Sefaireaider.com, ou pas

Ca faisait des lustres qu’on me parlait d’une pub qui passait à la radio pour un site où je devrais m’inscrire jusqu’au jour où, on a enfin su me dire le nom du dit site.
J’ai fait le tour de sefaireaider.com, l’inscription est gratuite, et c’est à prendre pour ce que c’est puisqu’il n’y a que l’inscription, de gratuite. Pour commencer je regarde la catégories de mes confrères, qui n’ont mis aucune photo, qui ont tous la même phrase d’approche très courte (ce qui a une importance pour la suite), et qui se sont carrément trompés de ville pour certains (??). Ca me semble louche, ça ressemble à un remplissage de BDD sommaire avant une mise en ligne, histoire que le site ne donne pas l’air d’être désert… Mais je remplis mon profil et saisis les informations qu’ils demandent jusqu’au numéro SIRET et une copie de facture pour justifier la domiciliation de mon cabinet, ce qui est a priori un gage de qualité du site, sauf que non puisqu’il s’avère qu’on peut proposer n’importe quel service et se faire payer, même si on n’a pas de numéro SIRET (…).
Comment te dire? Passons.
Au moment de mettre la description, il est clairement mentionné que nous sommes encouragés à décrire au mieux nos aptitudes et qu’on ne doit pas gaspiller du caractère restant avec nos sites/mails/téléphone, et surtout qu’on doit baragouiner 200 caractères minimums, chose totalement incohérente puisqu’il y a déjà plein d’annonces avec au mieux 100 caractères comme je l’ai sus cité. Après plusieurs tentatives, le formulaire de description ne tolère effectivement aucun numéro/url/mail = la méthode employée sent bon la carte bleue à l’arrivée.

Sans surprise, c’est ensuite qu’on apprend qu’avec un compte gratuit, nos coordonnées ne s’affichent pas et qu’on a droit qu’à une seule mise en relation par mois. Sinon il faut payer 238.8€ ou 598.8€ à l’année (mais comme ils nous font une fleur ce ne sera que 118.8 ou 358.8, trop sym-pas!).
D’ailleurs dans l’heure qui suit mon inscription, j’ai « John Doe » (ou une personne qu’Homo Globalis qualifierait d’inexistante) qui m’écrit parce qu’il cherche du travail, chose que je suis contente d’apprendre, car je suis psy, pas hôtesse d’accueil conseillère chez Pole Emploi. En gros, en moins d’une heure de présence sur le site, j’ai perdu ma seule mise en relation gracieusement octroyée par les grands seigneurs de sefaireaider.com.
Partant de là, cela peut vouloir dire deux choses.
La première c’est que ce site à du passage avec une vraie recherche derrière mais que quelqu’un à fait l’erreur de me prendre pour une assistante sociale (John Doe avait une dénomination maghrébine en vérité, chose que j’ai trouvé très grossière dans le contexte, on m’excusera) ou bien, que ce site, est une moitié d’arnaque qui pousse (mal) les inscrits à mettre la main au portefeuille. Dans le doute, laissons le temps au temps.
Quelques temps plus tard j’ai reçu un coup de fil d’un artisan qui réside dans la même ville que moi et qui voulait savoir ce que je pensais de sefaireaider.com avant d’y inscrire son affaire, étant donné que selon ses dires, il y a pas mal de sites qui proposent ce type de service et qui se sucrent à la mise en relation (parfois à l’acte). Il a trouvé mes coordonnées sur Google en tapant mon nom, merci Google! Malheureusement, j’ai pas vraiment pu lui dire que c’était différent de ce qu’il connaissait déjà, sauf que là, au moins rien n’était obligatoire. En ce qui concerne l’efficacité du site j’ai dit non suite à l’épisode John Doe que je ne me suis pas gênée de relater, et un mois plus tard, après n’avoir eu aucune notification d’une mise en relation (le principe du site est que tu peux toujours être contacté mais que si tu payes pas tu peux pas répondre, chose qui rend la gratuité du service très trivial, notre crédibilité professionnelle remercie en passant le site), je considère que la véracité ou la motivation de la première mise en relation était plus que discutable.
A voir à l’usage si j’y reste pour gagner en visibilité (et encore j’suis pas sure) en espérant que les gens aient la présence d’esprit de consulter le Google pour me contacter, à voire aussi comment évolue le site histoire que je ne me retrouve pas inscrite sur le bon coin du service à la personne, sinon j’espère réussir à faire supprimer mon compte définitivement, en tous cas une chose est sûre, c’est que ma carte bleue va rester au chaud. Les procédés manipulatoires commerciaux grossiers ou fins, ça m’exaspère au plus haut point. Pour terminer, il va sans dire que ceci n’est que ma propre expérience avec ce site et que mes propos n’engagent que moi et mon ressenti.

Le grand bleu

J’aurais du ranger ce post dans « moi et ma pulsion de mort » sauf que j’ai viré la catégorie quand j’ai changé de CMS parce que les ignares pensent à n’en point douter que je suis suicidaire. Du coup j’en suis rendue à le placer dans une catégorie moins glorieuse et forcément moins rigolote et je trouve ça très triste. Bref.
Cette nuit j’ai eu droit à un réveil d’une violence inouïe parce qu’apparemment je recommence à faire des apnées nocturnes et que ça faisait bien cinq minutes que je ne respirais plus.

Et comme donc, je fus réveillée d’une manière fort peu délicate, ce que je peux comprendre, je crois que moi aussi face à quelqu’un qui ne respire plus j’aurais flippé ma mère, non seulement après je n’ai pas réussi à retrouver un sommeil de qualité, mais en plus j’ai commencé à avoir la trouille pour de vrai. De 4h22 à 9h, j’ai réussi à dormir par épisodes de 3 minutes en me réveillant chaque fois en sursaut parce que je croyais que je ne respirais plus, ce qui était peut-être vrai, on sait pas.
Ca fait quelques temps que je compte me remettre à l’apnée, au vrai, dans l’eau avec des gens qui font pipi dedans et du chlore qui pue, courageuse que je suis, mais je savais pas que l’entrainement avait déjà commencé. Puis surtout et bien avant le reste, je bosse aujourd’hui donc j’aurais aimé avoir une meilleur tronche pour attaquer ma journée.

Après, comme je suis une incorrigible optimiste, même si au fil des ans ça me rend moins courge, j’ai envie de croire que cet épisode n’était qu’accidentel et très franchement ou non, je ne sais absolument pas d’où ça vient. Non vraiment même en cherchant ça m’échappe totalement et c’est préférable parce que si je conscientise ça je crois que c’est à l’état de veille que je vais arrêter de respirer.
Bonne journée les lapins!

Rendre réel l’irréel

J’ai toujours tendance à me jeter la tête la première dans ce que je veux faire, là, je me colle tranquillement à mon projet, profitant du soleil qui me facilite la tâche à sa façon pour les multiples tests mis en branle depuis hier.
La bonne nouvelle est que je galère moins que ce que j’aurais pensé, la mauvaise c’est que ça chlingue et quand ça sent pas les produits chimiques, ça fleure le poisson. Oui, le poisson, j’en suis la première étonnée, et le poisson, ça pue. Même mon chien sort de la pièce en catastrophe. Donc je vous confirme que quand l’heure sera venue d’attaquer les choses sérieuses, je ferai ça à la cave parce qu’il est impossible de vivre dans cette ignominie.
Donc les tests sont concluants, je connais maintenant les contraintes et j’ai vu ce qui doit être amélioré. Aujourd’hui j’ai terminé un (premier second) croquis, chose que je ne fais jamais habituellement mais que je me force à faire au risque de foutre des centaines d’euros par la fenêtre et de perdre du temps en passant. Et j’ai bien fait.
Quand je travaille en photo sur des projets tordus je vais toujours voir comment les éléments de mon image se présentent « en vrai » pour avoir un point de départ solide et crédibilisant, pas forcément pour une personne lambda qui n’est pas obligatoirement au fait de tout mais pour quelqu’un qui s’y connait. Des fois ça marche, des fois moins mais j’essaye au mieux de m’approcher de cette réalité dans tous les cas.
Là… Je planche sur quelque chose qui n’existe pas, ce qui a déjà été fait ne me plait pas, personne ne s’y connait plus qu’un autre, tout le monde y va de sa petite interprétation, donc dans un premier temps je me suis dirigée vers des choses qui existent et qui pourraient être adaptées. Et c’est après avoir quasiment fait un trou dans ma feuille à force de gommer, que je me suis rendue compte qu’en fait, la réalité ne peut pas être adaptée sans rendre l’affaire moche, par conséquent, tu peux changer de feuille ma fille. Ceci explique certainement pourquoi tout le monde fait comme il veut/peut ou pourquoi on a tendance à s’inspirer d’autres choses qui n’existent pas non plus, ce qui est une bonne idée, mais qui peut encore être amélioré.
Ici on pourrait se dire que c’est fabuleux, qu’en fait on peut tout faire, sauf que non et au final, je me suis pris la gueule pendant un long moment pour donner du crédit à quelque chose qui n’existe pas et qu’il fallait rendre crédible.
Qu’est ce que ça rend? Oh ben quelque chose qui n’arrive pas à me convaincre, que j’ai du mal à matérialiser, et que je vais probablement refaire même si je pourrais tout à fait le laisser comme ça en me cachant derrière le fait que de toutes façons comme ça n’existe pas, ce sera comme je veux, sans compter que les gens étant globalement très friands de médiocrité c’est pas la peine de trop forcer. Trop facile.
Et dire qu’à la base la réalisation de cette partie était celle que j’attendais le plus et qui me semblait la plus simple, non seulement il me faut une nouvelle feuille mais en plus j’ai l’impression que ce ne sera pas la dernière…

Menstruations amicales

En amitié c’est comme pour tout, plus on vous sortira des longs et beaux discours et plus on sera sûr d’entrer dans le schéma du faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais. Les gens comme ça, ça va et ça s’en va, et si le discours paradoxal est quelque chose qui m’a longtemps fait beaucoup de mal, aujourd’hui c’est un travers qui à tendance à me faire décrocher très rapidement parce que les jolies coquilles vides m’ennuient profondément.
Il y a ce qu’on est, et ce que les gens perçoivent de nous, qui est souvent d’une justesse toute relative, et il y a ce que les gens sont, et ce qu’ils montrent, ce qui souvent encore une fois, n’est pas du tout en adéquation.
Avec moi, on croit toujours que je suis une espèce de folle furieuse qui va sortir d’un fourré sauf qu’en fait je suis une personne sympa. Bon, pas avenante ça c’est sur, mais sympa oui. Du coup comme n’importe quelle personne sympa, je dois faire avec une catégorie de gens qui pensent que comme on est sympa c’est qu’on est con, et quand ils se prennent un retour, ils comprennent pas, eux qui sont si malins. Alors je vais lever le voile sur ce grand mystère: qui peut le plus peut le moins, et qui peut le mieux peut le pire, et si tu veux que je te montre, essaye une fois de me prendre pour une nouille, tu vas voir c’est super sympa ça aussi.
Bon, mais là n’est pas la question, même si c’est étroitement lié, parce qu’il y a des gens qui même s’ils ne m’ont pas prise pour une gentille coconne à proprement parler, en ont attendu beaucoup trop pour ce qu’ils étaient, même si ce qu’ils présentaient était tout à fait convenable.
En tant que personne, il n’y a que moi et ce qui me compose, il n’y a pas de package externe fourni avec, et si malgré des tas d’efforts on ne s’approprie jamais quelqu’un en tant qu’individu, c’est compliqué aussi de s’emparer ce qu’il a.
Je ne suis ni un self service du Moi-Branlant, ni une porte d’entrée, et on ne peut pas s’incruster dans un groupe bien établi sur le simple fait qu’on existe ou qu’on est là, tout se gagne. De même que je n’ai pas à déballer tout ce que j’ai ou tout ce dont je jouis sous prétexte d’avoir en face je ne sais qui, c’est pas le libre service de la belle vie non plus. A contrario, je ne suis ni un mur ni un chien de garde, je veux bien présenter ou intégrer des gens, mais je préfère laisser faire et voir, les choses se font, ou ne se font pas, très bien toutes seules car il n’y a pas de hasard.
En attendant et même si tout ça est très mal dit, je sais très bien ouvrir les portes, et les fermer aussi.

Au soleil

Mais ça c’était avant qu’un orage nous éclate au nez.


Journée paperasse à la con, je chie à la gueule de l’administration et qu’on ne me parle plus JAMAIS de formulaire simplifié. Oui je sais, je dis ça tous les ans, vos gueules.
A part ça ce fut une dure lutte mais le périple de la Team BSR© est réservé. Au programme du surf du soleil (on y croit) du champagne et des soirées. C’est tout ce que je demande, je suis tellement en kit que j’en suis au stade où je me demande si j’ai pas un bout ou un organe qui va me lâcher, et ceci n’est clairement pas une expérience à vivre. Alors si ça me pète à la gueule, je préfère que ce soit pendant que je m’amuse, ça me ferait grave chier que ce soit pendant que je croûte comme une vieille merde.

Et puis le sioux est de retour, ça m’a fait rire, ça m’a gonflé et ça m’a gêné, tout en même temps. Je sais pas quoi dire, je sais pas quoi faire, je ne sais pas à quoi ça pourrait servir. Un jour je vais te mettre devant le fait accompli et on pourra dire que tu l’as bien cherché :). En attendant j’ai acheté une paire d’Airmax d’une pétasserie tellement absolue qu’elle m’en fait mal aux yeux (même à moi, c’est dire).

Après je vous le concède, les photos n’ont rien à voir, ou si peu, avec tout ça.
Sinon j’ai eu un bad, une crise d’angoisse, j’ai pris un atarax, je suis toujours en bad mais je le vis mieux.