut qu’aller au maximum de ce que nos capacités nous permettent. Une fois toutes les phases du deuil passées, resteront toujours les résidus. Je m’en étais déjà rendue compte en consultation par écho, dans ma vie car j’ai trainé certaines choses jusqu’à il y a peu, et puis parce que j’ai vécu par la suite quelque chose d’assez singulier, soit la cérémonie d’adieu d’une personne que je ne connaissais absolument pas mais qui était très chère à une personne qui m’est tout aussi chère. Je ne suis pas du genre à m’incruster à la traine de quelqu’un que je ne connais pas, d’une parce que je déteste les enterrements, d’autre part par respect pour les proches. J’ai déjà enterré un membre de ma famille sous le regard passionné des gens qui n’avaient rien à foutre là, c’est extrêmement inopportun et franchement mal élevé. Sauf qu’on m’a demandé de venir et qu’une demande de ce genre, dans la situation, n’est pas anodine.
Bon. Faut pas se mentir je suis une connasse. Pas au dernier degré car je démarre pas toute seule mais si t’es pas dans mes petits papiers je peux te laisser crever sur place et ça ne me posera pas trop de problèmes, par contre avec mes proches en cas de pépin je peux déplacer une montagne et ici, au delà d’une demande de présence, s’agissait surtout de ramener ma propre montagne de valises à résidus.
Après deux bonnes heures pour savoir si j’étais capable de le faire et surtout comment, j’ai accepté d’y aller, même si j’y serais allée quand-même avec deux calmants dans la tronche s’il avait fallu. Ca peut sembler extrême, mais je n’aime vraiment pas les enterrements (et assimilés).
Un enterrement est infecte à vivre, un enterrement au travers des yeux d’une personne à laquelle tu es liée et qui souffre est encore pire.
Ça te ramène à tes deuils à toi, qui ont encore cet écho résiduel dans le présent même s’il n’est plus aussi fort qu’il a été. Ca fait mal de voir une personne qu’on aime souffrir sans pouvoir y faire quoique ce soit tout en sachant très bien ce qu’elle traverse à l’instant même, et en plus, c’est très compliqué de s’autoriser à exprimer la peine que ça nous fait sur le moment: t’es déjà pas spécialement à ta place, tu vas pas en plus te foutre à chialer comme une merde. Ne me voyant donc absolument pas me décomposer sur mes petits soucis personnels, je me suis concentrée sur ce pour quoi j’étais là, j’ai fait ce que j’ai pu donc pas grand chose et au moment où j’ai senti que ça allait se barrer en couille j’ai déconnecté. Je suis devenue ceinture noire de l’attention flottante en trois ans de pratique, je ne savais pas qu’il était possible ou viable d’en user en dehors de mon taf, mais il s’avère que la technique est hyper efficace. Je n’ai que des souvenirs diffus de l’événement et ça me va tout à fait. Il pleuvait, comme à tous les enterrements auxquels je suis allée, c’était une cérémonie de bon gout donc où on n’a pas entendu Vivaldi, bien que comme toujours dans ce genre d’endroits, la décoration était gerbante. Ne pouvant pas rester offlife indéfiniment j’ai pas non plus fait de vieux os, ça devenait vraiment compliqué à gérer pour moi, et j’ai passé une journée de merde, une journée d’enterrement, cette espèce de suspension temporelle de merde, le putain de ciel gris de merde et cette impression indescriptible propre à ces jours vraiment pourris quand tu te sens seul(e) mais que tu n’as pas envie qu’on t’approche non plus. Après, je ne regrette pas, je crois que j’ai été utile finalement et c’est bien là le principal.
Perdre un membre de la famille (hormis père et mère) est une chose, mais perdre un ami, ou n’importe qui d’autre qu’on a choisi pour nous accompagner dans notre vie, c’est pire.
J’ai vraiment été au bout du bout de mes deuils familiaux, je me suis faite une raison et je m’en porte plutôt bien aujourd’hui. Mais les amis que j’ai perdu en route, ça fait plus aussi mal mais ça ne fait toujours pas du bien. On en chie un bon coup, ça continue de transpirer pendant des mois, ça refait surface régulièrement dans un tas de détails pendant une poignée d’années. Au fil des ans on en parle plus vraiment, on finit par accepter qu’il faille continuer sans eux, on trouve des compromis, on s’en accommode mais on ne les oublies pas plus qu’on arrive à les remplacer. Le travail du deuil au quotidien vire au travail de fond, ça va mieux, mais 15 ans plus tard, tu vas toujours chialer sur une tombe une fois par an quand-même et ça non plus, ça n’a rien d’exceptionnel.
Je sais qu’aujourd’hui on pousse vraiment les gens a aller aussi vite qu’une recherche Google dans tous les domaines. Il faut qu’ils soient opérationnels et productifs en toutes circonstances pour des choses qui ne les concernent même pas, et s’ils n’y arrivent pas alors c’est qu’ils ont un problème. Bien heureux sont ceux qui y arrivent mais ça ne durera qu’un temps, effectivement une personne en souffrance trouvera ce concept de rapidité très séducteur mais ça ne lui fera pas forcément que du bien. L’Humain est lent. Il lui a fallu des plombes pour se mettre sur deux jambes en l’an moins-milles-millions-d’année-trente-quinze-douze (cette date est totalement fictive du fait que j’ai totalement eu la flemme de chercher) avant J.C., quand il se ramasse la gueule en 2015 il faut lui laisser le temps de se relever. Vouloir aller trop vite dans le travail du deuil c’est l’assurance de se retrouver au point de départ dans le futur, donc sans dire qu’il faille camper dans une déprime crasse pendant des années, il faut savoir laisser faire les choses sans brûler des étapes très abstraites. A côté de ça, il n’y a pas de schéma type non plus, pas plus que de règles ou encore d’ordre dans des phases dont l’existence est finalement discutable. En considérant que dans un travail sur soi, si on le fait bien, le pire est toujours derrière, on a tout intérêt à y aller à notre rythme.

Brêves de micro week-end

Avis de recherche
Ca fait trois semaines que je ne remets pas la main sur un putain de jeans. J’ai tout retourné partout chez moi ou ailleurs et je vais devenir dingue car forcément, puisque je ne le retrouve pas j’ai très envie de le mettre.
Si vous le voyez passer, merci de lui dire de rentrer immédiatement, il me manque.

Des vacances please
C’est la première année que je travaille juillet/aout non-stop et ça commence à me faire drôle. Juillet fut un mois plutôt dense, aout aurait du être vraiment plus light alors qu’au final j’ai bossé encore plus. Cette semaine je n’ai pas eu de week-end et pour couronner le tout, mon chien ne peut pas s’empêcher de me réveiller tous les matins entre 8h30 et 9h30. Le point positif c’est que grâce à lui j’ai pu arriver à l’heure au boulot samedi, une autre fois c’est parce qu’il était en train de se lyophiliser car il n’avait plus d’eau donc je comprends la démarche, mais les autres fois je m’en serais passée, surtout qu’une fois que je suis debout cet escroc va tranquillement finir sa nuit sur le tapis du salon.

Six mois plus taaaaard…
Il est de retour! Après une pirouette manquée, maintenant faut qu’il parasite mes proches pour revenir sur ma pseudo personnalité anti-sociale, pour inventer des choses qui n’ont jamais eu lieu et puis pour insinuer que je suis… Une tueuse en série. Ce qu’il y a de bien, c’est que j’ai jamais eu besoin de m’expliquer sur le fait que j’avais plus envie d’entendre parler de lui, son comportement est tel que ça se passe de tout commentaire lol.
Mec tu sais, ma mère ne m’a jamais empêché de prendre l’avion à 27 ans moi, et comme rien n’a pas changé depuis, si j’avais été une tueuse en série, étant donné que t’as ni d’ami ni vie sociale (doit on se demander pourquoi? Ah non) tu aurais été une victime de choix. Non seulement tu serais déjà mort mais en plus personne ne l’aurait remarqué :D.
Aller mon petit, faut s’en aller maintenant (c’est un vrai conseil).

La fin
Les déménagements sont enfin terminés! Trois semaines pour trois domaines, une vraie performance de longueur! Entre les transferts perdus et les validations de validations anormalement longues voir carrément pas prises en compte, j’ai cru que ça n’allait jamais finir. Maintenant reste à résilier ce qui doit l’être et j’espère en avoir vraiment fini cette semaine.
Mon portfolio est toujours down, c’est normal, j’ai principalement dans l’idée d’en faire un nouveau mais comme je n’ai pas le temps ni l’envie de forcer la bite ça risque de trainer.

En vous souhaitant une bonne soirée :).

Nouvelles photos

C’était pas cette série qui était prévue ce soir à la base mais je me suis rendue compte au dernier moment qu’elle était déjà dans les tuyaux alors…

Enjoy et bon week-end :)

Comme un jour de grand vent

Outch
Ce matin je me suis réveillée avec une charmante cystite, s’en suivit la ferme décision de ne plus jamais commander de pizza chez La boite à pizza. Non seulement c’est clairement pas des très bonnes pizzas, mais en plus, leur putain de purée de tomate est définitivement trop acide pour moi.
Je suis donc partie bosser avec mon envie de pisser persistante et ça n’a foutrement pas été pratique du tout.

C’est grossièrement résumé, mais l’idée y est
Très sérieusement… Y avait quoi, une demi chance sur un milliard que sa tombe sur moi? Et bien c’est arrivé!

Voyez, parfois, le principal problème avec certaines personnes, c’est tout simplement qu’elles ont le toupet de vivre sur la même planète que vous. Et le second problème c’est que vous ne pouvez rien faire de plus que de pratiquer l’évitement chirurgical de ces parasites.
Je peux tolérer et je tolère d’ailleurs plein de trucs sans que ça ne me coute trop (même si je préfèrerais largement m’en passer) car ça ne me touche pas. Je peux accepter l’occasionnel à distance respectable si ça ne me concerne pas directement, mais là… Chez moi, dans mon cadre. Non. D’aucune manière, sous aucun prétexte et sous aucune forme.

Serial mémerdes
Je crois que je ne raterai jamais une emmerde avec ce cabinet.
Ça faisait plusieurs jours que ça sentait bizarre, et bon… Dans un endroit où il n’y a rien susceptible de sentir mauvais, et qui plus est qui est nettoyé deux fois par semaine ça s’annonçait compliqué de trouver d’où venait cette odeur. Après avoir pété une pile et tout nettoyé encore une fois dans tous les recoins, sorti toutes les poubelles, fouiné derrière tous les meubles, fait la vaisselle et le reste, vidé et lavé toutes les fontaines, entre deux rdv j’ai fini par découvrir un trou dans le mur en sortant le frigo de son emplacement. Le tout en talons aiguilles s’il vous plait sinon ce serait trop facile. J’ai dû littéralement me rouler par terre pour atteindre le trou afin de le boucher, c’était hier et ce matin quand je suis arrivée remplie d’espoir… C’était moins pire mais toujours pas top. Après enquête il semblerait que ce soit juste le frigo (neuf et qui ne sert jamais) qui fasse sa crise. Franchement, c’est la première et dernière fois que je m’installe dans un vieux truc retapé n’importe comment avec n’importe quoi.

Après le déménagement, le bricolage
J’ai réparé ma torche qui menaçait de prendre feu depuis plus d’un an, qui avait crashé une première fois durant le shooting avec JM et qui s’était définitivement éteinte lors de mon dernier shooting. Elle fonctionne à nouveau, ne fait a priori plus de fumée (c’était une vraie créatrice d’ambiance), et on verra ce que ça donne la prochaine fois que je l’utiliserai, pour l’instant je suis assez contente d’avoir économisé 700 boules.

En parlant photo…
L’espace membres est ouvert depuis mardi, vous pouvez donc soit vous connecter soit vous inscrire si ce n’est pas déjà fait. Demain je profite d’un day off bien mérité pour, normalement, mettre le nez dans les shootings qui ne sont pas encore parus pour voir ce que je vais pouvoir vous proposer. En passant j’en profiterai peut-être pour faire un petit live ;).

La bonne soirée le monde!